Discours du ministre de la Défense Harjit S. Sajjan

Transcription

Séance plénière d’ouverture

La major-général Tammy Harris : Bon nombre d’entre vous connaissent notre premier conférencier, l’hôte canadien de la conférence d’aujourd’hui, l’honorable Harjit Sajjan. Le ministre Sajjan a été détective au Service de police de Vancouver. Il a participé à quatre affectations à des opérations en tant que membre de la Force de réserve. Depuis novembre 2015, il est ministre de la Défense nationale du Canada.

En juin dernier, il a dirigé le développement et la publication de la nouvelle politique de défense du Canada, Protection, Sécurité, Engagement. Le ministre Sajjan a été élu au Parlement en 2015 et représente la circonscription de Vancouver-Sud. Je peux vous dire qu’il est un fervent défenseur et partisan de l’intégration de la perspective des genres aux opérations militaires et à la planification. Mesdames et Messieurs, c’est donc avec plaisir que j’invite maintenant le ministre Sajjan à prendre la parole.

L’honorable Harjit Sajjan : Mesdames et Messieurs, j’aimerais tout d’abord souligner que nous nous trouvons sur le territoire appartenant aux Salishes de la côte. Monsieur le Premier Ministre, Madame Jean, Général Dallaire, Monsieur Lacroix, Monsieur Khare, Chers Collègues Ministres canadiens, Vos Excellences, Chers Délégués.

Bienvenue de nouveau à Vancouver. C’est agréable de voir le soleil percer à travers les nuages. Nous avons passé une belle journée. Et une autre belle journée nous attend, grâce à notre large éventail de panélistes qui ont une véritable expérience et une grande expertise. Je tiens à souligner les efforts de nos coorganisateurs pour cette rencontre ministérielle : le Bangladesh, l’Éthiopie, l’Indonésie, le Japon, les Pays-Bas, le Pakistan, le Rwanda, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Uruguay et, bien sûr, l’Organisation des Nations unies.

J’aimerais exprimer notre reconnaissance à ceux qui ont aidé à préparer cette rencontre ministérielle, lors des réunions préparatoires organisées ces derniers mois à Tokyo, à Kigali et à Dacca. Nous nous réunissons à un moment crucial. Ces dernières années, nous avons déployé des efforts ciblés pour moderniser les opérations de maintien de la paix des Nations Unies afin qu’elles reflètent les défis de notre monde moderne et y répondent, qu’il s’agisse de l’incidence des acteurs non étatiques, de la prolifération des armes légères ou de l’exploitation inacceptable des femmes et des enfants.

Les défis du XXIe siècle nécessitent un leadership remarquable et des mesures coordonnées dans le monde entier. Pour répondre aux besoins, nous devons repenser les volets traditionnels de nos opérations, la formation, l’équipement, les capacités et la sensibilisation. Nous devons réfléchir à la manière dont nous, États membres, formons nos propres contributions. Pour ce faire, il nous faut travailler en étroite collaboration sur les questions militaires, de police, d’équipement et de contributions financières et suivre une approche pangouvernementale pour traiter des causes profondes des conflits.

Nous devons examiner de nouvelles manières de mettre l’accent sur la prévention, d’être plus réactifs et de faire participer davantage les femmes. La semaine dernière, le Canada a pris une mesure importante en ce sens. Nous avons annoncé la publication du Plan national d’action du Canada consacré aux femmes, à la paix et à la sécurité. Il contribuera grandement à aider le Canada à renforcer l’intégration de la perspective des genres dans ses politiques internes et ses opérations à l’étranger.

Nous croyons que ce type d’initiative est essentiel à nos progrès vers des opérations de maintien de la paix différentes et de meilleure qualité. Nous savons que les opérations de maintien de la paix des Nations Unies comportent d’importantes lacunes. Cette conférence encouragera et mettra en lumière les engagements qui entraîneront des résultats et des ressources tangibles.

Hier soir, j’ai évoqué le défi qui se présente à nous, c’est-à-dire la nécessité de déterminer ce que nous pouvons améliorer et ce que nous devons modifier. C’est ce défi que nous devrons garder à l’esprit tout au long de la journée et pendant toutes les séances auxquelles nous participerons. Qu’il s’agisse d’intégrer la perspective des genres, d’améliorer les services de police ou de renforcer les compétences dans la deuxième langue pour que les troupes puissent intervenir dans les nombreuses zones francophones de conflit, nous devons être prêts à tester de nouvelles méthodes qui reflètent mieux la réalité du monde actuel.

Un monde dans lequel notre personnel doit s’acquitter de mandats complexes. Nous avons tous un intérêt direct à relever les nombreux défis dans les zones de conflit du monde entier. Il est essentiel d’assurer la collaboration entre les partenaires afin de renforcer la paix et la sécurité dans le monde. L’histoire des opérations de maintien de la paix de l’ONU est marquée par des réussites remarquables. Il est désormais l’heure d’écrire le prochain chapitre. Convenons aujourd’hui de réaliser des progrès significatifs qui offriront la sécurité et le réconfort aux populations à risque du monde entier. Merci beaucoup.

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