Archivé - La voie choisie par le Canada : investissement et ouverture

Le 16 novembre 2016
Conférence européenne de UBS, Londres, Angleterre

Le texte prononcé fait foi

Je suis heureux d’être ici avec vous aujourd’hui. C’est un plaisir de revenir à Londres, une ville où j’ai eu le privilège d’habiter, de travailler, de jouer et d’étudier au fil des ans.

Hier, j’étais de retour à la London School of Economics pour rencontrer un groupe impressionnant d’étudiants, dont les idées, l’ambition et l’espoir ne cessent de m’émerveiller.

La nouvelle génération comprend parfaitement les choses.

Elle sait ce qu’il faut accomplir.

Il nous appartient de lui donner les outils et les possibilités de réussir.

Si nous arrivons à le faire, l’avenir sera réellement brillant.

Ce sujet fait partie des questions que je veux aborder avec vous aujourd’hui.

Je suis devenu ministre des Finances du Canada il y a un an à peine.

Et ce fut toute une année!

De par le monde, nous avons eu quelques surprises en cours de route.

La communauté internationale a porté son attention sur le fait que bon nombre de nos citoyens n’ont pas été témoins des avantages de la croissance économique phénoménale que nous avons connue ensemble au cours des dernières décennies.

Le point vulnérable de l’économie mondiale s’est manifesté à la fois de façon attendue et imprévue.

Le travail acharné n’est plus toujours synonyme de progrès.

Une promesse fondamentale a été brisée.

C’est cette promesse que les Canadiennes et les Canadiens nous ont demandé de réparer lorsqu’ils ont élu ce jeune dirigeant énergique qu’est le premier ministre Justin Trudeau, il y a un an.

Et l’anxiété et la désillusion issues de cette promesse brisée ont alimenté certains des mouvements les plus puissants dont le monde a été témoin.

Notre défi à l’échelle mondiale ne consiste pas seulement à favoriser la croissance en tant que telle, mais à nous assurer que la population bénéficie des retombées de cette croissance.

C’est l’unique voie à suivre.

Nous devons donc répondre à cette question : quelle est la meilleure façon de relever ce défi?

Au Canada, nous croyons que la clé de notre réussite future réside dans le commerce et les partenariats mondiaux.

C’est pourquoi nous nous positionnons dans l’économie mondiale de l’avenir en accordant la priorité à l’investissement et à l’ouverture.

Nous avons beaucoup à offrir.

Nous sommes un pays accueillant qui tire sa force de sa diversité.

Nous possédons l’un des potentiels de croissance les plus élevés parmi les pays du G7.

Nous avons prouvé notre résilience et notre stabilité pendant la crise financière mondiale et la récente baisse des prix des produits de base.

Nous sommes l’un des douze pays au monde à jouir de la cote de crédit AAA des trois agences de cotation.

Notre système financier est l’un des plus solides du monde et nous possédons des fonds de pension de calibre mondial.

Nous bénéficions aussi des coûts fiscaux totaux des entreprises les plus faibles du G7 et des coûts d’exploitation globaux les plus bas du G7.

Fait important, nous entretenons une relation économique profonde et interreliée avec les États-Unis.

Près de neuf millions d’emplois aux États-Unis dépendent du commerce et de l’investissement au Canada, et 35 États indiquent que le Canada est leur principale destination en matière d’exportation.

Dans 13 autres États, nous sommes l’une des trois destinations principales.

Le Canada et les États-Unis sont l’un pour l’autre le partenaire commercial le plus important, et nos chaînes d’approvisionnement interreliées jouent un rôle dans la qualité de vie de nos citoyens et des familles des deux côtés de la frontière.

Cette amitié unique, jumelée à des relations commerciales solides, comme celle dont nous profitons avec le Royaume-Uni, et à des accords commerciaux progressifs, comme l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, est le fondement sur lequel nous continuerons de bâtir notre présence mondiale.

Dans le cadre de notre plan visant à créer des emplois et à renforcer nos collectivités, nous cherchons activement à attirer l’investissement.

C’est ici que vous avez un rôle à jouer.

Au début de la semaine, le premier ministre Trudeau, ses collègues du Cabinet, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, et moi avons présenté notre projet à Toronto dans le cadre du sommet des investisseurs à long terme de BlackRock.

Aujourd’hui, je suis venu à Londres pour vous raconter l’histoire du Canada et vous expliquer pourquoi vous devriez investir dans notre avenir.

Vous ne serez pas surpris de m’entendre dire que le Canada est une destination de choix pour les investisseurs internationaux.

Lorsque les entreprises recherchent des occasions d’investir à l’échelle mondiale, elles voient la main-d’œuvre instruite du Canada, ses ressources et sa stabilité politique comme des avantages immenses.

