Notes d’allocution de L’honorable Harjit S. Sajjan, ministre de la Défense nationale - Réunion des ministres de la Défense sur le maintien de la paix des Nations Unies souper des chefs de délégation

Discours

Seul le texte prononcé fait foi

Vancouver (Colombie-Britannique)
Le 14 novembre 2017

Bonsoir. Je suis très heureux de vous recevoir dans le cadre de ce souper et de la réunion des ministres de la Défense de Vancouver.

J’espère que vous profitez de l’occasion pour renouer de vieux liens d’amitié et pour faire connaissance avec quelques-uns des nouveaux visages présents parmi nous ce soir.

Nous représentons tous des pays et des organismes qui ont en commun leur engagement envers l’Organisation des Nations Unies et les opérations de soutien de la paix aux quatre coins de la planète.

Ensemble, nous ressentons le besoin urgent de perpétuer la tradition du maintien de la paix de l’ONU en améliorant son efficacité dans un monde en constante évolution.

Le Canada est encouragé par les efforts déployés par le secrétaire général pour réformer les piliers fondamentaux du système onusien, notamment la gestion, le développement, la paix et la sécurité, et les questions liées au genre.

Et nous appuyons ces efforts qui visent à réorienter les activités de l’ONU sur la prévention. 

Nous devons comprendre ce qui se passe sur le terrain pour être en mesure d’apporter une contribution qui donnera des résultats positifs.

De nos jours, la nature des conflits a changé. Nous devons donc changer aussi la manière dont menons les opérations de paix. Les pays qui sont menacés par des extrémistes violents nécessitent une stratégie d’intervention globale dans les domaines militaire, politique, humanitaire, et dans le domaine du développement.

À la recherche d’une formation et d’un emploi, les jeunes doivent surmonter des obstacles que notre génération ne peut même pas imaginer.

Les anciennes méthodes et solutions ne fonctionnent plus. Nous devons réfléchir à des solutions novatrices pour la suite des choses.

Pour y arriver, nous devons être nous-mêmes témoins de la situation. Nous devons entrer en contact direct avec les acteurs sur le terrain. Nous devons respecter leurs connaissances et leur expérience, et en tirer des leçons. Nous devons comprendre les causes profondes du conflit. 

Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne se règleront pas en une journée.

Et ils ne se règleront pas tous d’un seul coup, grâce à un « éclair de génie ».

Il s’agit d’un travail complexe. Il n’y a pas de solution facile. Les lacunes capacitaires demeurent – et doivent être comblées. 

Mais, le progrès s’amorce quand on se fixe un objectif de renouvellement et de réinvention.  

Il s’amorce quand on commence à penser au maintien de la paix sous l’angle du partenariat – et quand on adopte des méthodes novatrices en matière de formation.

Et il s’amorce quand on se donne pour mission de créer un modèle de maintien de la paix à la mesure des défis d’aujourd’hui et de demain.  

Renforcer le rôle des femmes, en particulier, est un impératif pour l’ONU et pour tous ceux qui croient en cette organisation.

La réunion ministérielle, c’est notre chance de démontrer ce que nous pouvons accomplir ensemble.

C’est notre chance de démontre qu’avec le mandat, les ressources et le soutien appropriés, le maintien de la paix demeure l’un des outils les plus flexibles et efficaces pour intervenir en cas de crise partout dans le monde.

Comme beaucoup le savent déjà, le maintien de la paix est au cœur de l’identité canadienne.

En tant que pays, nous célébrons Lester Pearson, le premier ministre qui a contribué à la création de la première force de maintien de la paix de l’ONU – pour résoudre la crise du canal de Suez, en 1956.

Nous nous souvenons des mots prononcés par les membres du comité qui lui ont remis le prix Nobel de la Paix, exposé au premier étage du VCC. Ils ont dit que Person avait fait plus que quiconque pour « sauver le monde à cette époque ».

N’est-ce pas le meilleur héritage dont un pays puisse rêver?

Dans un lieu de prédilection de notre capitale nationale, nous avons érigé un monument pour commémorer le rôle historique et actuel que nous jouons dans le cadre de missions internationales de maintien de la paix – et les soldats qui se sont mis en danger pour servir une grande cause.

Ici, à Vancouver, plusieurs soldats des Seaforth Highlanders, et du British Columbia Regiment, entre autres, ont servi avec fierté et distinction dans le cadre de missions de maintien de la paix partout dans le monde.

D’ailleurs, Pearson a lui-même servi dans les forces militaires – d’abord comme aide sanitaire, puis comme lieutenant d’aviation.

C’est grâce à son expérience au service de son pays qu’il a vraiment compris l’ampleur de la dévastation causée par la guerre. Il a compris qu’il devait consacrer le reste de sa vie à trouver des moyens de la prévenir.

Des années plus tard, alors que Pearson était devenu diplomate et politicien, son expérience de militaire se reflétait dans sa vision réaliste du monde. 

Il savait que les conflits mondiaux allaient devenir plus complexes, plus difficiles à résoudre. « Nous grimpons perpétuellement une côte de plus en plus abrupte » avait-il dit pour décrire la situation. 

Nous qui sommes réunis ici ce soir savons que la côte devient de plus en plus difficile à monter. Mais nous devons continuer de grimper.

Au cours des deux prochains jours, nous aurons pour tâche de poursuivre sur la lancée de l’excellent travail accompli lors des précédentes réunions des ministres de la Défense à Londres et à New York pour obtenir de meilleurs résultats.

Mes amis, approprions-nous les propos de Lester Pearson.

Ensemble, consacrons nos énergies à mettre à l’œuvre « toute la bonté, la noblesse et l’excellence de l’esprit humain ». 

Merci.

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