NUNAKPUT, « Notre terre » : forte et libre

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Le 2 octobre 2026 - Nouvelles de la Défense

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Rédigé par le capitaine Aaron Niles

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  • Un véhicule de patrouille blindé tactique (VPBT) des FAC arrive à Resolute Bay, au Nunavut, transporté par un CC-177 Globemaster du 429e Escadron de Trenton, en Ontario, dans le cadre de l’opération NANOOK, le 23 août. Photo : Caporale-chef Natasha Punt, Service d’imagerie de la 8e Escadre/Forces armées canadiennes
  • Plusieurs véhicules militaires, notamment un véhicule de patrouille blindé tactique (VPBT), un « Fat Truck » et un Bandvagn 206 (BV 206), se dirigent vers la collectivité de Resolute Bay, au Nunavut, pour une visite prévue le 25 août. Photo : Caporale-chef Natasha Punt
  • Des membres des FAC courent aux côtés des élèves et du personnel de l’école Qarmartalik lors d’une course Terry Fox organisée à Resolute Bay, au Nunavut, le 4 septembre, dans le cadre d’une initiative de sensibilisation communautaire effectuée pendant leur déploiement au titre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT. Photo : caporal Nicholas Zahari
  • Le caporal Raymond offre un hot-dog à un élève de l’école Qarmartalik à Resolute Bay, au Nunavut, après la course Terry Fox. Des membres des Forces armées canadiennes ont couru aux côtés des élèves et du personnel de l’école Qarmartalik lors d’un événement local de la Course Terry Fox le 4 septembre, dans le cadre de leurs activités de sensibilisation communautaire pendant leur déploiement au titre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT. Photo : caporal Nicholas Zahari
  • Des soldats d’infanterie des Forces armées canadiennes appartenant à la Force opérationnelle terrestre effectuent un exercice d’instruction à Crystal City, près de Resolute Bay, au Nunavut, dans le cadre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT, le 13 septembre. Photo : caporal Nicholas Zahari
  • Des Rangers canadiens du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens surveillent la faune lors d’une patrouille à Resolute Bay, au Nunavut, le 3 septembre, dans le cadre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT. Photo : caporal Nicholas Zahari.
  • Le navire de la Garde côtière canadienne Henry Larsen et le Navire canadien de Sa Majesté Robert Hampton Gray arrivent à Resolute Bay, au Nunavut, pour débarquer des fantassins du 3e bataillon de la Force opérationnelle terrestre du Royal Canadian Regiment, à l’issue d’un déploiement de trois jours sur l’île Little Cornwallis dans le cadre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT, le 11 septembre.
  • Des membres des Forces armées canadiennes se déplacent le long du front de mer à Resolute Bay, au Nunavut, alors qu’ils effectuent une patrouille à pied dans le cadre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT, le 11 septembre. Photo : caporal-chef Brodie Fountain.
  • De gauche à droite, le commandant Kevin R. Jones du navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Henry Larsen, l’adjudant-chef James Bull, sergent-major de la Force opérationnelle terrestre, le lieutenant-colonel Christopher Van Den Berg, commandant de la Force opérationnelle terrestre, le capitaine de frégate Brian Henwood, commandant du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Robert Hampton Gray, le capitaine de corvette Jeffrey Woodhouse, un premier maître de 2e classe à bord du NCSM Robert Hampton Gray, et le premier maître de 2e classe Ivan Lightwood posent pour une photo de groupe devant le NGCC Henry Larsen et le NCSM Robert Hampton Gray à Resolute Bay, au Nunavut, le 11 septembre, afin de souligner les réalisations de toutes les équipes qui ont travaillé ensemble à la réussite de la mission au cours de l’opération NANOOK-NUNAKPUT. Photo : caporale Gwyneth Lovell

Une fine brume s’élevait de l’océan Arctique, étendant lentement son voile sur la collectivité jusqu’à l’effacer du paysage.

