Groupe de travail sur l’équité des genres dans le sport de la ministre des Sciences et des Sports

Aperçu

Pourquoi un groupe de travail sur l'équité des genres dans le sport?

Tous les Canadiens devraient avoir la possibilité de participer au sport et d’y exceller, peu importe le sexe, l’âge et les aptitudes. Ils devraient pouvoir le faire dans un environnement exempt de discrimination et de harcèlement.

Dans le Budget de 2018, le gouvernement du Canada annonçait qu’il avait pour objectif d’atteindre l’équité entre les genres dans le sport à tous les niveaux d’ici 2035. Cet objectif s’accompagnait d’un engagement initial à consacrer 30 millions de dollars sur trois ans à la réalisation de recherches et à la collecte de données sur les pratiques novatrices pour promouvoir la participation des femmes et des filles au sport, et au soutien des organismes nationaux de sport pour les aider à promouvoir une plus grande inclusion des femmes et des filles dans tous les aspects du sport.

La ministre des Sciences et des Sports a mis sur pied un groupe de travail pour mettre en commun les expériences, les points de vue et les connaissances de 12 champions et championnes de l’équité des genres dans le sport, et pour obtenir divers conseils et opinions sur les stratégies permettant de mieux comprendre les besoins particuliers des femmes et des filles dans le domaine sport et y répondre.

Les membres du groupe de travail partageront leurs connaissances et leurs expériences relativement à la participation des femmes et des filles au sport en :

  • examinant les recherches et les données existantes afin de déterminer la situation actuelle en ce qui a trait à la participation des femmes et des filles canadiennes au sport;
  • partageant leurs expériences personnelles dans le sport;
  • examinant les besoins des femmes et des filles, et les défis et obstacles auxquels elles sont confrontées;
  • analysant les tendances et les enjeux qui peuvent avoir une incidence sur la participation;
  • mettant en relief les occasions de réussite;
  • proposant des idées, des approches et des stratégies pour éliminer les obstacles et accroître la participation;
  • identifiant et analysant les lacunes dans les recherches et les données.

Un groupe de travail représentatif

Les membres du groupe de travail ont été choisis pour représenter tous les aspects du paysage sportif canadien.

Les personnes choisies ont une riche gamme d’expériences en tant que dirigeants sportifs, représentants des médias, universitaires, entraîneurs et athlètes.

On a aussi tenu compte de la diversité, ainsi que du sexe, des langues officielles, des origines ethnoculturelles, des groupes d’âge et du lieu géographique pour garantir une juste représentation de la population canadienne.

Lisez les biographies des membres du groupe de travail.

Situation des femmes et des filles dans le sport au Canada

La ministre des Sciences et des Sports a la responsabilité de promouvoir la santé des Canadiennes et des Canadiens au moyen du sport et des loisirs, et de s’assurer que le système sportif canadien offre à tous les Canadiens l’occasion de participer au sport à tous les niveaux – du terrain de jeux au podium – et de diverses façons.

Un travail important a été réalisé ces dernières années pour analyser le statut du sport pour les femmes et les filles. Au cours des deux dernières décennies, des progrès ont été accomplis et le paysage sportif canadien a changé considérablement. Il y a davantage d’occasions de compétition pour les femmes et les filles dans un plus grand nombre de sports. Les athlètes canadiennes participent de plus au sport de haut niveau et remportent régulièrement des succès dans les compétitions internationales.

Cependant, les études récentes montrent qu’il reste encore beaucoup à faire.

Au Canada, dans toutes les catégories démographiques, les femmes et les filles participent moins aux activités sportives et récréatives que les hommes et les garçons en tant qu’athlètes, entraîneurs et dirigeants. Il y a moins de données disponibles sur les expériences des filles handicapées, des filles autochtones ou des filles faisant partie d’autres groupes sous-représentés.

La voix et les histoires de toutes les femmes et les filles, en particulier de celles qui ne participent pas actuellement à des activités sportives, doivent être prises en compte. D’autres efforts seront déployés pour faire avancer les choses et innover dans les domaines où le changement est le plus nécessaire : la conception et la mise en œuvre des programmes sportifs, les communications et les médias.

Mandat

Sur cette page :

Contexte

Le rôle de la ministre des Sciences et des Sports consiste à promouvoir la santé de la population canadienne grâce au sport et aux loisirs et à voir à ce que le système sportif canadien donne à chaque personne la possibilité de participer à des activités sportives dans tous les contextes de la pratique sportive, quel que soit son niveau, depuis le terrain de jeux jusqu’au podium.

Afin d’appuyer cet objectif, le gouvernement se donne comme cible de réaliser l’équité des genres dans les sports à tous les niveaux d’ici 2035, et il propose de fournir un financement initial de 30 millions de dollars sur trois ans afin de soutenir la collecte de données et la recherche, ainsi que les pratiques innovantes visant à favoriser la participation des femmes et des filles au sport, et de fournir un soutien aux organisations sportives nationales dans le but de faciliter l’inclusion accrue des femmes et des filles dans tous les aspects des sports.

Un travail important a été réalisé ces dernières années afin d’étudier la situation des femmes et des filles dans le contexte du sport. Des progrès ont été réalisés depuis une vingtaine d’années, car le paysage du sport a changé considérablement. Les possibilités de pratiquer un sport de compétition sont plus nombreuses aujourd’hui pour les femmes et les filles, qui ont aussi plus de choix. De plus, les athlètes féminines du Canada participent de plus en plus au sport de haut niveau et montent régulièrement sur le podium dans le cadre de compétitions internationales. Quoi qu’il en soit, les résultats d’études récentes continuent de montrer qu’il reste du travail à faire. Les femmes et les filles demeurent sous-représentées dans le domaine du sport et des loisirs au Canada, que ce soit en tant que participantes, entraîneuses ou dirigeantes, quelle que soit la catégorie démographique. 

Un facteur sous-jacent à cet état de fait est le manque de recherches et de données qui portent précisément sur la façon dont les femmes et les filles vivent le sport. Il existe encore moins de données probantes sur les expériences vécues par les filles handicapées, les filles autochtones et les filles de tout autre groupe sous-représenté. Il faut faire entendre les voix et les histoires de toutes les femmes et les filles, et plus particulièrement de celles qui rejettent le sport. Des efforts supplémentaires sont essentiels pour exercer des pressions et pour innover dans des domaines où le changement est le plus nécessaire – conception de programmes sportifs, prestation, communication et médias.

But

Le but du groupe de travail est de recueillir les expériences vécues, les points de vue et les idées de champions de l’équité entre les genres dans le sport afin de fournir à la ministre différents points de vue et divers conseils sur les stratégies à adopter pour mieux connaître et mieux répondre aux besoins des femmes et des filles.

Type de groupe de travail et durée du mandat

Il s’agit d’un groupe de travail spécial qui devrait mener ses activités de mai 2018 jusqu’au 31 décembre 2018.

Objectif

Le groupe de travail de la ministre sur l’équité des genres dans le sport a pour objectif de mettre en commun les expériences vécues, ainsi que les points de vue et les idées concernant la meilleure façon de réaliser l’équité des genres dans le sport d’ici 2035. Les discussions engagées à cette fin porteront sur ce qui suit :

  1. L’exécution de programmes destinés aux femmes dans le sport.
  2. La lutte contre la violence fondée sur le sexe dans le sport, dont le harcèlement sexuel.
  3. L’augmentation du nombre de femmes aux postes de direction dans le domaine du sport.

Réunions

Le groupe de travail se réunira quatre (4) ou cinq (5) fois pendant son mandat.

Les réunions auront lieu à une heure, à une date et en un lieu déterminés par la personne assurant la présidence du groupe de travail.

Les membres du groupe de travail sont encouragés à participer aux réunions en personne; si ce n’est pas possible, ils peuvent toujours participer par téléconférence ou par tout autre moyen.

Activités

Les membres du groupe de travail faciliteront l’échange de connaissances et d’expériences liées à la participation des femmes et des filles au sport.

Pour ce faire, ils mèneront les activités suivantes :

  • examiner les recherches et les données en vue de déterminer la situation actuelle des femmes et des filles dans le contexte du sport;
  • échanger les expériences vécues dans le contexte du sport;
  • discuter des besoins des femmes et des filles, ainsi que des défis et des obstacles auxquels elles sont confrontées;
  • discuter des tendances et des enjeux susceptibles d’avoir une incidence sur la participation;
  • mettre en lumière les occasions de réussite;
  • proposer des idées, des approches et des stratégies visant à éliminer les obstacles et à accroître la participation;
  • déterminer les lacunes en matière de recherche et de données et en discuter.

Chaque réunion portera sur au moins un élément de l’initiative visant l’équité des genres dans le sport et comprendra une discussion sur l’influence de la recherche et des données.

Les réunions peuvent comprendre l’examen de rapports, des études de recherche ou des exposés.

Le secrétariat rédigera un compte rendu des discussions du groupe de travail, qui sera présenté à la ministre des Sciences et des Sports en tant que contribution à l’initiative visant l’équité des genres dans le sport.

Composition

Le groupe de travail (dont les membres sont nommés par la ministre) sera formé de champions qui travailleront à accroître la participation des femmes et des filles dans le sport.

Rôle et organisation Nom

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les femmes et les filles dans le sport et présidente d’Égale Action

Guylaine Demers (Présidente)

Présidente, conseil international des athlètes paralympiques
Présidente du conseil des athlètes du Comité paralympique canadien, athlète de l’équipe nationale (à la retraite, paranatation)

Chelsey Gotell

Ancien entraîneur en chef de l’équipe nationale féminine du Canada et entraîneur en chef et directeur du programme EXCEL de l’équipe canadienne de soccer masculine

John Herdman

Athlète olympienne, militante et conférencière sur la réconciliation avec les Autochtones, athlète de l’équipe nationale (à la retraite, water-polo)

Waneek Horn-Miller

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les femmes et les filles dans le sport et vice-président de l’Université de Toronto et directeur du campus de Scarborough de l’Université de Toronto

Bruce Kidd

Chef de la direction, Association canadienne des entraîneurs

Lorraine Lafrenière

Journaliste sportive et productrice d’émission de sport

Nancy Lee

Ancienne directrice générale, Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique

Karin Lofstrom

Directrice générale de l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique

Allison Sandmeyer-Graves

Directrice, Développement à long terme de l’athlète, Le sport c’est pour la vie

Carolyn Trono

Athlète de l’équipe nationale (à la retraite, pagayeur)

Adam van Koeverden

Athlète de l’équipe nationale (à la retraite, hockey)

Hayley Wickenheiser

Présidence et secrétariat

Guylaine Demers assurera la présidence du groupe de travail. Elle a été choisie par la ministre des Sciences et des Sports.

Le groupe de travail sera appuyé par un secrétariat faisant partie de Sport Canada. Les ressources financières et humaines du secrétariat seront fournies par Sport Canada.

Rôles et responsabilités

La personne assurant la présidence du Groupe de travail doit :

  • consulter le Cabinet de la ministre et les fonctionnaires sur l’ordre du jour et les résultats souhaités;
  • encourager tous les membres à participer activement et de façon constructive;
  • veiller à ce que les délibérations du groupe de travail contribuent à la réalisation des objectifs;
  • s’assurer que les discussions sont fidèlement consignées dans les comptes rendus des réunions.

Les membres du Groupe de travail doivent :

  • examiner les documents nécessaires afin de se préparer pour les réunions;
  • assister et participer activement aux réunions;
  • informer le secrétariat de tout changement lié aux coordonnées, à la disponibilité pour assister à une réunion, aux besoins spéciaux, etc.

Le secrétariat doit :

  • communiquer les détails concernant les réunions, dont l’endroit, l’ordre du jour, l’information relative à la téléconférence, etc.;
  • réserver l’équipement, les salles de réunion, etc.;
  • tenir un compte rendu des réunions;
  • tenir à jour la liste des membres du Groupe de travail.

Dépenses et rétribution

Les membres du groupe de travail ne seront pas rémunérés pour le travail accompli. Toutefois, Sport Canada remboursera les frais d’hébergement, de repas et de déplacement des membres qui assistent aux réunions à l’extérieur de leur ville d’attache, conformément aux directives applicables de Patrimoine canadien et du Conseil du Trésor.

Définitions

L’équité des genres est le processus d’attribuer équitablement les ressources, les programmes et le processus décisionnel aux hommes et aux femmes sans discrimination fondée sur le genre… et de corriger les déséquilibres dans les avantages offerts aux hommes et aux femmes.

Pour ce faire, les hommes et les femmes doivent avoir accès à toutes les occasions afin de profiter des avantages sociaux, psychologiques et physiques de la participation et d’un rôle de direction dans les activités sportives et physiques, ce qui ne signifie pas nécessairement de mettre les mêmes programmes et les mêmes installations à la disposition des hommes et des femmes.

L’équité entre les genres signifie que les filles et les femmes doivent profiter d’un vaste choix de programmes et d’activités qui répondent à leurs besoins, leurs intérêts et leurs expériences. Certaines de ces activités peuvent être les mêmes que celles offertes aux hommes et aux garçons, d’autres peuvent être modifiées et d’autres encore peuvent être complètement différentes.

Les lois sur les droits de la personne, dont la Charte canadienne des droits et libertés de 1982, affirment les principes de l’égalité et comprennent des dispositions concernant des programmes de promotion sociale visant à éliminer les préjudices.

L’équité entre les genres exige également l’examen des pratiques et politiques organisationnelles pouvant nuire à la participation des filles et des femmes. Ainsi, les fournisseurs de services doivent évaluer :

  • les pratiques d’embauche et de recrutement
    • afin de veiller à ce que les femmes jouent un rôle de direction, participent aux décisions et donnent l’exemple aux autres filles et femmes;
  • l’attribution des ressources
    • afin de définir la manière dont les ressources seront réparties entre les programmes;
  • les réservations d’installations
    • afin d’assurer que les hommes et les femmes ont accès aux meilleures heures et aux meilleures installations;
  • les taux de participation
    • afin d’évaluer les programmes et les services offerts dans le but de repérer les obstacles potentiels et de déterminer si les programmes mixtes sont réellement mixtes;
  • les programmes d’activités
    • afin d’évaluer les types d’activités offerts aux hommes et aux femmes;
  • le matériel promotionnel
    • afin de veiller à ce que les filles et les femmes ne soient pas exclues ni stéréotypées dans les images et par le jargon.

Les programmes de promotion sociale ciblant des groupes précis sont importants, car ils tiennent compte des années de socialisation et des longues traditions qui ont créé les déséquilibres et marginalisé des groupes de population simplement parce que ces conditions sont devenues la norme.

Source des définitions : Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique

Membres

Guylaine Demers

Laval, QC
Guylaine est professeure titulaire à l’Université Laval et présidente d’Égale Action, un organisme qui vise l’égalité des femmes par le truchement du sport et de l’activité physique. Son expérience porte sur les enjeux des femmes dans le sport, la formation des entraîneuses, la formation axée sur les compétences et l’homophobie dans le sport. Elle siège au comité éditorial du Journal canadien des entraîneures et a siégé précédemment au conseil d’administration de l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS).

Chelsey Gotell

Toronto, ON
À titre de présidente du Conseil des athlètes du Comité international paralympique (CIP) (en anglais seulement), Chelsey siège au conseil d’administration du CIP et de la Commission des athlètes du Comité international olympique (CIO). Elle a travaillé comme agente des services aux athlètes au sein de l’équipe de mission canadienne aux Jeux paralympiques de Rio (2016), de Sotchi (2014) et de Londres (2012), ainsi qu’aux Jeux parapanaméricains de Toronto en 2015. De 2010 à 2014, elle a siégé au comité organisateur des Jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015 à Toronto. Chelsey, qui est née et a grandi en Nouvelle-Écosse, est une athlète passionnée qui milite pour le sport et le mouvement paralympique, en plus de donner des conférences de motivation, car elle croit que le sport peut entraîner des changements positifs dans la vie.

John Herdman

Consett, UK
John est l’entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada. Il a été entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de soccer du Canada de 2011 à 2017, années au cours desquelles l’équipe a remporté le bronze aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et de Rio en 2016. John a également été entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de football de la Nouvelle-Zélande, de 2006 à 2011.

Waneek Horn-Miller

Gatineau, QC
Waneek travaille actuellement à l’Assemblée des Premières Nations à titre d’ambassadrice d’IndigènACTION dans le but d’élaborer une stratégie nationale sur le sport, la condition physique et le bien-être autochtones. Cette stratégie vise entre autres à encourager les jeunes Autochtones à faire des études supérieures en les aidant à gagner en estime de soi et en plaçant l’accent sur l’équilibre entre le sport et les études. En 2015, l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS) a placé Waneek sur sa liste des femmes les plus influentes du sport. En 1999, celle-ci a remporté le prix national Tom Longboat (en anglais seulement), remis aux athlètes autochtones ayant apporté une contribution exceptionnelle au sport au Canada.

Bruce Kidd

Ottawa, ON
Ancien athlète olympique en athlétisme, Bruce est actuellement coprésident du Comité consultatif ministériel sur le Plan de promotion du sport de l’Ontario. Il est membre honoraire du Comité olympique canadien (COC) et membre de l’Ordre du Canada depuis 2004. Auteur et universitaire de renom, Bruce est actuellement vice-président de l’Université de Toronto et directeur du campus de Scarborough de l’Université de Toronto.

Lorraine Lafrenière

Ottawa, ON
Réputée pour sa pensée stratégique, Lorraine est également une dirigeante dynamique très respectée de la communauté sportive depuis de nombreuses années. Sa passion pour le sport s’étend sur plusieurs décennies. Elle a fait preuve de ses qualités de dirigeante dans le domaine de l’éthique des entraîneurs et elle soutient ardemment les programmes de formation d’entraîneuses adaptés aux femmes. Lorraine est l’actuelle chef de la direction de l’Association canadienne des entraîneurs du Canada.

Nancy Lee

Toronto, ON
Au cours de sa carrière, Nancy a été journaliste, productrice et gestionnaire à la CBC à l’occasion de quatre Jeux du Commonwealth, deux Jeux panaméricains et quinze Jeux olympiques d’été et d’hiver. À la tête de CBC Sports, son rôle était de superviser la production et de diriger les négociations concernant la programmation sportive de la société d’État. Nancy est la seule femme au monde à avoir occupé un tel poste. L’an dernier, elle a coordonné le projet d’étude sur la question de l’égalité des sexes du Comité international olympique; les recommandations et appels à l’action issus de ce projet préconisent l’égalité homme-femme dans toutes les sphères du mouvement olympique.

Karin Lofstrom

Ottawa, ON
Karin compte plus de 30 ans d’expérience au sein d’organismes sportifs nationaux, provinciaux et territoriaux, et d’organismes multisports, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde. Elle a été la directrice générale de l’ACAFS pendant 14 ans, où elle a dirigé de nombreuses activités avec succès. Entre autres, elle a participé à l’élaboration des recommandations de politiques sur les femmes dans le sport qu’a présenté l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS) au ministre des Sports et des Personnes handicapées en novembre 2017. Elle a aussi travaillé avec Sport Canada à la révision de sa politique et de son plan d’action sur les femmes dans le sport, durant l’été 2009. Pendant huit ans, Karin a occupé le poste bénévole de secrétaire-trésorière de l’Association internationale d’éducation physique et de sport pour les filles et les femmes (en anglais seulement), en plus d’être membre du comité sur les femmes dans le sport du COC de 2008 à 2017.

Allison Sandmeyer-Graves

Toronto, ON
Allison est une dirigeante expérimentée du milieu sans but lucratif. Elle se passionne pour l’innovation sociale au service de l’égalité des sexes et des possibilités d’avancement. Elle a dirigé maintes activités novatrices, dont des partenariats, des programmes et des activités de collecte de fonds. Elle apporte au comité une vision globale et la capacité de cibler les activités de manière à maximiser leurs retombées sociales. Allison estime que le sport et l’activité physique offrent d’incroyables possibilités à tous ceux et celles qui souhaitent se réaliser pleinement, une conviction qu’elle tire de sa propre expérience en sport récréatif et de compétition. À titre de directrice générale de l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS), elle veut s’assurer que plus de femmes, de filles et de Canadiennes marginalisées profitent de tout ce que le sport a à offrir, améliorant au passage le système sportif et la société canadienne.

Carolyn Trono

Winnipeg, MB
Carolyn a travaillé au sein du système sportif canadien pendant plus de 30 ans auprès d’une foule d’organismes sportifs provinciaux et nationaux. Actuellement, elle travaille pour la Société du sport pour la vie. À ce titre, elle a aidé plusieurs organismes nationaux de sport à élaborer leur cadre de développement à long terme des athlètes (en anglais seulement) et leurs plans d’examen des compétitions et de restructuration pour intégrer le cadre de développement à leur culture et à leurs programmes. Carolyn a également mis sur pied la Newcomer Soccer and Multi-Sport Academy de Winnipeg, qui travaille avec les divers organismes de services aux immigrants pour aborder les problèmes vécus par les filles et pour leur offrir des possibilités sportives enrichissantes afin d’améliorer leur estime de soi.

Adam van Koeverden

Toronto, ON
Adam est l’un des plus célèbres athlètes canadiens grâce, entre autres, à ses quatre médailles olympiques, soit le nombre le plus élevé jamais remporté par un pagayeur canadien. Selon lui, l’occasion de susciter un changement positif chez les jeunes est certainement son rôle le plus enrichissant à titre de conférencier et d’ancien athlète olympique. Adam représente également les athlètes canadiens au Comité olympique canadien, à qui il fait part de ses recommandations sur une foule d’enjeux touchant les athlètes canadiens de haut niveau.

Hayley Wickenheiser

Calgary, AB
Hayley est l’athlète qui a eu la plus longue carrière au sein de l’équipe olympique canadienne de hockey féminin. Avec l’équipe, elle a remporté quatre médailles d’or et une médaille d’argent, faisant d’elle l’une des athlètes olympiques les plus décorées du Canada. Elle a fondé le WickFest, le Festival mondial de hockey féminin Wickenheiser Canadian Tire, qui attire chaque année plus de 2 000 joueuses de tous les niveaux venues s’affronter, tisser des liens et vivre une expérience positive du hockey féminin. Par ailleurs, elle œuvre auprès d’organismes de bienfaisance comme Un filet d’espoir, les Champions de l’air pur et Right to Play, en plus d’être la présidente du comité consultatif des athlètes de Highmark Interactive. Hayley a été nommée officier de l’Ordre du Canada en juin 2011.

Réunions

Le travail accompli par ce groupe de travail orientera et complétera les autres initiatives visant à atteindre l'équité entre les genres dans le sport. La dernière rencontre du groupe de travail aura lieu les 22 et 23 novembre 2018.

Ordres du jour

25 mai 2018
15h30 à 16h30

Heure Sujet Présentatrice

15h30 à 15h35

Mot de bienvenue de la ministre

Ministre Kirsty Duncan

15h35 à 15h50

Tour de table – présentations

Tous et toutes

15h50 à 16h05

La vision de la ministre

Ministre Kirsty Duncan

16h05 à 16h10

Révision du mandat du groupe de travail

Présidente Guylaine Demers

16h10 à 16h25

Calendrier des réunions et thèmes

  • Participation des femmes et des filles
  • Les femmes dans le leadership
  • La violence basée sur le genre
  • L’innovation par l’expérimentation

Présidente Guylaine Demers

16h25 à 16h30

Mot de la fin de la ministre

Ministre Kirsty Duncan

20 juin 2018
9h30 à 16h30

Objectif de la rencontre : Discuter et proposer des actions qui amélioreront et augmenteront la participation des femmes et des filles provenant de milieux variés dans le sport.

Horaire

Sujet

Responsable

9h30 - 9h35

Mot de bienvenue

Ministre et présidente

9h35 - 10h00

Revue de la documentation et des lectures

Présidente

10h00 - 10h30

Présentation

  • Activité brise-glace

Angela Kiraly – Sport Canada

10h30 - 11h00

Session de groupe no°1

  • Que devons-nous faire pour que les filles demeurent impliquées dans le sport et vivent des expériences positives?

Trois (3) groupes composés de quatre (4) membres

11h00 - 11h15

Pause-santé

s/o

11h15 - 11h45

Session de groupe no°2

  • Comment pouvons-nous le faire (en référence à la question #1)?

Trois (3) groupes composés de quatre (4) membres

11h45 - 12h30

Présentation des sous-groupes et élaboration des conclusions

Présidente et tous les membres

12h30 - 13h30

Dîner

s/o

13h30 - 14h00

Session de groupe no°3

  • Qu’est-ce qui fait que ça fonctionnera cette fois-ci?

Trois (3) groupes composés de quatre (4) membres

14h00 - 14h45

Présentation des sous-groupes et élaboration des conclusions

Présidente et tous les membres

14h45 - 15h15

Discussion en plénière – Données manquantes

  1. Quelles connaissances nous manquent-ils au sujet de la participation et des expériences des femmes et des filles dans le sport?
  2. Quelles informations et statistiques nous aideraient à concevoir de meilleurs programmes?
  3. Qui est en mesure de procéder à cette collecte de données (ou de les partager si cela a déjà été fait)?

Présidente et tous les membres

15h15 - 15h30

Pause-santé

s/o

15h30 - 16h15

Discussion en plénière – cinq actions prioritaires

Présidente et tous les membres

16h15 - 16h30

Mot de la fin

  • Rétroaction à propos de la première rencontre
  • Prochaine rencontre

Ministre et présidente

30 août 2018
9 h à 16h30

Thème : La violence fondée sur le sexe

Horaire

Sujet

Responsable

9h00 à 9h05

  • Mot de bienvenue

Président(e)

9h05 à 9h30

  • Cadre des résultats du Groupe de travail
  • Précisions et questions

Président(e)

9h30 à 10h30

  • Exposé : La violence fondée sur le sexe (1re partie)
  • Vocabulaire
  • La situation au Canada

Gretchen Kerr
Sandi Kirby

10h30 à 10h50

  • Portée du concept de violence fondée sur le sexe : perspective du gouvernement du Canada

Christina Mocella
Condition féminine Canada

10h50 à 11h05

  • La compétence de Sport Canada dans la lutte contre la violence fondée sur le sexe

Jocelyn East
Sport Canada

11h05 à 11h20

Pause-santé

s/o

11h20 à 13h00

  • Dîner de travail

Discussion en plénière : Initiatives et travaux existants

  • Quels sont le rôle et le mandat de votre organisme en matière de prévention et/ou de gestion des abus et du harcèlement dans le système sportif?
  • Selon vous, quelles sont les lacunes actuelles du système?
  • Quelles mesures, d’après vous, aideraient à combler ces lacunes?


Questions et réponses

  • B2dix
  • Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC)
  • Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES)
  • Sport’AIDE
  • Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE)
  • L’Association canadienne des entraîneurs (ACE)
  • Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFSAP)
  • Respect Group Inc.

13h à 13h15

Pause-santé

s/o

13h15 à 14h00

  • Exposé : La violence fondée sur le sexe (2e partie)
  • Exemples de recommandations

Gretchen Kerr
Sandi Kirby

14h00 à 14h45

  • Séance en petits groupes
  • Que faut-il faire pour assurer un environnement sûr et inclusif pour toutes les filles et les femmes dans le sport?

Trois (3) groupes de quatre (4) membres

14h45 à 15h15

  • Présentation des sous-groupes
  • Discussions et développement des résultats

Tous

15h15 à 15h30

Pause-santé

s/o

15h30 à 16h00

  • Séance interactive avec Gretchen et Sandi sur nos recommandations
  • Manque-t-il quelque chose?

Gretchen Kerr
Sandi Kirby
Tous

16h00 à 16h20

  • Discussion en plénière – 5 principales mesures

Président(e) Gretchen Kerr
Sandi Kirby
Tous

16h20 à 16h30

  • Mot de la fin
  • Le point sur les communications
  • Commentaires au sujet de cette réunion
  • Prochaine réunion

Président(e)

Communications de Sport Canada

Le jeudi 22 novembre
9h00 à 16h30

Thème : Représentation des femmes dans les rôles de leadership

Horaire Sujet Responsable
9:00 - 9:05 1. Mot de bienvenue Présidente
9:05 - 9:15 2. Présentation de Nicole LaVoi
3. Mise à jour depuis la dernière rencontre
Présidente
9:15 - 10:00

4. Situation des femmes leaders

  • Entraîneuses
Nicole LaVoi
10:00 - 10:30 5. Téléconference avec la ministre Duncan Ministre Duncan
Tous les membres
10:30 - 10:45 Pause-santé -
10:45 - 11:30

6. Situation des femmes leaders

  • Administratrices / membres des conseils d'administration
  • Officielles et arbitres
Nicole LaVoi
Présidente
11:30 - 12:30 7. Cadre financier de Sport Canada Sport Canada
12:30 - 13:15 Dîner -
13:15 - 14:15

8. Sessions de groupe

  • Actions recommandées pour les entraîneuses
  • Actions recommandées pour les officielles et arbitres
  • Actions recommandées pour les administratrices
Trois (3) groupes : 1) Entraîneures
2) Officiels et arbitres
3) Administratrices
14:15 - 15:00 9. Partage des actions recommandées pour chacun des groupes Tous les membres
Nicole LaVoi
15:00 - 15:15 Pause-santé -
15:15 - 16:15 10. Discussion en plénière – trois (3) actions prioritaires pour chacun des groupes Tous les membres
Nicole LaVoi
16:15 - 16:30

11. Mot de la fin

  • Rétroaction au sujet de la journée
  • Ordre du jour pour le lendemain
Présidente
Vicki Walker

Le vendredi 23 novembre
8h30 à 13h15

Thème : L'innovation par l'expérimentation

Horaire Sujet Responsable
8:30 - 9:00

1. Sondage sur les attitudes à l'égard du sport

  • Pol.is
Sport Canada
9:00 - 9:05

2. Présentation du thème de la journée :

  • L'innovation par l'expérimentation
Présidente
9:05 - 10:30 3. Revue des programmes et initiatives d'innovation qui ont du succès aux États-Unis et au Canada Nicole LaVoi
Présidente
10:30 - 10:45 Pause-santé -
10:45 - 11:30 4. Comment améliorer notre capacité à faire la collecte de données désagrégées Nicole LaVoi
Tous les membres
11:30 - 12:00 5. Discussion en plénière – trois (3) actions prioritaires Tous les membres
12:00 - 12:15 6. Conclusion de la rencontre et mot de la fin Présidente
Andrew Campbell
12:15 - 13:15 Dîner -
Résumés des réunions

Résumés des réunions

Résumé de la réunion du 20 juin 2018 

Le 20 juin 2018, le Groupe de travail de la ministre sur l’équité des genres dans le sport (le Groupe de travail) a tenu sa première réunion en personne pour discuter du rôle du gouvernement fédéral dans l’amélioration et l’augmentation de la participation des femmes et des filles dans le sport, lesquelles participent régulièrement à des taux inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. La réunion comprenait les points suivants :

  • Mot de bienvenue et discussion sur la planification.
  • Une activité brise-glace basée sur l’empathie.
  • Une séance en petits groupes au cours de laquelle le Groupe de travail s’est séparé en deux pour élaborer « des mesures que nous pouvons prendre demain pour améliorer la participation des femmes et des filles ».
  • Une mise en commun durant laquelle les groupes ont décrit leurs mesures.
  • Une ronde-éclair au cours de laquelle chaque membre a proposé deux mesures hautement prioritaires pour le gouvernement du Canada.

