Communiqué

Du 14 au 15 novembre 2017, des délégations de 80 pays se sont réunies à Vancouver, au Canada, afin de réaffirmer leur engagement envers les missions de maintien de la paix des Nations Unies. 

Depuis plus de soixante ans, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies servent de modèle de l’engagement mondial commun envers la paix et la sécurité internationales  s’avérant d’être l’un des outils les plus efficaces pour aider les pays hôtes et leur population à cheminer sur la route sinueuse menant du conflit à la paix.  

Nous saluons les braves hommes et femmes affectés aux opérations de maintien de la paix partout dans le monde, et nous rendons hommage à ceux et celles qui ont fait le sacrifice ultime pour la cause de la paix.

Comme la complexité de ces opérations augmente, les Nations Unies doivent aussi évoluer; non seulement pour suivre la cadence, mais pour pouvoir anticiper, s’adapter et réagir – autrement et mieux – aux enjeux qui se présentent. En tant que membres des Nations Unies, à titre de pays hôte ou de fournisseur de troupes, de policiers, de ressources financières ou d’équipement, nous avons un rôle essentiel à jouer dans cette évolution. Nous reconnaissons que notre succès n’est possible qu’en misant sur une collaboration mutuelle et avec le Secrétariat des Nations Unies et les organismes régionaux.

La voie de l’avenir du maintien de la paix des Nations Unies : Travailler autrement et mieux, ensemble

Pour ce faire, nous devons travailler ensemble pour réformer nos institutions communes, améliorer l’efficacité opérationnelle et assurer un effort collectif soutenu afin de combler les écarts de capacités dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Nous devons également intégrer les questions d’égalité des genres dans la définition et la prestation de ces capacités, si nous souhaitons vraiment faire autrement et mieux.  

Nous sommes donc très encouragés par les initiatives prises par le secrétaire général pour poursuivre la réforme dans les domaines de la gestion, du développement, de la paix et de la sécurité et de l’égalité des genres. Nous prenons acte de l’examen des opérations de paix de 20151 et de l’orientation complémentaire de ces processus pour faire en sorte que les opérations de maintien de la paix des Nations Unies soient davantage axées sur le terrain et pour faire des gens notre priorité. Les Nations Unies doivent évoluer pour mieux faire face aux enjeux critiques que sont la conception, la planification, le ressourcement, l’exécution et la surveillance des opérations de maintien de la paix.

Nous accueillons avec plaisir les nouveaux engagements pris par 48 délégations au cours de la Réunion des ministres de la Défense à Vancouver, ainsi que les progrès que ces annonces de contribution ont permis d’accomplir pour combler les écarts persistants en matière de capacités et pour améliorer le rendement et les capacités des  membres en uniforme et du personnel civil. Ces efforts collectifs — la planification, les engagements, le rendement, en plus de la primauté des politiques et des partenariats — ont permis d’étayer notre approche à l’égard de la mise sur pied d’une force stratégique et jouent un rôle essentiel dans la réussite des opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

Au fur et à mesure que nous continuons d’améliorer la mise sur pied de la force stratégique, nous devons élargir nos horizons de planification. Dans nos discussions sur les capacités, nous devons voir au-delà des lacunes opérationnelles à court terme ou des plafonds de contributions de troupes et de policiers. Nous devons élaborer systématiquement et de manière transparente des solutions à long terme pour la mise sur pied de la force, notamment par l’analytique de missions fondée sur des données; s’attaquer de manière proactive aux questions de genre, aux capacités policières et francophones, ces dernières étant toujours en pénurie et importantes pour la réussite des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Nous devons également tenir compte, dès le départ, des stratégies de retrait des opérations de maintien de la paix. 

Conformément à ces objectifs, à Vancouver, nous avons relevé des moyens concrets d’aller de l’avant dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, en travaillant autrement et mieux, ensemble, de la façon suivante :

  • En réitérant nos engagements envers le maintien de la paix des Nations Unies, par l’intermédiaire de la nouvelle génération d’engagements conjoints;
  • En améliorant notre capacité à respecter cet engagement, au moyen d’innovations en matière de formation et de renforcement des capacités;
  • En harmonisant nos capacités correspondantes, là où elles sont le plus nécessaires sur le terrain, au moyen de stratégies concertées et intégrées de protection des personnes à risque;
  • En améliorant l’efficacité des stratégies utilisées pour générer ces capacités, au moyen d’approches améliorées de partenariat et de planification dans le cadre d’alertes avancées et de déploiements rapides.

Nous avons en outre affirmé que l’intégration de la perspective des genres, l’amélioration de la connaissance des langues et des cultures locales, notamment la nécessité de se concentrer sur les opérations en milieux francophones, et le renforcement de la police des Nations Unies sont la clé de la réussite à long terme de ces objectifs.

Les engagements conjoints 

D’abord et avant tout, nous avons souligné la nécessité d’aller au-delà des modèles traditionnels d’engagement et de déploiement afin d’examiner des façons dont de nombreux pays pourraient partager le fardeau de la prestation des capacités les plus sollicitées. Les engagements conjoints sont en soi un moteur qui assure la prévisibilité de l’offre nécessaire pour améliorer les chances de réussite à long terme d’une mission. Nous encourageons les États membres à cerner les domaines où ils pourraient mettre en œuvre des engagements conjoints et nous saluons les initiatives en cours, comme les efforts déployés par les États membres et le Secrétariat de l’ONU pour établir des plans de rotation pour les avions de transport militaire dans le cadre de la mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali.

Depuis le tout début, la mise sur pied de la force stratégique nous pousse à examiner les capacités nécessaires à l’exécution des mandats et à assurer la protection et la sécurité du personnel des Nations Unies sur le terrain. Les engagements conjoints sont un moyen de combler les écarts les plus importants en matière de capacités dans le cadre des missions de maintien de la paix des Nations Unies, particulièrement dans des domaines tels que l’aviation, le génie et les services médicaux.

À cet égard, nous encourageons le Secrétariat de l’ONU à travailler en étroite collaboration avec les États membres, particulièrement avec les pays fournisseurs de troupes, de policiers, de ressources financières et d’équipement, pour consolider les capacités de maintien de la paix de l’ONU. Nous réitérons notre demande au secrétaire général de s’assurer que l’ONU – particulièrement les bureaux qui supervisent les missions de maintien de la paix, le soutien sur le terrain et la gestion – dispose de systèmes pour déployer, intégrer et maintenir les ressources nouvellement engagées avec rapidité et selon les besoins particuliers de chaque mission, notamment dans des domaines tels que le transport aérien, le soutien technique rapide, les quartiers généraux des forces et le recrutement de policiers et de civils.

Une mise en œuvre efficace du mandat nécessite également une attention soutenue aux efforts déployés pour combler les lacunes chroniques relatives aux capacités policières, francophones et en matière d’égalité des genres. Ces capacités sont essentielles à l’atteinte des objectifs d’une mission. Elles permettent de maintenir un dialogue constructif avec les populations locales et d’établir les bases du succès du pays hôte.

Nous reconnaissons également le lien direct entre une participation accrue des femmes aux missions de paix et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. La participation des femmes élargit les compétences et les capacités dans toutes les catégories de personnel et améliore l’image, l’accessibilité et la crédibilité d’une mission auprès de la population locale. Nous demandons donc aux États membres de concrétiser les engagements pris à la Conférence des ministres de la Défense sur le maintien de la paix des Nations Unies à Londres, soit de doubler le nombre de femmes soldats de la paix dans les missions d’ici 2020, y compris déployer au moins 15 p. 100 d’observatrices militaires ou d’officières d’état-major et 20 p. 100 de policières. Nous saluons le lancement du réseau international des champions militaires de l’égalité des genres, qui contribuera à l’atteinte de ces objectifs, et nous encourageons les États membres à nommer des champions et à se joindre au Réseau des chefs de la défense sure les femmes, la paix et la sécurité.

Nous sommes conscients que pour faire tomber les barrières structurelles qui empêchent la pleine participation des femmes aux forces militaires nationales et aux missions de paix de l’ONU, ces objectifs devraient être appuyés par des initiatives de recrutement,  de formation et de promotion ciblant les femmes, des stratégies de maintien en poste, des examens des restrictions imposées aux groupes professionnels militaires, l’établissement de rapports périodiques sur la proportion d’hommes et de femmes dans les forces, et la mise en œuvre d’outils de budgétisation tenant compte des genres. Nous soulignons également l’importance de promouvoir l’autonomie des femmes au sein des forces de maintien de la paix afin d’assurer leur accès égal aux postes de haute direction pertinents.

