ARCHIVÉE - Sommaire administratif de la Stratégie de simulation de l’Aviation royale canadienne 2025

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Documentation / Le 12 mars 2015

Depuis sa création, l’Aviation royale canadienne (ARC) a misée sur l’innovation, la souplesse et l’adaptabilité pour atteindre l’excellence dans le cadre de ses opérations. Une disponibilité opérationnelle élevée est le moyen par lequel on peut assurer la réussite opérationnelle, et entraine les mandats d’excellence en matière d’instruction, atteignant cette disponibilité opérationnelle. Le plan d’entraînement aérien du Commonwealth (PEACB) de la Seconde Guerre mondiale, la création du Programme d’entraînement en vol de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) au Canada dans les années 1990 et la récente mise en service des solutions d’instruction de renommée mondiale pour les avions CC130J Hercules et les hélicoptères CH147 Chinook sont d’excellents exemples de la façon dont l’ARC offre une instruction novatrice, adaptable et pertinente. Dès les débuts du PEACB et du « link trainer », l’ARC a toujours misé sur la simulation. Au fur et à mesure que la simulation a évolué et que les capacités ont continué de croître, l’ARC a eu l’occasion de maintenir un rôle de premier plan dans le cadre de la réalisation de l’instruction à l’intention des aviateurs. En misant sur les capacités de classe mondiale de l’industrie canadienne, l’ARC perpétuera cette tradition d’audace à l’égard de l’excellence de son instruction en exploitant les avancées en technologie de simulation dans l’optique de transformer et d’optimiser la façon dont elle atteint et maintient la disponibilité opérationnelle.

D’ici 2025, l’ARC sera dotée d’un système d’instruction axé sur la simulation combinant habilement l’instruction réelle, virtuelle et constructive au sein d’un environnement synthétique commun connecté à un réseau. Ce système permettra d’optimiser les méthodes utilisées par les aviateurs de l’ARC pour atteindre et maintenir une disponibilité opérationnelle élevée, tout en exploitant les avancées technologiques et les progrès réalisés en ce qui a trait aux méthodes d’instruction pour garantir des capacités de classe mondiale, et ce, dans l’ensemble du spectre des opérations.

Voici les avantages de la réalisation de cette vision :

  • Un environnement d’instruction capable de répondre à tous les besoins en instruction, où que l’on soit.
  • Un système conçu tout spécialement pour l’instruction.
  • Un environnement sécurisé, adapté aux instructions sensibles.
  • Un environnement d’instruction plus sécuritaire.
  • Des possibilités d'entraînement collectif accrues.
  • Réduction du temps nécessaire pour atteindre et maintenir le niveau de disponibilité opérationnelle.
  • Réduction des ressources nécessaires pour atteindre et maintenir le niveau de disponibilité opérationnelle.
  • Maximisation du personnel de l’ARC participant aux opérations.
  • Entraînement interarmées et de coalition plus fréquentes.
  • Meilleur accès à une instruction réaliste pour l’ensemble du personnel de l’ARC.
  • Prolongation de la durée de vie prévue des flottes.
  • Réduction de l’empreinte de carbone.
  • Réduction des répercussions sur l’environnement.
  • Soutien accru de l’expérimentation et de l’élaboration des essais et de concepts.

L’analyse démontre que la disponibilité du simulateur pour les hélicoptères CH149 Cormorant au Canada permettra de réduire la durée du cours élémentaire des premiers officiers des hélicoptères Cormorant en la faisant passer de 16 semaines à 10 semaines. Les coûts de fonctionnement des simulateurs d’aéronefs représentent généralement un cinquième des coûts de fonctionnement d’un aéronef, et l’inclusion de plusieurs simulateurs dans un environnement synthétique, tout en préservant l’aéronef pour les opérations, permet d’accroître la disponibilité de l’instruction pour tous les membres du personnel de l’ARC. Les manoeuvres ou les séquences à haut risque peuvent être pratiquées à un haut niveau de compétence dans un simulateur. Les activités d’instruction interarmées et d’entraînement collectif, dont la fréquence est traditionnellement limitée de par leur nature complexe et onéreuse, peuvent être menées dans un environnement synthétique si l’ARC s’assure que ses systèmes d’instruction peuvent s’interconnecter avec les systèmes d’instruction des Forces armées canadiennes (FAC) et ceux de ses alliés. La modélisation et la simulation favorisent de favorisent directement l’expérimentation et le développement de concepts. La rationalisation de la prestation des services permettra de s’assurer qu’un nombre maximal de membres du personnel de l’ARC soient disponibles en vue des opérations. Enfin, la réduction du nombre de sorties de vol réel requises pour atteindre et maintenir la disponibilité opérationnelle réduira l’empreinte carbone de l’ARC aujourd’hui et dans l’avenir.

Comme chaque collectivité de la Force aérienne accroîtra son utilisation de la simulation dans le cadre d’activités d’instruction, le nombre d’heures de vol qui étaient autrefois consacrées à l’instruction en temps réel sera réduit. Cette réduction pourra en retour offrir une disponibilité opérationnelle accrue, fournissant ainsi au Canada un état de préparation opérationnelle, une souplesse et une flexibilité accrues. Cela permettra de rendre l’ARC encore plus réactive et plus pertinente à l’égard des besoins du Canada en matière de défense.

L’instruction des flottes opérationnelles combinée avec des simulateurs et un environnement synthétique, sera plus efficace, plus sûre, moins onéreuse et plus écologique pour l’environnement.

L’atteinte de l’excellence en matière d’instruction est le garant de l’atteinte de l’excellence en opérations. La Stratégie de simulation de l’ARC contient un aperçu complet de la façon dont l’ARC misera sur la modélisation et simulation pour optimiser le moyen par lequel elle atteint et maintient la disponibilité opérationnelle. Le document se fonde sur trois principes fondamentaux et indissociables :

  1. Un état final réalisable et quantifiable de la simulation au sein de l’ARC en 2025.
  2. Une analyse détaillée de l’état actuel de la simulation au sein de l’ARC, en 2014 par rapport à l’état final
  3. Un plan délibéré et progressif visant l’atteinte de l’état final en 2025.

Bien que le point de mire initial soit axé sur l’instruction du personnel naviguant, les principes fondamentaux énoncés dans ce document s’appliquent à tous les groupes professionnels et à toutes les activités d’instruction au sein de l’ensemble de l’ARC. Il n’est pas exhaustif et ni la version finale. La Stratégie de simulation de l’ARC établit un cadre fondamental selon lequel l’ARC atteindra ses objectifs, tout en comprenant bien que leur poursuite exigera à la fois une approche collaborative et itérative.

L’atteinte de l’état final souhaité exige que l’ARC crée un système de systèmes qui relie les dispositifs d’instruction nouveaux et anciens afin de former une aire de combat virtuelle. Cette aire de combat virtuelle fournira un environnement d’instruction virtuel en utilisant des biens partagés, composés d’un environnement synthétique commun, d’un exercice de contrôle commun et de capacités communes en matière de comptes rendus, et misera sur l’élaboration de scénarios communs, au besoin, en vue d’atteindre les objectifs d’instruction de l’ARC. Ce faisant, l’instruction axée sur la simulation sera offerte d’une manière aussi efficace que possible. Ce système permettra également de fournir du soutien à l’entraînement collectif en veillant à ce que tous les dispositifs d’instruction de l’ARC puissent interagir dans un environnement d’instruction virtuel commun. Tout au long de cet effort, on cherchera à assurer la compatibilité avec les systèmes interarmées et interalliés lorsque cela est possible et souhaitable. La réalisation de cette aire de combat virtuelle exigera un niveau élevé d’intégration des systèmes d’instruction pour l’ensemble des systèmes d’instruction de l’ARC.

L’atteinte de l’intégration des systèmes d’instruction au sein de l’ARC, dans l’ensemble des flottes et des capacités opérationnelles, requiert une approche systémique en formation. L’approche systémique en formation comprend une analyse systématique des besoins en instruction; la conception de la méthode d’instruction (conception de systèmes d’instruction), qui comprend la répartition de l’instruction en fonction des différents types de média (instruction en salle de classe, instruction informatisée, simulation, instruction en temps réel); l’élaboration du matériel de formation (didacticiels, formation assistée par ordinateur, simulation); la mise en œuvre du système d’instruction (instructeurs et personnel de soutien); et la validation continue de l’instruction au moyen de laquelle les résultats de l’instruction et le rendement de l’unité opérationnelle sont continuellement évalués et la rétroaction est utilisée à modifier le système d’instruction.

L’optimisation de la simulation dans l’ensemble des activités d’instruction de l’ARC exige qu’elle soit entièrement intégrée au système d’instruction de l’ARC. Elle sera appuyée par un système de gestion de l’information en formation (SGIF) ainsi que par des bases de données et une génération de scénarios communs, un centre des opérations – missions réparties (COMR) et un réseau d’instruction continu et sécurisé, tel qu’il est illustré dans la gallérie des images.

Le COMR de l’ARC fournira les services communs et servira de point de raccordement pour l’instruction à distance de l’ARC ainsi que les systèmes des FAC et des forces alliés. Chaque collectivité opérationnelle sera desservie par un centre d’instruction qui fournira un ensemble de services similaires à sa collectivité, en mettant l’accent sur la modification ou l’élargissement de la distribution des ressources communes en vue de répondre aux exigences en matière d’instruction propres en cette même collectivité. Enfin, le système fournira des moyens d’instruction à distance, lesquels sont tributaires du COMR et du centre d’instruction quant à leurs services de développement et sont uniquement axés sur l’instruction à l’échelle régionale. Ensemble, ces systèmes constitueront un système d’instruction complet permettant d’offrir une instruction efficace et efficiente aux niveaux individuels, collectifs, interarmées et interalliés.

L’analyse de l’ARC en 2014 a révélé que cette dernière possède une grande partie de ce dont elle a besoin pour atteindre l’état final en 2025. L’environnement informationnel et d’apprentissage intégré de la Force aérienne (EIAIFA) constitue un solide SGIF au sein de l’ARC, et l’environnement canadien synthétique de conception avancée (CSCA) continue d’élaborer l’architecture et les normes en fonction desquelles la connectivité dans l’ensemble du système d’instruction de l’ARC sera atteinte. La livraison des systèmes d’instruction des avions CC130J Hercules et des hélicoptères CH147 Chinook en vertu du cadre des fournisseurs de systèmes d’entraînement opérationnel (FSEO) fournit un modèle sur lequel compter pour les acquisitions subséquentes afin de s’assurer que le système d’instruction est aussi solide que la flotte opérationnelle qu’il soutient. Plus important encore, il y a un fort désir partagé par tous les niveaux de l’ARC d’exploiter pleinement les progrès réalisés dans la simulation et la en vue d’atteindre la disponibilité opérationnelle par des moyens plus efficients et plus efficaces.

Les défis à relever dans la situation actuelle de l’ARC peuvent se résumer comme suit :

  1. Les systèmes d’instruction et de simulation de l’ARC ne sont pas synchronisés, ni harmonisés et, dans certains cas, ils sont incompatibles ou redondants. Le système d’instruction de l’ARC n’est ni efficient ni efficace.
  2. L’ARC a toujours mis davantage l’accent sur l’acquisition d’aéronefs ou de l’équipement opérationnel au détriment du système d’instruction. Les récents efforts déployés en vertu du cadre des FSEO indiquent que cette situation peut changer, bien qu’il reste à voir si cette tendance se poursuivra. L’évaluation a permis de cerner un total de 22 lacunes principales couvrant toutes les activités liées à la modélisation et la simulation de l’ARC. Au nombre de ces lacunes, mentionnons notamment l’absence d’une analyse exhaustive des tâches de l’ARC indiquant clairement les rôles et les missions de l’ARC; l’absence d’une analyse cohérente en besoins d’instruction pour l’ensemble des activités; le défaut de considérer les systèmes d’instruction comme faisant partie intégrante des systèmes d’armes opérationnels; l’investissement inégal dans la modélisation et la simulation dans les différents secteurs de l’ARC; l’absence d’environnement synthétique commun ou normalisé, d’anciens moyens d’instruction en silo et indépendants; l’absence d’uniformité quant aux politiques et aux directives sur l’utilisation de la simulation; et l’absence d’un processus de vérification, de validation et d’accréditation ainsi que d’un processus de certification.

Combler ces lacunes exigera des efforts acharnés et soutenus, déployés de concert avec plusieurs intervenants à l’échelle du ministère de la Défense nationale (MDN) ainsi que de l’industrie. Une étroite collaboration avec nos alliés sera également nécessaire pour s’assurer que les solutions mises en place pour l’ARC complémentent sa capacité à donner de l’instruction auprès de ces alliés. La création de la Direction de la simulation et de l’instruction (Air) au sein de l’ARC est la première étape importante en vue d’atteindre de la capacité de l’ARC à se concentrer (diriger, conseiller, coordonner) sur son état final de simulation.

La feuille de route stratégique est le moyen par lequel l’ARC atteindra son état final de simulation. Elle fait partie de l’ensemble du plan de campagne de l’ARC et comporte les cinq grands axes de développement suivants :

  1. Instruction axée sur la simulation. L’ARC aura recours à une approche systémique en matière de formation en vue d’acquérir une bonne compréhension des besoins en instruction individuelle et collective axée sur la simulation, afin d’acquérir et de maintenir les compétences nécessaires pour assurer le maintien d’une force aérienne de classe mondiale.
  2. Aire de combat virtuelle. L’ARC élaborera un système de systèmes qui fournira une simulation commune réaliste de l’environnement opérationnel approprié pour l’instruction. Cette aire de combat virtuelle sera composé de dispositifs d’instruction intégrés adaptés aux exigences particulières en matière de fidélité et également aux fins d’utilisation, et qui, ensemble, appuient toute l’étendue de l’instruction opérationnelle au sein de l’ARC.
  3. C2 (Commandement et contrôle), gouvernance et politiques. L’ARC élaborera un cadre de gouvernance et de politiques qui permettra de maximiser l’élaboration et l’utilisation de façons efficaces et efficientes de la modélisation et de la simulation afin de soutenir l’ensemble du spectre des activités et des opérations de l’ARC.
  4. Infrastructure. L’ARC permettra de créer un système de soutien d’entreprise capable d’accueillir tous les composants de l’aire de combat virtuelle cadrant les exigences techniques et opérationnelles de ces composants.
  5. Prestation des services. L’ARC utilisera le système d’approvisionnement pour offrir des services d’approvisionnement et de soutien qui fourniront les composants de l’aire de combat virtuelle et répondront aux besoins de l’utilisateur en service, tout en s’adaptant au rythme du développement des capacités futures.

La feuille de route stratégique se divise en trois volets d’activité, qui équivalent sommairement à des horizons à court, à moyen et à long terme.

Le volet 1 est axé sur les activités à court terme qui seront menées au cours des deux ou en trois prochaines années et qui sont classées en trois catégories :

  1. Optimisation de l’utilisation des systèmes d’instruction existants.
  2. Résolution des lacunes importantes en matière d’instruction concernant les flottes de CC177, de CC150 et de CH149 grâce à l’acquisition de systèmes d’instruction spécialisés de l’ARC.
  3. L’établissement du cadre stratégique et de la structure organisationnelle nécessaires à l’appui de la mise en œuvre à long terme de la feuille de route.

L’optimisation des systèmes d’instruction de l’ARC sera d’abord axée sur l’intégration du système avancé d’entraînement à distance pour le combat (SAEDC) des CF188 avec le CSCA ainsi que des systèmes d’instruction de la 22e Escadre North Bay et du Centre multinational d’opérations aérospatiales à Winnipeg. Cette collaboration permettra la réalisation de séances d’instruction mettant en scène des scénarios du NORAD et des scénarios de la défense du Canada dans l’environnement synthétique. La coordination avec l’Armée canadienne (AC) en vue d’intégrer le SAEDC pour les aéronefs CF188 au système d’instruction à l’intention des contrôleurs aériens avancés (CAA) débutera également afin de réduire le nombre de sorties de vol réel requises pour qualifier et maintenir en poste des CAA au sein de l’AC. Ces efforts initiaux agiront comme fonctions de contrainte au sein du MDN afin de garantir que l’harmonisation et la synchronisation des éléments de soutien, comme le sous-ministre adjoint (matériel), sont optimisées en vue de tirer pleinement profit de l’environnement synthétique, dans le but de commencer à bâtir et à maintenir l’aire de combat virtuelle. Les activités d’optimisation sont prévues pour être gérées en fonction des ressources existantes.

On a relevé d’importantes lacunes à l’égard de l’instruction qui nécessitent un investissement dans les systèmes d’instruction pour les flottes d’aéronefs CC177, CC150, et CH149. Ces flottes mènent actuellement leurs séances d’instruction à l’aide de moyens d’instruction à l’extérieur du Canada, ce qui fait en sorte que l’ARC n’a aucun contrôle sur le contenu de l’instruction et / ou les configurations des aéronefs qui ne sont pas compatibles avec les configurations de l’ARC, ce qui qui donne lieu à des séances d’instruction moins pertinentes ou une « formation négative ». Outre la diminution de la durée des cours, l’acquisition de systèmes d’instruction de l’ARC pour ces flottes générera des avantages supplémentaires, comme la réduction des temps d’absence au foyer pour le personnel naviguant et l’utilisation accrue de la simulation, ainsi qu’une réduction correspondante des heures de vol en vue d’atteindre et de maintenir la disponibilité opérationnelle. L’acquisition de ces moyens d’instruction est intégrée à l’ensemble de la feuille de route et tient compte des analyses des besoins actuels.

