Une simple tente permet de fournir un soutien opérationnel complet

Article de nouvelles / Le 21 novembre 2018

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Par Sara White

Portant encore les traces de son passage au Koweït, le Centre déployable de soutien de mission (CDSM) de la 14e Escadre Greenwood est de nouveau en service, prêt pour la prochaine série d’entraînements au pays.

Abrité sous une simple tente, le CDSM prend la forme d’un bureau à la fine pointe et d’un centre de communications pour les militaires canadiens participant à des opérations de déploiement. Le 9 octobre 2018, Yvon Lachance, gestionnaire des systèmes tactiques au 14e Escadron de soutien opérationnel, a dirigé une visite du CDSM destinée aux représentants d’escadres.

« C’est un conteneur maritime classique », explique Yvon Lachance.

Le dessus s’ouvre en deux sur le sens de la longueur, et les côtés se déplient vers le bas pour former le plancher solide de la tente. Les murs et le plafond sont des bâches épaisses, l’extrémité est une porte double, et le matériel d’emballage intérieur se déboîte pour fournir des systèmes de chauffage et de climatisation intérieurs, des bureaux, des postes de travail et des piles de disques durs d’ordinateur. Le CDSM comprend des antennes, une génératrice de 60 kilowatts et une génératrice auxiliaire de 20 kilowatts. En tout, il regroupe 7 711 kilogrammes de matériel, mais il est aussi possible de procéder à un départ rapide en emportant seulement les piles de matériel informatique, qui pèsent 454 kilogrammes à elles seules.

« Un Hercules ou un C17 transporte le centre là où nous devons nous rendre, ajoute M. Lachance. Nous utilisons ce système depuis de très nombreuses années, et il nous a bien servis. Nous nous installons juste à côté des avions sur le terrain d’aviation et leur apportons un soutien direct. »

Le CDSM de la 14e Escadre est composé de deux conteneurs maritimes, raccordés pour former un complexe, et les bâches sont dotées d’ouvertures spécialement conçues. Il y a quelques possibilités de configuration, mais, « peu importe où nous nous installons, c’est toujours pareil, que ce soit à Comox, ici même, ou au Koweït. Un bureau, une boîte, tout est pareil. Partout où nous allons, en 24 heures, nous sommes prêts à travailler. D’autres doivent partir de zéro. »

Puisque le CDSM est toujours monté de la même manière – « nous prenons une photo » –, les techniciens et les opérateurs formés pour assurer le soutien opérationnel et les communications essentielles aux aéronefs peuvent se consacrer tout de suite à leurs fonctions, sans hésitation. À tout coup, l’équipement est exactement là où il est censé être, peu importe où le personnel a été formé et où il travaille.

« Nous offrons un soutien aux missions : radio UHF, VHF et satellite, communications par satellite et voix sur IP, indique Yvon Lachance. Nous fabriquons nos propres câbles et fils quand nous en avons besoin. Nous savons quel satellite nous utiliserons et l’endroit où nous le ferons. Nous effectuons le chiffrement global de tout ce qui entre et de tout ce qui sort. Nous disposons de plusieurs moniteurs et postes de travail intelligents. Nous avons 100 téraoctets de stockage. Quand les choses s’activent, on se croirait dans une ruche : c’est bondé, les téléphones ne dérougissent pas, les radios se font entendre, des gens viennent chercher des messages… Et, lance-t-il à la blague, nous possédons l’appareil le plus prisé lors d’un déploiement : le photocopieur. Allez savoir pourquoi! »

Le CDSM rassemble toutes les données de renseignement et toute l’information de surveillance et de reconnaissance recueillies par le CP-140 Aurora pour ensuite « les transmettre au client qui en a besoin, peu importe où il se trouve dans le monde », ajoute-t-il. « Les gens qui participent à des opérations de déploiement n’ont pas le temps de s’occuper de TI : ils doivent accomplir leur travail. Nous sommes la station d’ancrage. »

Il faut environ un an pour former un technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales de l’Aviation royale canadienne. Celui-ci fait ses débuts à un centre des opérations, pour ensuite intégrer le milieu du CDSM. Le centre étant actuellement installé à côté du terrain aérien de la 14e Escadre, les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales de la base pourront y travailler et y être formés régulièrement en vue de futurs déploiements.

Sara White est rédactrice en chef du journal de la 14e Escadre, The Aurora.

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