Cette année, nous avons déjà entendu la société Thomson Reuters annoncer qu’elle entendait mettre sur pied un nouveau centre de technologie au Canada et transférer son président et chef de la direction ainsi que son dirigeant principal des finances du Connecticut à Toronto.

Sans compter que les sociétés General Motors, General Electric et Microsoft réalisent toutes des investissements au Canada.

Il y a deux semaines à peine, j’ai présenté l’Énoncé économique de l’automne de notre gouvernement – un « petit budget » en quelque sorte – qui mettait en place les conditions propices à la création de meilleurs emplois, à l’accès aux talents mondiaux et à des investissements additionnels.

Nous mettons d’abord en œuvre une stratégie en matière de compétences mondiales afin de permettre aux entreprises canadiennes d’accéder de façon plus rapide et prévisible aux meilleurs talents à l’échelle mondiale.

Les entreprises en démarrage et celles à forte croissance auront ainsi accès à des compétences particulières à des moments précis, ce qui leur permettra de croître et de prospérer au pays.

Nous mettons ensuite sur pied la nouvelle initiative Investir au Canada, dans le cadre de laquelle nous embauchons un plus grand nombre de délégués commerciaux à l’étranger afin de faire du Canada une priorité pour vous, lorsque le moment arrive de prendre vos décisions.

Cette mesure se fonde sur le fait que les investisseurs nous ont dit qu’ils n’entendent pas assez souvent d’histoires de réussite en provenance du Canada.

L’initiative Investir au Canada sera en fonction d’ici la fin de l’année 2017 et ses activités se dérouleront à l’échelle mondiale.

De plus, nous veillerons à ce que notre cadre législatif s’adapte à l’investissement, en indiquant plus clairement comment nous pouvons collaborer en vue de créer des emplois et des possibilités pour tous.

Nous agissons aussi plus souvent comme les pays confiants et ambitieux le font.

Ainsi, nous investissons en nous-mêmes en consacrant plus de 180 milliards de dollars canadiens à l’infrastructure au cours des 12 prochaines années.

En mettant l’accent sur le transport en commun, l’infrastructure verte et l’infrastructure sociale, ainsi que sur l’infrastructure de transport qui soutient le commerce, ces investissements créeront des emplois, assureront une meilleure qualité de l’air et de l’eau et favoriseront des collectivités prospères.

Et nous voulons attirer encore plus d’investissements afin de permettre à un plus grand nombre de projets de voir le jour.

Nous sommes un pays aux besoins énormes en infrastructure, où le risque politique est faible.

Vous nous avez dit que vous vouliez investir, mais seulement si certaines conditions étaient réunies.

Vous avez besoin d’une série de grands projets qui en valent la peine.

Vous devez être en mesure de mettre en œuvre ces projets avec confiance.

Vous avez besoin d’une contrepartie avec qui conclure des marchés, une contrepartie qui offre une stabilité et une prévisibilité au-delà des cycles électoraux.

Vous avez besoin d’un partenaire qui possède une expertise et une perspicacité financière qui contribueront à atténuer les risques liés à l’exécution.

La nouvelle Banque de l’infrastructure du Canada, dotée d’une enveloppe de 35 milliards de dollars canadiens, répond à ces demandes.

Par l’intermédiaire de cette nouvelle banque, nous désirons collaborer avec vous afin de créer des possibilités immenses et transformationnelles, qui nous permettront de créer des milliers d’emplois et d’attirer de quatre à cinq dollars en capitaux privés pour chaque dollar d’impôt investi.

Grâce à la promotion d’un programme économique ambitieux, qui accorde la priorité aux gens, et grâce à des initiatives allant de la création de la Banque de l’infrastructure du Canada à notre désir de nous joindre à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, en passant par l’adoption de l’Accord économique et commercial global, nous envoyons un message clair au monde entier : le Canada est non seulement ouvert sur le monde, mais il est aussi prêt à tenir son rôle.

En fait, nous sommes ici pour montrer la voie.

Nous célébrerons l’an prochain le 150e anniversaire de notre confédération.

Nous atteignons un stade de maturité au moment même où le monde subit l’une de ses transformations les plus fondamentales.

En accordant la priorité aux personnes et en célébrant notre diversité et notre ouverture, nous redonnons confiance et optimisme à la classe moyenne du Canada, nous appuyons les collectivités prospères et nous créons les conditions nécessaires pour assurer une croissance économique partagée, alimentée par l’espoir et le travail assidu.

Voici l’avenir que le Canada est résolu à bâtir.

Nous avons fait les premières démarches importantes.

Et j’espère de tout cœur que vous vous joindrez à nous pour faire les prochaines.

Merci.

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