L'ARC se dote de véhicules de pointe pour lutter contre les incendies
Article de nouvelles / Le 26 mars 2013
Chaque année, les pompiers de l’Aviation royale canadienne répondent à près de 3 000 appels lancés par les escadres de la Force aérienne de partout dans le pays, peu importe que ce soit pour nettoyer des déversements de carburant ou pour se rendre promptement à l’aire de trafic à la rencontre d’un aéronef en difficulté.
Il existe, en tout, 13 catégories d’incidents pour lesquels les pompiers de l’ARC doivent être en mesure d’intervenir rapidement, efficacement et sans retards inutiles.
Un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d'aéronefs (SLIA), le 6000 LE1, offre cette possibilité aux pompiers et il est désormais utilisé à la 19e Escadre Comox (C.-B.), à la 4e Escadre Cold Lake (Alb.), à la 17e Escadre Winnipeg (Man.), à la 3e Escadre Bagotville (Qc) et à la 14e Greenwood (N.-É.),
Douze nouveaux véhicules sont en service.
« Il s’agit d’une nouvelle capacité extraordinaire pour l’ARC », affirme le major Martin Breton, directeur du projet de véhicules de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs de l’ARC. « Il y a longtemps que nos véhicules ont dépassé leur durée de vie utile, et il faut les remplacer. Grâce à ces nouveaux véhicules de SLIA, l’ARC possèdera un parc moderne pour les interventions d’urgence impliquant des aéronefs et pourra ainsi offrir un soutien aux opérations aériennes ainsi qu’à ses principales bases d’opérations. »
Chaque véhicule transporte 6000 litres d’eau et une charge de mousse et de poudre chimique. En plus d’être pourvus d’une tourelle de haute performance montée sur le toit et d’une tourelle à angle ajustable (pour la distribution de mousse ou d’eau à 180o) montée sur le pare chocs, ils sont munis d’un équipement électronique de pointe et de systèmes modernes de navigation et de vision infrarouge qui permettent aux conducteurs de voir à travers la fumée et le brouillard et dans la noirceur.
En raison de leur grande taille, les véhicules sont munis de caméras-rétroviseurs et de d’angle mort servant à diminuer les risques de collisions. Les camions sont équipés de mâchoires de survie électriques qui ne requièrent pas de génératrice, ce qui réduit le temps d’intervention et permet de manœuvrer plus facilement l’équipement.
L’adjudant chef Desruisseaux, chef des pompiers de la 3e Escadre Bagotville, constate que les camions d’incendie ont beaucoup évolué depuis qu’il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes, il y a 34 ans.
« Quand je suis arrivé en 1979, il fallait au moins quatre pompiers pour assurer le fonctionnement du véhicule : le conducteur, le chef de peloton sur le côté chargé d’actionner la pompe, un pompier à l’arrière et moi même, pauvre soldat installé sur le toit pour manœuvrer la tourelle. Tout était manuel, et nous devions donc nous servir de nos bras pour faire bouger la tourelle autour de son axe vers la gauche, la droite, le haut et le bas.
« Maintenant, les fonctions sont électriques et ne nécessitent qu’une seule personne. Le conducteur s’occupe de tout – il conduit le véhicule, emploie la radio, commande la pompe. Essentiellement, c’est comme un gros jeu vidéo. Aujourd’hui, nos jeunes pompiers sont si habiles de leurs doigts et si habitués aux jeux vidéo que ce type de technologie a peu de secrets pour eux. Les hommes de mon âge ont parfois besoin de plus de temps pour apprendre fonctionnement d’un tel véhicule tandis que les jeunes arrivent très rapidement à le conduire.
« Je me réjouis de l’arrivée de ces nouveaux véhicules, car leur disponibilité sera plus grande, ce qui accroîtra la sécurité de notre escadre, de nos pilotes, de nos avions et de la communauté militaire », a expliqué l’Adjuc Desruisseaux.
Le chef du Service des incendies de l'ARC, le major Rick Dunning, abonde dans son sens.
« Un parc moderne de véhicules SLIA, capables de transporter de façon efficace les produits d’extinction ainsi que le personnel et l’équipement de lutte contre les incendies, accroît la sécurité du personnel et des vols à l’aéroport et fournit aux escadres un soutien opérationnel de qualité supérieure. Ces véhicules sont tout nouveaux, et je suis vraiment content que nous les ayons. »
En décembre 2011, le gouvernement du Canada a accordé un contrat pluriannuel à l’entreprise Techno Feu Inc de St François du Lac (Qc) pour l’achat de 12 véhicules modernes de SLIA au coût de 8,2 millions de dollars. C’est la Direction – Administration du programme des véhicules de soutien du ministère de la Défense nationale qui a géré cette acquisition.
Au sujet des véhicules de sauvetage et de lutte contre les incendies d'aéronefs
Le parc de véhicules de SLIA comprend les plus gros engins d’incendie que possèdent le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes. Il comporte 43 p. 100 de tous les engins et il est donc le plus important en ce qui a trait à l’investissement et au soutien.
Les véhicules de SLIA, qui servent au transport du personnel et du matériel jusqu’au lieu où se trouve un aéronef en état d’urgence, permettent de porter secours aux occupants et de procéder aux opérations de lutte contre les incendies.
Ces véhicules peuvent circuler sur des surfaces pavées ou non. La capacité tout terrain des véhicules revêt une grande importance, car ils peuvent se rendre rapidement sur le lieu d’un accident d’aéronef, même s’il se produit hors route. Les véhicules sont extrêmement rapides et ils peuvent libérer une grande quantité d’agent extincteur dans un très court laps de temps.