Foire aux questions

The state funeral of John Diefenbaker.

Funérailles d'État du très honorable John Diefenbaker, 22 août 1979.
Source : Bibliothèque et Archives Canada, PA-190428/Richard Holden

  • Qu'entend-on par funérailles d'État?

    Les funérailles d'État sont des événements publics officiels qui adhèrent à certains protocoles, organisés en l'honneur d’une personne s’étant démarquée en contribuant au Canada de façon significative. Comme il s’agit d’événements publics, les funérailles d’État sont offertes, payées et organisées par le gouvernement du Canada, le tout en collaboration avec la famille du défunt ou de la défunte. Les funérailles d'État fournissent au public l'occasion de rendre hommage à d’éminents Canadiens et Canadiennes et de prendre part à des manifestations de deuil national.

  • Comment la tradition des funérailles d'État a-t-elle vu le jour au Canada?

    Les funérailles d'État au Canada font partie des traditions dont le pays a hérité et ont depuis évolué pour devenir une pratique canadienne unique.

  • Qui a droit à des funérailles d'État?

    Depuis la Confédération, la pratique établie veut que des funérailles d'État soient offertes aux gouverneurs généraux et premiers ministres actuels et anciens, ainsi qu'aux membres du Conseil des ministres. De plus, le premier ministre en fonction peut décider d’accorder l'honneur de funérailles d'État à d’éminents Canadiens et Canadiennes, s'il le juge opportun.

  • Quels sont les différents éléments caractérisant les funérailles d'État? Peuvent-ils être altérés?

    Toutes les funérailles d’État sont uniques et les différents éléments qui les caractérisent peuvent varier en fonction des souhaits formulés par le défunt ou la défunte et par leur famille, le tout décidé de concert avec le gouvernement du Canada. Parmi les éléments ayant fait partie intégrante de funérailles d’État antérieures, citons notamment une télédiffusion nationale, une exposition en chapelle ardente, un cortège funèbre, un service funèbre, une inhumation, l'ensemble ou certains honneurs militaires, réception, etc. L’ensemble ou une partie de ces éléments peut être accessible au public. Les autres éléments peuvent demeurer privés, conformément aux souhaits de la famille.

  • Qui a reçu les premières funérailles d'État au Canada?

    Les premières funérailles d'État ont été célébrées pour l'honorable Thomas D'Arcy McGee, assassiné en avril 1868. Bien qu’il n’était ni gouverneur général, ni premier ministre, ni membre du Conseil des ministres au moment de son décès, M. McGee s’est vu accorder l’honneur de funérailles d’État en raison de sa mort prématurée et de son rôle important à titre de Père de la Confédération.

  • Quel fut le premier gouverneur général à avoir des funérailles d'État au Canada?

    Le très honorable Lord Tweedsmuir décédé dans l’exercice de ses fonctions en 1940, a été le premier gouverneur général à avoir des funérailles d'État.

  • Parmi les premiers ministres, qui fut le premier à avoir des funérailles d'État au Canada?

    Le très honorable Sir John A. Macdonald, décédé dans l'exercice de ses fonctions en 1891, a été le premier premier ministre à avoir des funérailles d'État. Le format de ces funérailles d’État, notamment le caractère formel de l’exposition en chapelle ardente et la participation du public, a marqué le début d’une tradition canadienne unique.

  • Quel fut le premier membre du Conseil des ministres à avoir des funérailles d'État au Canada?

    L'honorable Norman McLeod Rogers a été le premier membre du Conseil des ministres à avoir des funérailles d'État. Il est décédé en 1940 alors qu'il était ministre de la Défense nationale sous le gouvernement de William Lyon Mackenzie King.

  • Quand et pour qui ont eu lieu les dernières funérailles d’État?
  • Quel est le ministère responsable de la planification et de l’exécution des funérailles d'État?

    Le ministère du Patrimoine canadien est responsable de l’organisation et de l’exécution des funérailles d'État. Toutefois, de nombreux autres partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux, ainsi que des entreprises du secteur privé, peuvent contribuer à l’organisation des funérailles d’État.

    En fonction de la complexité et de l’ampleur des funérailles, les organisations suivantes, entre autres, peuvent être sollicitées : les Forces armées canadiennes, la Gendarmerie royale du Canada, les forces de l’ordre locales, les maisons funéraires et les lieux de culte.

  • Combien de temps faut-il pour organiser des funérailles d'État?

    Le temps requis pour organiser des funérailles d'État varie d'un événement à l'autre. Par exemple, plus de temps peut être requis, et ce, en fonction des divers facteurs, notamment les éléments cérémoniels, les souhaits de la famille du défunt ou de la défunte, et la disponibilité des lieux souhaités et des participants et invités à la cérémonie.

  • Qui peut être invité à des funérailles d'État?

    Le Tableau de la préséance pour le Canada sert de guide pour les invitations. Des dignitaires étrangers peuvent également être présents. Des détails, tels que l’emplacement et la capacité du lieu de culte ou autre lieu où pourrait avoir lieu l’événement, peuvent avoir un impact sur le nombre de personnes invitées à des funérailles d’État. Les invitations sont également réalisées en tenant compte des souhaits de la famille. De plus, à la demande de la famille, certains invités peuvent être appelés à remplir des rôles cérémoniels particuliers, dont celui de porteur honoraire à titre d’exemple.

  • Comment les Canadiens et les Canadiennes sont-ils informés de la tenue de funérailles d'État?

    Les Canadiens et les Canadiennes sont informés que des funérailles d’État auront lieu par le biais d’une déclaration officielle du gouvernement du Canada.

  • Les funérailles d'État ont-elles toujours lieu à Ottawa?

    Non. Si l'exposition en chapelle ardente se déroule sur la Colline du Parlement ou à l’intérieur de la Cité parlementaire, des funérailles d'État peuvent avoir lieu à divers endroits selon les souhaits de la famille du défunt ou de la défunte. Ainsi, tous les autres éléments pourraient avoir lieu à Ottawa et/ou dans une autre région ou ville, tel que déterminé par la famille.

  • Qu'arrive-t-il si la famille du défunt ou de la défunte souhaite inclure d'autres éléments que ceux qui font normalement partie des funérailles d'État?

    Le gouvernement du Canada fera tout son possible pour accommoder les souhaits de la famille.

  • Est-ce que la famille du défunt ou de la défunte dispose de moments privés dans le cadre de funérailles d'État?

    Oui, la famille du défunt ou de la défunte peut choisir d’avoir des moments privés dans le cadre des funérailles d’État. Par exemple, la famille peut préférer avoir une exposition privée plutôt qu’une exposition en chapelle ardente ou une exposition ouverte au public, ou encore un enterrement privé.

  • Est-il possible de refuser des funérailles d'État?

    Oui, il est possible de refuser des funérailles d'État. Les souhaits du défunt ou de la défunte et de leur famille prévalent et sont toujours respectés par le gouvernement du Canada.

  • Y a-t-il une différence entre des funérailles d'État et des funérailles militaires?

    Oui, il y a des distinctions entre les funérailles d’État et les funérailles militaires. Tandis que les funérailles d’État peuvent contenir des éléments militaires, que l’on appelle les honneurs militaires, leur inclusion ne constitue pas en soi des funérailles militaires. Spécifiquement, les funérailles militaires sont des funérailles officielles organisées par les Forces armées canadiennes, qui sont offertes à tout le personnel militaire actif, sous réserve des souhaits de la famille du défunt ou de la défunte. À la discrétion du chef d’état-major de la Défense, des funérailles militaires peuvent également être offertes aux militaires qui ont pris leur retraite. L’envergure des funérailles militaires est directement liée au grade et au poste que le ou la militaire occupait au moment de leur décès ou avant leur retraite.

  • Les provinces et les territoires peuvent-ils organiser des funérailles d'État ou est-ce uniquement la responsabilité du gouvernement du Canada?

    Oui, les gouvernements des provinces et des territoires peuvent aussi organiser des funérailles d'État pour honorer leurs éminents citoyens et citoyennes. Dans ces cas, l’organisation et l’exécution d’un tel événement relèvent de la responsabilité de la province ou du territoire, et l’ « état » représenté se trouve à l’échelle de la province ou du territoire en question, et non pas du Canada en entier.

  • Les autres pays organisent-ils des funérailles d'État? Celles-ci s'apparentent-elles aux nôtres?

    Un bon nombre de pays rendent des hommages publics à leurs éminents citoyens et citoyennes de façon similaire aux funérailles d’État organisées au Canada. La durée de l'exposition et le type de cérémonie peuvent varier selon le pays et sa culture.

  • En quoi consiste l'exposition en chapelle ardente?

    L’expression « exposition en chapelle ardente » est utilisée pour décrire la tradition de présenter la dépouille d’une personne décédée, protégée par un détachement de veille, typiquement sur le terrain du siège du gouvernement d’un pays, pour permettre aux dignitaires et aux membres du public de rendre un dernier hommage à la défunte ou au défunt avant le service religieux ou la cérémonie funèbre et l’inhumation. Il s’agit de l’un des éléments traditionnels des funérailles d’État au Canada.

  • Combien de temps dure l'exposition en chapelle ardente?

    La durée de l'exposition en chapelle ardente peut varier, mais dure généralement un à deux jours.

  • Y a-t-il d’autres nuances par rapport à la pratique de l’exposition en chapelle ardente?

    L’exposition en chapelle ardente peut se dérouler dans la capitale nationale d’un pays, dans les locaux du siège du gouvernement ou dans un autre emplacement du gouvernement désigné à cet effet. Par exemple, au Canada, ceci serait sur la Colline du Parlement ou dans un autre édifice de la Cité parlementaire à Ottawa. Toutefois, une exposition en chapelle ardente peut également avoir lieu dans un autre endroit ou une autre ville, n’importe où au pays.

    En anglais, l’endroit où a lieu l’exposition en chapelle ardente a une incidence sur le terme utilisé. « Lying-in-state » indique une exposition en chapelle ardente spécifiquement dans un édifice du siège du gouvernement. Le terme « lying-in-repose », quant à lui, s’applique à une exposition en chapelle ardente en tout autre lieu au pays. En français, le terme « exposition en chapelle ardente » s’applique aux deux situations sans distinction.

  • Est-ce que les drapeaux sont mis en berne pour une personne ayant droit à des funérailles d'État?

    Les drapeaux sur tous les édifices et établissements du gouvernement du Canada, y compris la tour de la Paix à Ottawa, sont mis en berne selon les règles pour la mise en berne du drapeau national du Canada.

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2026-02-04