Les principaux domaines d’intérêt des membres étaient les suivants :

  • Amener les femmes à occuper des postes de leadership afin qu’elles puissent donner l’exemple d’une participation sportive positive pour les autres et contribuer à la conception de programmes qui seront plus accueillants pour les femmes et les filles.
  • Faire en sorte que Sport Canada intègre les principes d’équité des genres dans ses ententes de financement (peut-être en refusant de financer les organismes qui ne travaillent pas activement à améliorer l’équité des genres dans leur sphère d’influence).
  • Améliorer la qualité de l’entraînement que les femmes et les filles reçoivent pour s’assurer que les celles-ci ont les compétences nécessaires pour s’épanouir dans le sport et profiter de leurs expériences sportives.

Domaines de mise en œuvre

Le groupe a fait des suggestions qui pourraient être rapidement mises en œuvre par Sport Canada à court terme :

  • Entreprendre des recherches pour dresser un tableau de la participation communautaire et évaluer les succès des organismes nationaux de sport (ONS) et des Organismes nationaux de services multisports.
  • Financer des recherches supplémentaires sur la participation des filles : il y a encore tant de choses que nous ne savons pas. Cela pourrait être accompli en utilisant l’argent alloué dans le budget 2018 pour atteindre l’équité des genres dans le sport à tous les niveaux.
  • Augmenter le financement du Programme de mentorat des entraîneuses actuellement mis à l’essai par l’Association canadienne des entraîneurs.

Le Groupe de travail a fait des suggestions qui pourraient être mises en œuvre par Sport Canada à moyen terme :

  • Établir un lien entre les bénévoles de sport et les dirigeants de sport officiel en élaborant une boîte à outils de la stratégie de participation que les ONS pourraient utiliser pour créer une stratégie de participation appropriée pour leur sport.
  • S’assurer que les femmes et les filles ont des exemples de réussite et d’excellence sportive auxquels elles peuvent aspirer en travaillant avec les athlètes de l’équipe nationale qui reçoivent un soutien par l’entremise du Programme d’aide aux athlètes et/ou d’autres clients de Sport Canada.
  • Explorer comment Sport Canada pourrait contribuer à favoriser la participation des femmes et des filles au niveau communautaire.

Résumé de la réunion du 30 août 2018

Le 30 août dernier, le Groupe de travail de la ministre sur l'équité des genres dans le sport (le Groupe de travail) a tenu sa deuxième réunion en personne afin de discuter des initiatives, des stratégies et des mesures qui pourraient contribuer à éliminer la violence fondée sur le sexe dans le sport, avec un accent particulier sur les mesures que pourrait prendre le gouvernement du Canada.

La réunion a regroupé les séances suivantes :

  • l'examen du mandat et des résultats escomptés du Groupe de travail;
  • des séances d'information sur la violence fondée sur le sexe au Canada présentées par deux spécialistes universitaires invitées, soit Gretchen Kerr et Sandra Kirby; un exposé de la portée des mesures prises par le gouvernement du Canada pour lutter contre la violence fondée sur le sexe présenté par un représentant de Condition féminine Canada; un exposé sur les compétences de Sport Canada en matière de lutte contre la violence fondée sur le sexe;
  • une table ronde sur les initiatives et les travaux entrepris par divers organismes, notamment :
    • B2ten;
    • Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC);
    • Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES);
    • Sport'AIDE;
    • Centre canadien de protection de l'enfance (CCPE);
    • Association canadienne des entraîneurs (ACE);
    • Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique (ACAFS),
    • Respect Group Inc.
  • une présentation sur la formulation de recommandations qui élimineront la violence fondée sur le sexe dans le sport;
  • des groupes de discussion qui étaient chargés d'élaborer des mesures concrètes qui pourraient être adoptées au niveau législatif, du gouvernement du Canada, des relations fédérales-provinciales/territoriales et au niveau communautaire.

Le Groupe de travail s'est particulièrement intéressé aux éléments suivants :

  • une formation pour les membres des conseils d'administration des organismes nationaux de sport (ONS) et des organismes de services multisports (OSM), ainsi que pour les athlètes, entraîneurs et parents;
  • une démarche à deux volets qui comprend à la fois des mesures descendantes ainsi qu'un renforcement de la capacité, le développement et le soutien au sein des collectivités;
  • l'obtention de données plus fiables sur l'importance et la nature de la violence fondée sur le sexe dans le sport.

Le Groupe de travail affirme aussi que l'adoption de démarches centralisées et uniformes constitue le meilleur moyen de faire en sorte que tous les Canadiens pratiquent le sport dans un milieu sécuritaire et accueillant. Même si des mécanismes centralisés sont en cours d'élaboration, nous devrons mettre en place des mécanismes temporaires de production de rapports.

Séances en ateliers

Durant les séances en ateliers, le Groupe de travail a été divisé en trois sous-groupes à qui on a demandé de formuler des « mesures qui permettraient de réduire la violence fondée sur le sexe ».

Pour Sport Canada

Séance de remue-méninges sur les mesures possibles à court terme
  1. Fournir des renseignements détaillés aux ONS et aux OSM sur les moyens de mettre en œuvre les exigences de l'annonce ministérielle du 19 juin 2018 concernant le harcèlement, l'abus et la discrimination dans le sport.
    • Partager rapidement cette information, tant au moyen de mécanismes officieux et rapides (courriels) qu'au moyen de mécanismes officiels (lettre signée) qui témoignent de l'importance de ces renseignements. Cette information doit être rendue publique et doit être accompagnée d'attentes claires pour les conseils d'administration et dirigeants administratifs des ONS et OSM.
    • Organiser une téléconférence ou une réunion de suivi du conseil des sports afin de répondre aux questions et soutenir les efforts dans ce domaine
    • Sport Canada doit assumer un rôle de chef de file.
  2. Incorporer la responsabilisation et ajouter des critères précis au tableau de bord qui accompagnera la nouvelle version du Cadre de financement et de responsabilité en matière de sport (CFRS) de manière à garantir qu'il y ait un suivi et une évaluation des mesures et que les organismes soient tenus responsables.
    • Exiger des organismes qu'ils incluent l'équité des genres dans leurs plans stratégiques et qu'ils adoptent des mesures et des échéanciers connexes pour l'atteinte de leurs objectifs.
    • Fournir des incitatifs financiers pour l'atteinte des objectifs et travailler au renforcement des capacités.
  3. Sport Canada devrait nommer un employé chargé de l'élaboration et de la mise en œuvre de toutes les activités liées à l'équité des genres.
Séance de remue-méninges sur les mesures possibles à long terme
  1. Fournir des fonds pour garantir la formation du personnel et des membres du conseil d'administration de tous les organismes sportifs. Cet objectif pourrait être réalisé au moyen des modules de formation existants (p. ex. Respect et Sport). Idéalement, la formation devrait avoir été suivie au sein de tous les organismes d'ici deux ans.
  2. Déterminer ou créer un organisme qui assumerait la fonction d'examen indépendant.
    • Former un petit groupe composé de trois à quatre personnes qui serait chargé d'étudier la possibilité de créer un nouvel organisme ou de modifier le mandat d'un organisme existant. Inclure des options pour des secteurs de responsabilités comme l'éducation, la formation, les enquêtes, la gestion de dossiers et l'orientation stratégique. Inclure les coûts et un échéancier pour les étapes de l'élaboration de l'agence et de sa mise en œuvre.

Pour le Groupe de travail fédéral-provincial/territorial

Séance de remue-méninges sur les mesures possibles à court terme
  1. Créer une chaire de recherche pour les femmes et les filles qui mettrait l'accent sur la violence fondée sur le sexe.
    • S'engager à recueillir des données de base et à publier un rapport public dans un an, aux fins de transparence. Le processus de recherche pourrait servir à la fois à des fins d'éducation et de cueillette de données.
  2. Accroître la compréhension de la violence fondée sur le sexe dans le sport, peut-être en désignant une journée nationale ou en ajoutant un volet sur le sport à la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.
  3. Des outils temporaires de création de rapports devraient être en place pour les athlètes et d'autres personnes qui pourraient être victimes de violence fondée sur le sexe.
    • Chaque club et centre communautaire devrait avoir une affiche (placée à côté du protocole sur les commotions cérébrales) qui indique les numéros à composer pour obtenir de l'aide (Jeunessejecoute ou un organisme différent selon le territoire en question, comme Sport'AIDE). À noter que Hockey Canada a une entente actuelle avec Jeunessejecoute.
  4. Amorcer une consultation nationale sur les sections de la Loi sur l'activité physique et le sport qui touchent à la violence fondée sur le sexe, afin d'être prêts pour les travaux futurs sur la loi.
  5. Utiliser la remise de prix sportifs pour sensibiliser les gens à la violence fondée sur le sexe (comme l'a fait le réseau ESPN).
Séance de remue-méninges sur les mesures possibles à long terme
  1. Réviser la loi, peut-être en suivant l'exemple établi par le processus qui a mené à la création du Centre de règlement des différends sportifs du Canada. Pour ce faire, Sport Canada pourrait créer une dynamique au moyen des mesures suivantes :
    • le dépôt d'un projet de loi privé;
    • la communication narrative – communication des expériences de violence fondée sur le sexe vécues au quotidien par les filles (plutôt que de communiquer de gros dossiers juridiques);
    • intégrer la violence fondée sur le sexe dans la prochaine version de la Politique canadienne du sport;
    • établir des liens au secteur vulnérable,
    • s'engager à faire un suivi au rapport du comité permanent qui s'est penché sur la violence fondée sur le sexe.

Pour le communautaire

Établir la structure de gouvernance appropriée
  1. Déterminer ce qui constitue le sport communautaire : des expériences sportives plaisantes fondées sur des valeurs.
    • Les politiques doivent être en vigueur. Il est important que la mise en œuvre ne devienne pas un fardeau excessif pour les bénévoles, que l'on garantisse un comportement acceptable de la part de tous les intervenants, et que l'on fournisse des renseignements sur ce que signifie la présence d'un espace sûr.
  2. Une approche pancanadienne permettrait la centralisation des mesures, ce qui n'est pas le cas en ce moment. De plus, un organisme centralisé pourrait établir des codes de conduite et des pratiques exemplaires et se voir attribuer des pouvoirs d'enquête qui seraient uniformes dans l'ensemble des territoires.
Séance de remue-méninges sur les mesures possibles à court terme
  1. Lorsque les dirigeants proviennent de milieux diversifiés, il est plus facile de signaler les problèmes. Par conséquent, on devrait encourager les groupes communautaires à recruter des membres de groupes sous-représentés.
  2. Le gouvernement du Canada devrait utiliser ses ententes bilatérales avec les provinces et territoires afin de veiller à ce que les renseignements sur la création d'expériences sportives sécuritaires soient transmis aux niveaux inférieurs.
  3. Chercher davantage de partenaires non traditionnels comme les centres communautaires :
    • Participer au financement de projets pilotes afin de faire des essais avant de lancer un projet à l'échelle nationale. Nous devons déterminer ce qui contribue à rendre les expériences sportives plaisantes et enrichissantes pour les femmes et les filles afin que nous puissions offrir des programmes de qualité auxquels elles voudront participer.
Séance de remue-méninges sur les mesures possibles à long terme
  1. Fournir un mécanisme de reddition de comptes facile à utiliser ainsi que des outils pour la gestion efficace des incidents et des plaintes officielles du début à la fin.
    • Fournir des renseignements aux bénévoles qui ignorent peut-être les besoins du groupe qu'ils servent. Certains des problèmes pourraient être évités par l'adoption de politiques comme la « règle de deux » qui stipule qu'il doit toujours y avoir deux entraîneurs accrédités du Programme national de certification des entraîneurs en présence d'un athlète, surtout un athlète mineur, dans une situation vulnérable.
  2. Étudier la possibilité de créer un mouvement pro canadien dans les médias sociaux qui ferait la promotion d'images de femmes et de filles fortes et heureuses de tous les niveaux et capacités qui se sentent en sécurité. Le mouvement This Girl Can du Royaume-Uni pourrait servir de modèle.
  3. La violence fondée sur le sexe est un facteur important du taux de décrochage. Les recherches devraient se pencher sur ce que l'on peut faire pour la prévenir ou l'éliminer.
  4. Fournir une formation sur les comportements appropriés et inappropriés.

Autres suggestions qui ont été formulées tout au long de la journée :

  • L'on pourrait offrir un soutien en matière de soin de santé mentale pour les athlètes membres des équipes nationales qui se poursuivrait jusqu'à dix ans après la fin du brevet.
  • Programmes de formation des entraîneurs dans les universités – les universités qui offrent des programmes en études des femmes et d'autres programmes semblables devraient mettre sur pied des programmes pour entraîneuses.
  • Au niveau communautaire, les efforts devraient mettre l'accent sur la création de postes d'entraîneurs permanents à temps plein. Ainsi, les entraîneurs exceptionnels pourraient faire carrière dans le domaine et offrir d'excellents services à la collectivité.
  • Obtenir une plus grande participation des athlètes autochtones – on compte très peu d'athlètes autochtones au sein des équipes nationales du Canada, tandis que l'Australie et la Nouvelle‑Zélande affichent des taux beaucoup plus élevés dans leurs programmes.
  • L'ACAFS serait un organisme de choix pour l'attribution de 30 millions de dollars en financement. En effet, cet organisme sert 50 pour cent de la population, mais le financement qu'il reçoit de Sport Canada ne reflète pas son mandat, sa mission et ses réalisations.
  • Trouver des occasions au sein de forums internationaux pour que la ministre puisse s'exprimer ces sujets dans le but d'encourager les organismes sportifs à promouvoir ces questions (peut‑être l'UNESCO, l'Union européenne ou un organisme des Nations Unies).

Résumé de la réunion des 22 et 23 novembre 2018 

Les 22 et 23 novembre 2018, le Groupe de travail de la ministre sur l'équité des genres dans le sport (le Groupe de travail) a tenu sa troisième et dernière réunion en personne pour discuter des initiatives, des stratégies et des mesures qui pourraient contribuer à faire augmenter le nombre de femmes remplissant un rôle de leader dans le milieu sportif, à favoriser l'innovation et à créer des possibilités de recherche. La réunion comportait les séances suivantes :

  • Une mise à jour des activités du Groupe de travail depuis la dernière réunion;
  • Des séances d'information sur la situation des femmes remplissant un rôle de leader, comme entraîneuses, officielles et administratrices, présentées par Nicole LaVoi, invitée spécialiste du domaine;
  • Un exposé sur le cadre de financement établi par Sport Canada;
  • Des discussions en groupes thématiques ayant pour but de déterminer des mesures concrètes en faveur des entraîneuses, des officielles et des administratrices;
  • Un exposé sur Pol.Is, un sondage novateur ayant été réalisé récemment par Sport Canada pour évaluer les attitudes des Canadiens à l'égard du sport;
  • Un examen des programmes et initiatives innovateurs qui donnent des résultats aux États-Unis et au Canada;
  • Une discussion sur la façon de renforcer la capacité du Canada à recueillir des données ventilées.

