Équipe d'observateurs au Nigeria (EON)

Nom de l'opération internationale :  Équipe d'observateurs au Nigeria

Dates de l'opération internationale :   1968/09/15 – 1970/02/28

Organisme responsable :   Gouvernement du Canada

Nom de la région :  Afrique

Lieu :   Nigeria

Nom de l'opération canadienne :   Équipe d'observateurs au Nigeria

Dates de l'opération canadienne :   1968/09/15 – 1970/02/28

Mandat de la mission :   À l’invitation du gouvernement du Nigeria, enquêter sur les allégations de génocide et de crimes de guerre portées à l’attention des observateurs.

Notes sur la mission :  

En juillet 1967, une guerre civile a éclaté entre la Fédération de Nigéria et l’État sécessionniste du Biafra, qui venait de proclamer son indépendance le 30 mai. Après des succès initiaux pour les rebelles, les troupes nigérianes ont peu à peu reconquis le Biafra, jusqu’à la capitulation de l’armée sécessionniste le 15 janvier 1970.

Dès le départ, les autorités biafraises ont prétendu que les militaires nigérians avaient commis des crimes graves contre les droits de la personne et peut-être même un génocide. Les images d’enfants mourrant de faim ont provoqué un tollé universel; à la suite de ces protestations, le gouvernement nigérian a invité la Grande-Bretagne, le Canada, la Pologne, la Suède, les Nations Unies et l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à envoyer sur place des observateurs pour vérifier le bien-fondé des allégations et faire rapport à ce sujet. Tous ces pays et organismes ont accepté l’invitation, le Canada ayant décidé d’envoyer un observateur, à condition que celui-ci bénéficie d’une liberté totale de mouvements et puisse signaler toutes ses constatations.

Les groupes d’observateurs comprenaient des représentants de chaque pays ou organisme participant, mais alors que les délégués de l’ONU et de l’OUA présentaient leurs rapports individuellement, les observateurs anglais, canadiens, polonais et suédois essayaient d’en arriver à un consensus; en cas d’impossibilité, ils pouvaient néanmoins soumettre des rapports minoritaires. Malgré la crainte générale qu’on ne fasse obstacle à leur travail, les groupes d’observateurs étaient dans l’ensemble libres d’aller partout où c’était nécessaire et, en dépit des cas patents signalés de « tueries non provoquées et inexcusables », excès courants dans ce genre de conflit, ils n’ont trouvé aucune preuve que les troupes nigérianes avaient perpétré ou étaient en train de perpétrer un génocide.

Le premier observateur canadien, le Major général W.A. Milroy, arrivé au Nigeria le 17 septembre 1968, a immédiatement conclu qu’il fallait augmenter la représentation canadienne; on a donc envoyé peu après deux autres officiers, qui ont été remplacés au bout de six mois. Cette durée d’affectation est devenue la norme jusqu'au départ des deux derniers observateurs canadiens en février 1970, une fois le cessez-le-feu entré en vigueur et un accord de paix conclu.

 

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