Rivière Niagara : secteur préoccupant

Le processus d’assainissement de la rivière Niagara, un processus consensuel auquel prennent part de nombreuses organisations, a fait l’objet de consultations exhaustives auprès de la population à toutes les étapes de son élaboration et de sa mise en œuvre. D’importants progrès ont été réalisés dans le cadre de la restauration de ce secteur préoccupant (SP), notamment grâce à l’élimination de sédiments contaminés, à la création d’abondants habitats de poissons et d’animaux sauvages et à la réduction du déversement d’éléments nutritifs dans les cours d’eau.   

Pourquoi a-t-on attribué à ce lieu la désignation de secteur préoccupant

On a attribué la désignation de SP à la rivière Niagara car un examen des données existantes avait indiqué une grave dégradation de la qualité de l’eau et de la santé de l’environnement à cet endroit. On a repéré dans ses eaux et dans les poissons qui les habitent des niveaux élevés de substances chimiques toxiques provenant de sédiments contaminés du côté canadien de la rivière.   

Par conséquent, neuf des quatorze indicateurs d’utilisations bénéfiques en matière de qualité environnementale établis en vertu de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs étaient réputés altérés et un autre nécessitait une évaluation plus approfondie.   

Quels ont été les accomplissements jusqu’ici

Grâce aux efforts combinés d’Environnement et Changement climatique Canada, de la province de l’Ontario, des industries locales, de citoyens inquiets et d’autres partenaires, le SP de la rivière Niagara du côté canadien de la frontière a connu une amélioration considérable. Par conséquent, quatre utilisations bénéfiques ont été restaurées et désignées comme « non altérées », soit les tumeurs de poissons ou d’autres malformations, les difformités d’oiseaux et d’animaux ou les problèmes de reproduction, et les restrictions sur les activités de dragage en 2009, et la dégradation des populations de phytoplancton et de zooplancton en 2019.

D’autres efforts se poursuivent en vue du rétablissement des six utilisations bénéfiques altérées restantes, notamment les restrictions de la consommation de poisson, la disparition des habitats de poissons et d’espèces sauvages, la dégradation des populations de poissons et d’espèces sauvages, l’eutrophisation ou la prolifération d’algues indésirables, les fermetures de plages et la dégradation des organismes benthiques. Avec des contributions d’environ 7,8 M$ depuis 1990, Environnement et Changement climatique Canada a collaboré à de nombreuses initiatives avec des partenaires, notamment :                                            

  • L’élimination d’environ 10 000 mètres cubes de sédiments contaminés de la rivière Welland et l’enlèvement de sédiments contaminés par de l’arsenic à l’ouest du ruisseau Lyon's
  • La réalisation de 25 projets visant à restaurer les sources non ponctuelles de pollution dans le bassin versant de la rivière Welland depuis 1994, ce qui a permis de réduire le déversement d’éléments nutritifs provenant notamment du fumier dans les cours d’eau de la région et, ultimement, dans la rivière Niagara
  • La création de 147 hectares de terres humides et de 338 hectares de forêt, de même que la plantation de végétation sur 54 km de littoral le long des rivières locales
  • L’achèvement du programme sur les barrières à poissons sur la rivière Welland, qui a permis l’atténuation ou l’élimination de 165 barrières à poissons et, du même coup, l’ouverture de 800 kilomètres de passe à poissons
  • La restauration de plus de 750 mètres de berges érodées par l’entremise du projet de stabilisation des berges de la rivière Niagara
  • La création de vastes zones de terres humides côtières pour fournir un habitat de pépinière au doré jaune, au musqué et à d’autres espèces dans la rivière Niagara, y compris des améliorations aux ruisseaux Gonder’s Flats, Usshers et Bakers

Il y a également eu des diminutions importantes des concentrations de produits chimiques dans l’eau, les poissons et la faune. Les activités de surveillance entreprises dans le cadre du Plan de gestion des substances toxiques de la Niagara ont démontré que les déversements de polluants de 18 substances toxiques d’intérêt prioritaire (tels que les benzènes chlorés, les pesticides, le mirex et les produits chimiques industriels) en Ontario ont été réduits de plus de 99 % entre 1986 et 1995.

Que reste-t-il à faire

Une analyse actualisée des contaminants du poisson sera effectuée à l’aide de plusieurs sources de données, et une enquête communautaire sera menée pour déterminer quels poissons de la rivière Niagara sont réellement consommés, et dans quelles quantités. Cela aidera à définir l’état des restrictions sur l’AUB de la consommation de poisson.

Une étude de repérage réalisée en 2019 permettra de définir les sources de bactéries limitant la baignade à une plage de la section canadienne du SP. D’ailleurs, il y a actuellement des efforts pour concevoir et mettre en œuvre des mesures visant à corriger la situation.

La création d’habitats aquatiques et humides se poursuivra, y compris les travaux visant à améliorer environ 2 kilomètres d’habitats riverains et littoraux le long de la rive de la partie supérieure de la rivière Niagara, qui visent directement la perte de l’habitat du poisson et de la faune, et la dégradation des populations de poissons et d’espèces sauvages dont les utilisations bénéfiques sont altérées. La surveillance continue des changements de l’écosystème se poursuit également, en vue de l’évaluation de la réussite des efforts de restauration.

Sur les 14 sites ciblés à l’origine pour l’évaluation et/ou la gestion des sédiments contaminés du côté canadien du SP, 11 n’ont aucune toxicité aiguë ou chronique dans la communauté benthique et 2 ont été nettoyés (p. ex. le site du récif Welland a été assaini en 1995, le ruisseau Lyons de l’Ouest a été assaini en 2007). Le site restant – le ruisseau Lyons de l’Est – a un protocole de contrôle administratif pour prévenir la perturbation des sédiments contaminés par la
biphényle polychloré, et un plan de surveillance à long terme est mis en œuvre.

La mise en œuvre continue du Plan de gestion des toxiques de la rivière Niagara et des mesures connexes visant à s’attaquer davantage aux sources ponctuelles et non ponctuelles de contamination toxique se poursuit, ce qui aidera à atténuer les restrictions sur la consommation de poisson et la dégradation de l’utilisation bénéfique.

Aperçu

La rivière Niagara est un SP binational, ce qui signifie que des efforts sont nécessaires à la fois au Canada et aux États-Unis afin de permettre la radiation de la liste des SP. Environnement et Changement climatique Canada continuera de collaborer avec les partenaires locaux et provinciaux à soutenir les mesures de restauration et à réaliser les études de surveillance et d’évaluation environnementale nécessaires pour confirmer l’atteinte des objectifs de qualité de l’environnement.

Partenaires

Les initiatives menées dans la rivière Niagara (section canadienne) s’inscrivent dans un partenariat entre le gouvernement du Canada, d’autres ordres de gouvernement et des groupes non gouvernementaux, y compris des membres du public.

Les travaux de restauration de l’environnement nécessitent une vaste expertise scientifique et technique, des connaissances locales et des efforts soutenus. Un organisme ou un groupe ne pourrait accomplir une telle tâche seul sans l’aide d’autrui.

La liste ci-dessous présente les participants qui ont contribué aux efforts déployés dans la rivière Niagara (section canadienne) :

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :