Refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada

Le refuge d'oiseaux migrateurs (ROM) du Haut-Canada est situé à l'ouest de Cornwall, Ontario. Il offre un site de repos pour beaucoup d'espèces de la sauvagine, comme les bernaches du Canada.

Importance du refuge : oiseaux migrateurs et espèces sauvages

Le refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada longe le fleuve Saint-Laurent, à 30 kilomètres en amont (à l’ouest) de Cornwall, en Ontario et s’étend dans la rivière jusqu’à la frontière internationale avec les États-Unis. Le site est géré par la Commission des parcs du Saint-Laurent et la province de l'Ontario. Avant la création de ce refuge, la région était un site de rétablissement de la bernache du Canada, où des oiseaux étaient gardés et nourris toute l’année.

La présence de bernaches résidentes et la disponibilité de nourriture ont attiré de plus en plus de bernaches du Canada en migration au fil des ans. À l’automne 1963, 980 bernaches tout au plus étaient dénombrées au refuge, dont 900 étaient en cours de migration. À peine un an plus tard, en 1964, 1 400 bernaches du Canada ont été dénombrées lors d’une halte migratoire au refuge pour se reposer et se nourrir. Le nombre de bernaches du Canada qui font halte au refuge durant leur migration peut atteindre 8 000 par saison. Cela s’ajoute aux 3 000 bernaches et à leur progéniture qui nichent au refuge et dans les terres agricoles avoisinantes. Autant de bernaches nichent, se reposent et se nourrissent à cinq kilomètres plus loin dans la Wilson Hill Wildlife Management Area. Les bernaches sont devenues si nombreuses à cet endroit, ces dernières années, que des mesures de contrôle ont dû être mises en œuvre.

Bernache du Canada
Bernache du Canada


Les bernaches du Canada sont les oiseaux les plus nombreux de ce refuge, mais sont loin d’être les seuls – on y trouve aussi de nombreux autres oiseaux aquatiques, dont des canards barboteurs (qui se nourrissent près de la surface de l’eau) tels que des colverts, des canards noirs et des sarcelles à ailes bleues, ainsi que des canards plongeurs (qui s’immergent sous la surface en quête de nourriture) tels que des grands harles. Les canards sont particulièrement nombreux au refuge durant les migrations printanières et automnales, quand ils se rassemblent dans les chenaux abrités entre la terre ferme et les îles pour se nourrir et se reposer. De nombreux canards font halte au refuge, mais peu y nichent. Les tentatives d’améliorer leur productivité, par l’ajout de plateformes de nidification pour colverts et de nichoirs à l’intention des canards branchus, ont été vaines. Beaucoup d’autres espèces visitent le refuge durant leur cycle de vie; on y voit souvent, notamment, des grands hérons, des martins-pêcheurs d’Amérique et des cormorans à aigrettes.

Le saviez-vous?

Les stations de baguage des oiseaux sont très importantes pour recueillir des données de recherche, en particulier en ce qui concerne les oiseaux migrateurs. Les oiseaux y sont capturés soigneusement, mesurés individuellement, dotés d’une petite bague à la patte portant un numéro d’identification, puis libérés. Le suivi des oiseaux bagués apporte aux chercheurs de précieux renseignements sur la destination, le moment de l’année et la nature des migrations des oiseaux, l’aire de répartition d’une espèce, son espérance de vie, et autres. Les stations de baguage sont souvent à la recherche de bénévoles prêts à être initiés au processus et à y contribuer. Y a-t-il une station de baguage près de chez vous? Voir le Réseau canadien de surveillance des migrations.

C’est au refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada que l’on trouve la plus importante station de baguage d’oiseaux de la voie migratoire de l’Atlantique. Chaque année, de 6 000 à 7 000 bernaches et de 1 200 à 1 500 canards y sont bagués. Ce refuge, à l’instar de la N.Y. State Wildlife Management Area située de l’autre côté de la rivière, est d’une grande importance, car il permet à la sauvagine de se rassembler et de se déplacer à l’échelle locale durant la saison de la chasse sans être perturbée.

Paysage

Le paysage du refuge est varié. Dans son ensemble, le refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada comporte une végétation diversifiée et des milieux humides qui attirent particulièrement la sauvagine en quête d’un endroit pour se reposer et se nourrir. Certains milieux humides du refuge comportent des arbres tels que des saules, des ormes et des frênes. Les rives exposées du Saint-Laurent sont surtout sablonneuses ou rocheuses, mais aux endroits où il existe une protection artificielle, par exemple là où un pont atteint une île, les rives sont souvent bordées de végétation de milieux humides.

Paysage du refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada
Paysage du refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada


Une bonne partie du refuge est occupée par des terres à bois, principalement destinées à l’exploitation acéricole (la culture et l’exploitation de l’érable à sucre), et des parcs herbeux dégagés. Comme le territoire du refuge couvre une partie du fleuve Saint-Laurent situé à proximité, jusqu’à la frontière américaine, il englobe plusieurs petites îles. On compte notamment l’île Morrison, l’île Nairne et la moitié nord de l’île Ault, ainsi que plusieurs autres îles, plus petites.