L’innovation en matière d’instruction et de renforcement des capacités

Ensuite, nous avons demandé l’établissement d’un partenariat de formation international renouvelé pour les missions de paix de l’ONU, et nous avons encouragé les engagements des États membres dans le domaine du renforcement des capacités liées au maintien de la paix. La complexité des opérations d’aujourd’hui nécessite des mesures coordonnées et transversales pour améliorer l’équipement et  la formation des soldats de la paix,  y compris les forces de police de l’ONU. Bien que les pays fournisseurs de troupes et de policiers demeurent responsables de la prestation de l’instruction, les États membres, les organisations régionales et le Secrétariat de l’ONU possèdent de nombreuses connaissances et une vaste expérience qu’un pays, à lui seul, quel qu’il soit, ne peut égaler.

Par conséquent, nous recommandons que cette relation renouvelée soit fondée sur une  formation durable et un renforcement des capacités ainsi que sur un apprentissage entre pairs appuyés par des partenariats triangulaires élargis entre les donneurs, les pays fournisseurs de troupes et de policiers et le Secrétariat de l’ONU. Cette mesure comprendrait des cadres axés sur des besoins en développement des forces et des policiers à long terme, orientés par des évaluations de rendement axées sur les données et qui assurent la continuité entre les soldats de la paix qui reçoivent l’équipement et l’instruction et ceux qui sont déployés.

Nous accueillons favorablement la création d’un centre de formation des formateurs à Entebbe et nous encourageons l’adoption d’excellentes pratiques novatrices, comme l’utilisation d’équipes mobiles d’entraînement. De même, nous reconnaissons la valeur de  la formation et du soutien pour les chefs de mission, et c’est pourquoi nous sommes favorables à la transition vers une  formation en cours de mission fondée sur des scénarios et des initiatives de partenariat en leadership.

Nous reconnaissons la nécessité de consolider la formation préalable au déploiement pour les policiers de l’ONU, y compris par l’utilisation du cadre d’orientation stratégique comme base de l’orientation opérationnelle et des outils de formation, pour assurer une cohérence entre tous les pays fournisseurs de policiers.

Nous sommes conscients qu’il existe des barrières au perfectionnement et au déploiement de femmes soldats de la paix et d’instructrices en maintien de la paix qualifiées, et nous nous engageons à créer des mécanismes pour surmonter ces obstacles afin d’offrir aux femmes davantage de possibilités dans le domaine du maintien de la paix.

Nous reconnaissons également qu’un certain nombre de grandes opérations de maintien de la paix de l’ONU se déroulent dans des environnements francophones. Nous devons continuer à combler les lacunes linguistiques et à améliorer les capacités opérationnelles dans l’ensemble des missions, y compris celles menées dans des régions francophones, en misant sur des occasions de partenariats novateurs. Nous nous réjouissons donc de la tenue de la Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone à Paris, en octobre 2016, nous apprécions le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie, et nous encourageons les initiatives de suivi visant à renforcer la capacité des partenaires francophones qui participeront à des missions de maintien de la paix de l’ONU.

Nous encourageons également les efforts soutenus en vue d’évaluer et d’améliorer le rendement des contingents. Nous convenons que l’emploi de soldats de la paix à rendement élevé est essentiel au succès de toute mission. Nous insistons fortement sur le rôle des États membres pour ce qui est d’assurer l’état de préparation opérationnelle et la certification de leurs soldats de la paix. Nous reconnaissons qu’il est nécessaire que l’ONU consulte plus tôt et plus régulièrement les pays fournisseurs de troupes et de policiers afin de relever les lacunes en matière de formation et de déterminer les mécanismes de correction à adopter pour combler ces lacunes, dans la mesure du possible.

La protection des personnes à risque

Troisièmement, nous avons souligné le fait que la protection des personnes se trouve au coeur des opérations multidimensionnelles et modernes de maintien de la paix des Nations Unies. Pendant deux décennies, la communauté internationale s’est tournée vers les Nations Unies et les opérations de paix régionales pour intervenir dans des conflits marqués par une violence inacceptable à l’endroit des populations civiles. Aujourd’hui, plus de 95 p. 100 du personnel du maintien de la paix des Nations Unies est affecté à des missions assorties d’un mandat de protection des civils.

