Un homme élégamment vêtu, à la manière de l’ARC
Article de nouvelles / Le 20 décembre 2018
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Par Sara White
En cette période de l’année, qui est l’homme le plus élégamment vêtu?
Se préparant à son horaire très chargé en décembre, le père Noël sait qu’il doit soigner son image. Il sait aussi que son costume doit tenir le coup tout au long de son quart de travail autour du monde.
Dans les Forces armées canadiennes (FAC), les techniciens en approvisionnement et autres militaires de ce groupe professionnel sont les mieux placés pour aider le père Noël à essayer, à réparer, à agrandir (au fil des ans, tous les biscuits laissés par les enfants entraînent un certain embonpoint) et à adapter les nouvelles technologies vestimentaires.
Les liens sont étroits entre le pôle Nord, la station des Forces canadiennes Alert, le programme « NORAD sur la piste du père Noël » et le partenariat avec les États-Unis. Ainsi, le père Noël a à son actif des dizaines d’années d’expérience de travail auprès des FAC. Il a même intégré de nombreuses étapes du Programme des opérations et des tâches des Forces canadiennes (POTFC) à la planification annuelle de ses propres opérations.
Dans le cadre de sa version de Noël du POTFC, le père Noël s’arrête régulièrement aux magasins d’habillement militaire pour se procurer la trousse nécessaire et demander certains ajustements qui s’imposent à son « uniforme ».
« Le père Noël a accumulé de nombreux objets figurant sur la liste de distribution opérationnelle, mentionne l’aviateur Margo Belliveau, de l’escadrille de réapprovisionnement de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse. Tous les objets doivent faire l'objet d'une inspection afin de vérifier leur bon fonctionnement et de veiller à ce qu'ils dépassent les normes élevées établies pour sa mission. Si son habit est usé en raison des nombreuses livraisons, des visites dans les centres commerciaux ou de toute autre activité liée au temps des Fêtes, il faut lui remettre une nouvelle trousse. »
Le père Noël utilise les gants de l’Aviation royale canadienne, ainsi que la lampe de poche et les lunettes fumées distribuées aux membres d’équipages, les bottes de travail noires à embout d’acier et les bas à deux épaisseurs, le caleçon-combinaison, le cache-cou, en plus de vêtements thermiques pour assurer un maximum de confort et de chaleur. Aussi, on ajoute de la peinture de camouflage spéciale à la liste des objets dont a besoin le père Noël en cas de situations imprévues, ainsi qu’un sac surdimensionné et des cloches de rechange.
Si le père Noël a besoin d’aide en ce qui concerne ses vêtements, l’aviateur Belliveau mentionne qu’il peut compter sur les services de tailleurs de l’ARC pour son costume comme le font les militaires pour leur uniforme.
Angie Vroom, tailleuse de la 14e Escadre Greenwood depuis plus de 30 ans, manie l’aiguille avec grande adresse. Elle peut donner un coup de main à mère Noël, au besoin, ou lorsque le costume du père Noël doit être raccommodé de toute urgence ou recevoir des ajustements spéciaux. « Si le père Noël se présente ici à cause de problèmes de costume, je l’aide », dit-elle.
Le 7 décembre 2018, lorsque le père Noël visitait Mme Vroom à Greenwood pour faire ajuster ses vêtements, il a indiqué qu’il avait trois costumes principaux : un qu’il fait nettoyer à sec toutes les semaines, tandis que les deux autres sont prêts à être portés dans le cadre de sa tournée régulière. Il garde aussi de plus vieux vêtements, qu’il enfile pour travailler dans la grange ou dans l’atelier avec les lutins le reste de l’année.
« Je n’ai aucun habit plus spécial qu’un autre, indique le père Noël. Je m’efforce d’être le plus élégant possible en tout temps; c’est ce que les enfants souhaitent. Toutefois, il arrive que mes pantalons ne soient pas assez grands ou que je m’accroche sur un morceau de métal du traîneau. Aussi, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber dans les cheminées. »
L’aviateur Belliveau et Mme Vroom travaillent en étroite collaboration pour établir les options de dessin de camouflage canadien de l’habit du père Noël, puisque l’uniforme militaire pourrait offrir des technologies avantageuses et beaucoup de confort au père Noël.
« Je constate que le dessin de camouflage pourrait m’être utile lorsque je dois me cacher derrière le sapin de Noël, mentionne le père Noël. Mais, est-ce vraiment nécessaire? C’est la question que je me pose. Je suis énergique et rapide, je peux rebondir et me déplacer mieux que qui que ce soit. De plus, grâce à la magie de Noël, personne ne peut me voir à l'œuvre. »
Sara White est rédactrice en chef du « Aurora », journal de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse.