Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : septembre 2019

Phénomènes importants de la région du golfe du Maine – de juin à août 2019

Description longue

L’image est une carte de la région du golfe du Maine qui indique les événements météorologiques et climatiques importants des mois d’été, soit de juin à août 2019.

Le mois de juillet a été marqué par quelques vagues de chaleur et de nombreux orages.

En août, les pluies fortes du cyclone post-tropical Erin ont contribué à atténuer les conditions de sécheresse dans les Maritimes.

Juin

Entre le 20 et le 22 juin, une tempête se déplaçant lentement a occasionné 125 mm (4,90 po) de pluie sur la région, les quantités les plus élevées ayant été enregistrées en Nouvelle-Écosse. Deux maisons ont dû être évacuées dans le comté d’Annapolis, en Nouvelle-Écosse, en raison d’un glissement de terrain (en anglais seulement) causé par la forte pluie. Des inondations mineures se sont produites à l’Île-du-Prince-Édouard. Deux traversiers ont été annulés en raison des vents forts à l’arrière de ce système.

Juillet

Le mois de juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais enregistré à Boston (MA) (en anglais seulement), et à Portland (ME) (en anglais seulement). Ce mois de juillet a été parmi les 10 mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés dans divers autres endroits de la région. Boston a connu 17 jours en juillet avec une température minimale (min.) de 21 °C (70 °F) ou plus, soit 10 de plus que la moyenne, représentant le nombre de jours le plus élevé tout mois confondu jamais enregistré (depuis 1872) pour cette ville. Boston a également connu la température minimale moyenne la plus élevée jamais enregistrée tout mois confondu. Le nombre de jours en juillet avec une température maximale d’au moins 32 °C (90 °F) figure parmi les 10 plus élevés depuis le début des relevés, tout mois confondu, à quelques endroits.

La région a connu quelques vagues de chaleur en juillet, avec des températures maximales atteignant 37 °C (99 °F). Au cours d’une des vagues de chaleur, Boston a égalisé son record de la température minimale la plus élevée jamais enregistrée, et Portland sa deuxième plus élevée. Cette chaleur a souvent été accompagnée d’orages violents. Veuillez consulter la section Incidences pour en savoir plus.

On a également observé quelques épisodes de crues éclair au cours du mois. Par exemple, il est tombé jusqu’à 178 mm (7 po) de pluie sur certaines régions de la Nouvelle-Angleterre entre le 11 et le 12 juillet, inondant rues et sous-sols dans le sud-est du Massachusetts et détruisant des routes et des ponts (en anglais seulement) dans le centre du New Hampshire. La rivière Cockermouth à Groton (NH) (en anglais seulement), est montée de près de 2,4 m (8 pi.) en seulement une heure.

Le 23 juillet, trois tornades EF-1 ont touché terre à Cape Cod (MA) (en anglais seulement) déracinant et abattant près de 150 arbres, endommageant des bâtiments, et laissant plus de 30 000 clients (en anglais seulement) sans électricité. On recense seulement trois autres tornades à Cape Cod depuis 1950.

Août

Août a été riche en jours d’orages et de forte pluie. Les orages ont déraciné des arbres (en anglais seulement) et ont occasionné de la grêle de la taille d’une balle de ping-pong les 3 et 4 août. Des crues éclair et jusqu’à 102 mm (4 po) de pluie ont rendu certaines routes impraticables à certains endroits de la Nouvelle-Angleterre les 7 et 8 août. Le 10 août, de la grêle de la taille d’une balle de ping-pong a criblé le Maine (en anglais seulement) et le Nouveau-Brunswick. Dans cette province, il est tombé jusqu’à 90 mm (3,50 po) de pluie en 3 heures sur Shediac, et plus de 27 000 clients ont été privés d’électricité. Le 12 août, une tornade EF-1 a endommagé plus de 100 arbres (en anglais seulement) dans le comté de Washington (ME). De violents orages le 21 août ont produit des nuages en entonnoir en Nouvelle-Angleterre.

Du 29 au 30 août, un front froid et de l’humidité provenant du cyclone post-tropical Erin ont occasionné jusqu’à 160 mm (6 po) de pluie sur la région, et les niveaux les plus élevés ont été enregistrés en Nouvelle-Écosse. Le taux de précipitation a dépassé 30 mm/h (1 po/h) à quelques endroits. Plusieurs secteurs ont établi un record de quantité de pluie tombée en une journée. Une crue éclair a balayé des routes et endommagé des bâtiments, notamment 60 résidences unifamiliales, en Nouvelle-Écosse. Près de 15 000 clients ont été privés d’électricité dans cette province. Certaines zones de cueillette de mollusques ont été fermées dans plusieurs parties des Maritimes.

Aperçu climatique régional – de juin à août 2019

Précipitations : Écart estival par rapport à la normale

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La carte illustrant la quantité totale de précipitations reçue sous forme de pourcentage des précipitations normales montre que, sur les régions nord-ouest du Nouveau‑Brunswick, le Maine et certaines régions du New Hampshire, les précipitations ont été inférieures à la normale.

La carte indique que, dans certaines régions du Nouveau‑Brunswick et de la Nouvelle‑Écosse en bordure de la baie de Fundy, les précipitations ont été supérieures à la normale; il en a été de même pour les régions côtières des états de la Nouvelle-Angleterre. Certaines régions côtières du Maine ont reçu 150 à 175 % de la quantité normale de précipitations.

Les précipitations estivales (accumulées de juin à août) ont varié de 25 % de la normale à 175 % de la normale. Cet été a été le cinquième plus sec jamais enregistré pour Caribou (ME).

Les précipitations en juin ont varié de 50 % de la normale dans certains secteurs du Nouveau-Brunswick jusqu’à plus de 200 % de la normale dans certains secteurs de la Nouvelle-Écosse. Ce mois de juin est parmi les cinq plus humides jamais enregistrés à plusieurs endroits dans les Maritimes.

Les précipitations en juillet ont varié de 25 % de la normale à près de la normale pour la plupart des régions. Juillet 2019 a été parmi les 10 mois les plus secs jamais enregistrés pour quelques endroits dans les Maritimes. Cependant, l’est du Massachusetts, le Downeast Maine (la partie est du Maine), et certains secteurs de la Nouvelle-Écosse ont connu un écart de plus de 200 % de la normale.

La quantité de précipitations reçue en août a varié de 50 % de la normale dans le nord du Nouveau-Brunswick et le sud-est du Massachusetts à plus de 200 % de la normale dans le Downeast Maine (la partie est du Maine).

Les normales de précipitations aux États-Unis sont basées sur les données de 1981 à 2010; les normales de précipitations au Canada sont basées sur les données de 2002 à 2018.

Précipitations accumulées par rapport à la normale au cours de l’été. La partie en vert indique un surplus, tandis que la partie en brun indique un déficit. Source : Climate Prediction Center (CPC), l’É.-U. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
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Le graphique de la série chronologique des quantités totales de précipitations pour les mois de juin à août 2019 par comparaison à la normale pour Frédéricton (N‑.B.) montre que les quantités totales de précipitations ont été supérieures à la normale pour la période allant de la mi‑juin à la fin de juillet. Les quantités totales ont toutefois été inférieures à la normale pour l’ensemble du mois d’août.

Quantités observées : ligne épaisse. Normale des précipitations : ligne mince. Les zones ombrées en vert indiquent les endroits où les quantités observées ont été supérieures à la normale. Les zones ombrées en brun montrent les endroits où les quantités observées ont été inférieures à la normale.

L’échelle de gauche est en pouces (po), de 0 à 10 po. L’échelle des droite est en millimètres (mm), de 0 à 250 mm.

Température : Écart estival par rapport à la normale

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La carte des écarts des températures estivales par rapport à la normale, calculée en moyenne de juin à août 2019, montre que les températures ont été près de la normale en Nouvelle-Écosse et dans une bonne partie du Maine.  Les anomalies de chaleur les plus marquées ont été observées au Nouveau‑Brunswick (jusqu'à 1° C au-dessus de la normale) et dans l'est du Massachusetts (jusqu'à 2° C au‑dessus de la normale).