Le Groupe de travail s'est intéressé plus particulièrement à un certain nombre de questions, dont les suivantes :

  • La création d'un centre de recherche sur les femmes et les filles qui assurerait un rôle de coordination pour les acteurs principaux. Ce centre remplirait une fonction d'observatoire et de groupe de réflexion, et il veillerait à ce que l'information soit rassemblée et diffusée effectivement à l'ensemble des partenaires et des praticiens;
  • L'importance de fixer des objectifs pour le cadre de financement de Sport Canada dans le but de responsabiliser les organismes de sport. Le besoin de définir des mesures de rendement claires a également été souligné;
  • La possibilité de lancer une campagne nationale de marketing comme moyen d'exercer une influence et de changer la culture.

Discussions en groupes thématiques – le 22 novembre 2018

Pendant les séances de discussion en groupes thématiques, le Groupe de travail a discuté des mesures recommandées pour les leaders des trois sous-groupes que constituent les entraîneuses, les officielles et les administratrices. Guylaine Demers a présenté des données tirées d'un document de Sport Canada « Gender Equity in the Canadian Sport System: Graphs and Observations » (équité des genres dans le système sportif canadien : graphiques et observations).

  • Les données révèlent que les nombres de femmes et de filles remplissant les fonctions d'entraîneuse, d'officielle ou d'administratrice sont faibles et qu'ils continuent de baisser.
  • Programme national de certification des entraîneurs (PNCE) : Un nombre accru de femmes suivent les cours d'entraîneur et obtiennent un certificat, mais les données n'indiquent pas si ces dernières exercent effectivement les fonctions d'entraîneur, ou si elles remplissent simplement le rôle d'entraîneur adjoint.
  • U Sports : Une femme exerce les fonctions d'entraîneur en chef dans le cas de 32 p. 100 des équipes féminines seulement, et 49 p. 100 des entraîneurs adjoints sont des femmes. Chez les équipes masculines, seulement 1 p. 100 des entraîneurs sont des femmes.
  • Officiels :
    • Un nombre supérieur de femmes exercent les fonctions d'entraîneur et d'officiel dans le domaine des sports paralympiques. Cette situation n'est pas surprenante, car le sport paralympique n'a pas eu une aussi haute visibilité que le sport pour personnes sans handicap dans le passé;
    • Il est difficile de retenir les officielles. Il y a un fort roulement, car ces dernières sont une cible facile pour les parents et les autres officiels. Le milieu n'est pas accueillant. Comme les filles voient que les femmes font l'objet d'un traitement négatif, elles ne veulent pas s'engager. De plus, les hommes ont souvent les meilleurs horaires en plus d'être mieux rémunérés.
  • Dirigeants sportifs : Les organismes de services multisports sont dirigés par les femmes au Canada. Ce n'est toutefois pas le cas pour les organismes nationaux de sport.

Une discussion a porté sur les mesures et les recommandations possibles pour chacune des catégories, dans le but de déterminer les trois mesures prioritaires pour chaque catégorie. Elle a porté sur les points ci-après.

  • L'intégration de cibles au cadre de financement de Sport Canada et au processus d'embauche des organismes de sport. Les quotas, la sensibilisation et la conformité sont des éléments essentiels à la réussite.
  • Examen de la façon d'utiliser les cibles dans d'autres domaines (médical, STIM, etc.). Les conseils d'administration de certains organismes de sport ont déjà mis en place des quotas.
  • Besoin d'avoir en place des quotas quelconques, sans quoi les mêmes problèmes se poseront dans 10 ans. Les quotas offrent une solution à faible coût.
  • Utilisation de la « règle de Rooney » de la Ligue nationale de football. Quand un poste se libère, la liste des candidats retenus à la présélection pour celui-ci doit comprendre un membre du ou des groupes sous-représentés. Dans le cas d'une liste comportant trois noms, au moins une des personnes doit être du genre sous-représenté. Sport Canada pourrait exiger le respect de cette règle comme condition de financement d'un organisme de sport.
  • Passage à une nouvelle culture où un système sportif qui offre un milieu ne favorisant pas la diversité et l'équité n'est pas un excellent système. Redéfinir le concept d'excellence afin d'y inclure la nécessité d'offrir un certain type de milieu (c.-à-d. un milieu sûr et accueillant pour tous).
  • Besoin de mettre à la disposition des organismes des outils (répertoires de candidates, etc.) leur permettant de respecter l'obligation de nommer des femmes au conseil d'administration.
  • Importance d'offrir aux comités de recrutement une formation axée sur l'égalité entre les hommes et les femmes. Il faut trouver et joindre les candidats atypiques, et dissiper les préjugés au moyen de la formation. La formation et les programmes sont des éléments nécessaires à la réalisation de l'équité des genres.
  • Importance capitale de lancer une campagne nationale de marketing du genre This Girl Can de Sport England.
    • Avant tout autre changement, adopter une stratégie de marketing. Cette mesure contribuera à faire accepter les changements. Communiquer les messages correspondant au « sport que nous voulons ». Le public cible serait l'ensemble de la population canadienne. Relever le défi consistant à changer la culture.
    • Produire, de concert avec des femmes exerçant les fonctions de leader, une vidéo visant à inciter les femmes à se voir dans des rôles de leader.
    • Chercher à savoir pourquoi il devrait y avoir plus de femmes dans le monde du sport à tous les niveaux. De nombreuses recherches portant sur un milieu autre que celui du sport montrent qu'une telle situation est avantageuse pour tous.
    • Veiller à ce que les connaissances émanant des recherches sur le sport soient communiquées régulièrement au monde du sport sous forme de produits faciles à comprendre.
    • Souligner les réussites dans le sport au moyen d'un bulletin de rendement présentant des données faciles à comprendre. Il faut mieux informer les acteurs du système.
    • Faire en sorte d'atteindre les Canadiens que nous ne joignons pas en ce moment (personnes qui ne viennent pas du milieu du sport). S'assurer d'établir le contact avec les petites communautés sportives.
  • Les mise en candidature à des comités doit être composés d'un nombre égal d'hommes et de femmes. Consulter les recherches réalisées dans les domaines des STIM en vue de modifier les comités composés majoritairement d'hommes.
  • Incitation des athlètes d'U Sports qui prennent la retraite à se joindre à un conseil d'administration d'un organisme de sport à titre d'athlètes de haut niveau.
  • Réalisation d'entrevues de départ permettant de comprendre les raisons pour lesquelles les femmes et les filles remplissant les rôles d'entraîneur, d'officiel, etc. quittent le milieu du sport.
  • Évaluation de l'incidence positive des entraîneuses, des officielles et des administratrices ainsi que des taux de maintien en fonction.
  • Établissement de liens avec les groupes non traditionnels avec lesquels on ne communique habituellement pas (l'Association canadienne des parcs et loisirs (ACPL), etc.).
  • Besoin de tenir des conversations ciblées avec les représentants d'autres sports, ce qui permettrait d'augmenter la pénétration dans différents sports et différentes communautés.
  • Augmentation du financement accordé à l'Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique (ACAFS), qui dispose déjà de la structure nécessaire et qui est reconnu à l'échelle nationale et internationale comme chef de file dans son domaine, au pays comme ailleurs. L'association pourrait ainsi offrir ses programmes à un public élargi, par exemple. Un financement accru lui permettrait de travailler en plus étroite collaboration avec les organismes et d'avoir des discussions régulières avec les organismes pour influencer le changement.

