Qui est le sergent Carlos Oliveira?
Article de nouvelles / Le 31 mars 2014
Nom : Sergent Carlos Oliveira
Nombre d’années dans les Forces armées canadiennes : 23
Poste : Mécanicien de bord
Unité : 408e Escadron tactique d’hélicoptères (ETAH) basé à Edmonton en Alberta, mais sous la 1re Escadre Kingston, en Ontario.
Poste de l’unité : Adjudant d’escadrille à niveau de préparation élevée et Méc B Normes de l’unité
Par le sous-lieutenant Catherine Keyser
Le sergent Carlos Oliveira a passé 23 ans au sein de l’Aviation royale canadienne (ARC), dans la Réserve et dans la Force régulière, partout au pays.
Il a connu une carrière pour le moins diversifiée. Il s’est enrôlé en 1991 à titre de technicien de cellules d’aéronef pour la Force de réserve, et a joint la Force régulière six ans plus tard à titre de technicien en aéronautique à Borden, en Ontario. En 2004, il a demandé à être muté à un poste de mécanicien de bord et a été affecté au 427e Escadron d’opérations spéciales d’aviation de la Base des Forces canadiennes (BFC) Petawawa, en Ontario.
Il fait actuellement partie du 408e Escadron tactique d’hélicoptères à Edmonton, en Alberta, où il occupe à la fois les postes d’adjudant d’escadrille à niveau de préparation élevée et de mécanicien de bord responsable des normes de l’unité.
Il s’est attiré un énorme respect à titre de mécanicien de bord, car il est un travailleur acharné qui inspire les autres à le suivre. À titre d’exemple, l’Aviation royale canadienne a profité de ses compétences et de son expérience quand il est devenu instructeur de vol en 2008.
« J’ai parcouru le pays d’un océan à l’autre en hélicoptère et rencontré plein de gens intéressants, et j’ai constaté à quel point le pays était vaste : c’est pourquoi je me suis enrôlé dans les Forces armées canadiennes » a déclaré le sergent Oliveira.
Le sergent Oliveira a toujours été intrigué par la mécanique et c’est parce qu’il adorait réparer des choses qu’il est devenu militaire en qualité de technicien de cellules d’aéronef en 1991.
Après avoir acquis l’expérience nécessaire en travaillant comme technicien en aéronautique, il a décidé d’être muté dans un poste de mécanicien de bord. Il cherchait ainsi à combiner l’aspect exaltant de réparer et d’entretenir les aéronefs, au grand plaisir de voler et c’est la raison pour laquelle il adore travailler comme mécanicien de bord depuis ce temps.
Les mécaniciens de bord en aviation tactique jouent un rôle essentiel dans les opérations incluant les hélicoptères. Le sergent Oliveira travaille actuellement sur l’hélicoptère Griffon CH-146, un aéronef tactique comportant un vaste éventail de capacités utilisé par les Forces armées canadiennes (FAC). Ses services aident à garantir que les systèmes aéronautiques sont fonctionnels avant le vol. Il soutient deux pilotes au cours des missions et représente la source de connaissances mécaniques au besoin.
On demande aussi aux mécaniciens de bord d’obtenir certaines qualifications propres au type de missions où il y a des hélicoptères. On parle ici de levage, de l’utilisation du Nightsun (un grand projecteur utilisé pour les opérations de recherche et de sauvetage et antidrogue), et de mitrailleuse de porte. Cette dernière opération est particulièrement importante quand il s’agit d’un déploiement dans des environnements hostiles, car l’hélicoptère Griffon est utilisé comme aéronef d’escorte pour protéger les autres aéronefs et leurs équipages au moment des batailles. Les mitrailleuses qui peuvent être montées sur l’hélicoptère Griffon sont les C6, les GAU 21 et la Dillon M134.
Le sergent Oliveira a été déployé dans le cadre de l’opération Palladium en Bosnie (en 2001 et deux fois en 2003), de l’opération Hurricane à la SFC Alert (en 2000, en 2002 et en 2006) et de l’opération Podium à Vancouver (en 2010).
« Après le déploiement en Bosnie, j’ai réalisé la chance que nous avons au Canada de pouvoir compter sur des routes d’excellente qualité avec des accotements sécuritaires, sans avoir peur des mines. » a-t-il ajouté. « Les déploiements m’ont enseigné comment travailler dans des conditions stressantes et m’ont permis de mieux comprendre ce que sont l’esprit d’équipe et la camaraderie. J’étais responsable de la tenue de dossiers et de la mise à jour des publications liées aux aéronefs, et j’ai également joué le rôle de pompier volontaire pour l’unité en cas d’écrasement. »