Des sections du refuge ont été modifiées pour accueillir les bernaches du Canada qui résident à longueur d’année. Ces modifications artificielles comprennent la création de deux étangs où les bernaches viennent se nourrir, ainsi que des aires de culture de maïs et de sarrasin pour nourrir les oiseaux. Des îlots de nidification pour bernaches ont été construits dans 20 étangs et mares artificielles, sur la terre ferme ainsi que sur l’île Ault.

Carte du refuge

Carte du refuge d'oiseaux migrateurs du Haut-Canada
  • Description longue

    Carte montrant l'emplacement du refuge d'oiseaux migrateurs (ROM) du Haut-Canada par rapport à l'Ontario, à Ingleside, au fleuve Saint-Laurent, au lac St. Lawrence et à la frontière américaine. La carte indique les limites du refuge, qui couvre les zones de terres et d'eau au sud de l'autoroute 401.  Le ROM s'étend jusqu'à la frontière américaine, dans le fleuve Saint-Laurent et est traversé par l'autoroute 2. L'échelle de la carte est en kilomètres. Les eaux permanentes, la frontière internationale, les routes ainsi que les autoroutes sont indiquées sur la carte. Un médaillon montre l'emplacement du refuge dans le Canada.

Planifiez votre visite

Il y a tant à faire et à voir au refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada! Les amateurs d’histoire peuvent apprécier une visite du parc commémoratif de la Bataille-de-la-Ferme-Crysler (disponsible en anglais seulement), et à certaines périodes de l’année, assister à une reconstitution historique de l’importante bataille de la guerre de 1812 qui a arrêté la tentative d’invasion du Canada de novembre 1813. Vous pouvez également remonter le temps et voir comment se passait la vie dans les années 1860 à Upper Canada Village, l’un des plus grands sites d’histoire vivante au Canada.

Les amateurs de nature peuvent se dégourdir les jambes en faisant de la marche, du vélo ou du ski dans les sentiers de nature du refuge, ou participer aux programmes environnementaux offerts toute l’année. Des sites de camping et de pique-nique sont également disponibles. En plus du parc commémoratif de la Bataille-de-la-Ferme-Crysler et d’Upper Canada Village, le refuge comprend aussi une marina, un terrain d’aviation et un terrain de golf!

Des refuges d’oiseaux migrateurs, tels que celui du Haut-Canada, sont établis à la grandeur du pays afin de protéger les oiseaux migrateurs durant les périodes critiques de leur cycle vital. Que ces refuges soient utilisés par les oiseaux pour s’alimenter, se reposer ou nicher, ils jouent un rôle important dans la survie de nombreuses espèces. Les conditions d'accès aux refuges varient d'un site à l'autre et sont établies par le propriétaire et le gestionnaire des terres. Veuillez-vous assurer de savoir comment protéger le refuge et veuillez lire les restrictions (notamment en ce qui concerne les armes à feu et la chasse) qui s’y appliquent afin de conserver la faune qui y vit. Les chats et les chiens ne peuvent circuler librement dans les refuges d’oiseaux migrateurs.  

Pour en savoir davantage sur les activités permises dans les refuges d’oiseaux migrateurs, veuillez consulter la section Gestion et activités du site Web. Pour en savoir davantage sur le refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada en particulier, veuillez communiquer avec notre bureau régional.

Éléments clés au sujet du refuge d’oiseaux migrateurs du Haut-Canada

Désignation de l’aire protégée Refuge d’oiseaux migrateurs
Province ou territoire Région de l’Ontario
Latitude et longitude 44°57' N, 75°03' O
Superficie 2 663 hectares
Date de création (publication dans la Gazette du Canada) 1961
Catégorie de gestion de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) Monument ou élément naturel (disponible en anglais seulement)
Autres désignations Aucune
Type d’habitat principal Eau ouverte, milieux humides, forêt terrestre, terres cultivées et de fauche et parcs
Espèces clés d’oiseaux Bernache du Canada
Autres espèces Oiseaux : Canard colvert, canard noir, canard branchu, sarcelle à ailes bleues, grand harle, cormoran à aigrettes, grand héron et martin-pêcheur d’Amérique
Espèces inscrites sous la Loi sur les espèces en péril (LEP) Aucune
Organisme de gestion Service canadien de la faune, région de l’Ontario
Propriétaires fonciers Commission des parcs du Saint-Laurent et province de l’Ontario

Liens connexes

Coordonnées

Environnement et Changement climatique Canada – région de l’Ontario
Service canadien de la faune
Conservation des écosystèmes
4905, rue Dufferin
Toronto (Ontario)  M3H 5T4

Sans frais : 1-800-668-6767 (au Canada seulement)
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

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