Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : septembre 2020

Phénomènes importants dans la région du golfe du Maine – de juin à août 2020

Description longue 

L’image montre une carte d’arrière-plan de la région du golfe du Maine, qui comprend le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que le Maine, le New Hampshire et la moitié est du Massachusetts. Le texte superposé souligne les événements météorologiques et climatiques importants qui se sont produits entre juin et août 2020.

La région a connu des conditions exceptionnellement chaudes et sèches cet été.

Plusieurs tempêtes violentes ont produit des dégâts localisés dans certaines parties de la région au cours de l’été.

L’été a été plus chaud et plus sec que la normale dans l’ensemble de la région. Caribou et Portland (Maine), Kejimkujik (parc national) (N.-É.) et Moncton (N.-B.) ont connu leur été le plus chaud jamais enregistré, tandis que Concord (New Hampshire), Yarmouth (N.-É.) ainsi que Fredericton et St. John, ont connu l’un des cinq plus chaud. Charlottetown (Î.-P.-É.) et Bas-Caraquet (N.-B.) ont connu l’été le plus sec jamais enregistré, tandis que plusieurs autres endroits, dont Caribou (au Maine) et Summerside (Î.‑P.‑É.), ont connu l’un des cinq étés les plus secs. La sécheresse s'est développée dans la région en juin et s’est intensifiée pendant l’été, ayant de nombreuses répercussions. Quelques tempêtes impressionnantes, dont trois systèmes tropicaux, ont traversé la région pendant l’été. Voir la section « Incidences régionales » pour plus de détails.

Juin

Il y a eu quelques gels de fin de saison dans le Maine et dans les Maritimes pendant la première moitié du mois de juin. Les 1er et 2 juin, Caribou (Maine) a égalé le record de juin pour le plus grand nombre de jours avec une température minimale de 0 °C (32 °F) ou plus froid. Le Caribou National Weather Service Office a émis un premier avertissement de gel pour le mois de juin depuis 2009. Un autre gel s’est produit dans les Maritimes le 10 juin, le nord du Nouveau-Brunswick ayant connu des températures basses sous le point de congélation jusqu’au 15 juin. Les gels tardifs et la sécheresse estivale ont considérablement réduit le rendement de la récolte de bleuets sauvages du Maine (article en anglais).

La région a connu une chaleur sans précédent du 17 au 24 juin. La température la plus chaude enregistrée en Nouvelle-Angleterre a été de 38 °C (101 °F) dans le comté de Penobscot (Maine), tandis que la température la plus chaude des Maritimes a été de 37,3 °C (99 °F) à Kouchibouguac (Nouveau‑Brunswick). Caribou (Maine), et quatre endroits du Nouveau-Brunswick ont enregistré leurs températures les plus élevées pour un mois donné. Ailleurs dans les Maritimes, les températures élevées se sont classées comme les plus chaudes ou parmi les cinq plus chaudes pour le mois de juin. Les résultats préliminaires ont indiqué que les températures élevées ont causé un déraillement de train (article en anglais) à Saint John (Nouveau‑Brunswick), le 20 juin. Entre le 18 et le 23 juin, Caribou a enregistré quatre jours avec un maximum d’au moins 32 °C (90 °F), son deuxième plus grand nombre pour le mois de juin et à égalité au quatrième rang pour le grand nombre, peu importe le mois. Caribou a également connu le mois de juin le plus chaud jamais enregistré et la plus longue série de jours (lien en anglais) avec un maximum d’au moins 27 °C (80 °F). Ce mois de juin a été le plus sec jamais enregistré à plusieurs endroits, dont Caribou (Maine), Sackville et Bas-Caraquet (N.‑B.), Amherst et Yarmouth (N.‑É.) et Summerside (Î.‑P.‑É.), et a figuré parmi les cinq mois de juin les plus secs des Maritimes pour certains autres endroits.

Juillet

La région a connu des conditions très chaudes et humides du 25 au 29 juillet. Le 27 juillet, Portland (Maine) a connu une température minimale de 26 °C (78 °F), son minimum de température le plus élevé jamais enregistré, peu importe le mois. Ce mois de juillet (lien en anglais) a été le plus chaud enregistré de tous les temps pour Portland et s’est classé parmi les trois plus chauds pour Caribou (Maine), et Concord (New Hampshire). Caribou a connu son deuxième plus grand nombre de jours avec un maximum d’au moins 27 °C (80 °F) pour tous les mois. Les événements anoxiques dans les voies navigables de l’Île-du-Prince-Édouard se sont produits plus tôt que d'habitude cette année (article en anglais), possiblement en raison des températures supérieures à la normale.

Août

Le mois d’août a été marqué par plusieurs épisodes de temps chaud et humide inhabituels. Portland (Maine) a connu son plus grand nombre de jours avec une température maximale d’au moins 32 °C (90 °F) pour le mois d’août avec six jours, ce qui a contribué à ce que cet endroit connaisse son troisième mois d'août le plus chaud jamais enregistré(lien en anglais).

Aperçu climatique régional – de juin à août 2020

Température : écart par rapport à la normale estivale

Carte des écarts de température par rapport à la normale, moyenne pour la période de juin à août 2020. Les normales de températures sont basées sur les données de 1981 à 2010.
Description longue 

La carte des écarts de températures estivales par rapport à la normale (moyenne de juin à août 2020) montre que les températures ont été de 1 à 2 °C au-dessus de la normale dans une grande partie de la région du golfe du Maine. Certaines parties de l’est de la Nouvelle-Écosse ont connu des températures près de la normale. Certaines parties de l’est du Massachusetts ont connu des écarts de températures jusqu’à 3 °C au-dessus de la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les nuances de rouge représentent les anomalies positives (au-dessus de la normale), jusqu’à +5 °C et au-delà. Les nuances de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -5 °C et en dessous. Le blanc indique des conditions près de la normale (de +0,5 °C à -0,5 °C).

Les températures estivales (moyenne des mois de juin, de juillet et d’août) ont généralement oscillé entre des températures de près de la normale et des températures de 3 °C (5 °F) supérieures à la normale. Jusqu’au 31 août, Truro (en N.-É.), Moncton et St. Stephen (au N.-B.) ont connu leur plus grand nombre de jours avec une température maximale d’au moins 30 °C (86 °F), tandis que plusieurs autres endroits des Maritimes, dont Summerside (Î.-P.-É.), Greenwood (N.-É.) et Fredericton (N.-B.), ont connu l’une des cinq journées les plus chaudes.

Le mois de juin a varié de près de la normale à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale, les endroits les plus chauds se trouvant généralement en Nouvelle-Angleterre.

Le mois de juillet a varié de près de la normale à 3 °C (5 °F) au-dessus de la normale, les endroits les plus chauds se trouvant généralement en Nouvelle-Angleterre.

Le mois d’août a varié de près de la normale à 3 °C (5 °F) au-dessus de la normale, les endroits les plus chauds se trouvant généralement dans l’est du Massachusetts.

Écart de la température moyenne quotidienne par rapport à la normale pendant l’été à Caribou (au ME). Les jours plus chauds que la normale sont ombragés en rouge et les jours plus froids que la normale sont ombragés en bleu.
Description longue 

Le graphique de la série chronologique montre la moyenne quotidienne des écarts de température par rapport à la normale pendant l'été (de juin à août 2020) à Caribou, dans le Maine. Il montre :

  • des conditions anormalement froides au début du mois de juin, puis plus près de la normale jusqu’à la mi-juin
  • le maintien de températures supérieures à la normale pendant la majeure partie de la période allant de la mi-juin à la mi-août
  • une rupture de la tendance vers la mi-août avec des températures plus fraîches que la normale pour la dernière semaine d'août

L’échelle verticale à droite, en Celsius, va de -11 °C (ombrage bleu sur le graphique) à +14 °C (ombrage rouge).

Précipitations : pourcentage de la normale estivale 

Total des précipitations estivales en pourcentage par rapport à la normale (de juin à août 2020). Les normales de précipitations des États-Unis sont basées sur les données de 1981 à 2010. Les normales de précipitations pour le Canada sont basées sur les données de 2002 à 2019.
Description longue 

La carte montre les précipitations totales en pourcentage des précipitations normales estivales (total de juin à août 2020). Les conditions ont été beaucoup plus sèches que la normale dans la majeure partie de la région du golfe du Maine. Le centre-sud du Nouveau-Brunswick, une grande partie de l'Île-du-Prince-Édouard et le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse ont reçu moins de la moitié des précipitations normales.

L’échelle de droite montre les valeurs supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) dans les tons de vert, inférieures à la normale (90 % de la normale et moins) dans les tons de brun, et près de la normale (90 à 110 % de la normale) en blanc.

Les précipitations estivales (accumulées de juin à août) ont varié de 25 % de la normale à presque la normale pour la plupart des régions, à l’exception de quelques régions du Maine qui étaient plus humides.

Les précipitations de juin ont varié de moins de 25 % de la normale à près de la normale pour la plupart des régions, les endroits les plus secs se trouvant généralement dans les Maritimes. Cependant, certains sites de l’ouest du Maine et du sud-est du Massachusetts ont reçu jusqu’à 150 % des précipitations normales.

Les précipitations de juillet ont varié de 25 % de la normale dans l’ouest du Nouveau-Brunswick et le sud-est du Massachusetts à 175 % de la normale dans le sud-ouest du New Hampshire, l’ouest du Maine et au Cap-Breton (N.-É.).

Les précipitations d’août ont varié de 25 % à près de la normale pour la plupart des régions, à l’exception de quelques endroits du Maine qui étaient plus humides.

Températures à la surface de la mer : Écart par rapport à la normale estivale

Anomalies de la température de la surface de la mer (SST) au cours de l’été. Les normales de la température à la surface de la mer sont basées sur les données de 1985 à 2014.
Description longue 

La carte des écarts de la température de surface de la mer par rapport à la normale, dont la moyenne a été calculée pour la période estivale (juin à août 2020), montre que presque toutes les zones marines du golfe du Maine, de la baie de Fundy et des eaux au sud de la Nouvelle-Écosse ont été plus chaudes que la normale. Le texte principal donne plus de détails.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les nuances de rouge représentent les anomalies positives (au-dessus de la normale), jusqu’à +3 °C et au-delà. Les nuances de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -3 °C et en dessous. Le blanc indique des conditions près de la normale (écarts de près de 0 °C).

En été, les anomalies de température de surface de la mer dans l’ensemble du golfe du Maine étaient supérieures à la normale, soit environ 0,75 °C (1,3 °F) dans certaines parties de la baie de Fundy, de 2,0 °C à 3,0 °C (de 3,6 °F à 5,4 °F) dans l’ouest du golfe, et environ 3,2 °C (5,8 °F) dans les bassins plus profonds du centre du golfe. Les anomalies du plateau néo-écossais variaient de 0,1 °C (0,2 °F) à 1,0 °C (1,8 °F). Des espèces marines qui vivent typiquement dans les zones subtropicales, comme les galères portugaises, ont été vues dans la région cet été. Les eaux du Golfe se réchauffent rapidement en raison du changement climatique, et des études indiquent que l’évolution des conditions pourrait avoir un effet négatif sur la santé des homards et inciter les homards américains et les pétoncles géants à rechercher des eaux plus froides.

Incidences régionales – de juin à août 2020

Conditions de sécheresse

Une sécheresse modérée s’est développée dans la région en juin et s’est intensifiée pour devenir une sécheresse grave à extrême pendant l’été. Les Maritimes ont connu les pires conditions de sécheresse au Canada en date de la fin d’août, connaissant une sécheresse extrême pour la première fois depuis le début de la surveillance en 2002.

31 août 2020, Rapport de surveillance de la sécheresse.

Description longue 

La carte de la Surveillance de la sécheresse en Amérique du Nord pour la fin du mois d’août montre :

  • une sécheresse grave sur une bonne partie du Nouveau-Brunswick avec une sécheresse extrême sur les sections du sud-est
  • une sécheresse grave à extrême sur l'Île-du-Prince-Édouard et le nord-ouest de la Nouvelle-Écosse
  • une sécheresse modérée à grave sur le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse
  • des conditions anormalement sèches dans certaines parties de l’est de la Nouvelle-Écosse
  • une sécheresse modérée à grave sur la majeure partie de la Nouvelle-Angleterre, à l’exception de l’ouest du Maine qui était anormalement sec.

Les lettres « SL » sur la carte au-dessus des Maritimes indiquent à la fois les répercussions à court terme (généralement < 6 mois) (p. ex. l’agriculture, les pâturages) et les répercussions à long terme (> 6 mois) (par exemple l’hydrologie, l’écologie). La lettre « S » sur la carte au-dessus de la Nouvelle-Angleterre indique les répercussions à court terme.

