Une nouvelle zone de protection marine au large de la Nouvelle-Écosse alors que le Canada célèbre la Journée mondiale des océans

Communiqué de presse

Ottawa (Ontario) - Il y a tout juste un an, le gouvernement du Canada a annoncé son plan en cinq points, visant à augmenter le nombre de zones côtières et marines protégées à 5 % d'ici 2017 et à 10 % d'ici 2020. C'est la raison pour laquelle le gouvernement du Canada est fier de désigner le banc de Sainte-Anne comme toute nouvelle zone de protection marine, qui offrira une protection à long terme d'une importante partie de nos océans.

L’honorable Dominic LeBlanc, C.P., c.r., député, et ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, a annoncé aujourd’hui l’établissement de la zone de protection marine du banc de Sainte-Anne, en cette Journée mondiale des océans célébrée au Musée canadien de la nature. Ayant à l'esprit le thème de la Journée mondiale des océans de cette année—Nos océans, notre avenir—le ministre LeBlanc a souligné les avancées faites pour protéger à long terme les océans du Canada.

Située à l’est de l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, cette zone de protection marine permet de conserver et de protéger une multitude de caractéristiques importantes sur les plans écologique et biologique, y compris des habitats essentiels, des sites où la biodiversité et la productivité biologique sont élevées, et des espèces marines en voie de disparition et menacées dont fait partie la tortue luth. Quatre zones de gestion ont été créées dans les frontières de la zone de protection marine, permettant ainsi l’équilibre entre les mesures de protection et celles de viabilité économique pour la zone. La zone de protection centrale représente 75 % de la totalité de la zone de protection marine du banc de Sainte-Anne, offrant une protection des plus strictes aux zones qui en ont le plus besoin. La majeure partie des activités humaines, telles que la pêche commerciale, sont interdites dans cette zone.

Au fur et à mesure que la science et les consultations continuent de déterminer le genre de protection qui est requise et les endroits où elle sera établie, les avancées réalisées dans le cadre de notre plan en cinq points, visant à atteindre nos objectifs de conservation marine, démontrent que le Canada accomplit de réels progrès en vue d’atteindre ses objectifs :

1.          Terminer ce qui a été commencé : L'annonce faite aujourd'hui concerne la troisième désignation de ZPM en moins d'un an. En novembre 2016, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il désignait la ZPM de Anguniaqvia niqiqyuam, située dans la baie Darnley, dans les Territoires du Nord-Ouest, et, par la suite, en février 2017, la ZPM des récifs d’éponges siliceuses du détroit d’Hécate et du bassin de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique.

Les travaux pour désigner une zone de conservation marine nationale dans le détroit de Lancaster, au Nunavut, et une réserve nationale marine de faune aux îles Scott, en Colombie-Britannique, vont bon train. Nous nous concentrons désormais sur la désignation du chenal Laurentien, à Terre-Neuve-et-Labrador, et du banc des Américains, au Québec, comme zones de protection marines.

2.          Protéger les zones vierges : Le 24 mai 2017, on a déterminé un nouveau site d’intérêt (SI) très vaste au large de la Colombie-Britannique, qui représente un espace océanique d’environ 140 000 km2. L’instauration du SI vise à protéger des zones d’importance écologique et biologique, notamment des monts sous-marins et une crête de griffons hydrothermaux.

3.          Protéger les zones qui subissent des pressions : Des progrès sont faits en vue de créer des réseaux de ZPM dans cinq biorégions prioritaires, délimitées par la science en fonction des écosystèmes uniques qu’elles possèdent dans les océans du Canada. Les zones qui subissent des pressions du fait de l’activité humaine seront sélectionnées aux fins de protection à titre de ZPM à partir de ces mêmes réseaux en voie d’établissement. Les réseaux de ZPM utilisent une diversité d’outils de conservation pour atteindre les objectifs de conservation au sein de chaque biorégion marine, permettant de relier les mesures de protection les unes aux autres, en vue d’offrir une approche plus globale de la conservation. À titre d’exemple, un réseau de ZPM peut protéger les habitats importants d’espèces migrant sur de vastes distances pour tous leurs cycles de vie, notamment des frayères, des aires d’alevinage et d’alimentation.

4.          Faire progresser d’autres mesures de conservation efficaces par zone : Le Canada a établi des critères stricts reconnaissant certaines mesures de gestion des pêches, qui visent à fournir les refuges marins indispensables aux poissons, aux mammifères marins et à leur habitat, et a déjà déterminé les mesures actuelles qui contribuent à l’atteinte des objectifs de conservation marine du Canada. Le Canada continue à travailler avec ses homologues internationaux pour proposer les critères qui seront utilisés par les États côtiers qui partagent nos objectifs en matière de conservation. 

5.          Établir plus rapidement des zones de protection marine : Le gouvernement du Canada s’est engagé avec ses partenaires à discuter de la manière de modifier la Loi sur les océans, en vue de faciliter le processus de désignation des zones de protection marine sans toutefois négliger la recherche scientifique et la possibilité pour le public de donner son point de vue.


Citations

« Le banc de Sainte-Anne correspond à la troisième zone de protection marine désignée dans les eaux canadiennes en moins de huit mois. Les réalisations de notre gouvernement en matière de conservation marine sont possibles grâce à une étroite collaboration avec tous les ordres de gouvernement, les collectivités locales, les collectivités autochtones, l’industrie et les organisations non gouvernementales de l'environnement. Notre gouvernement travaille pour aboutir à la conservation, tout en contribuant à assurer la durabilité socio-économique des collectivités côtières. Le Canada continuera à jouer un rôle de leadership en matière de conservation marine sur la scène internationale au fur et à mesure que le travail se poursuit ici chez nous en matière de protection des océans et d’initiatives de conservation ».

L’honorable Dominic LeBlanc, C.P., c.r., député, et ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne 

Faits en bref

  • La zone de protection marine du banc de Sainte-Anne possède de nombreuses caractéristiques importantes sur le plan écologique et biologique, y compris des zones de biodiversité et de productivité biologique élevées, et fournit d'importants habitats à un certain nombre d'espèces aquatiques, telles que le loup atlantique, la morue, le sébaste, la merluche blanche, la plie grise, de même que les éponges, les coraux et les plumes de mer. Il s’agit également d’une importante zone d’alimentation estivale pour la tortue luth en voie de disparition.

  • La zone de protection marine du banc de Sainte-Anne assure la protection d’une superficie océanique supplémentaire de 4 364 km2 au Canada, soit l’équivalent d’environ les ¾ de la superficie de la province de l’Île-du-Prince-Édouard.

  • Des représentants des Premières Nations et des organisations autochtones, de l’industrie, du milieu universitaire, des organisations non gouvernementales de l'environnement, et d’organismes de réglementation provinciaux et fédéraux ont apporté leur pierre à la conception des ZPM.

  • En novembre 2016, le gouvernement du Canada a annoncé le Plan de protection des océans, soit une stratégie de financement d’un montant de 1,5 milliard de dollars, correspondant au plus gros investissement jamais consenti pour protéger les côtes et les voies navigables du Canada. Cette stratégie nationale met sur pied un système de sécurité maritime de calibre mondial, qui offre aujourd’hui des opportunités économiques pour les Canadiens, tout en protégeant notre littoral et en purifiant nos eaux pour les générations futures.

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