Mission du représentant du Secrétaire général en République dominicaine (DOMREP)

Nom de l'opération internationale :  Mission du représentant du Secrétaire général en République dominicaine (DOMREP)

Dates de l'opération internationale :  1965/05/14 – 1965/10/22

Organisme responsable :  Nations unies

Nom de la région :  Caraïbes

Lieu :   République dominicaine

Nom de l'opération canadienne :  Mission du représentant du Secrétaire général en République dominicaine (DOMREP)

Dates de l'opération canadienne :   1965/06 – 1965/10/22

Mandat de la mission :   aider la République dominicaine pour but d’observer le déroulement du cessez-le-feu et d’établir un rapport sur la situation générale prévalant dans ce pays.

(Conseil de sécurité, résolution 203 (1965), 14 mai 1965)

Notes sur la mission :  

À la fin d’avril 1965, une guerre civile a éclaté en République dominicaine lorsque le gouvernement en place s’est fait renverser par un groupe désireux de rétablir au pouvoir un ancien président, qui avait lui-même été la cible d’un coup d’état militaire en 1963. La crise s’est précipitée pour faire place à deux gouvernements rivaux pendant que la violence se répandait dans la capitale, Saint-Domingue. Le 28 avril 1965, constatant la chute du gouvernement et la guerre civile sur laquelle elle avait débouché, les États-Unis ont expédié des troupes au pays afin, comme ils en avaient informé le Conseil de sécurité des Nations Unies, de protéger les Américains qui s’y trouvaient et de les escorter en lieu sûr. À la demande des États-Unis, le Conseil de l’Organisation des États américains (OEA) s’est réuni pour étudier la conjoncture. Non seulement, le 29 avril, celui-ci a-t-il adopté une résolution favorisant un cessez-le-feu, mais, le 23 mai, il a établi une Force de paix inter-américaine (FPIA) en République dominicaine. Le 26 juin 1965, celle-ci était composée de 1 700 militaires de 6 pays d’Amérique latine et de 12 400 autres des États-Unis.

La réaction de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à la crise s’est traduite par l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité, le 14 mai 1965 (RCS 203/1965), visant l'établissement d'un cessez-le-feu entre les groupes rivaux, l’intervention d’un représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, qui devait dresser un rapport sur la situation, et la collaboration de l’ensemble des Dominicains avec le représentant spécial.

La Mission du Représentant du Secrétaire général en République dominicaine (DOMREP) comptait un conseiller militaire auprès du Secrétaire général de l’ONU et, au total, trois observateurs militaires des Nations Unies (UNMO), dont deux apportaient leur aide au conseiller militaire en tout temps.

Le Lieutenant-colonel Paul A. Mayer, membre de la délégation canadienne auprès de l’ONU à New York, était l’unique participant canadien à la mission DOMREP. Dépêché en République dominicaine en juin 1965, il y est demeuré jusqu’à la fin de l’opération, devenant le principal conseiller militaire du représentant spécial du Secrétaire général. À titre d’observateur militaire et de conseiller militaire, le Lieutenant-colonel Mayer devait entre autres contribuer au respect du cessez-le-feu entre les belligérants, assurer la liaison avec les militaires et faire rapport sur l’état des droits de la personne et leur violation.

Le représentant spécial du Secrétaire général et les soldats du maintien de la paix ont aidé la République dominicaine à se sortir de la crise politique et militaire. Un gouvernement temporaire acceptable pour toutes les parties a été mis en place, et les forces militaires américaines comme celles de quelques alliés latino-américains membres de l’OEA ont finalement pu quitter le pays à la fin septembre 1966. La mission DOMREP s’est ainsi terminée le 22 octobre 1966.

 

Détails de la page

Date de modification :