Le Service de l’aumônerie royale canadienne conclut la commémoration du 75e anniversaire du jour J

Le 5 juin 2020 – Nouvelles de la Défense
Auteur :
Maj (Padré) Tom Hamilton, Ph.D., historien, Service de l’aumônerie royale canadienne

Légende

Aucune reproduction ou partage de cette photo n'est autorisé. Le tableau réalisé par Roger Chabot, rassemble les aumôniers George Alexander Harris, Walter Leslie Brown et William Alfred Seaman, qui ont perdu la vie lors de la campagne de Normandie.

Légende

La valise du Padré Brown qui fut découverte par Chris McCreery dans un magasin d’articles d’occasion de Windsor, en Ontario. Chaque année, à l’occasion du jour du Souvenir, l’ensemble de communion de la petite valise du Padré Brown est utilisé pour célébrer l’eucharistie.

À l’occasion du 75e anniversaire du jour J, le Service de l’aumônerie royale canadienne souhaite rendre hommage aux aumôniers George Alexander Harris, Walter  Leslie Brown et William Alfred Seaman pour leurs sacrifices et, par la même occasion, faire connaître à tous un autre chapitre de sa riche histoire. Le réputé artiste militaire Roger Chabot a accepté de créer une œuvre pour l’occasion.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les aumôniers canadiens avaient pour mission de servir « le bien-être moral et spirituel des hommes », même si cela signifiait consentir au sacrifice ultime. Le Padré Harris a accompli sa mission en prononçant des paroles rassurantes jusqu’à son dernier soupir. Le Padré Brown a accompli sa mission en assurant une présence spirituelle constante, même s’il en est mort, transpercé par la baïonnette d’un soldat. Le Padré Seaman a accompli sa mission en allant sur la ligne de feu pour secourir les blessés, même si cela signifiait subir une blessure mortelle. Au fil des décennies, leur souvenir s’est estompé et semble oublié, comme tant d’autres qui ont consenti le sacrifice ultime.

Pour en apprendre davantage sur leur histoire vous pouvez lire « Pais mes brebis » : l’histoire d’un portrait - Commémorer le sacrifice des aumôniers canadiens en Normandie.

Visionnez la cérémonie du dévoilement du tableau (lien externe, inaccessible sur le réseau de la Défense, traduction partielle en français) au cimetière Beechwood. 

L’artiste

C’est à l’école secondaire que Roger Chabot se découvre un talent artistique. À partir de ce moment, l’art fera toujours partie de sa vie. Il sert pendant 32 ans dans les Forces armées canadiennes au Canada et à l’étranger dans les rangs du Royal 22e Régiment, du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, et du Régiment aéroporté du Canada, ainsi qu’au sein de la Branche des affaires publiques à titre de technicien en imagerie. En 1998, il subit une grave blessure au dos. Se retrouver cloué à un lit d’hôpital sans pouvoir bouger s’avère un moment charnière dans sa vie. Porté par sa foi, il voit renaître en lui sa vocation d’artiste. Plus tard cette année-là, il dévoile une première œuvre, intitulée « Airborne Sunrise ». D’autres tableaux suivent, comme « Night Drop » et « No Greater Love », notamment. Ses œuvres sont présentées à la gouverneure général et aux membres de la famille royale. Chabot s’émerveille de la manière dont les militaires et les situations particulières s’entrecroisent dans des moments cruciaux de sa vie. Avec le recul, Chabot est satisfait de sa carrière et reconnaissant envers ses collègues militaires. Il croit qu’une présence divine a guidé sa vie. 

L’inspiration

Pour se préparer à peindre le portrait des aumôniers, Chabot s’est rendu en France, à la fois pour s’inspirer et par souci de précision historique. Chabot a marché sur la plage nommée Juno Beach, il a aussi visité l’église qui a servi de point de repère aux soldats canadiens le jour J, de même que les musées consacrés au jour J. Au cimetière de Bény-sur-Mer, il a rencontré le gardien. Le Français lui apprend qu’il veille sur les tombes des soldats canadiens depuis plus de 25 ans. Il se considère comme le « jardinier des souvenirs ». Après cette rencontre, Chabot, en tant qu’ex-militaire et artiste, a compris qu’il avait pour mission d’être un gardien de la mémoire.

L’œuvre de Chabot intitulée « Pais mes brebis » est visuellement fascinante. En hommage au sacrifice ultime consenti par les trois aumôniers en Normandie, l’artiste illustre les traits de caractères propres au berger prenant soin de ses moutons, à l’affût du moindre danger et prêt à tout risquer pour protéger son troupeau de la menace. Le tableau « Pais mes brebis » est bouleversant pour tous les militaires de l’époque actuelles, parce qu’il nous rappelle que lorsque nous prononçons les mots « le service avant soi-même », nous sommes portés par ces innombrables héros qui nous ont précédés, dont les aumôniers George  Alexander Harris, Walter Leslie Brown et William Alfred Seaman. 

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :