Opération Orient

Nom de l'opération internationale : S.O.

Dates de l'opération internationale : S.O.

Organisme responsable : Gouvernement du Canada

Nom de la région : Asie

Lieu : Chine

Nom de l'opération canadienne : Opération ORIENT

Dates de l'opération canadienne : 11 novembre 1948 au 4 juin 1949

Mandat de la mission : Évacuer de Nanjing les citoyens canadiens et les autres ressortissants étrangers, si l’ordre en était donné.

Notes sur la mission : L’alliance incongrue contre les Japonais entre les nationalistes et les communistes chinois s’est dissoute peu après la défaite du Japon. La guerre civile a alors repris et, à la fin de 1948, les troupes communistes menaçaient Nanjing, la capitale du camp nationaliste. Craignant pour la sécurité des civils et des diplomates canadiens, les autorités à Ottawa ont entrepris de planifier leur évacuation de Chine. Dans le cadre de l’opération Orient, le Commandement du transport aérien s’est occupé de cette tâche; le 11 novembre 1948, il a donné l’ordre au 426e Escadron de se tenir en attente pour éventuellement évacuer de la ville à la fois les citoyens canadiens et les ressortissants étrangers. L’opération Orient, annulée le 16 novembre, a été relancée le 24 novembre, encore une fois sous forme d’une mise en attente, jusqu’au 1er décembre; le Cabinet a alors décidé qu’il reviendrait moins cher de noliser un avion civil.

Mais les troupes communistes ayant poursuivi leur progression, après avoir consulté le chef d’état-major de la Marine, le gouvernement du Canada a demandé à cette dernière le 25 janvier 1949 de dérouter un destroyer vers la Chine au cas où il deviendrait nécessaire d’évacuer les 200 Canadiens se trouvant dans la région de Nanjing. Le NCSM Crescent a été choisi à cette fin quatre jours plus tard. Après une séance d’information donnée à son capitaine, à Ottawa, le navire a quitté Esquimalt le 2 février, arrivant 23 jours plus tard dans les eaux chinoises, où il s’est joint à d’autres navires de guerre des pays du Commonwealth qui attendaient eux aussi d’évacuer leurs ressortissants. Le travail de l’équipage alternait entre les exercices de manœuvre effectués en compagnie d’autres bâtiments et les périodes d’attente à Nanjing quand le navire était de service dans l’éventualité d’une évacuation. Le Crescent a séjourné dans cette ville du 11 au 23 mars, et il devait y retourner une deuxième fois, mais on a annulé sa venue après que les troupes communistes ont eu bombardé le HMS Amethyst qui remontait le fleuve Yangtze. Le Crescent est reparti de Chine le 9 mai, arrivant à Esquimalt le 4 juin. 

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