Les Soeurs du Bon-Pasteur de Québec

Document d'information

Pionnières parmi les groupes qui se sont occupés des filles et des femmes exclues de la société pour avoir contrevenu aux normes de l’époque, les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec se sont consacrées à une mission de bienfaisance qu’elles ont poursuivie pendant plus de 150 ans. Malgré de constantes difficultés financières et des préjugés, cette communauté est venue en aide à un groupe qui, sans elle, aurait eu peu de recours. Leurs établissements œuvrent dans une vision cohérente s’inspirant des méthodes de réinsertion sociale les plus avancées des XIXe et XXe siècles. Guidées par la charité chrétienne, ces pionnières du travail social ont adapté leurs interventions afin de combler les lacunes du système public, en tenant compte des progrès scientifiques dans les domaines de la périnatalité et de la rééducation.

Lorsque la communauté des Sœurs du Bon-Pasteur de Québec est fondée, au tournant des années 1850, la ville de Québec est aux prises avec de multiples difficultés inhérentes à l’urbanisation et à l’industrialisation. Étant une ville portuaire, elle doit également faire face à des problèmes comme la prostitution, la déviance, la délinquance et la pauvreté. À cette époque cependant, au Canada comme ailleurs, l’attitude à l’égard des marginaux et des démunis se modifie graduellement. De plus en plus, on pense que l’indigence relève des conditions sociales plus que de la faiblesse de l’individu. Dans ce contexte, quelques femmes laïques compatissantes se réunissent autour de Marie-Josephte Fitzbach afin d’ouvrir un refuge pour des femmes « repentantes », connu sous le nom d’asile Sainte-Madeleine. Madame Fitzbach et ses compagnes sont à l’origine des Sœurs du Bon-Pasteur de Québec. Constituées officiellement en communauté en 1856, elles se donnent pour mission de travailler à la protection et à la réinsertion sociale des femmes et des filles qui sont exclues de la société pour cause de délinquance et de grossesse hors mariage.

Au fil des ans, cette mission a évolué en une panoplie de programmes et de services connexes visant le mieux-être des femmes exclues. Ainsi, la communauté a mis sur pied des maisons pour femmes repentantes, des prisons pour femmes, des maisons de transition, de rééducation et de service social, des maisons de protection pour jeunes filles, des maisons d’hébergement pour jeunes travailleuses, des patronages, des maisons pour des mères célibataires et leurs enfants, des maternités, des hôpitaux où l’on formait des infirmières et des sages-femmes, des cliniques d’obstétrique, des crèches et des orphelinats, des services de placement d’enfants, des garderies, des écoles régulières et des écoles spécialisées, dont des écoles de puériculture, des écoles d’arts et métiers, des écoles ménagères, des instituts familiaux, des écoles normales et des collèges classiques. Bien que la majeure partie de ces œuvres aient été établies au Québec, certaines ont été implantées ailleurs au Canada, aux États-Unis, au Brésil, en Haïti et en Afrique. Pendant toutes ces années, les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec ont constamment tenu compte des progrès scientifiques et de l’évolution des philosophies propres au travail social dans la gestion de leurs établissements.

- 30 -

Recherche d'information connexe par mot-clé : Commémoration | Parcs Canada | Québec | Commémorations | grand public | documents d'information

Détails de la page

2017-12-01