Services de trafic maritime de la Garde côtière canadienne
Apprenez-en plus sur nos systèmes de communication, nos opérations, nos exigences en matière de participation, nos zones régionales de services de trafic et nos services communs de trafic maritime.
Sur cette page
- Systèmes de communication
- Opérations
- Exigences en matière de participation
- Zones régionales de services de trafic
- Services communs de trafic maritime
Systèmes de communication
Les Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) fournissent des services de trafic maritime au moyen du partage d’information entre les navires et les centres à terre. Ces services contribuent ainsi à renforcer la sécurité des voyages et à la protection du milieu marin.
Nous transmettons de l’information sur le trafic à tous les navires qui participent à notre système de gestion du trafic maritime. Les officiers des SCTM surveillent les déplacements des navires à l’aide :
- de la radio VHF
- du Système d’identification automatique
- du Système d’information sur la gestion du trafic maritime
- d’un radar de surveillance dans les zones de forte densité du trafic
Nos officiers des SCTM sont formés selon les normes internationales à l’Académie de la Grade côtière canadienne.
Opérations
Les navires doivent obtenir l’autorisation des services de gestion du trafic maritime avant de naviguer dans les eaux canadiennes. Les officiers des SCTM délivrent les autorisations après avoir examiné différents renseignements au sujet du navire, comme :
- son état
- son identité
- ses polluants
- ses intentions
- sa destination
Les navires en déplacement sont tenus d’assurer une écoute permanente des canaux très haute fréquence (VHF) marins désignés. Ils doivent aussi faire rapport à des points d’appel spécifiques. En retour, le Service du trafic maritime fournit :
- une assistance
- de l’information
- des renseignements météorologiques
- des services de sécurité de la navigation
- des renseignements concernant les autres navires en circulation
Nous avons mis en place des systèmes d’aiguillage du trafic à de nombreux endroits pour nous assurer que les navires se déplacent en toute sécurité. Il s’agit de voies à sens unique et de zones de séparation qui sont indiquées sur les cartes marines. Il existe également une zone interdite aux navires-citernes dans l’océan Pacifique qui s’applique aux navires-citernes transportant du pétrole brut en provenance de l’Alaska.
Les pouvoirs législatifs locaux ont mis en place des périmètres de déplacement restreint régis par leurs propres règles de sécurité. Ces systèmes sont surveillés par nos officiers, qui s’assurent que les navires respectent la législation en vigueur.
Exigences en matière de participation
Vous êtes tenu de participer à notre programme de services de trafic maritime, selon votre emplacement (veuillez consulter le ARNM), si votre navire :
- a une jauge brute de 300 tonnes et plus
- mesure 20 mètres ou plus de long
- remorque ou pousse un navire dont la jauge brute combinée est au moins 500 tonnes et plus
- transporte comme cargaison un polluant ou des marchandises dangereuses, ou qui est engagé dans le remorquage ou la poussée d'un navire qui transporte comme cargaison un polluant ou des marchandises dangereuses
Vous n’êtes pas tenu de participer au programme si votre navire est un :
- embarcation de plaisance de moins de 30 mètres de long
- navire remorquant ou poussant un bâtiment ou un objet dans une aire de flottage de billes
- bateau de pêche d’une longueur inférieure à 24 mètres et d’un tonnage brut ne dépassant pas 150 tonnes
Zones régionales de services de trafic
Les zones de services de trafic maritime sont divisées en 4 régions.
La région de l’Arctique
La région de l’Arctique constitue une zone de service de trafic maritime (telle que définie à l’annexe 4 du Règlement sur les zones de services de trafic maritime (DORS 2025-275)), qui est divisée en 16 zones de contrôle de la sécurité de la navigation.
La région de l’Atlantique
La région de l’Atlantique réglemente 7 zones de services de trafic maritime (telle que définie à l’annexe 3 du Règlement sur les zones de services de trafic maritime (DORS 2025-275)) :
- Baie Placentia
- St. John’s
- Port aux Basques
- Port d’Halifax et ses approches
- Détroit de Canso et approches de l’Est
- Détroit de Northumberland
- Baie de Fundy
Les services de trafic de Fundy ont un port américain dans leur zone de trafic, de sorte qu’il existe des ententes internationales pour aiguiller le trafic dans cette zone.
La région du Centre
La région du Centre réglemente 2 zones de services de trafic maritime, qui sont :
- Le fleuve Saint-Laurent (telle que définie à l’annexe 3 du Règlement sur les zones de services de trafic maritime (DORS 2025-275))
- Les fleuves Détroit et Saint-Clair (telle que définie à la partie 3 du Règlement sur la sécurité de la navigation, 2020)
La région de l’Ouest
La région de l’Ouest réglemente 2 zones de services de trafic maritime (telle que définie à l’annexe 1 du Règlement sur les zones de services de trafic maritime (DORS 2025-275)) :
- Victoria
- Prince Rupert
Services communs de trafic maritime
L’Entente sur les services communs de gestion du trafic maritime est une entente entre le Canada et les États-Unis.
Les services de trafic de Victoria et Prince Rupert fournissent des services de trafic maritime dans le cadre de cette entente. Leurs zones de service englobent les eaux canadiennes et américaines :
- du détroit de Haro
- du passage Boundary
- de la partie inférieure des détroits de Georgie
- des abords hauturiers du détroit Juan de Fuca
- des côtes de l’État de Washington depuis le 48e parallèle nord
Les services de trafic de Seattle, c’est-à-dire le système de trafic maritime de Puget Sound, à Seattle (État de Washington, aux États-Unis), proposent les services de la U.S Coast Guard (en anglais seulement). Les services de trafic de Seattle fournissent des services aussi bien dans les eaux canadiennes qu’américaines du détroit Juan de Fuca.
Un voyage type de l’Europe du Nord à Montréal
Plusieurs centres des SCTM surveillent le voyage type d’un navire entre l’Europe du Nord et Montréal, par exemple :
- SCTM d’Halifax, qui fournit des autorisations aux navires vingt-quatre heures avant d’entre dans les eaux canadiennes
- les services de trafic de Belle Isle (un secteur de service de trafic maritime volontaires), si le navire passe par le détroit de Belle Isle
- SCTM Sydney ou SCTM Port aux Basques si le navire passe par le détroit de Cabot
- SCTM Les Escoumins à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent
- SCTM Québec à l’arrivée des navires à Montréal
Le trajet dans sa totalité prend jusqu’à 2 jours et le navire est surveillé par plusieurs radars et stations radio VHF du Labrador à Montréal.
Un voyage type du Japon à Vancouver
Lors d’un voyage type entre le Japon et Vancouver, plusieurs officiers fournissent différents services de trafic maritime aux navires, entre autres les :
- SCTM Prince Rupert, qui fournit des autorisations aux navires vingt-quatre heures avant d’entre dans les eaux canadiennes
- SCTM Victoria, qui émettent :
- des communications lorsque le navire arrive à 50 milles marins de l’île de Vancouver
- une surveillance radar par radio VHF à distance dans le détroit Juan de Fuca
- services de trafic de Seattle, qui surveillent les déplacements du navire à l’aide des radars distants à mesure que le navire traverse le détroit de Juan de Fuca
Durant les 6 dernières heures du voyage, le navire est surveillé par SCTM Victoria à l’aide de plusieurs radars et stations radio VHF éloignées.