Opération Bandit

Nom de l'opération internationale : sans objet

Dates de l'opération internationale : sans objet

Organisme responsable : Gouvernement du Canada

Nom de la région : Caraïbes

Lieu :   Haïti

Nom de l'opération canadienne :  Opération BANDIT

Dates de l'opération canadienne :   1988/01/05 – 1988/02/09

Mandat de la mission :

 Évacuer les ressortissants canadiens d’Haïti

Notes sur la mission :  

L’armée haïtienne a annulé les élections qui devaient avoir lieu le 29 novembre 1987, compte tenu notamment du niveau élevé de violence. Ces élections ont été reportées au 17 janvier 1988. En raison de la dégradation de la situation, le ministère des Affaires extérieures s’est inquiété de la sécurité des quelque 1 400 Canadiens habitant en Haïti. Les FC ont été chargées de préparer un plan pour les non-combattants dans le cas où une évacuation des Canadiens serait nécessaire; les préparatifs ont débuté le 11 décembre et une planification plus détaillée a commencé le 20 décembre. Celle-ci a devancé des mesures américaines similaires, bien qu’il n’y ait eu aucune collaboration entre les deux pays.

Si une évacuation immédiate devenait nécessaire, une mission au nom d’opération SPEAR devait être immédiatement mise en place. En fait, un plan plus précis a été élaboré, l’opération BANDIT. Le 30 décembre 1987, le SCEMD a donné un ordre d’avertissement pour préparer la composante navale de l’opération, sous couvert d’un exercice dans la zone d’opération de Puerto Rico. Le 5 janvier 1988, la Force opérationnelle navale 300.1 a quitté Halifax, composée des NCSM Athabaskan, Preserver et Skeena. Ceux-ci avaient à bord deux membres du Royal 22e Régiment, un conseiller en transport aérien, une équipe de renseignement électromagnétique, trois Twin Huey CH-135, quatre Sea King CH 124 ainsi que le personnel navigant et de piste nécessaire. Du 15 au 19 janvier, la force opérationnelle est restée dans le secteur d’Haïti. Si l’on avait procédé à l’évacuation, on aurait également eu recours à des Buffalo CC-130 et CC-115 pour transporter trois compagnies du R22eR, qui auraient assuré la sécurité des terrains d’aviation afin d’accélérer encore les opérations.

Finalement, il n’y a eu que très peu de violence. On a procédé aux élections, le président Leslie-François Manigat a pris le pouvoir le 7 février. Il a été renversé par un coup d’État militaire le 20 juin 1988. 

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