Les catégories de cartes de Surveillance de la sécheresse sont :

  • DO (Sécheresse anormale), jaune
  • D1 (Sécheresse modérée), brun clair
  • D2 (Sécheresse grave), orange
  • D3 (Sécheresse extrême), rouge
  • D4 (Sécheresse exceptionnelle), rouge foncé

Agriculture : Les conditions de sécheresse ont provoqué un stress sur les récoltes et ont empêché certains producteurs de planter. Un jardin communautaire de l’Î.-P.-É. qui produit habituellement 20 000 livres de nourriture n’en prévoit que 1 000 cette année. On s’attend à ce que les rendements des pommes de terre soient réduits de 50 % dans les Maritimes. Les rendements en foin ont diminué dans toute la région, jusqu’à 50 % dans les Maritimes, certains agriculteurs achetant des aliments pour animaux ou vendant du bétail plus tôt. Quelques agriculteurs du Maine ont demandé une dérogation d’urgence pour la fenaison et le pâturage. L’utilisation de l’irrigation était répandue; cependant, dans certains endroits, elle était coûteuse ou les réserves d’eau étaient insuffisantes ou s’asséchaient. En outre, le stress de la sécheresse a provoqué une coloration et une chute des feuilles plus tôt que d’habitude dans certaines régions de la Nouvelle-Angleterre.

Feux : Le risque d’incendie a été élevé dans la région cet été. En juin, le Nouveau-Brunswick a promulgué une interdiction des incendies à l’échelle de la province et a fermé des terres publiques. Au début du mois de juillet, les incendies avaient brûlé plus de cinq fois la superficie des forêts du Nouveau-Brunswick par rapport à la moyenne sur dix ans. Fin juillet, le Maine avait connu environ 800 feux de forêt, le plus grand nombre d’incendies de l’État depuis une décennie. Un avis pour la qualité de l’air a été émis pour les incendies en Nouvelle-Écosse, tandis que des avions-citernes ont aidé les pompiers au Nouveau-Brunswick.

29 juin 2020, Programme nord-américain de surveillance de l’eau.

Description longue 

La carte des débits des cours d’eau du Portail nord-américain de surveillance de l’eau en date du 29 juin 2020 indique les débits quotidiens des stations hydrométriques par rapport aux débits moyens historiques à cette date. La carte montre que le débit des cours d’eau était bien inférieur à la normale dans la majorité des sites, quelques stations affichant des bas débits records. Les exceptions à cette tendance se situent aux limites des régions, notamment l’ouest du Cap-Breton, l’ouest du Maine, le New Hampshire et le nord du Nouveau-Brunswick, où certains sites présentaient des débits près de la normale ou supérieurs à la normale.

La couleur du marqueur circulaire de chaque station hydrométrique indique comment le débit quotidien se compare aux classes de percentiles historiques, avec des nuances de rouge et d’orange pour les débits inférieurs à la normale (25e percentile et moins), de vert pour les débits près de la normale (25e à 75e percentiles), et de turquoise, de bleu et de noir pour les débits supérieurs à la normale (75e percentile et plus).

Ressources en eau : En juin, les ouvertures de barrage ont été limitées dans le New Hampshire en raison de la baisse du niveau des lacs, si bien que les petites centrales hydroélectriques n’ont plus été en mesure de produire d’électricité. Les rivières Aroostook, Penobscot et Saint-Jean ont connu des niveaux d’eau bas presque records à la fin juillet, et le lit de la rivière Saint-Jean a été exposé à la mi-août. Le district hydraulique de York dans le Maine a temporairement prélevé de l’eau du district hydraulique de Kittery. Certains puits se sont taris dans le Maine et en Nouvelle-Écosse. Fin août, près de 300 fournisseurs d’eau publics du Massachusetts et du New Hampshire ont mis en place des restrictions sur l’eau, et des restrictions ont également été décrétées pour les puits privés dans quelques endroits du New Hampshire. Les conditions chaudes et sèches ont contribué à la croissance des algues bleues dans les lacs et les rivières des Maritimes. Des avis sanitaires ont été émis pour plusieurs endroits, dont le bassin versant du lac Major, qui dessert plus de 103 000 habitants de la région de Dartmouth (N.-É.).

Faune : La sécheresse dans le Maine a provoqué la croissance trop tardive cette année d’un champignon qui tue la chrysalide de la chenille du bombyx Cul brun, ce qui a permis à la chenille, qui défolie les arbres et peut causer des problèmes de santé, de se répandre plus loin dans le centre du Maine. Un autre champignon a noirci l’herbe soumise à un stress de sécheresse. Le nombre de plaintes concernant les ours dans le Maine a augmenté, en partie à cause de la sécheresse qui réduit l’approvisionnement en nourriture des ours. La sécheresse a eu des répercussions sur les vers, les oiseaux et les espèces aquatiques dans le nord du Maine. On a procédé à l’ouverture des barrages plusieurs fois dans le bassin versant de la rivière Lamprey, dans le New Hampshire, pour aider les espèces aquatiques stressées.