Exposés et discussions en plénière du 23 novembre 2018

Voici les détails de l'examen des programmes et des initiatives qui donnent des résultats aux États-Unis et au Canada :

  • Mme LaVoi a présenté le travail et la mission du centre Tucker;
  • La réussite du centre tient à son mandat qui consiste à utiliser les données pour raconter une histoire et provoquer des changements sociaux;
  • Il a été suggéré que les recommandations fondées sur les bulletins de rendement devraient être assorties de boîtes à outils et de pratiques exemplaires;
  • Une discussion importante a porté sur le rôle de la recherche objective par opposition à celui de la défense des intérêts et sur les risques associés à la réalisation simultanée de ces deux activités;
  • Les principaux thèmes abordés ont été le maintien de l'intégrité et de l'objectivité des données, la présentation d'explications et de communications narratives convaincantes, le rôle distinct de la défense des intérêts, l'importance de mettre des boîtes à outils à la disposition des praticiens et de transférer les connaissances acquises à ces derniers, ainsi que la reconnaissance de l'expérience des Autochtones.

Centre de recherche

  • Une discussion a porté sur le rôle d'un éventuel « centre » de recherche sur les femmes et les filles qui remplirait un rôle de coordination pour les acteurs principaux suivants :
    • Initiative de recherche de Sport Canada (IRSC)
    • Universités
    • Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du Canada 
    • Centre de documentation pour le sport
    • L'Institut canadien sur la recherche sur la condition physique et le mode de vie (ICRCP)
    • Sport Canada
    • Statistique Canada
    • Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique (ACAFS)

Le centre de recherche remplirait un rôle d'observatoire et de groupe de réflexion, et il veillerait à ce que l'information soit rassemblée et diffusée effectivement.

  • On a soulevé l'idée de prévoir un outil de production de rapports centralisé à des fins d'évaluation et de vérification de l'état de la situation en ce qui concerne la parité hommes-femmes au sein des conseils d'administration ainsi que parmi les entraîneurs et les participants.
  • Le centre accorderait une attention toute particulière aux groupes sous-représentés.
  • On a fait remarquer que le système ne prévoit pas actuellement de rôle d'ombudsman.
  • On a fait remarquer qu'il faudrait mieux inciter les étudiants diplômés et les chercheurs à poursuivre l'évaluation des programmes et les projets de conception, étant donné que, dans le cas des professionnels diplômés de l'enseignement supérieur, seules les publications à comité de lecture contribuent à la titularisation et à la reconnaissance professionnelle.
  • Il n'existe en ce moment aucun intervenant responsable des boîtes à outils et du transfert des connaissances, ou de la formation et de la mise en œuvre. Il existe des possibilités pouvant avoir une incidence dans ces domaines.

Leadership

  • Les éléments ayant été recommandés comprennent ce qui suit :
    • Application de quotas de représentation pour les postes aux conseils d'administration et les postes d'entraîneurs, ainsi que de pénalités financières visant à faire respecter les quotas;
    • Responsabilité à l'égard du public et fiches d'évaluation;
    • Ombudsman des femmes dans le sport;
    • Investissements dans le perfectionnement, le recrutement et la formation des entraîneuses, ainsi que dans des stages pour ces dernières;
    • Établissement de réseaux et d'un bassin d'entraîneuses qualifiées;
    • Formation sur le recrutement proactif à l'intention des organismes et formation sur l'impartialité à l'intention des personnes responsables de la sélection;
    • Programmes de mentorat;
    • Formation à l'intention des dirigeants techniques du sport de haut niveau;
    • Institut national de leadership et de formation des entraîneurs qui offrirait aux femmes l'occasion de tisser des réseaux;
    • Ateliers régionaux et conférences annuelles;
    • Vérifications de l'équité;
    • Surveillance du comportement des entraîneurs sur le terrain, dans le cadre du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE);
    • Soutien et trousses d'orientation;
    • Intégration au PNCE d'un module sur l'entraînement des athlètes féminines (trois ateliers offerts déjà au Québec peuvent servir à l'établissement de pratiques exemplaires) – soit en vue de l'obtention du Sceau d'or, soit à titre d'exigence du programme;
    • Mécanismes permettant d'assurer que les entraîneurs qui forment les entraîneurs et les officiels qui forment les officiels ont reçu la formation nécessaire en matière d'équité des genres;
    • Établissement d'un nouveau discours social dans le domaine du sport;
    • Marketing et publicité inspirés de la campagne This Girl Can (elle sait...) (p. ex., elle sait jouer, elle sait montrer comment jouer, etc.).
Recommandations proposées

Le groupe de travail sur l'équité des genres dans le sport propose des recommandations afin de rendre le sport plus sécuritaire et inclusif pour tous les Canadiens

Le gouvernement du Canada mettra en œuvre les mesures nécessaires pour instaurer et maintenir un système sportif canadien inclusif et sûr, notamment en éliminant la violence fondée sur le genre, les abus, la discrimination et le harcèlement. Il s'est également engagé à faire en sorte que les personnes de tous genres aient davantage d'occasions de s'épanouir dans tous les aspects du sport, que ce soit en tant qu'athlètes, entraîneurs, officiels ou membres du conseil d'administration d'un organisme sportif.

Dans le Budget de 2018, le gouvernement du Canada a annoncé qu'il visait à atteindre l'égalité des genres à tous les niveaux du sport d'ici 2035. Pour ce faire, il a alloué un premier montant de 30 millions de dollars sur 3 ans à la collecte de données et à la recherche de pratiques innovantes visant à promouvoir la participation sportive des personnes de tous genres. Cette somme servira également à soutenir les organismes nationaux de sport pour que plus de personnes de tous genres soient présentes dans toutes les facettes du sport.

Au printemps dernier, la ministre Duncan a lancé le Groupe de travail sur l'équité des genres dans le sport. Elle a demandé aux membres du groupe, présidé par Mme Guylaine Demers, professeure au département d'éducation physique de l'Université Laval, de proposer des recommandations afin de mieux répondre aux besoins des femmes et des filles dans le domaine du sport.

Les membres du Groupe se sont penchés sur des moyens d'accroître la participation des femmes et des filles dans le sport; d'éliminer la violence fondée sur le genre, les abus, la discrimination et le harcèlement; d'accroître le nombre de femmes dans des postes d'influence; et d'améliorer la collecte de données afin de prendre des décisions éclairées.

Les recommandations du Groupe de travail comprennent :

  • la mise en place d'un mécanisme indépendant pour traiter les cas d'abus et de harcèlement
  • des programmes destinés aux groupes mal desservis (femmes et filles autochtones, personnes handicapées, nouveaux arrivants, minorités visibles et membres de la communauté LGBTQ2+);
  • des mesures visant à accroître le nombre d'entraîneuses;
  • un examen du Cadre de financement et de responsabilité en matière de sport, qui aide à déterminer l'admissibilité au financement des organismes nationaux de sport et des organismes de services multisports;
  • la mise en place d'un centre de recherche au Canada qui aiderait à coordonner les travaux des spécialistes sportifs;
  • l'élaboration d'une campagne de sensibilisation à l'équité des genres misant sur l'empathie.

Le gouvernement du Canada accueille favorablement les recommandations du Groupe de travail. Les Canadiens sont invités à consulter le résumé de chaque réunion du Groupe et à consulter la liste complète des recommandations sur le site Web du Groupe de travail.

Le gouvernement du Canada continuera à travailler en étroite collaboration avec la communauté sportive ainsi que les gouvernements provinciaux et territoriaux pour atteindre l'équité des genres dans le sport, ainsi que pour éliminer les abus, le harcèlement et la discrimination au sein des groupes mal desservis.

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