Le Complexe historique de Trois-Rivières, Trois-Rivières (QC)

Document d'information

Le Complexe historique de Trois-Rivières est situé le long de la rue des Ursulines, au sein de l’arrondissement historique de Trois-Rivières, dans la région de la Mauricie, au Québec. Il est composé de cinq édifices institutionnels et résidentiels dont le couvent et l’église des Récollets (aujourd’hui l’église anglicane Saint-James), le monastère des Ursulines et les maisons Georges-De Gannes et Hertel-De la Fresnière, celle-ci bâtie au XIXe siècle. Cet ensemble architectural fort bien préservé offre, par son aspect extérieur, un exemple remarquable du paysage urbain canadien-français du XVIIIe siècle. De plus, il témoigne de l’évolution de la rue des Ursulines où s’établirent au fil des ans des notables trifluviens, des militaires de passage et des communautés religieuses.

Au début du XVIIIe siècle, un grand nombre d’habitants s’installent à Trois-Rivières notamment le long de la rue Notre-Dame (aujourd’hui nommée rue des Ursulines). Des notables trifluviens, des militaires de passage et des communautés religieuses s’y établissent également. Construits sur une portion de cette rue, les cinq bâtiments qui composent ce complexe ont survécu à un incendie dévastateur qui ravagea la plus grande partie de la vieille ville de Trois-Rivières en 1908.

Construites selon le style Régime français, les structures en pierre d’un étage et demi à deux étages et demi sont intégrées visuellement en raison de leurs toits à deux pignons hauts, de leurs avant-toits, de leurs lucarnes, de leurs nombreuses cheminées, de leurs fenêtres à croisillons organisées de façon régulière et de leurs portes d’entrée disposées au centre de la façade. La maison du Major de Gannes est construite vers 1756. Son propriétaire Georges de Gannes, major des troupes de la marine française, l’occupe jusqu’en 1760. Sa façade est originellement en pierre, mais elle a été recouverte d’un crépi. Cette maison est l’un des rares vestiges du régime français qui subsistent à Trois-Rivières. La maison Hertel de la Fresnière doit son nom au premier propriétaire qui acquit le terrain en 1668 : Joseph-François Hertel de la Fresnière, principalement connu pour ses attaques-surprises contre les bourgs frontaliers de la Nouvelle-Angleterre. Cependant, même si la maison actuelle porte le nom des Hertel, elle est postérieure à ce personnage et est construite entre 1824 et 1829 par le menuisier François Lafontaine. Elle devient plus tard la propriété des Ursulines. Le couvent et l’église des Récollets sont construits respectivement vers 1742 et 1754 par les récollets, issus de l’ordre des Franciscains. À partir de 1760, les récollets partagent les lieux avec la communauté anglicane jusqu’en 1777. De 1779 à 1823, l’établissement religieux sert d’hôpital, de magasin, de tribunal et de prison et abrite également des services administratifs. En 1823, les anglicans réintègrent les lieux après en avoir restauré l’extérieur. En 1830, l’église est consacrée à Saint-James. Le monastère des Ursulines est pour sa part construit en 1700. Des modifications et agrandissements y sont apportés entre 1714 et 1960. Des premières constructions, seul le mur du fond du chœur a été épargné par les incendies de 1752 et de 1806.

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2018-11-02