Tempêtes estivales

Plusieurs tempêtes notables ont traversé la région pendant l’été.

Le 5 juin, des orages violents près de Fredericton (au N.-B.) ont produit des rafales estimées à 130 km/h (81 mi/h), causant d’importants dégâts aux arbres et aux propriétés. Des centaines d’arbres ont été déracinés et certaines maisons mobiles ont été déplacées ou ont perdu des parties de leur toit. Plus de 13 000 clients ont manqué d’électricité. Près de 29 mm (1,14 po) de pluie sont tombés en 15 minutes, ce qui en a fait une tempête centenaire et a entraîné des crues soudaines et des érosions de routes par ruissellement.

Dégâts causés par la tempête à Fredericton, au N.-B., le 5 juin. Photo : Rick Fleetwood
Description longue 

Photo des dégâts causés par une tempête à Fredericton (Nouveau Brunswick), le 5 juin. La photo montre un gros arbre couvert de feuilles déraciné.

Du 28 juin au 1er juillet, un système de tempête stationnaire a occasionné des quantités de pluie très variables en Nouvelle-Angleterre, allant de moins de 3 mm (0,1 po) dans le nord du Maine à 178 mm (7 po) dans le sud du Maine. Certains endroits ont été touchés par des crues soudaines, ainsi que des routes fermées, de l’eau dans les bâtiments et les cours et des voitures coincées dans les eaux de crue. La pluie a temporairement contribué à atténuer les conditions de sécheresse dans certaines parties du Maine et du New Hampshire.

Le 14 juillet, des grêlons aussi gros que des balles de ping-pong ont endommagé 1 000 véhicules chez un concessionnaire automobile près de Sanford (au ME), et ils se sont suffisamment entassés pour être déneigés. À proximité, des bleuets d’une valeur d’environ 10 000 dollars ont été endommagés. De fortes pluies se sont abattues sur le bloc opératoire de l’hôpital de Woodsville, au NH, ce qui a provoqué l’annulation de dizaines d’interventions.

Le 22 août, de violents orages dans le comté de Carroll, au NH, ont produit une tornade EF-0, des vents en ligne droite atteignant 129 km/h (80 mi/h) et une trombe marine sur le lac Winnipesaukee.

Trois systèmes tropicaux ont touché la région. Le 11 juillet, le cyclone post-tropical Fay a contribué à engendrer une tornade EF-0 dans le sud du Maine.

La tempête tropicale Isaias a traversé l’ouest de la Nouvelle-Angleterre le 4 août et le nord des Maritimes le 5 août. Les rafales les plus fortes de la tempête ont varié entre 64 et 97 km/h (40 à 65 mi/h). Le mont Washington, au N.H., a connu sa plus forte rafale pour le mois d’août, à 237 km/h (147 mi/h). Les vents forts ont abattu des arbres et des fils, en particulier dans le New Hampshire où plus de 120 000 clients ont été privés d’électricité, pendant plusieurs jours pour certains. Les précipitations les plus importantes, jusqu’à 50 mm (2 po), ont été enregistrées sur les secteurs montagneux du centre du New Hampshire.

Les vestiges de l’ouragan Laura ont fusionné avec une autre tempête pour occasionner jusqu’à 50 mm de pluie dans la région les 29 et 30 août.

Aperçu régional - automne 2020

Températures et précipitations

Pour les mois de septembre à novembre, le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) prévoient une probabilité accrue de températures supérieures à la normale pour la région. Des chances égales de précipitations inférieures, proches ou supérieures à la normale ont été prévues pour la plupart des régions de septembre à novembre, avec une tendance à des conditions plus sèches dans certaines parties de la Nouvelle-Écosse et des conditions plus humides dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Cartes de prévision de la probabilité d’une température supérieure à la normale pour la période de septembre à novembre 2020. Carte du U.S. Climate Prediction Center (CPC) (à gauche) au 20 août. Carte des températures d’ECCC (droite) produite le 31 août.
Description longue 

Les cartes illustrent les probabilités de températures supérieures à la normale pour l’automne (moyenne de septembre à novembre 2020) pour la Nouvelle-Angleterre (à gauche) et les Maritimes (à droite).