L'échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (supérieures à la normale) sont représentées par des tons de rouge, atteignant +5 degrés Celsius et plus. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu'à -5 degrés Celsius et moins (tons de bleu). Le blanc indique des conditions près de la normale (+0,5 Celsius à -0,5 Celsius).

Les températures estivales (moyenne pour juin, juillet et août) ont été jusqu’à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale pour la plupart des régions. Cet été a été le quatrième plus chaud jamais enregistré à Boston (MA).

Juin a été un mois frais, avec des températures aussi fraîches que 2 °C (4 °F) sous la normale pour la plupart des régions.

Juillet a été un mois chaud pour la plupart des régions. Les températures ont été jusqu’à 3 °C (5 °F) au-dessus de la normale, avec les secteurs les plus chauds situés en Nouvelle-Angleterre.

Les températures en août ont été jusqu’à 2 °C (4 °F) plus chaudes que la normale.

Les normales de températures sont basées sur les données de 1981 à 2010.

Températures à la surface de la mer : Écart estival par rapport à la normale

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La carte des écarts de température de la mer en surface par rapport à la normale, calculée en moyenne de juin à août 2019, montre des conditions plus froides que la normale dans des tons de bleu, plus chaudes que la normale dans des tons de rose, et près de la normale en blanc. Le texte principal fournit les détails.

L'échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les tons de rouge représentent les anomalies positives (supérieures à la normale), jusqu’à +3 degrés Celsius. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu'à -3 degrés Celsius. Le blanc indique des conditions près de la normale (écarts de près de 0 degré Celsius).

Les anomalies de température froide à la surface de la mer se sont poursuivies par rapport au printemps dans certaines régions en particulier associées avec la partie extérieure des courants côtiers du Maine, la région côtière du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et le long de la côte du Nouveau-Brunswick de la baie de Fundy. Ailleurs, les températures anormalement élevées ont dominé, faible [moins de 0,5 °C (1 °F)] le long de la côte de la Nouvelle-Angleterre, mais atteignant 1 °C (2 °F) au centre du golfe du Maine et 1,5 °C (3 °F) le long de la côte Atlantique de la Nouvelle-Écosse. Les normales de température à la surface de la mer sont basées sur les données de 1985 à 2014.

Incidences régionales – de juin à août 2019

Chaleur de juillet et temps violent

La région a connu quelques vagues de chaleur et plusieurs jours d’orages violents en juillet. Du 4 au 6 juillet, les températures maximales (max) ont atteint pas moins de 35 °C (95 °F), et avec l’humidité (en anglais seulement), on a pu ressentir jusqu’à 41 °C (106 °F) (en anglais seulement). Le 6 juillet, on a assisté à des orages violents qui se sont produits en raison du passage d’un front froid. Des arbres et des câbles sont tombés (en anglais seulement) dans le Maine et le New Hampshire. On a également assisté à des pluies torrentielles, et on a signalé 25 mm (1 po) de pluie en 15 minutes dans l’ouest du Maine.

Une autre vague de chaleur s’est produite du 19 au 22 juillet avec des températures maximales de jusqu’à 37 °C (99 °F), alors qu’on a pu ressentir jusqu’à 44 °C (111 °F). Les niveaux d’humidité étaient anormalement élevés. Par exemple, à 23 h le 20 juillet, la température du point de rosée à Boston (MA) était de 25 °C (77 °F), une température qui se classe parmi (en anglais seulement) les points de rosée les plus élevés jamais enregistrés pour ce lieu. Les températures minimales enregistrées ont établi des records dans certains secteurs. Le 21 juillet, Boston a égalisé son record de température minimale la plus élevée (depuis 1872) avec un minimum de 28 °C (83 °F), tandis qu’avec une température minimale de 24 °C (76 °F), Portland (ME) a obtenu sa deuxième température la plus élevée jamais enregistrée depuis le début des relevés (depuis 1874). Le 21 juillet, un front froid a apporté un petit répit de chaleur, mais a également provoqué des violents orages dans le Maine, le sud du Nouveau-Brunswick, et la Nouvelle-Écosse. Les fortes rafales ont fait tomber des arbres, des branches et des câbles. NS Power a fait état de plus de 44 000 clients sans électricité, principalement dans la région d’Halifax qui a été la plus affectée par ces pannes. Les pluies torrentielles ont engendré des inondations localisées dans le sud du Nouveau-Brunswick et le nord de la Nouvelle-Écosse, tandis que de la grêle de la taille d’une balle de ping-pong a endommagé des véhicules au centre du Maine.