Dans ce but, nous insistons sur l’importance d’appuyer des stratégies complètes de protection des civils. Pour ce faire, il convient notamment de donner aux soldats de la paix déployés de la formation sur la protection des civils et de renforcer la responsabilisation à l’égard de la mise en œuvre des mandats de protection des civils. Nous prenons acte des initiatives prises par des États membres pour adopter des pratiques exemplaires comme stipulé dans les principes de Kigali pour les missions assorties d’un mandat de protection des civils.

Nous constatons que l’intégration des perspectives des genres à tous les niveaux du maintien de la paix est essentielle pour la protection des civils. Le personnel doit être adéquatement formé pour pouvoir prévenir et reconnaître les incidents de violence sexuelle et de violence fondée sur le genre dans les conflits, et intervenir en conséquence. Pour ce faire, il faut reconnaître les vulnérabilités uniques propres aux femmes, aux hommes, aux filles et aux garçons dans un environnement de maintien de la paix. Il faut intégrer les considérations de genre à toute la doctrine et la planification militaire, déployer des femmes soldats de la paix pour qu’elles interagissent avec certains segments de la population locale, et nommer des défenseurs des droits des victimes et des protecteurs, au besoin.

Nous reconnaissons qu’une part également importante de la protection des personnes à risque comprend le renforcement des capacités des pays hôtes. Là où son mandat l’autorise à intervenir, la police des Nations Unies joue un rôle important dans le renforcement de la confiance et de la capacité d’un pays hôte à renforcer ses services de police et de justice, ce qui permet aux Nations Unies de réduire leurs effectifs et, ultimement, de mettre fin à leurs opérations de maintien de la paix. Ainsi, nous demandons à la police des Nations Unies de se concentrer davantage sur  la mise en place et le soutien d’équipes spécialisées qui peuvent mieux répondre aux besoins déterminés par le pays hôte, selon le cas, et d’intégrer des équipes spécialisées dans la gamme complète des opérations de maintien de la paix conformément aux mandats des missions.

Par ailleurs, nous condamnons vivement l’exploitation et les atteintes sexuelles qui sont commises par les soldats de la paix et le personnel des Nations Unies, et nous exhortons les États membres et le Secrétariat des Nations Unies à redoubler d’efforts pour la prévention, la responsabilisation et l’aide aux victimes. Nous apprécions les plus récents efforts déployés par le secrétaire général pour établir un cercle de leadership de haut niveau et pour conclure une entente volontaire avec les États membres afin d’éliminer l’exploitation et les atteintes sexuelles. Nous encourageons tous les membres à donner suite à cette initiative avec les Nations Unies et à la mettre pleinement en œuvre.

Nous accueillons la récente adoption par les Nations Unies d’une approche axée sur la victime, et la nomination d’un défenseur des droits des victimes qui, à cet égard, cherchera à identifier clairement les politiques et les normes adéquates pour aider les victimes de tels actes haineux.

Nous rappelons également que le maintien de la paix peut jouer un rôle important en ce qui concerne la protection des enfants dans les conflits. Nous prenons note l’initiative prise par des États membres d’élaborer des normes dans ce domaine, notamment les Principes de Vancouver sur le maintien de la paix et sur la prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats.

Nous reconnaissons aussi l’importance de mener des missions de maintien de la paix qui présentent un minimum de risques pour les personnes, les sociétés et les écosystèmes, et qui atteignent une efficacité optimale dans leur utilisation des ressources naturelles, dans la mesure du possible.

L’alerte avancée et les déploiements rapides 

Quatrièmement, nous avons réitéré le fait qu’une alerte avancée et qu’un déploiement rapide efficaces sont essentiels pour accroître la confiance parmi les populations civiles et pour prévenir et interrompre les escalades de violence. 

La fragmentation au sein des Nations Unies demeure un obstacle majeur à l’intervention rapide et efficace dans les situations présentant des défis en matière de paix et de sécurité. Nous exhortons le Secrétariat de l’ONU à accroître la cohérence dans l’ensemble du système de l’ONU et à s’unir dans l’action, afin d’aider à renforcer l’alerte avancée, l’évaluation, l’analyse et la connaissance de la situation, notamment les capacités de renseignement dans le contexte du maintien de la paix.

Par ailleurs, nous encourageons le Secrétariat à mettre davantage l’accent sur les approches intégrées, notamment les mécanismes de planification, en vue d’appuyer la planification en situation de crise imprévue. Nous insistons sur le fait que les services de police sont une partie intégrante du maintien de la paix de l’ONU lorsque ceux-ci sont ordonnés et, par conséquent, nous soulignons l’importance d’intégrer pleinement la planification des services de police au processus de planification globale des missions.

La coopération et le partenariat entre l’état hôte, les membres du Conseil de sécurité, les pays fournisseurs de troupes, de policiers, de ressources financières et d’équipement, les organisations régionales et le Secrétariat de l’ONU sont essentiels pour tirer profit de ces engagements clés, ainsi que pour reconnaître et éliminer les obstacles bureaucratiques qui continuent de nuire à un déploiement rapide sur le terrain et à l’intérieur de ce dernier. L’élaboration d’une liste d’unités militaires et policières prêtes à être déployées depuis leur pays d’origine dans les 60 jours est un important pas vers l’avant.

Nous continuons de reconnaître le rôle essentiel que jouent les organisations régionales et infrarégionales dans la lutte aux défis les plus difficiles au monde en matière de paix et de sécurité. Plus précisément, nous reconnaissons les efforts déployés par l’Union africaine et ses mécanismes sous-régionaux afin de mettre en œuvre la capacité de déploiement rapide de la Force africaine en attente. Nous savons que des pratiques novatrices et des partenariats peuvent développer davantage les capacités opérationnelles de la Force et améliorer les capacités de planification de l’UA et de l’ONU.

Enfin, nous constatons que les forces de maintien de la paix de l’ONU doivent être prêtes à intervenir dans un large éventail de situations et qu’aucun avantage ne devrait être retenu envers ceux qui œuvrent pour la paix. Par conséquent, nous encourageons l’ONU à poursuivre l’essai et l’utilisation de technologies novatrices et modernes sur le terrain, le cas échéant, et conformément aux principes de base du maintien de la paix.

Considérés dans leur ensemble, et en travaillant différemment et mieux, ces efforts amélioreront le maintien de la paix de l’ONU car ils misent sur la force de nos partenariats et sur le but commun pour s’assurer que le maintien de la paix de l’ONU est adapté à l’objectif poursuivi au 21e siècle.

Nous reconnaissons ce but commun comme la raison d’être derrière nos discussions fructueuses à la Réunion des ministres de la Défense sur le maintien de la paix de l’ONU de 2017. Nous sommes reconnaissants de l’appui des États membres, des organisations régionales et du Secrétariat de l’ONU à l’approche de la rencontre ministérielle de Vancouver, notamment trois conférences préparatoires organisées au Bangladesh, au Japon et au Rwanda. Nous sommes également reconnaissants du soutien indéfectible des coorganisateurs de la rencontre ministérielle de Vancouver, y compris le Bangladesh, l’Éthiopie, l’Indonésie, le Japon, les Pays-Bas, le Pakistan, le Rwanda, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Uruguay.

Enfin, nous saluons les efforts déployés par les États membres pour faire progresser leurs engagements depuis 2014, et nous encourageons tous les États membres à s’assurer que leurs engagements sont inscrits dans le Système de disponibilité de capacité de maintien de la paix. Nous constatons que les engagements pris à ces conférences de haut niveau font une différence sur le terrain, sauvent des vies et améliorent les missions de maintien de la paix de l’ONU.

Le communiqué de Vancouver a été endossé par les États membres suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Bangladesh, Belgique, Bénin, Bhoutan, Brésil, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Colombie, Croatie, République Tchèque, Danemark, Espagne, Estonie, États Unis, Éthiopie, Fidji, Finlande, France, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Hongrie, Irlande, Italie, Japon, Kazakhstan, Kenya, Kirghizistan, Lituanie, Malaisie, Maroc, Mexique, Népal, Nigeria, Norvège, Ouganda, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République de Corée, Roumanie, Royaume-Uni, Rwanda, Sénégal, Serbie, Sierra Leone, Sri Lanka, Suède, Thaïlande, Ukraine, Vietnam, et la Zambie.


1. Le rapport du Groupe indépendant de haut niveau chargé d’étudier les opérations de paix
(A/70/95-S/2015/446) et le rapport du secrétaire général sur la mise en œuvre des recommandations du Comité (A/70/357-S/2015/682).

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