Les prévisions pour la saison d’automne indiquent avec un niveau de confiance élevé des conditions plus chaudes que la normale dans toutes les régions.

Saison des ouragans de l’Atlantique

L’aperçu mis à jour de la NOAA pour la saison des ouragans de l’Atlantique 2020 indique qu’une saison supérieure à la normale est la plus probable, alors qu’on prévoit « de 19 à 25 tempêtes nommées, dont 7 à 11 pourraient devenir des ouragans, y compris de 3 à 6 ouragans majeurs. » Cela est attribuable à plusieurs facteurs, dont des températures de surface de la mer plus élevées que la moyenne et une diminution du cisaillement vertical du vent. À la fin du mois d’août, on a enregistré un record de 13 tempêtes nommées. Quatre de ces tempêtes ont atteint le statut d’ouragan, ce qui est supérieur à la moyenne de 50 ans pour cette période de l’année. La saison s’étend du 1er juin au 30 novembre, la période la plus active s’échelonnant de la mi-août à la fin octobre. Pour plus d’informations sur l’aperçu sur les ouragans, veuillez consulter l’enregistrement du webinaire des services climatiques de la région est de la NOAA d’août 2020.

Quantité Mise à jour de l’aperçu 2020 pour l’Atlantique (août) Aperçu initial pour l’Atlantique en 2020 (mai) Saison moyenne
Nombre de tempêtes nommées De 19 à 25
De 13 à 19
12
Nombre d’ouragans De 7 à 11
De 6 à 10
6
Nombre d’ouragans majeurs De 3 à 6
De 3 à 6
3

El Niño/Oscillation australe (ENSO)

Prévisions probabilistes officielles de l’oscillation australe El Niño (ENSO) pour le début septembre 2020, publiées par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis et l’Institut international de recherche (IRI) pour le climat et la société.
Description longue 

Le graphique de la série chronologique montre les probabilités de conditions El Niño, La Niña et de conditions neutres pour les 12 prochains mois, ainsi que les probabilités climatologiques, produites au début du mois de septembre 2020.

Le graphique montre que les conditions La Niña sont les plus probables pour l’automne et l’hiver (environ 75 %), tandis que les conditions neutres sont les plus probables au printemps prochain.

Les barres verticales représentent les probabilités de prévision et les lignes indiquent les probabilités climatologiques. Les couleurs bleu, gris et rouge représentent respectivement les conditions La Niña, les conditions neutres et les conditions El Niño. Chaque barre représente les probabilités pour 3 mois. Deux mois se chevauchent pour chaque intervalle. Le premier intervalle de trois mois couvre les d’août, septembre et octobre 2020. Les mois d’hiver sont au milieu du graphique. Le dernier intervalle de trois mois correspond aux mois de printemps et de début d’été, soit avril, mai et juin 2021.

Le tableau ci-dessous indique les probabilités de prévision des conditions La Niña, neutres et El Niño pour chaque intervalle de 3 mois.

Probabilités de prévision ENSO officielles
Saison La Niña Neutre El Niño
ASO 2020 73 %
27 %
0 %
SON 2020 77 %
22 %
1 %
OND 2020 79 %
20 %
1 %
NDJ 2020-2021 78 %
20 %
2 %
DJF 2020-2021 74 %
23 %
3 %
JFM 2021 65 %
29 %
6 %
FMA 2021 52 %
40 %
8 %
MAM 2021 38 %
50 %
12 %
AMJ 2021 29 %
53 %
18 %

Les probabilités climatologiques des conditions La Niña, d’El Niño et des conditions neutres (lignes pleines) sont les suivantes :

  • La Niña : environ 30 % en automne, 35 % en hiver et environ 25 % au printemps
  • Conditions neutres : environ 40 % à l’automne, 30 % en hiver et 55 % au printemps
  • El Niño : environ 30 % à l’automne, 35 % en hiver et environ 20 % au printemps

L’état ENSO est basé sur l’anomalie NINO3.4 de la température à la surface de la mer (TSM). L’ENSO neutre est défini comme étant de -0,5 °C à 0,5 °C.

Au cours du mois d’août, on a observé des conditions La Niña dans la région équatoriale de l’océan Pacifique. Selon le CPC de la NOAA, la possibilité que La Niña se poursuive pendant l’hiver 2020-2021 s’élève à 75 %.

Personnes-ressources

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration

Northeast Regional Climate Center

Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

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