Arbre déraciné à Halifax, N.É., en raison d’un orage violent le 21 juillet 2019. Image fournie à titre gracieux par la Canadian Broadcasting Corporation (CBC)/Craig Paisley.
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La photo montre un arbre feuillu déraciné par terre, en travers d’un trottoir. Le bord de la route en béton est cassé et surélevé. Des branches de l’arbre tombé cachent partiellement les maisons se trouvant derrière.

Du 28 au 31 juillet, les températures maximales ont atteint 36 °C (96 °F), établissant plusieurs records de températures maximales. Avec l’humidité, on a pu ressentir jusqu’à 41 °C (106 °F). Les fosses à saumons dans les secteurs des rivières Nepisiguit et Miramichi au Nouveau-Brunswick ont été fermées à la pêche en raison de la température de l’eau plus élevée que la normale, une situation difficile pour les poissons. Le 29 juillet, des orages violents en Nouvelle-Écosse ont occasionné une très forte quantité de pluie à certains endroits. Une route privée près d’Antigonish (N.É.), a été inondée (en anglais seulement) au cours de ces pluies torrentielles, et a reçu, selon une station météorologique située à proximité, 66,3 mm (2,60 po) de pluie en trois heures. Le 31 juillet, des orages violents ont renversé des arbres et des câbles et causé des pannes d’électricité en Nouvelle-Angleterre. Une microrafale (en anglais seulement) avec des vents allant jusqu’à 129 km/h (80 mph) a provoqué un arrêt au sol à l’aéroport Logan de Boston (en anglais seulement), retardant des centaines de vols, et faisant chavirer plusieurs embarcations près de Winthrop. On a observé de la grêle de la taille d’une balle de golf au New Hampshire.

Valeurs quotidiennes (colonnes bleues) au cours de juillet 2019 à Boston (MA), compare aux valeurs normales (couleur chamois), températures maximales enregistrées (ligne rouge), et température minimale enregistrée (ligne bleue). Source : l’É.-U. Northeast Regional Climate Center.
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Le graphique chronologique des températures est pour la région de Boston au Massachusetts, pour juillet 2019. Il indique comment les températures quotidiennes se comparent à la normale (moyenne à long terme) et aux valeurs extrêmes historiques. Les températures ont généralement été plus chaudes que la normale ce mois‑ci. Les températures maximales quotidiennes ont approché des valeurs record à plusieurs occasions. Les températures minimales ont même atteint ou dépassé les températures maximales normales des 20 et 21 juillet.

Les barres bleues montrent la plage de température journalière (entre les températures maximales et minimales quotidiennes). La zone ombrée chamois représente la plage de température normale. Les lignes rouges et bleues indiquent les records quotidiens de températures maximale et minimale enregistrées. La zone ombrée en rose indique le sommet de la plage normale (c.‑à‑d. la température maximale moyenne) et les records de température maximale enregistrées. La zone ombrée en bleu indique le bas de la plage normale (c.‑à‑d. la température minimale moyenne) et les records de température minimale enregistrées.

L'échelle de gauche varie de 40 à 110 degrés Fahrenheit. L'échelle de droite varie de 4,4 à 43,3 degrés Celsius.

