Réflexion sur l’évolution du rôle du Canada dans l’espace lors de la conférence Vers l’espace 2025
Le 19 janvier 2026 - Aviation royale canadienne
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Samora Brunia, Barthelemy, 3e Division spatiale du Canada

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L’adjudant-chef Jamie Marshall (à gauche) et le brigadier-général Chris Horner (à droite) font semblant de tenir une maquette de la Lune lors de la conférence Vers l’espace 2025 au Musée canadien de la nature.
Photo : Maj Shalako Smith, officier des affaires publiques, 3e Division spatiale du Canada.
Lors de la conférence Vers l’espace 2025, le brigadier-général (Bgén) Chris Horner a discuté de l’importance cruciale de l’espace pour la souveraineté, la sécurité et la prospérité du Canada, en soulignant la nécessité d’un accès garanti et d’une approche nationale coordonnée en matière de capacités spatiales.
Dans le cadre d’un entretien avec Aaron Shull, avocat général au Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale, le Bgén Horner a indiqué que l’espace ne se limitait plus à être exploré, mais qu’il constituait désormais une infrastructure essentielle soutenant la vie quotidienne des Canadiens à travers le pays. Le Canada dépend de plus en plus des services axés sur l’espace, notamment dans les domaines des systèmes financiers, des communications, de la navigation, de la surveillance environnementale et des opérations de défense.
Le Bgén Horner a mentionné que près de 20 % de l’économie canadienne dépend des systèmes spatiaux et a souligné les répercussions qu’un accès perturbé pourrait avoir à l’échelle nationale, en insistant sur le fait que la résilience est cruciale dans le domaine spatial pour maintenir l’autonomie nationale et la continuité des opérations.

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Le Bgén Horner, commandant de la 3e Division spatiale du Canada (à gauche), et Aaron Shull, avocat général du Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (à droite) prennent la parole lors d’une discussion informelle à la conférence Vers l’espace 2025.
Photo : Samora Brunia, Barthelemy, conseillère en communications, 3e Division spatiale du Canada.
La discussion a porté principalement sur la capacité de lancement souveraine du Canada. Le Bgén Horner a expliqué que, bien que le pays compte actuellement sur ses partenaires internationaux pour mettre des satellites en orbite, le développement d’une capacité de lancement nationale permettrait de renforcer notre flexibilité stratégique et de réduire notre dépendance en période d’incertitude. Il a comparé les incidences possibles d’une telle capacité aux efforts déployés par le passé pour renforcer l’unité nationale et les infrastructures. « Assurer un accès garanti à l’espace est une condition essentielle d’une nation souveraine et indépendante », a-t-il renchéri. « Nous devons être en mesure de le faire depuis notre propre territoire si nous voulons continuer à relier les Canadiens, à protéger notre environnement et à défendre nos intérêts. »
Les systèmes spatiaux à double usage, servant à la fois à des fins civiles et militaires, ont également été abordés, notamment ceux utilisés pour surveiller les feux de forêt, observer l’Arctique et assurer les communications par satellite qui soutiennent les interventions d’urgence, la protection de l’environnement et la planification opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC). Ces capacités contribuent directement à l’état de préparation en matière de défense nationale tout en apportant des avantages considérables à la population canadienne.
Le sujet de l’Arctique canadien a également été abordé. Le Bgén Horner a expliqué comment les systèmes de surveillance et de communication spatiaux contribuent à améliorer la connaissance de la situation dans le Nord, la connectivité des collectivités et la souveraineté dans une région qui fait l’objet d’une attention croissante à l’échelle mondiale. Il a souligné la nécessité d’investir et de collaborer de manière soutenue afin que le Canada continue de se préparer à faire face aux menaces et aux changements environnementaux en constante évolution.
Le Bgén Horner a conclu en soulignant la cadence rapide du changement dans le domaine spatial et la nécessité d’une adaptation continue à l’échelle du gouvernement et de l’Équipe de la défense. Il a invité les participants à réfléchir à la question de savoir si le Canada peut répondre avec suffisamment de rapidité aux exigences opérationnelles futures et protéger ses intérêts.
En ce qui concerne la 3e Division spatiale du Canada, la discussion a renforcé son mandat, qui consiste à fournir une expertise en matière de combat spatial et à intégrer les effets spatiaux dans les opérations interarmées et interalliées. La Division continue de veiller à ce que les FAC conservent leur marge de manœuvre et leur avantage décisif dans un domaine de plus en plus contesté et complexe, à mesure que l’espace continue de façonner l’environnement opérationnel.
Vers l’espace, qui est un événement organisé chaque année par Espace Canada, permet de tisser des liens avec des chefs de file de l’industrie et de discuter des thèmes et des tendances clés pour renforcer le secteur spatial.