Les bateaux déblayeurs à aubes et à vapeur de la Colombie‑Britannique

Document d'information

À mesure que le trafic maritime augmente au Canada tout au cours du XIXsiècle, le gouvernement fédéral s’efforce de prendre ses responsabilités pour ouvrir des voies navigables canadiennes et les rendre sûres pour tous les voyageurs. À cette fin, le ministère fédéral des Travaux publics finance la construction d’un navire spécialement conçu pour déblayer les voies d’eau dans l’Ouest canadien, afin d’en retirer tout obstacle dangereux et toute obstruction de même que d’entretenir et réparer les ouvrages maritimes. C’est ainsi que le premier bateau déblayeur du gouvernement du Canada – le Samson – est construit en 1883 au chantier maritime W.G. Bolen, à Victoria. Au cours des huit décennies qui suivent, au moins huit bateaux remplissent cette fonction et cinq d’entre eux porteront ce nom.

En assurant l’entretien de quelques-uns des cours d’eau de la Colombie‑Britannique les plus importants pour la navigation, la pêche et le flottage du bois, les bateaux déblayeurs à aubes et à vapeur ont joué un rôle capital dans l’histoire du commerce et de la navigation de la province.

Les bateaux déblayeurs à aubes et à vapeur, comme le Samson V, dernier exemple représentatif de ce type de bâtiments au Canada, étaient utilisés sur la côte Ouest en raison de leur conception qui s’est développée tout au long du XIXe siècle. Ces navires possédaient un faible tirant d’eau et se caractérisaient par la position arrière de leur roue à aubes par opposition à une position latérale. Ils étaient également dotés d’une importante capacité de chargement et d’une vaste surface de travail. Leur très grande manœuvrabilité  leur permettait de servir à de multiples usages sur des cours d’eau peu profonds et à fort courant.

L’utilisation de bateaux déblayeurs à aubes et à vapeur est, en grande partie, un phénomène propre à la Colombie‑Britannique. Ces bateaux seront utilisés assez tard au cours du XXe siècle, jusqu’à ce que des navires plus modernes les remplacent. Par conséquent, leur présence sur les rivières de la Colombie-Britannique est sans équivalent au Canada.

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2017-06-28