NCSM Huron

Deux navires ont porté le nom de Huron dans la Marine royale canadienne. Ils furent ainsi baptisés en l’honneur de la Première nation huronne.

NCSM Huron (1er du nom) (G24 / 216)

Mis en service le 19 juillet 1943, le destroyer Huron de la classe Tribal fut affecté à la 3e Flottille de destroyers de la British Home Fleet jusqu’à la fin de l’année. Il escorta des convois à destination ou en provenance de la Russie du Nord. En février 1944, le Huron se joignit à la 10e Flottille, à Plymouth, au Royaume-Uni, pour le débarquement. Il fut ainsi amené à croiser dans la Manche et dans le golfe de Gascogne et à participer aux opérations du jour J, le 6 juin 1944. Il contribua notamment à couler le torpilleur T-29 ainsi que le destroyer Z‑32. De retour au Canada, il entra en carénage, mais celui-ci fut interrompu par la fin de la guerre. Il fut désarmé le 9 mars 1946 avant d’être réarmé, en 1950, pour servir de navire-école. Le 22 janvier 1951, il entama la première de ses 2 périodes de service au large de la Corée. Il fut ensuite réintégré dans son rôle du temps de paix jusqu’à ce qu’il soit finalement désarmé le 30 avril 1963 à Halifax. Il fut envoyé à la casse à La Spezia, en Italie, en 1965.

NCSM Huron (2e du nom) (281)

Destroyer de la classe Iroquois, le second Huron fut mis en service le 16 décembre 1972 à Sorel (Québec) et était stationné à Halifax. Il fut conçu pour remplir des missions de protection de convois et de guerre anti-sous-marine contre ce qui constituait, durant la guerre froide, la formidable armada de sous-marins soviétiques. En 1977, il participa à la revue navale du Jubilé d’argent au Royaume-Uni. En 1980, lors d’une mission de patrouille, il porta secours à l’équipage du Maurice Desgagnés, cargo canadien dont la coque avait été percée à la suite d’un ripage de la cargaison. En 1980, il prit part à des exercices en Méditerranée et fut désigné pour transporter le gouverneur général du Canada à l’occasion de sa visite de 5 ports scandinaves. En 1987, il fut transféré à Esquimalt (Colombie-Britannique) et en 1990, il participa, en même temps que le Kootenay et l’Annapolis, à la première visite de bâtiments de guerre canadiens à Vladivostok depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1991, il alla relever son navire-jumeau, l’Athabaskan, dans le golfe Persique avant d’entrer en carénage pour une année. Le Huron fut ensuite déployé dans l’Adriatique en 1993, dans le cadre de l’embargo maritime entrepris par les Nations Unies contre l’ex-Yougoslavie. En 1999, au large des côtes de la Colombie-Britannique, il intercepta un bateau civil qui transportait des migrants illégaux. Le 4 décembre 2000, le Huron fut mis en cale sèche dans l’attente de son désarmement le 31 mai 2003. Dans les 4 années qui suivirent, il fut cannibalisé de tout ce qui pouvait être utile à ses 3 navires-jumeaux. Le 14 mai 2007, il fut remorqué à 150 km au large de Vancouver (Colombie-Britannique) dans le cadre de l’exercice TRIDENT FURY. Il servit alors de cible à une force opérationnelle navale composée de 8 navires et de 40 avions qui le coulèrent au bout de 5 heures.

Devise : « Les braves sont toujours prêts » (Ready the Brave)

Honneurs de bataille

  • Arctique 1943-1945
  • Manche 1944
  • Normandie 1944
  • Corée 1951-1953
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