Notes d’allocution de l’honorable Harjit S. Sajjan, ministre de la Défense nationale, International Peace Institute, New York (New York), États-Unis, 24 mai 2017

Discours

Le 24 mai 2017, le ministre de la Défense, Harjit S. Sajjan, s'est exprimé devant le International Peace Institute. Il a parlé de l'avenir des opérations de maintien de la paix de l'ONU, et a abordé le rôle qu'aura la Réunion 2017 des ministres de la Défense des pays participants aux missions de maintien paix de l’ONU pour améliorer de telles opérations. La Réunion se tiendra à Vancouver les 14 et 15 novembre 2017.

Les remarques d'ouvertures ont été prononcées par M. Atul Khare, Secrétaire général adjoint de l’ONU à l'appui aux missions. L'événement était animé par le Dr Adam Lupel, vice-président de l'International Peace Institute.

  • Sous-secrétaire général Khare…
  • Vos excellences…
  • M. Lupel… 
  • Et tous les membres du International Peace Institute,

Je vous remercie de votre chaleureux accueil et de votre hospitalité. Je suis ravi de passer la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies avec des personnes qui sont réellement engagées à prévenir et à régler les conflits mondiaux. 

Je sais que la meilleure manière pour nous d’honorer le dévouement et le courage de nos gardiens de la paix est de défendre leur cause avec une nouvelle détermination. Ce que fait clairement le International Peace Institute tous les jours, selon moi. 

J’applaudis l’institut pour son leadership à faire avancer la paix et la sécurité mondiales. Votre travail est inspirant et a contribué énormément à notre compréhension de la prévention des conflits, à la médiation et à la reconstruction.

La complexité croissante des engagements des Nations Unies a renforcé le fait que, maintenant plus que jamais, nous devons collectivement travailler vers le but commun de répandre la paix et la stabilité sur toute la planète.

Aucun pays ne peut se reposer sur ses lauriers ou simplement répéter ce qui a fonctionné précédemment. 

Les opérations de paix d’aujourd’hui sont bien plus complexes que celles des premiers jours des « Casques bleus ». Notre réponse à cette nouvelle réalité doit également évoluer.

Nous savons que nous devons réformer les opérations de paix des Nations Unies pour répondre à la demande maintenant et dans le futur. Le défi consiste, comme toujours, à décider quelles seront ces réformes et comment nous allons les mettre en œuvre.

Le secrétaire général Gueterres a aussi établi des normes élevées dans ses premières mesures pour augmenter la cohérence et l’efficacité dans le système des Nations Unies. 

Il a récemment déclaré que la nature interreliée des crises d’aujourd’hui exige que nous concertions nos propres efforts en matière de paix et de sécurité, de développement durable et de droits de la personne. Pas seulement dans les propos, mais dans la pratique aussi. 

Le Canada est d’accord et est encouragé par ce programme ambitieux de réforme. Nous reconnaissons également qu’il n’est qu’une pièce du casse-tête. 

En tant que pays membres, il existe plusieurs façons concrètes de travailler ensemble pour mieux orienter l’avenir des opérations de paix des Nations Unies.

Parmi ces façons, mentionnons la conférence annuelle des donateurs, qui a été organisée pour la première fois par les États-Unis en 2015, et plus récemment par le Royaume-Uni en septembre 2016.

À ce jour, ces conférences ont réussi à réunir des dons pour augmenter le nombre de pays qui participent aux opérations de paix des Nations Unies. 

Nous devons beaucoup aux pays qui ont organisé cette belle initiative en collaboration avec les Nations Unies.

Ces conférences ont également permis de grandement diversifier le groupe de pays qui fournissent des contingents militaires et policiers aux missions de paix des Nations Unies.

Je suis réconforté par le grand nombre de pays fournisseurs de contingents militaires et policiers qui défendent aussi la cause du maintien de la paix de l’ONU, et je suis encouragé par tout ce que nous pouvons apprendre des uns des autres.

Comme je l’ai annoncé, le Canada accueillera la rencontre 2017 des ministres de la Défense des pays participants aux missions de paix des Nations Unies les 14 et 15 novembre prochains à Vancouver, en Colombie-Britannique. Nous sommes fiers de prendre un rôle de premier plan pour faire avancer le programme de maintien de la paix des Nations Unies.

Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer d’autres détails de cette importante initiative. Nous avons établi des objectifs ambitieux pour cette rencontre. 

