Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : septembre 2018

Région du golfe du Maine, Septembre 2018

Phénomènes importants survenus dans le golfe du Maine – de juin à août 2018

Description longue

Carte de la région du golfe du Maine avec le texte énumérant des phénomènes importants:

  • Du gel généralisé au début du mois de juin a endommagé les récoltes
  • Plusieurs orages violents ont frappé la région au cours de l’été
  • Des vagues de chaleur ont touché la région tout au long des mois de juillet et d’août

Au début du mois de juin, un important épisode de gel a touché les Maritimes et le nord du Maine.

Ensuite, le 14 juin, pendant un épisode de pluie, il est tombé jusqu’à 40 mm (1,57 po) de pluie sur les Maritimes. De plus, sous l’effet des éclairs produits par les orages associés, plus de 7 000 foyers au Nouveau-Brunswick ont été privés d’électricité.

Une dépression qui se déplaçait lentement a occasionné jusqu’à 100 mm (3,94 po) de pluie sur le sud des Maritimes les 28 et 29 juin. Les éclairs qui accompagnaient ce système ont causé un décès ainsi qu’un incendie dans une maison au Nouveau Brunswick.

Du 1er au 5 juillet, le taux d’humidité élevé et les températures anormalement élevées dans la région ont donné un facteur humidex ou indice de chaleur équivalent à une température ressentie dépassant les 43 °C (110 °F) dans certains secteurs, ce qui a entraîné l’émission d’avertissements de chaleur.

Le 10 juillet, des orages forts ont traversé la région et ont occasionné des vents violents et destructeurs, des pannes d’électricité, de la grêle et de la pluie abondante par endroits. Il est tombé jusqu’à 100 mm (3,94 po) de pluie dans le nord du Nouveau-Brunswick. On a signalé de la grosse grêle qui a causé des dommages aux voitures, aux bâtiments et aux récoltes dans le Maine et le nord du Nouveau-Brunswick.

Un épisode de chaleur a touché les Maritimes du 22 au 25 juillet; les températures ont alors atteint 32 °C (90 °F) tandis que les températures ressenties, en tenant compte du facteur humidex, atteignaient 39 °C (102 °F). La chaleur a forcé certaines entreprises à fermer, et il fallait redoubler de prudence lors des activités à l’extérieur. À certains endroits au Nouveau-Brunswick, la température a dépassé les 30 °C (86 °F) pendant 13 jours, ce qui est beaucoup plus que la normale de 3,5 jours. En août, des vagues de chaleur ont entraîné l’émission d’avis de chaleur et l’établissement de records de températures minimales nocturnes élevées en Nouvelle-Angleterre. Les Maritimes ont aussi connu des épisodes de chaleur ainsi que de nombreux jours où le facteur humidex était élevé et où des avertissements de chaleur étaient en vigueur.

Pendant la première semaine d’août, à St. Stephen, au Nouveau-Brunswick, l’indice humidex correspondait à une température ressentie de 41 °C (106 °F), et l’entreprise Maritime Electric (à l’Île-du-Prince-Édouard) a signalé que, cet été, l’utilisation de climatiseurs a occasionné des demandes énergétiques plus élevées qu’à la normale. La chaleur extrême de cet été a causé des difficultés supplémentaires pour les sans-abri en Nouvelle-Écosse, et un décès a été confirmé au Nouveau-Brunswick.

Les 6 et 7 août, les vents violents qui accompagnaient de forts orages ont déraciné des arbres et les éclairs intenses ont perturbé le réseau électrique dans certaines parties du sud du Nouveau-Brunswick, où plus de 50 000 foyers ont été privés de courant.

Les 9 et 10 août, des orages violents dans les Maritimes ont produit des pluies torrentielles, notamment à Harvey Bank, au Nouveau-Brunswick, où des hauteurs de 89 mm (3,50 po) de pluie ont été enregistrées. Ces orages ont également occasionné de la grêle de la taille d’une balle de golf et des pannes d’électricité.

Les 11 et 12 août, des pluies abondantes ont causé des inondations dans des rues et des propriétés au Massachusetts, la ville de Lynn ayant notamment reçu 207 mm (8,14 po) de pluie.

Lors d’un épisode de pluie survenu les 17 et 18 août, la ville de Sussex, au Nouveau-Brunswick, a reçu 129 mm (5,08 po) de pluie, ce qui a dépassé la valeur extrême quotidienne de 95 mm (3,74 po) pour le mois d’août. La pluie abondante a causé des inondations par endroits et la fermeture de routes à Charlottetown, dans l’Île-du-Prince-Édouard.

Vue d’ensemble du climat régional – de juin à août 2018

Températures

Écart estivale par rapport à la normale

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Carte des écarts de température moyenne par rapport à la normale pour la région du golfe du Maine, calculés sous forme de moyennes pour juin, juillet et août 2018. L’échelle à droite montre les anomalies positives (supérieures à la normale jusqu’à plus 5 degrés Celsius) en rouge, les anomalies négatives (inférieures à la normale jusqu’à moins 5 degrés Celsius) en bleu et les températures près de la normale (plus 0,5 à moins 0,5 degré Celsius) en blanc.

La carte indique que la moyenne des températures était plus élevée que la normale, au cours des trois mois, pour une grande partie de la région, dont le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et le sud ouest de la Nouvelle-Écosse, alors que l’écart moyen de température oscillait entre +1 et +2 °C. L’anomalie des températures dans l’est de la Nouvelle-Écosse a été moins prononcée, soit entre -0,5 et +1 °C.

Les températures estivales (moyenne des mois de juin, de juillet et d’août) se sont situées entre près de la normale jusqu’ à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale. À Caribou (Maine), cet été a été le plus chaud jamais enregistré. Les températures de juin ont varié de 4 °C (7 °F) sous la normale jusqu’à 1 °C (2 °F) au-dessus de la normale. Les températures pour juillet ont oscillé entre une valeur près de la normale et 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale. Les températures pour août étaient de 1 °C (2 °F) à 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale. Bien qu’à plusieurs endroits les mois de juillet et/ou d’août étaient les plus chauds jamais enregistrés, le mois de juin a été bien plus froid que la normale.

Précipitations

Pourcentage estivale des quantités normales

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Carte de la région du golfe du Maine montrant l’accumulation totale de précipitations, exprimée sous forme de pourcentage de la normale, de juin à août 2018. Les quantités supérieures à la normale (de 110 % et plus et jusqu’à 200 % de la normale) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (de 90 à 110 % de la normale), en blanc.

Selon la carte, le nord du Nouveau-Brunswick, le nord du Maine et des secteurs du sud-ouest et de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse ont enregistré les conditions les plus sèches. Dans ces secteurs, les précipitations représentaient la moitié, ou moins, de la quantité normale (de 50 à 75 % de la normale). Dans le sud-est du Nouveau-Brunswick et dans des secteurs du nord-ouest de la péninsule de la Nouvelle-Écosse, les conditions étaient plus humides que la normale et ont varié, généralement, de 110 à 150 % de la normale. Certains secteurs du sud-ouest de la Nouvelle-Angleterre ont reçu jusqu’à 200 % de la quantité normale de précipitations. Ailleurs, la tendance était plus variée, et les quantités de précipitations dans certains secteurs étaient près de la normale.

Les précipitations estivales (accumulées de juin à août) ont varié de 50 % à 150 % de la normale. En juin, elles ont oscillé entre 50 % et plus de 200 % de la normale. En juillet, elles allaient de moins de 25 % dans les Maritimes jusqu’à plus de 150 % de la normale dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre. En août, les précipitations ont varié de moins de 25 % de la normale dans certaines parties de la Nouvelle-Écosse à 200 % de la normale dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre.

Température à la surface de la mer

Écart par rapport à la normale

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Carte des écarts de température à la surface de la mer par rapport à la normale pour la région du golfe du Maine, calculés sous forme de moyennes pour juin, juillet et août 2018. Les anomalies positives (supérieures à la normale jusqu’à plus 3 degrés Celsius) sont montrées en rouge. Les anomalies négatives (inférieures à la normale jusqu’à moins 3 degrés Celsius) sont montrées en bleu. Les anomalies près de 0 degré Celsius (températures près de la normale) sont montrées en blanc.

La carte indique des températures à la surface de la mer plus élevées que la normale sur presque tout le secteur. Dans presque tout le golfe du Maine, l’écart de température était de +1 à +2 °C. Dans certains secteurs du bassin central du golfe du Maine et au large du plateau continental, au sud de la Nouvelle Écosse, l’écart de température était jusqu’à 3 °C au-dessus de la normale.

Les anomalies estivales de température à la surface de la mer étaient de 1 °C (2 °F) à 3 °C (5 °F) au dessus de la moyenne sur 30 ans pour l’ensemble de la région. Ces anomalies positives étaient les plus prononcées dans les parties plus profondes du bassin central du golfe du Maine et au large du plateau, au sud de la Nouvelle-Écosse, où les températures étaient près de 3 °C (5 °F) supérieures à la normale.

Les vagues de chaleur océaniques deviennent de plus en plus fréquentes dans le golfe du Maine. Le 8 août, les températures mesurées à la surface de la mer étaient les deuxièmes plus élevées jamais observées à cet endroit.

Impacts régionaux – de juin à août 2018

Sécheresse

Les conditions toujours plus sèches de juin ont poussé plus de 75 services d’eau publics du Massachusetts à interdire l’utilisation de l’eau à divers degrés. En raison des conditions anormalement sèches du mois de juin et du début du mois de juillet dans certaines parties du Nouveau-Brunswick, le niveau des cours d’eau était beaucoup plus bas que la normale. Pendant le mois de juillet, de nombreux agriculteurs de certaines parties du nord de la Nouvelle-Angleterre ont dû composer avec des récoltes réduites et des cultures soumises à des stress thermiques. Dans l’ensemble des Maritimes, l’indice forêt-météo oscillait par moments entre élevé et extrême; toutefois, malgré les conditions sèches et humides en Nouvelle-Écosse, le nombre de feux de forêts et d’hectares brûlés n’était pas inhabituel, possiblement en raison du taux d’humidité élevé. La faible quantité de pluie sur l’Île-du-Prince-Édouard pour la deuxième année de suite a causé de l’inquiétude relativement au faible rendement des cultures de pommes de terres, mais des pluies de fin de saison pourraient sauver les récoltes. Une sécheresse modérée a persisté ou s’est installée au cours de l’été dans certaines parties de la Nouvelle-Écosse et de la côte du Maine.

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La carte illustre les conditions de sécheresse déclinées en cinq catégories d’intensité pour la Nouvelle-Angleterre et les Maritimes : D0 conditions anormalement sèches, D1 sécheresse modérée, D2 sécheresse grave, D3 sécheresse extrême, et D4 sécheresse exceptionnelle.

La carte indique des conditions anormalement sèches ou de sécheresse modérée dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, et des répercussions à court et à long terme sont attendues. La carte indique aussi des conditions anormalement sèches dans l’extrême nord-ouest du Nouveau-Brunswick, le nord et le sud du Maine ainsi que dans le New Hampshire. On n’a pas observé de conditions de sécheresse ailleurs dans la région du golfe du Maine.

31 août 2018 La surveillance de la sécheresse en Amérique du Nord

Santé

Des algues bleu-vert ont été signalées dans certains cours d’eau et lacs du Nouveau-Brunswick et dans le lac Banook, en Nouvelle-Écosse, à la fin juillet et au début août, ce qui a suscité des préoccupations relativement à la santé animale et humaine et incité les autorités à aviser les résidents que la baignade des personnes et des animaux était interdite dans les cours d’eau. Les algues sont liées aux températures supérieures à la normale de cet été.

Deux plages océaniques du sud-ouest de la Nouvelle Écosse ont été fermées pour la toute première fois en raison des niveaux élevés de bactéries, qui sont liés aux températures et au taux d’humidité anormalement élevés de même qu’aux vents relativement légers observés cet été.

Photographie d’une prolifération d’algues nuisibles. Source : NOAA
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Photographie d’une prolifération d’algues nuisibles. La photo montre de l'eau recouverte d'algues vertes près d'un quai et d'une rampe de mise à l'eau.

Foresterie et agriculture

Les températures plus basses que la normale au début du mois de juin ont produit du gel généralisé dans les Maritimes et dans le nord du Maine, ce qui a causé des dommages importants aux cultures de baies, de raisins et de pommes, en plus de ralentir la croissance du maïs. Cette forte gelée a aussi touché les plantations de sapins de Noël en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard en endommageant les nouvelles pousses et en nuisant à la qualité des arbres.

Un mois de juillet anormalement chaud a entraîné la fin hâtive de la saison de récolte des baies, déjà malmenées par le gel de juin.

Le dendroctone du pin méridional, qui a causé des pertes évaluées à plus d’un milliard de dollars dans l’industrie du bois d’œuvre du sud-est des États-Unis, a été observé aussi loin au nord qu’en Nouvelle Angleterre. Des études ont montré que cet insecte pourrait atteindre la Nouvelle-Écosse d’ici 2020 en raison du réchauffement climatique. Enfin, le temps chaud et sec a forcé certains agriculteurs de la Nouvelle-Écosse à modifier leurs pratiques de récolte cette année.

Baleines noires

Des baleines noires aperçues en juin et en juillet ont entraîné la fermeture de zones de pêche. Les observations de baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent pourraient être liées au réchauffement des océans et à la migration de leurs sources de nourriture plus au nord, vers des eaux plus froides. Fin août, une baleine noire morte a été aperçue au large du Massachusetts.

