Rideau Hall, le jeudi 4 février 2010
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
Alors que nos sœurs et nos frères d'Haïti sont à nouveau frappés par une catastrophe d'une ampleur inouïe, alors que les images et les témoignages de la dévastation qui arrivent jusqu'à nous sont insoutenables tant la souffrance humaine est omniprésente, vous ranimez en nous l'espoir et transformez notre sentiment d'impuissance en volonté d'agir.
Chacune de vos histoires nous rappelle que c'est souvent dans les conditions les plus éprouvantes que se manifestent les qualités humaines les plus nobles.
Voyez comment le Canada et le monde entier multiplient ces jours-ci les gestes d'aide et de solidarité pour que la population d'Haïti sache qu'elle n'est pas seule, pour qu'elle puisse pleurer ses morts, soulager les vivants et se reconstruire.
À mon sens, la plus grande expression de solidarité, de compassion et d'altruisme est la bravoure dont vous avez fait preuve.
Vous avez pénétré dans une maison en flammes, vous avez plongé dans des eaux tumultueuses, vous avez marché sur une mince couche de glace, vous vous êtes introduits dans une voiture sur le point d'exploser, vous avez affronté un homme armé.
Et ce ne sont là que quelques exemples.
Vous n'avez pas hésité un seul instant à risquer votre propre vie pour sauver des personnes en péril. Aucun acte n'est, à mes yeux, aussi digne de louanges et de reconnaissance. Car il est à la mesure de la valeur que l'on accorde à la vie.
Les gestes de bravoure que vous avez posés et pour lesquels vous êtes reconnus aujourd'hui ravivent notre foi en l'être humain qui est capable de si grandes choses lorsqu'il laisse parler son cœur.
Puissions-nous nous inspirer de votre exemple et tenter d'être braves face aux défis de notre quotidien et de notre monde.
Et puissent tous ces enfants, toutes ces femmes, tous ces hommes au cœur de la détresse, d'Haïti, d'ici et d'ailleurs, trouver en eux-mêmes et dans notre solidarité à leur endroit le courage de revenir à la vie, de reprendre espoir et de se réinventer.
Merci.