Nouvelles de l'ED : Nous nous entretenons avec le sergent Frédérick St-Denis, un réserviste déployé sur Op LASER

Vidéo / Le 3 juin 2020

Transcription

(Audrey) Dans le cadre d’un épisode précédent, nous avons parlé à un technicien médical qui participe à l’opération LASER – la contribution des FAC dans le contexte de la COVID-19. Des militaires membres de groupes professionnels non médicaux appuient eux aussi cet effort. Aujourd’hui, nous nous entretenons avec le sergent Frédérick St-Denis, un réserviste affecté à l’un des CHSLD du Québec. Bonjour Sgt St-Denis. En terme de répondre à une situation imprévu comme celle-ci c’est quoi les plus grands défis auquel tu as fait face jusqu’à présent?

(Sgt St-Denis) En fait, le plus grand défi, c’est plutôt sur le plan technique : tout ce qui touche notre quotidien, il a fallu qu’on le change. Des choses qu’on tenait pour acquises depuis des années, c’est-à-dire… je vais vous en donner un exemple : tout simplement s’occuper du lavage, c’est rendu compliqué puisqu’il y a plusieurs étapes qui s’ensuivent pour la protection de la force. Euh… travailler, on arrive au travail en civil, ça a l’air simple, ça a l’air banal, mais chaque chose qu’on fait au cours d’une journée, on doit l’analyser afin de protéger la force et de ne pas devenir un vecteur pour la population civile.

(A) Et le fait de contribuer à cet effort, comment est-ce que vous vous y sentez?

(Sgt St-Denis) Le fait de participer… Le fait de participer à cet effort-là, c’est vraiment valorisant. C’est l’une des rares fois qu’on a la chance de travailler de si près avec la population. Même pendant les opérations où on aide la population lors d’inondations, on n’est pas en contact direct. Cela influe énormément sur notre moral, mais d’une manière positive. On voit l’impact direct sur les résidents, puis on a un feedback positif instantanément. Donc, c’est vraiment valorisant. En plus, notre unité vient de Laval, et on s’occupe de résidents de Laval, donc on ressent déjà en plus grande proximité avec eux.

(A) Et si on parlait de moral avec vos équipes, comment faites-vous pour briser l’isolement et vous assurez de maintenir un bon moral parmi les différentes sections?

(Sgt St-Denis) Comme n’importe quel cours difficile ou opération difficile dans l’Armée, ce qui nous aide à passer à travers, c’est vraiment nos collègues. On prend le temps de s’échanger des blagues, on prend le temps de s’informer si les autres vont bien. C’est vraiment, même si on doit garder deux mètres de distance, honnêtement en treize ans dans l’Armée, je n’ai jamais eu un peloton qui était aussi proche que ça. Donc, euh, c’est vraiment juste d’échanger, et ce sont de ces moments dont on va se souvenir.

(A) Je vous remercie beaucoup d’avoir discuté avec nous aujourd’hui.

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Opération LASER

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