Ouganda 1972

Nom de l'opération internationale : sans objet

Dates de l'opération internationale : sans objet

Organisme responsable : Gouvernement du Canada

Nom de la région : Afrique

Lieu : Ouganda

Nom de l'opération canadienne : (Ouganda  1972)

Dates de l'opération canadienne : 1972/10/01 – 1972/10/30

Mandat de la mission :

Évacuer au Canada des Ougandais d’origine asiatique expulsés par Idi Amin

Notes sur la mission :  

En janvier 1971, Idi Amin a accédé au pouvoir en Ouganda à la suite d’un coup d’État militaire. Le 4 août 1972, il a annoncé que les 80 000 Asiatiques habitant le pays avaient 90 jours pour partir. La décision a été modifiée deux jours plus tard pour s’appliquer seulement aux Asiatiques qui ne détenaient pas la citoyenneté ougandaise. Environ 60 000 personnes étaient toujours menacées d’expulsion. La plupart d’entre elles détenaient la citoyenneté britannique et étaient des Ougandais de la troisième génération arrivés à l’époque de l’ancien régime colonial britannique. Ils ont été informés qu’ils ne pouvaient emmener que ce qu’ils pouvaient transporter avec eux et qu’ils ne seraient pas dédommagés pour les maisons, commerces et autres biens qu’ils abandonneraient. L’ordre d’expulsion a pris la Grande Bretagne au dépourvu : elle acceptait un millier d’Ougandais d’origine asiatique par année, mais n’avait pas la capacité d’en accueillir 60 000 à la fois étant donné le risque de problèmes intérieurs.

Devant la crise humanitaire engendrée par l’expulsion, le Canada a accepté d’accueillir 4 400 Ougandais d’origine asiatique. Le ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration était l'organisme responsable. Les Forces canadiennes devaient prêter leur assistance en fournissant de l’hébergement, des services alimentaires, des installations médicales et en transportant les réfugiés à leur arrivée au Canada.

Avec un préavis d’une semaine, le détachement de Longue Pointe de la base des forces canadiennes de Montréal a été converti en centre d’accueil. Au fur et à mesure que les réfugiés arrivaient à bord de vols d’Air Canada, de CP Air et de Pacific Western, ils étaient transportés à Longue Pointe. Le gymnase a fait office de centre d’accueil, et trois vieilles casernes ont servi d’hôpital temporaire, de centre de presse et de magasin de vêtements.

Un groupe de 20 cuisiniers militaires de Gagetown, London, Montréal, Petawawa et Valcartier s’est rapidement familiarisé avec les subtilités de la cuisine asiatique et avec les exigences alimentaires des hindous, des musulmans et des sikhs. Une unité médicale du 5e Groupement de Combat a fourni un petit hôpital et a assuré la liaison avec deux hôpitaux de Montréal qui avaient proposé leur aide au cas où cela s’avérerait nécessaire. Par mesure de précaution, les réfugiés ont également été vaccinés dès leur arrivée contre diverses maladies, dont la variole, signalées en Ouganda. Même les visiteurs occasionnels du centre d’accueil ont été vaccinés.

À leur arrivée à Longue Pointe après des vols d’environ 19 heures, les réfugiés ont eu droit à un repas chaud. Ils ont également été vaccinés et informés de ce qui les attendait ensuite. La plupart des réfugiés sont restés deux jours ou moins à Longue Pointe. Le personnel du ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration a travaillé rapidement pour leur trouver des endroits où s’installer au Canada en fonction de leur scolarité et de leurs emplois précédents. Des compagnies aériennes et ferroviaires avaient des bureaux au centre d’accueil, et les Forces canadiennes fournissaient le transport jusqu’à l’aéroport de Dorval ou la gare Windsor.

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