À la fin du volet 1, l’ARC aura mis en place le cadre stratégique et la structure de gouvernance afin de s’assurer que la Stratégie de simulation de l’ARC est exécutée jusqu’au bout. Des efforts dans ce domaine ont déjà commencé à être déployés et comprennent la mise sur pied d’un comité de gouvernance de la simulation (Air); la création de normes provisoires pour les bases de données relatives aux simulateurs visuels et l’élaboration continue des normes d’architecture ouverte dans le cadre du CASE qui permettent l’intégration des systèmes d’instruction anciens et futurs de l’ARC dans l’aire de combat virtuelle.

Les volets 2 et 3 découlent tous deux de l’application délibérée d’une analyse approfondie des besoins en instruction pour l’ensemble des activités et des flottes de l’ARC, mais diffèrent quant à leur point de mire et à la portée des efforts déployés. Le volet 2 sera axé sur la création de l’aire de combat virtuelle comme un facteur clé de l’instruction collective et de l’optimisation des capacités des dispositifs d’instruction indissociables. À cette fin, on a ciblé les principales flottes, qui représentent l’auditoire le plus vaste pour l’instruction de mission à distance. Cela comprend l’intégration des avions CP140 Aurora avec d’autres flottes, comme les hélicoptères CH148 Cyclone ainsi que les ressources d’instruction de la Marine royale canadienne (MRC) par l’intermédiaire du COMR de la MRC et de la composante du CASE. À la fin du volet 2, l’ARC aura conçu les principaux composants de l’aire de combat virtuelle et les principaux dispositifs d’instruction connectés pour ces flottes, et aura également amélioré les capacités du COMR.

Le volet 3 poursuit dans la lignée des efforts déployés dans le cadre du volet 2, en reliant les dispositifs d’instruction pour les autres flottes ainsi qu’en s’assurant que les nouvelles capacités opérationnelles peuvent être pleinement intégrées à l’aire de combat virtuell. On cherche également dans le cadre du volet 3 à étendre la portée du système d’instruction en répondant à toutes les exigences à l’égard des nouveaux dispositifs d’instruction qui découlent des analyses détaillées des besoins en instruction. Comme il est prévu que l’acquisition de nouveaux dispositifs d’instruction, de l’étape de la détermination des besoins à l’état de préparation en vue de l’instruction, sera la plus longue activité, le volet 3 représente le plus long des trois volets. À la fin du volet 3, l’ARC aura atteint l’ensemble de l’état final de l’instruction initiale des membres du personnel naviguant de la Stratégie de simulation de l’ARC.

La mise en œuvre délibérée et progressive du présent plan permettra de créer une capacité d’instruction que l’ARC ne possède pas actuellement. Bien qu’il reste encore beaucoup à faire, la réalité est que l’ARC possède déjà la majeure partie de ce dont elle a besoin pour amorcer la mise en œuvre. La Direction de la simulation et de l’instruction (Air) se concentrera (diriger, conseiller, coordonner) à cet effort. La valeur de l’aire de combat virtuelle, qui se présente comme une occasion d’accroître la qualité, la fréquence et la portée de l’instruction donnée, est difficile à mesurer, mais revêtira une importance grandissante au fur et à mesure que l’ARC ira de l’avant avec cette initiative. Compte tenu du fait que l’ARC consacre, en 2015, près d’un milliard de dollars par année uniquement au maintien de la disponibilité opérationnelle de ses flottes d’aéronefs, tout gain d’efficience et d’efficacité à l’échelle de l’entreprise de l’instruction de l’ARC permettra d’améliorer la disponibilité opérationnelle. Dans cette optique, le coût total de la mise en oeuvre de la stratégie est évalué à 554 millions de dollars, avec le potentiel de générer des économies de 2 milliards de dollars sur une période de 20 ans et au-delà quant aux coûts de maintien du système.

La feuille de route stratégique représente un défi de transformation ambitieux, mais réalisable quant à la façon dont l’ARC atteint et maintient la disponibilité opérationnelle. La réussite de l’exécution de ce plan exige que l’ARC établisse un ensemble clair de principes et de priorités pour orienter toutes les activités. Le fait de se concentrer sur ces principes et ces priorités aidera l’ARC à réaliser les activités essentielles associées aux cinq axes du développement menant à l’état final ultime. En particulier, les principes sont les valeurs fondamentales de l’organisation et, à l’instar de la vision et des objectifs stratégiques, peuvent constituer un point d’ancrage qui demeure valide et durable, alors que les organisations, le personnel, les programmes et les processus sont appelés à changer.

Les principes et les priorités qui suivent doivent être intégrés à la culture de l’ARC en tant que valeurs fondamentales :

  1. L’ARC reconnaît qu’elle doit passer de méthodes d’instruction en temps réel à des méthodes d’instruction virtuelle afin de rendre son instruction plus efficace et plus efficiente.
  2. La technologie est un outil clé de cette transformation mais elle répond au besoin opérationnel lié à l’instruction, et non l’inverse.
  3. Même si l’ARC ne peut assurer directement la réalisation de nombreux aspects de l’instruction, elle ne se soustraira pas à ses responsabilités en matière d’instruction, en maintenant toujours un regard d’expert à l’égard de ses besoins et en s’assurant que ses normes sont respectées.
  4. Les activités de transformation ne doivent pas compromettre les opérations en cours.
  5. Chaque fois que des méthodes d’instruction en temps réel ou d’instruction virtuelle offrent la même valeur d’instruction, la préférence doit être accordée à la méthode d’instruction virtuelle.
  6. L’instruction en temps réel constituera toujours une composante essentielle de l’instruction du personnel naviguant, en particulier en ce qui concerne la validation.
  7. L’ARC doit cesser de travailler ou de créer des environnements en silo, que ce soit à l’interne ou à l’échelle des FAC.
  8. Pour ce faire, l’ARC doit penser et agir en tant qu’équipe pour faire ce travail en faisant fi de ses intérêts exclusivement locaux pour ses flottes, en coopérant avec d’autres collectivités au sein du ministère de la Défense nationale (MDN) et des FAC, en recherchant et en respectant la capacité dans l’ensemble de l’industrie et en sollicitant la participation des subordonnés en vue d’obtenir leurs idées et de les encourager à assumer davantage leurs responsabilités.
  9. On ne peut prendre aucun raccourci dans la prestation d’une capacité d’instruction de renommée mondiale. L’ARC doit prendre le temps de bien faire les choses et ne peut accepter de piètres efforts ou résultats dans sa poursuite implacable et méthodique de l’atteinte de l’état final.
  10. L'ARC reconnaît que cette stratégie est destinée à nos enfants, et non à nous; elle doit accepter que la réussite de cette transformation nécessite un objectif commun à long terme.

L’ARC a l’occasion d’améliorer considérablement les moyens par lesquels elle atteint et maintient la disponibilité opérationnelle grâce à l’adoption dynamique et étendue de la modélisation et de la simulation. L’état des connaissances en 2015 est déjà à même de fournir une instruction très efficace qui respecte ou dépasse la plupart des éléments que l’aéronef peut offrir et permet la création d’une aire de combat virtuelle qui est fortement à l’image des environnements opérationnels exigeants et très dynamiques dans lesquels les hommes et les femmes de l’ARC sont appelés à intervenir, et ce, à un moindre coût de fonctionnement global. La majeure partie des aspects nécessaires à l’atteinte de l’état final existe déjà; ces aspects doivent simplement être synchronisés, harmonisés et appuyés par un solide cadre de politiques et de gouvernance. La clé de la mise en oeuvre et du maintien de l’état final de la simulation est la poursuite de l’intégration des systèmes d’instruction dans l’ensemble des activités d’instruction de l’ARC. Le plan de campagne est progressif et réalisable. On a déjà commencé à déployer des efforts dans plusieurs domaines en vue d’établir le cadre en fonction duquel les activités subséquentes seront menées. Plus important encore, l’ARC a la volonté de réussir. L’ARC est sur la bonne voie pour maintenir l’excellence continue en matière d’instruction et, par le fait même, maintenir l’excellence continue dans le cadre des opérations.

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2022-04-21