Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs : objectifs d'aménagement panlacustre

Thunder Bay, Sleeping Giant

Photo panoramique d’une île sur le lac, avec une étendue d’eau bleue limpide au loin et une couverture nuageuse. Le rivage est bordé d’arbres et d’arbustes verts.                                                                  

Photo : © Mark Chambers, Environnement et Changement climatique Canada.

 

Objectif : Coordonner une évaluation et une gestion binationale des enjeux qu’il est préférable, en raison de leur nature, d’aborder lac par lac.

Dans la présente annexe de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs (AQEGL), le Canada et les États-Unis réaffirment et élargissent leur précédent engagement visant l’élaboration de plans d’aménagement panlacustres pour chacun des cinq Grands Lacs. Cette annexe simplifie et uniformise le contenu de ces plans.

L’annexe comporte un nouvel engagement visant l’élaboration, dans un délai de trois ans, d’un cadre intégré sur les eaux littorales des Grands Lacs, qui devra :               

  • fournir une évaluation globale de l’état des eaux littorales;
  • identifier les zones littorales qui sont, ou pourraient être, assujetties à des niveaux élevés de stress environnemental;
  • identifier les zones littorales qui sont d’une grande valeur écologique;
  • déterminer les facteurs et les effets qui causent du stress ou menacent les zones de grande valeur écologique;
  • établir les priorités pour la prévention, la restauration et la protection du littoral;
  • recenser des stratégies de restauration, de prévention et de protection, et s’engager adéquatement dans leur élaboration et leur mise en œuvre;
  • tenir compte des répercussions sur la santé humaine et l’environnement;
  • inclure un volet de surveillance du littoral.

Pourquoi la mise en œuvre de mesures d’aménagement panlacustres est-elle importante?

Selon l’un des principes fondamentaux de la gestion des écosystèmes, différents enjeux ont avantage à être abordés à différentes échelles. Il y a certains enjeux qu’il est plus efficace d’aborder à l’échelle locale, alors que dans d’autres cas, une approche régionale, nationale ou internationale est préférable.

Chacun des cinq Grands Lacs constitue un plan d’eau important, comportant des caractéristiques écosystémiques uniques et est exposé à des modes d’utilisation et à des combinaisons de stress environnementaux différents, d’où la création de plans d’aménagement panlacustres distincts.

Les plans d’aménagement panlacustres sont importants dans le but de mobiliser les gouvernements et la population à l’égard d’un bassin lacustre donné. Ils aident les gouvernements et la population à comprendre l’écosystème du lac visé et de travailler en collaboration en vue d’aborder les enjeux qu’il est préférable de traiter à l’échelle lacustre.

Engagement à l’égard d’activités clés dans le cadre de l’AQEGL de 2012

  • Élaborer un cadre intégré sur les eaux littorales d’ici trois ans.
  • Élaborer et mettre en œuvre, pour chacun des lacs, des stratégies binationales par rapport aux objectifs en matière de substances établis en vertu de l’AQEGL et à toute autre menace actuelle ou future pouvant compromettre la qualité de l’eau, dans la mesure où il est jugé préférable que lesdits objectifs soient abordés lac par lac.
  • Établir des objectifs à l’égard de l’écosystème des lacs, objectifs qui serviront de paramètres de référence en vue de l’évaluation de l’état et des tendances de la qualité de l’eau et de la santé de l’écosystème du lac.
  • Rassembler, évaluer et communiquer l’information scientifique existante concernant l’état des eaux de chacun des Grands Lacs et les menaces potentielles à la qualité de l’eau.
  • Établir les priorités scientifiques pour chaque lac.
  • Cerner les mesures supplémentaires nécessaires pour contrer les principales menaces à la qualité de l’eau.
  • Soumettre un plan d’aménagement panlacustre pour chacun des Grands Lacs tous les cinq ans.

Résultats escomptés

  • Amélioration de la coordination des mesures visant à restaurer et à protéger les Grands Lacs.
  • Compréhension accrue de l’état et des tendances de la qualité de l’eau et de la santé de l’écosystème de chacun des Grands Lacs.
  • Élaboration et mise en œuvre de stratégies répondant à des situations uniques pour chacun des Grands Lacs, au besoin.
  • Amélioration de la qualité des eaux littorales et de la santé de l’écosystème aquatique.

La détérioration de la qualité des eaux littorales est le résultat des effets cumulés de multiples facteurs de stress. La Commission mixte internationale a déterminé que l’état du littoral constituait une priorité absolue nécessitant des mesures urgentes.

Les agents pathogènes d’origine hydrique (bactéries et virus) sont issus des eaux usées, des eaux pluviales municipales, des déchets agricoles et des espèces sauvages. Différentes répercussions en découlent, notamment les maladies (p. ex., le botulisme aviaire) et la fermeture des plages.

Pour de plus amples renseignements

 

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :