Plan de gestion de la réserve nationale de faune du Lac-Saint-François

Sommaire exécutif

La réserve nationale de faune du Lac-Saint-François a été créée en 1978 pour protéger un ensemble de marais et de marécages unique au Québec qui abrite une flore et une faune diversifiées et des espèces rares. Il s’agit d’une zone humide d’importance internationale en vertu de la Convention de Ramsar et d’une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO). Aujourd’hui, cette réserve protège des milieux humides exceptionnels et d’autres habitats pour favoriser la conservation des espèces en péril et des espèces d’oiseaux prioritaires.

Cette aire protégée d’une superficie de 1 316 hectares est située sur la rive sud du lac Saint-François, un élargissement naturel du fleuve Saint-Laurent, dans le sud-ouest du Québec, près de la frontière de l’Ontario et des États-Unis. Elle comprend un amalgame de milieux terrestres et humides, notamment des marais constitués de groupements végétaux à carex et à quenouilles, des marécages arborescents composés d’érablières rouges ainsi que des boisés au sol bien drainé occupés par des groupements dominés par des aubépines, des caryers et des érables à sucre. La réserve se caractérise par une biodiversité remarquable, parmi les plus importantes au Québec, car elle abrite plus de 293 espèces animales et plus de 547 espèces végétales. Au moins 15 de ces espèces sont en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada et 46 sont désignées par la province comme étant menacées ou vulnérables, ou susceptibles de l’être.

Treize espèces de sauvagine, dont la Bernache du Canada, le Canard colvert, le Canard noir, le Canard branchu et le Petit Fuligule, nichent dans la réserve. Les marais et les secteurs adjacents d’eau libre accueillent plus de 5 000 canards au printemps et quelque 8 000 canards pendant les migrations automnales. Parmi les 237 espèces d’oiseaux recensées dans cette réserve, on trouve plusieurs oiseaux terrestres et aquatiques nicheurs, dont la Paruline des ruisseaux, la Grive fauve et la Grue du Canada. Ce territoire abrite l’une des plus importantes populations de Troglodytes à bec court du Canada. On y observe des amphibiens et des reptiles, entre autres la salamandre à quatre orteils, la tortue mouchetée et la tortue serpentine ainsi que plusieurs espèces de mammifères, notamment le rat musqué, la souris sauteuse des champs, la grande chauve-souris brune, le castor, le cerf de Virginie et le coyote. Cette réserve offre également des habitats importants pour les espèces en péril de la région comme le Râle jaune, la tortue géographique et le noyer cendré.

La réserve nationale de faune du Lac-Saint-François est exposée à d’importantes menaces et présente des défis de gestion liés aux nombreuses activités anthropiques qui se déroulent à proximité, entre autres l’impact des activités humaines sur la réserve, le morcellement du territoire de la réserve, l’envahissement par des espèces végétales, la dégradation des habitats et des infrastructures ainsi que le développement du territoire environnant.

L’accès à la réserve est permis, mais il est restreint aux endroits prévus et à certaines périodes de l’année, soit d’avril à décembre. Certaines activités sont permises si elles sont compatibles avec les buts et les objectifs de conservation énoncés dans ce plan de gestion.

Les buts de ce plan de gestion sont : 1) de protéger et d’améliorer les habitats importants pour les espèces en péril, les espèces d’oiseaux prioritaires et d’autres espèces sauvages; 2) de consolider le territoire de la réserve et de promouvoir la conservation des habitats naturels sur les terres adjacentes pour permettre la connectivité et offrir de meilleures conditions écologiques; 3) de réduire les impacts des activités humaines sur la réserve; 4) de favoriser la sensibilisation du public et des communautés régionales à la conservation de la réserve, des espèces sauvages et de leurs habitats; 5) d’assurer la surveillance écologique de la réserve et d’améliorer les connaissances sur les espèces sauvages et leurs habitats.

Ce plan de gestion sera mis en œuvre sur un horizon de 10 ans en fonction des priorités et des ressources disponibles.

Il est entendu que le présent plan de gestion ne porte pas atteinte à la protection des droits existants — ancestraux ou issus de traités — des peuples autochtones du Canada découlant de leur reconnaissance et de leur confirmation au titre de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

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