Comme toujours, le plan est de pleinement profiter du temps ensemble. Ainsi, nous allons examiner les progrès depuis la dernière rencontre en 2016, et nous concentrer sur la meilleure façon d’avancer. 

J’ai hâte d’entendre vos idées sur la meilleure manière d’appuyer une réforme en profondeur du système des Nations Unies.

De mon point de vue, l’un des aspects importants sera d’élargir les discussions à la prochaine rencontre des ministres de la Défense à Vancouver. 

Pendant la rencontre, nous devrions envisager notre travail dans le contexte du travail impressionnant et progressiste que vous réalisez ici à New York. 

Nous devons aussi considérer les tendances que nous constatons dans le domaine du maintien de la paix mondiale. Par exemple, le Canada a pour principe qu’il faut régler les causes profondes d’un conflit comme une condition préalable au succès. 

Le père du maintien de la paix moderne, Lester B. Pearson, a dit un jour, « La meilleure arme pour défendre la paix n’est pas le pouvoir, mais la suppression des causes de la guerre ».

Mais ne vous méprenez pas, nous devons comprendre la réalité des conflits d’aujourd’hui et lutter contre la menace des groupes radicaux dans les conflits. 

En outre, nous maintenons qu’une gamme d’activités – de la formation à l’aide humanitaire, en passant par le développement et l’éducation – est nécessaire pour augmenter nos chances d’établir une paix durable. 

Pendant la rencontre ministérielle, nous nous efforcerons à trouver des solutions pragmatiques et innovantes aux conflits mondiaux. Nous donnerons suite aux trois aspects que nous avons soulignés l’an dernier à Londres : dons, planification et résultats. Mais surtout, nous allons mettre en valeur les partenariats. 

Cette mise en valeur sera importante, parce que le système des Nations Unies obtient le plus grand effet quand il permet à d’autres de faire du travail extraordinaire. 

Dans ce but, nous devons établir des partenariats durables et utiles avec des gouvernements, des organisations régionales et des acteurs de la société civile, afin que les opérations de paix soient plus efficaces.

À Vancouver, nous allons encourager les dons des pays membres, particulièrement dans les domaines où les Nations Unies ont des lacunes, comme le déploiement rapide.

Nous allons explorer des manières d’accélérer les innovations en instruction et en renforcement de la capacité, et nous allons encourager les partenariats entre les Nations Unies et les pays qui fournissent des soldats et des policiers.

Nous allons explorer diverses façons de protéger les populations vulnérables, y compris d’inclure dans les mandats de protection l’utilisation de la force et de faire participer les populations locales.

Mais je suis également frappé par le programme de prévention des conflits du secrétaire général, et je suis impatient d’explorer la jonction entre la prévention des conflits et le maintien de la paix. 

En nous appuyant sur l’excellent travail qui a été accompli pendant la rencontre ministérielle de Londres, nous allons encore une fois insister sur l’importance d’intégrer des perspectives relatives à l’égalité entre les sexes dans la planification des opérations. 

La rencontre ministérielle de Londres a donné lieu à l'adoption de façons d’améliorer la planification et les résultats des opérations de paix des Nations Unies par l’augmentation de la participation des femmes. 

Au Canada, nous croyons fortement à l’intégration des femmes dans toutes les sphères et dans tous les rôles, dans la promotion de la paix et de la sécurité. Nous savons que les crises et les conflits locaux affectent les femmes et les filles différemment et plus gravement que les autres groupes démographiques. 

Nous croyons qu’une diversité de perspectives dans la planification et la mise en œuvre opérationnelles est essentielle pour améliorer le sort des populations les plus vulnérables.

Les femmes maximisent nos efforts collectifs contre la violence fondée sur le sexe. Elles jouent un rôle clé pour faire participer les jeunes et prévenir le recrutement des enfants-soldats. Elles sont des actrices de paix qui peuvent faire durer les accords dans leurs communautés. 

Vous êtes plusieurs ici aujourd’hui à représenter des pays fournisseurs de soldats et de policiers, des pays hôtes et des partenaires régionaux. En fin de compte, notre dialogue d’aujourd’hui a pour but de nous faire profiter de votre expérience personnelle, alors que nous nous dirigeons vers Vancouver. Nous allons apprendre de vous pour concevoir des propositions et des engagements concrets.

J’ai hâte d’accueillir les membres à Vancouver et d’entendre vos idées sur les façons dont nous pouvons contribuer utilement à l’avenir des missions de paix des Nations Unies. Je vous remercie.


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