S’adapter à un nouveau milieu et à un rôle unique pendant l’opération Artemis

Article de nouvelles / Le 28 mai 2019

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Par le major Anthony Stuckless

En juillet 2018, le 443e Escadron d’hélicoptères maritimes, qui fait partie de la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse, mais qui est basé à Esquimalt, en Colombie-Britannique, a reçu une demande d’affectation d’un officier de l’air à l’opération Artemis.

L’opération Artemis constitue la participation du Canada à la Force opérationnelle multinationale 150 (FOM 150), la force opérationnelle multinationale menée par les Forces maritimes multinationales (CMF) qui veille à la sécurité maritime en vue de lutter contre le terrorisme et des activités connexes dans les golfes d’Oman et d’Aden, la mer Rouge et l’océan Indien.

Dès que j’ai pris ma retraite de la Force régulière en août 2016 et que je me suis enrôlé dans la Réserve de l’Aviation royale canadienne, j’ai demandé à participer à au moins un autre déploiement avant de prendre ma retraite de la Force de réserve. Lorsqu’on a reçu la demande portant sur l’opération Artemis, j’ai proposé ma candidature et on m’a confié le poste. Après de nombreux processus liés au déploiement et la signature d’un contrat à temps plein, je me suis retrouvé à Halifax, en Nouvelle-Écosse, afin de participer à une période de préparation de trois semaines préalable à ma mission.

Pendant notre passage à Halifax, nous avons entrepris notre aventure, d’abord afin de nous préparer à notre opération, puis en vue du déploiement en soi. Notre groupe se composait de trente Canadiens (vingt-cinq de la Marine royale canadienne, trois de l’Armée canadienne, un de l’ARC, ainsi qu’un civil) et de sept militaires de la Royal Australian Navy. J’ai trouvé intéressant de constater la facilité avec laquelle nous avons formé un groupe malgré nos origines et niveaux d’expérience extrêmement différents. Il était aussi intéressant de voir Halifax à travers les yeux de nos amis australiens, qui y venaient pour la toute première fois. À la fin de ces trois semaines, après avoir travaillé dur et nous être amusés tout autant, on a déclaré que nous étions prêts sur le plan opérationnel.

J’ai ensuite passé une semaine chez moi, à Victoria, en Colombie-Britannique, avant d’entreprendre le long voyage autour du monde à destination de Manama, à Bahreïn. J’étais heureux de revenir chez moi, mais, comme dans le cas de tous les déploiements, c’était légèrement surréel d’être là et d’avoir en même temps entrepris mon déploiement, d’une certaine façon.

À la fin de cette semaine, après avoir fait des adieux difficiles à ma charmante femme, Brigitte, je suis monté à bord de l’avion pour officiellement amorcer mon déploiement.

Il y avait indubitablement beaucoup à apprendre lorsque nous sommes arrivés dans le théâtre d’opérations, et, pour moi, tout était nouveau. Je n’avais pas beaucoup d'expérience comme officier d’état-major, et il m’a aussi fallu un certain temps pour m’habituer au fonctionnement des CMF.

Mon poste d’officier de l’air N35 fait partie de l’équipe des opérations en cours (appelé « N3 »), qui gère les activités quotidiennes de la FOM 150. Je coordonne l’appui aérien pour les opérations qui servent à « surveiller le ciel ». Je travaille avec les autres membres de l’équipe N3 pour veiller à ce que nos appareils de reconnaissance aérienne fournissent la bonne information au bon moment pour aider nos navires à faire échec aux activités illicites.

Cette tâche peut être difficile, car la demande de ressources aériennes dépasse toujours la disponibilité de celles-ci. Pour cette raison, je travaille avec des militaires d’autres pays faisant partie des CMF pour maximiser l’efficacité des missions aériennes. J’agis aussi à titre d’expert au sujet des questions relatives aux activités des hélicoptères affectés à des navires, en raison de mon expérience de pilote d’hélicoptère maritime.

Le déploiement s’est révélé une belle occasion d’apporter ma contribution dans mon rôle principal et aussi d’apprendre. Les CMF réunissent de nombreux pays, notamment ceux membres de l’OTAN, ceux membres du Conseil de coopération du Golfe et plusieurs autres de la région. Travailler dans une grande organisation multinationale m’a permis de voir l’objectif de l’opération Artemis sous un angle nouveau. J’avais participé à un déploiement avec la FOM 150 à bord du navire canadien de Sa Majesté Calgary en 2008, dans le cadre duquel j’avais vu l’aspect « pointu » de la mission. Ce nouveau déploiement m’a permis de voir l’autre côté de l’équation dans l’état-major de la FOM 150.

J’ai aussi eu l’occasion de prendre part à un voyage à Mascate, en Oman, en décembre 2018, qui a servi d’activité de leadership importante et de mobilisation régionale pour renforcer les relations dans la région. Je suis aussi allé aux Seychelles et j’ai rencontré le détachement du CP-140 Aurora et le personnel du NCSM Regina à leur arrivée là-bas à la fin de mars 2019.

Enfin, le dernier point et non le moindre, j’ai le privilège de faire partie d’un groupe très spécial. C’est merveilleux de travailler avec le groupe de la rotation 12. Les membres de l’équipe sont très expérimentés, et nous travaillons très bien ensemble. De manière générale, je crois que nous réussissons à améliorer le cours des choses, et je suis fier d’avoir pu apporter ma petite contribution.

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2021-03-03