À Resolute Bay, petit hameau inuit de 180 habitants niché sur l’île Cornwallis, au Nunavut, ce spectacle n’avait rien d’inhabituel. Aux confins de l’Arctique, la communauté ne demeurait reliée au vaste monde que par un modeste aérodrome, souvent englouti sous l’épais brouillard du matin. Avec ou sans brume, Resolute Bay vivait loin des regards. Mais le 23 août 2026, quelque chose de différent se dessinait à l’horizon. À travers le manteau de nuages gris émergea une silhouette inhabituelle. Un CC-177 Globemaster du 429e Escadron de l’Aviation royale canadienne venait de se poser à l’aéroport de Resolute Bay, le deuxième aérodrome le plus septentrional du Canada à accueillir un service aérien régulier. Malgré tous les efforts de la nature pour dissimuler son arrivée, l’imposant appareil demeurait visible à des kilomètres à la ronde. Puis, lorsque la rampe du Globemaster s’abaissa lentement vers le sol arctique, elle annonça une première pour la collectivité. C’était le signe qu’un nouveau chapitre s’ouvrait et que, pour un temps, le Nord s’apprêtait à attirer l’attention du monde.

Lorsque la rampe du Globemaster s’abaissa sur la terre froide de l’Arctique, un véhicule de patrouille blindé tactique (VPBT) des Forces armées canadiennes fit son apparition, ses pneus marquant pour la première fois le sable et le gravier de Resolute Bay. Conçu pour les missions de reconnaissance, de surveillance, de sécurité et de transport de personnel, ce véhicule constitue l’un des outils clés de l’Armée canadienne sur le terrain. Exploités par la Base de soutien de la 4e Division du Canada Petawawa, le véhicule et son équipage avaient parcouru 3 779 kilomètres, de la BFC Petawawa à la BFC Trenton, puis jusqu’à l’Arctique canadien à bord d’un Globemaster. Ils avaient affronté des pistes boueuses, de la pluie verglaçante, du grésil et un épais brouillard avant d’arriver à Resolute Bay, une première pour un VPBT. Sa présence répondait à un objectif précis : tester et confirmer la capacité des Forces armées canadiennes (FAC) à déployer et à acheminer de l’équipement lourd dans l’Arctique canadien isolé dans le cadre de l’opération NANOOK, l’opération phare des FAC dans l’Arctique. Cette opération met l’accent sur des activités globales, interarmées, interministérielles et multinationales visant à renforcer la défense du Canada, à améliorer l’état de préparation opérationnelle du personnel pour faire face aux défis de sûreté et de sécurité dans le Nord, ainsi qu’à développer et à maintenir des partenariats essentiels.

Il est essentiel d’entretenir ces partenariats, car les peuples autochtones et les collectivités nordiques sont des partenaires clés dans l’approche des FAC en matière de sûreté, de sécurité et de défense dans l’Arctique. Dans le cadre de ce renforcement des relations, le contingent des FAC au Centre d’entraînement dans l’Arctique des Forces armées canadiennes (CEAFAC) a organisé une journée de relations communautaires le 25 août. Lors de cet événement, les membres du contingent ont conduit plusieurs véhicules militaires, tels que le VPBT, un « Fat Truck » et un véhicule Bandvagn 206 (BV 206), véhicule de transport tout-terrain, jusqu’au hameau. Ils ont également échangé avec la communauté locale et ont donné aux enfants et à leurs parents l’occasion de monter à bord de ces véhicules et de découvrir par eux-mêmes ce que l’on ressent à l’intérieur d’un véhicule blindé des FAC qui joue un rôle essentiel dans la défense de l’Arctique.

Témoignant des liens étroits qui unissent les FAC et le hameau, la collectivité a à son tour accueilli les militaires lorsque les élèves et le personnel de l’école Qarmartalik ont invité les membres des FAC, arrivés dans la région la veille dans le cadre de l’opération NANOOK-NUNAKPUT, à participer à leur course communautaire Terry Fox le 4 septembre. Pour renforcer davantage les liens qui se tissent entre la collectivité et les FAC, les militaires ont couru aux côtés des élèves et du personnel de l’école avant de participer à un barbecue communautaire.

Les sourires chaleureux qui avaient marqué les activités communautaires ont rapidement laissé place à une détermination sans faille avec le début de l’opération NANOOK-NUNAKPUT, dont la phase principale s’est déroulée du 2 au 17 septembre. Plus de 350 membres des FAC provenant de diverses organisations participantes, notamment les Rangers canadiens, la Marine royale canadienne, l’Armée canadienne, la Garde côtière canadienne et la Force opérationnelle interarmées, se sont déployés dans le Grand Nord afin de perfectionner leurs compétences dans un environnement austère et de renforcer leur état de préparation pour défendre la souveraineté du Canada dans l’Arctique. Parmi les principales activités menées durant l’opération figuraient l’instruction en surveillance, des exercices de mobilité aérienne et terrestre, le déploiement d’équipement lourd ainsi que diverses activités terrestres et maritimes.

Les FAC se préparent sans relâche à relever les défis de l’Arctique. L’Arctique met tout à l’épreuve : l’équipement, la logistique et même la détermination. À l’image du lieu d’où elles opéraient, les troupes ont fait preuve d’une détermination résolue, s’acquittant de leurs tâches malgré tout ce que Mère Nature leur réservait.

 Les défis propres à Resolute Bay sont uniques. Alors que la plupart des Canadiens doivent parfois composer avec des écureuils dans leur grenier, les habitants de Resolute Bay vivent sous la menace constante de l’un des rares superprédateurs de la planète : l’ours polaire. Afin d’assurer la sécurité des militaires, des patrouilles de surveillance de la faune menées par les Rangers canadiens étaient en place jour et nuit. Sous-composante de la Réserve de l’Armée canadienne, les Rangers canadiens assurent une présence militaire essentielle dans les régions éloignées et isolées du pays et possèdent une vaste expérience de la faune dans des territoires où peu de Canadiens ont eu l’occasion de se rendre. Ce qui pouvait d’abord sembler une simple mesure de précaution s’est rapidement révélé indispensable lorsque plusieurs ours polaires ont été aperçus à seulement 1,5 kilomètre du camp où logeait le contingent des FAC.

Les conditions météorologiques ont également représenté un défi constant. La pluie verglaçante et un épais brouillard ont empêché deux hélicoptères CH-147F Chinook d’atterrir en toute sécurité à Resolute Bay. Après avoir été déroutés de leur itinéraire d’arrivée prévu, les aéronefs ont dû suspendre leurs opérations pendant qu’une enquête était menée, ce qui les a finalement empêchés de participer à l’exercice. Les Chinook devaient pourtant jouer un rôle essentiel en assurant la mobilité aérienne du personnel clé entre le camp de Resolute Bay et l’île Little Cornwallis, où se déroulait la phase principale de l’opération. Ce contretemps a démontré à quel point les opérations dans l’Arctique présentent des défis uniques. Grâce à leur entraînement, à leur professionnalisme et à leur préparation, les membres du contingent de Resolute Bay ont toutefois su s’adapter. La force opérationnelle a travaillé sans relâche pour élaborer un nouveau plan permettant d’accomplir la mission malgré l’absence de capacité de transport aérien. En tirant parti des capacités maritimes limitées à leur disposition, les militaires ont réussi à acheminer des ressources essentielles vers l’île Little Cornwallis, tout en menant des patrouilles et des manœuvres à l’échelon de la compagnie aux abords du Centre d’entraînement dans l’Arctique des Forces armées canadiennes (CEAFAC), veillant ainsi à ce que tous les participants à l’opération NANOOK-NUNAKPUT contribuent pleinement à la mission.

 Malgré les nombreux défis rencontrés, l’opération NANOOK-NUNAKPUT a été un succès. Elle a démontré que, quelles que soient les difficultés imposées par l’Arctique canadien, les membres des FAC possèdent les compétences, le courage et la détermination nécessaires pour protéger la souveraineté du Canada dans le Nord et intervenir partout où la mission l’exige sur le vaste territoire canadien. Alors que les premiers flocons annoncent le retour de l’hiver, une chose demeure certaine : les Forces armées canadiennes sont prêtes à répondre à l’appel.

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2026-10-02