Conditions estivales

L’humidité et la fraîcheur du mois de juin ont retardé la plantation des cultures (en anglais seulement) et ont entravé les activités agricoles (en anglais seulement) dans la région. Toutefois, les conditions ont aidé les vergers (en angalis seulement) de pommes dans l’Île-du-Prince-Édouard et ont évité aux cultivateurs de canneberges du Massachusetts d’avoir à irriguer leurs champs. Les rafales de pluie forte au début de l’été et les températures chaudes en juillet ont contribué à la prolifération d’algues nuisibles (en anglais seulement). Plusieurs plans d’eau en Nouvelle-Angleterre ont été fermés (en anglais seulement), ainsi que certaines entreprises conchylicoles (en anglais seulement) le long de la côte. Un avis sur les algues a été émis pour une partie du fleuve Saint-Jean dans le Nouveau- Brunswick, et les représentants de la Nouvelle-Écosse ont recommandé au public d’éviter l’eau du lac Ainslie (en anglais seulement), certains secteurs de la rivière Margaree, le lac Sandy, et le lac Micmac (en angalis seulement) en raison de la prolifération d’algues nocives. Les conditions humides ont également contribué à une abondante population de moustiques (en anglais seulement), augmentant ainsi le risque d’attraper des virus transmis par des moustiques (en anglais seulement).

Le temps plus chaud et plus sec de juillet et août a perturbé les cultures (en anglais seulement), retardé les récoltes dans les Maritimes (en anglais seulement) et a forcé des agriculteurs en Nouvelle-Angleterre à irriguer (en anglais seulement). En Nouvelle-Écosse, Halifax Water a demandé aux résidents de Dartmouth et des régions avoisinantes de conserver l’eau, et certains puits se sont asséchés (en angalis seulement) le long de la côte Est. Avec le temps chaud, l’utilisation de l’eau a augmenté, causant un changement de la couleur de l’eau (en anglais seulement) à Moncton (N.‑B.). Au cours de juillet et août, une sécheresse anormale s’est installée dans le nord du Nouveau-Brunswick, certains secteurs de l’intérieur de la Nouvelle-Écosse, le sud du Maine, et le New Hampshire (en anglais seulement). La pluie occasionnée par le cyclone post-tropical Erin fin août a amélioré les conditions de sécheresse en Nouvelle-Écosse et dans certains secteurs de la Nouvelle-Angleterre.

Les conditions très sèches ont diminué le rendement des récoltes de pommes de terre de l’Î.P.É. Image fournie à titre gracieux par Laura Meader/Canadian Broadcasting Corporation (CBC).
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La photo montre les opérations de récolte dans un champ de pommes de terre sec à Bellevue (Î.‑P.‑E.), alors qu’un camion soulève de la poussière en roulant et qu’un véhicule procédant à la récolte en arrière‑plan est presqu’entièrement caché par le nuage de poussière.

Baleines noires

De juin à juillet, huit baleines noires de l’Atlantique Nord (en anglais seulement) ont été retrouvées mortes, principalement dans le golfe du Saint-Laurent. On pense que l’augmentation du nombre de baleines dans le golfe pourrait être liée au réchauffement des températures de l’océan et au déplacement de la source de nourriture (en anglais seulement) des baleines.

Aperçu régional – automne 2019

Température et précipitations

Aperçu des températures produit par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis le 15 août (à gauche); aperçu des températures produit par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) le 31 août (à droite).
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La carte de l’aperçu des températures pour la période de septembre à novembre pour la Nouvelle-Angleterre, publiée à la mi‑août (à gauche), montre une grande partie de la région avec une probabilité de 60 à 70 % de températures supérieures à la normale.

La carte de l’aperçu des températures pour la période de septembre à novembre pour les Maritimes, publiée à la fin d’août (à droite), montre que la Nouvelle-Écosse a la plus forte probabilité de conditions supérieures à la normale, avec des probabilités de 50 à 60 %. Le sud du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard ont également plus de chances de connaître des conditions supérieures à la normale. Rien n’indique que des conditions supérieures ou inférieures à la normale soient à prévoir dans le reste du Nouveau-Brunswick.

Pour la période s’étendant de septembre à novembre, le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA (en anglais seulement) et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) prévoient une plus forte probabilité que les températures se situent au-dessus de la normale pour la Nouvelle-Angleterre, la Nouvelle-Écosse, le sud du Nouveau-Brunswick, et le centre et l’est de l’Île-du-Prince-Édouard. Les probabilités ne penchent d’aucun côté pour ce qui est des températures attendues à l’ouest l’Île-du-Prince-Édouard, et au centre et au nord du Nouveau-Brunswick.

En ce qui concerne les précipitations, le CPC et l’ECCC mentionnent des probabilités égales dans la région pour la période allant de septembre à novembre.

Saison des ouragans dans l’Atlantique

Selon l’aperçu de la saison des ouragans dans l’Atlantique 2019 de la NOAA (en anglais seulement), il y a de plus fortes probabilités que la saison se situe au-dessus de la normale, prévoyant entre 10 et 17 tempêtes nommées (vents de 63+ km/h), dont entre 5 et 9 pourraient devenir des ouragans (vents de 119+ km/h), y compris de 2 à 4 ouragans majeurs (de catégorie 3, 4, ou 5; avec des vents de 178+ km/h). Cette hausse s’explique par des conditions El Niño/Oscillation australe (ENSO) neutres et d’autres conditions propices. La saison s’étend du 1er juin au 30 novembre, la période la plus active s’échelonnant de la mi-août à la fin octobre.

Quantité Aperçu de la saison 2019 Saison moyenne
Nombre de tempêtes nommées De 10 à 17 12
Nombre d’ouragans De 5 à 9 6
Nombre d’ouragans majeurs De 2 à 4 3

El Niño/Oscillation australe (ENSO)

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Prévisions probabilistes officielles de l’oscillation australe El Niño (ENSO) au début septembre 2019, publiées par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis et l’Institut international de recherche (IRI) pour le climat et la société.

La période de prévision du graphique couvre environ un an. Chaque intervalle représente les probabilités sur 3 mois. Chaque intervalle se chevauche de deux mois. Le premier intervalle de trois mois couvre les mois d’août, septembre et octobre (2019). Les mois de décembre, janvier et février sont au milieu du graphique. Enfin, le dernier intervalle de trois mois couvre les mois d’avril, mai et juin (2020).

Le graphique des probabilités de prévision (barres verticales) montre que la condition neutre est la condition la plus probable pour toute la période. Les probabilités de prévision de la condition neutre commencent à un niveau élevé, soit 80 %, puis diminuent lentement, mais elles demeurent entre 50 % et 60 % pour la deuxième moitié de la période.

Les probabilités prévues d’un El Niño commencent en étant faibles, puis augmentent progressivement jusqu'à un peu moins de 30 % en hiver et se maintiennent à ce niveau jusqu'au printemps.

Les probabilités prévues d’un La Niña demeurent faibles tout au long de l’année.

Les probabilités climatologiques (représentées par des lignes) indiquent que la condition ENSO neutre (ligne grise) est plus probable d’un point de vue climatologique pour l’automne et le printemps. La probabilité climatologique commence à environ 50 % à la fin de l’été ou à l’automne, diminue lentement en hiver pour atteindre environ 30 %, puis augmente au printemps pour atteindre environ 60 %. Les probabilités climatologiques des conditions El Niño (ligne rouge) et La Niño (ligne bleue) sont semblables, commençant autour de 30 %, augmentant jusqu’à environ 35 % au cours de l’hiver, puis diminuant peu à peu jusqu’à environ 20 % au printemps.

L’état ENSO est basé sur l’anomalie NINO3.4 de la température de la mer en surface (SST). L’ENSO neutre est défini comme étant compris entre -0,5 °C et 0,5 °C.

Au cours du mois d’août, on a observé des conditions El Niño/Oscillation australe (ENSO) neutres dans la région équatoriale de l’océan Pacifique. Le Climate Prediction Center de la NOAA prévoit des probabilités autour de 75 % que les conditions El Niño/Oscillation australe (ENSO) neutres se poursuivent durant l’hiver 2019–2020 (en anglais seulement) et de 55 % à 60 % que les conditions persistent jusqu’au printemps 2020.

Personnes-ressources

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (en anglais seulement)
Northeast Regional Climate Center (en anglais seulement)
Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

Partenaires du golfe du Maine

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Bulletins trimestriels des impacts liés au climat et aperçu saisonnier – en ligne sur le site Canada.ca

National Integrated Drought Information System report (en anglais seulement)

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