Aperçu régional – automne 2018

Températures et précipitations

Pour la période de septembre à novembre, les aperçus d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et du Climate Prediction Center (CPC) du NOAA mentionnent des températures supérieures à la normale et des probabilités égales de précipitations inférieures à la normale, près de la normale ou supérieures à la normale.

Description longue

Les cartes montrent la probabilité de températures supérieures à la normale, calculée sous forme de moyenne des mois de septembre à novembre.

La carte émise par ECCC (à gauche) couvre les Maritimes et la péninsule gaspésienne, au Québec. Elle indique que les risques de températures au-dessus de la normale augmentent d’ouest en est : les probabilités sont de 60 à 70 % pour le nord-ouest du Nouveau-Brunswick et de 80 % ou plus pour la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard.

La carte émise par le Climate Prediction Center (centre de prévisions météorologiques) de la NOAA (à droite) englobe les états de la Nouvelle-Angleterre. Elle indique que les probabilités d’avoir des températures au-dessus de la normale sont de 50 à 60 % pour toute la région.

Probabilité des températures au-dessus de la normale (A). Carte des températures d’ECCC (gauche) produite le 31 août. Carte des températures du CPC (droite) produite le 16 août.
Saison des ouragans de l’Atlantique
# Jusqu’au 20 sept. Aperçu du 9 août Moyenne par saison
Nombre de tempêtes nommées 10 9 à 13 12
Nombre d’ouragans 5 4 à 7 6
Nombre d’ouragans majeurs 1 0 à 2 3

En date du 20 septembre, il y a eu 10 tempêtes nommées, dont 5 ouragans, notamment Florence, qui a touché terre en Caroline du Nord le 14 septembre causant des inondations catastrophiques. L’aperçu des ouragans dans l’Atlantique pour 2018 du NOAA, mis à jour le 9 août, indiquait que la saison des ouragans serait moins active que ce qui avait été prévu à l’origine en mai, en raison des prévisions relatives à l’évolution du phénomène El Niño à l’automne, des températures à la surface de la mer moins élevées que la normale dans la zone tropicale de l’océan Atlantique et d’un fort cisaillement du vent.

Oscillation australe El Niño (EÑSO)

Selon le CPC, la probabilité que le phénomène El Niño se produise sera de 50 à 55 % à l’automne, puis elle augmentera à 65 à 70 % à l’hiver.

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Graphiques des séries chronologiques des prévisions probabilistes officielles de l’oscillation australe El Niño (ENSO) émises au début de septembre par le Climate Prediction Center des États-Unis et l’International Research Institute (IRI) for Climate and Society.

L’état ENSO est basé sur l’anomalie de température moyenne à la surface (TMS) de NINO3.4.

ENSO neutre : -0,5 °C à 0,5 °C

Les barres verticales indiquent la probabilité, par intervalle de trois mois, pour chaque condition ENSO (La Niña, neutre et El Niño) représentée respectivement par les couleurs bleu, gris et rouge. Les intervalles de trois mois se chevauchent sur deux mois. La période commence à partir des mois d’été-d’automne (août, septembre et octobre) jusqu’au printemps suivant (avril, mai et juin).

Les lignes de couleurs correspondantes indiquent la probabilité climatologique de chaque condition sur un intervalle de trois mois. Elles indiquent que les conditions neutres sont les plus probables à partir du début du printemps jusqu’à l’été et l’automne. Les phénomènes El Niño ou La Niña sont quelque peu plus probables que les conditions neutres au cours des mois de la fin de l’automne et du début de l’hiver (de novembre à février).

Le diagramme à barres montre que les conditions neutres sont les plus probables (à plus de 60 %) vers la fin de l’été et le début de l’automne (août, septembre et octobre) et qu’El Niño sera la prochaine condition la plus probable. La probabilité qu’un phénomène El Niño se produise augmente et dépasse celle des conditions neutres à l’automne (dans l’intervalle de 3 mois de septembre, octobre et novembre). Cette probabilité d’un phénomène El Niño est supérieure à 60 %, soit beaucoup plus élevée que la probabilité de conditions neutres, et ce, pendant la majeure partie de l’automne et de l’hiver (d’octobre à mars). El Niño demeure la condition la plus probable au printemps. La probabilité que le phénomène La Niña soit présent est négligeable pour toute la période.

Prévisions probabilistes officielles oscillation australe El Niño (EÑSO) du début septembre émises par le Climate Prediction Center (CPC) et l’International Research Institute for Climate and Society (IRI)

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