De nouveaux refuges marins dans la baie Howe pour protéger des récifs d’éponges siliceuses

Document d'information

Le 14 mars 2019, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, l’honorable Jonathan Wilkinson, a annoncé l’établissement de huit nouveaux refuges marins pour protéger neuf récifs d’éponges siliceuses qui viennent d’être découverts. Chaque refuge marin protégera un récif d’éponges siliceuses, à l’exception d’un qui protégera deux récifs proches l’un de l’autre.

Les récifs d’éponges siliceuses se trouvent uniquement dans le Pacifique Nord-Ouest, en Amérique du Nord, et étaient considérés comme disparus de la planète jusqu’à leur découverte en 1987 par Ressources naturelles Canada. Les scientifiques ont comparé la découverte de ces récifs d’éponges siliceuses fragiles et à grande longévité à celle d’un troupeau de dinosaures. Les récifs sont importants sur les plans biologique et écologique, et ils fournissent un habitat et des aires de croissance indispensables pour de nombreuses espèces d’invertébrés et de poissons, y compris des espèces présentant une valeur économique comme les crevettes et les sébastes. De plus, ils assurent un service essentiel de filtration de l’eau en éliminant les bactéries et en traitant le carbone et l’azote pendant qu’ils s’alimentent par filtration.

La protection des récifs de coraux et d’éponges est un élément clé des efforts du Canada pour préserver la biodiversité des océans en protégeant des espèces et des habitats marins uniques et importants. Le gouvernement du Canada poursuit en outre son engagement à atteindre son objectif de conservation marine (OCM), qui consiste à protéger 10 % des zones marines et côtières d’ici 2020 en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, l’industrie, les universités et le secteur de la conservation.

Les refuges marins des récifs d’éponges siliceuses de la baie Howe protègent les récifs contre toutes les activités de pêche commerciale, récréative et autochtone entrant en contact avec le fond qui sont pratiquées dans la région (casier à crevettes, casier à crabe, chalut à crevette, chalut à poisson de fond, hameçons et lignes pour les poissons de fond et utilisation d’engins à lest automatique dans la pêche récréative du saumon à la traîne).

Ces fermetures prennent effet avant la saison de pêche du printemps 2019 et comprennent une limite établie à 150 m au-delà des bords des récifs. Cette mesure de précaution a été mise en place pour tenir compte de l’incertitude associée à l’exactitude du déploiement des engins, des impacts possibles des panaches de sédiments causés par le placement des engins près des récifs, ainsi que pour permettre la croissance de nouvelles éponges.

Processus de consultation et avis scientifique sur les fermetures de pêches

En 2014, le MPO a entrepris un processus de consultation en vue de conserver neuf récifs d’éponges siliceuses dans le détroit de Georgie et la baie Howe. En 2016, les neuf récifs étaient fermés aux activités de pêche commerciale, récréative et autochtone entrant en contact avec le fond, avec une limite établie à 150 m au-delà des bords des récifs, et sont maintenant reconnus comme des refuges marins qui contribuent à l’OCM.

Au cours de ce processus de consultation, la Marine Life Sanctuaries Society a porté à l’attention du MPO neuf autres récifs d’éponges siliceuses dans la baie Howe aux fins de recherche et de prise en considération à l’avenir. En septembre 2017, le MPO a envoyé un avis de pêche et une lettre aux Premières Nations et aux intervenants leur demandant d’éviter volontairement ces sites par mesure de précaution.

En 2018, le Secrétariat canadien de consultation scientifique (SCCS) a publié un rapport révisé par des pairs, intitulé Agrégats d’éponges siliceuses dans la baie Howe : sites, statut du récif et évaluation de l’importance écologique, dans lequel il identifiait 18 récifs potentiels dans la baie Howe et en indiquait les limites, qui avaient été cartographiées à l’aide d’un véhicule télécommandé. Dans ce rapport, le SCCS confirme que neuf sites contiennent des récifs d’importance écologique et biologique et fournissent un habitat vital à au moins 84 espèces d’invertébrés et de poissons. Neuf autres doivent faire l’objet d’une vérification supplémentaire sur le terrain pour confirmer leur importance écologique.

Par la suite, une évaluation des risques a été effectuée à l’interne, selon le Cadre d’évaluation du risque écologique pour les communautés à prédominance de coraux d’eau froide et d’éponges élaboré par le MPO. Les résultats ont permis de conclure qu’il est nécessaire de fermer les pêches entrant en contact avec le fond, y compris la pêche à la crevette au casier, au crabe au casier, à la crevette et au poisson de fond au chalut, au poisson de fond à l’hameçon et à la ligne, ainsi que la pêche récréative à la traîne semi-pélagique du saumon utilisant des engins à lest automatique, afin de protéger adéquatement ces fragiles récifs d’éponges siliceuses.

Des consultations ont été menées auprès des Premières Nations, des pêcheurs commerciaux, des pêcheurs récréatifs et des organismes de conservation sur les mesures à prendre pour protéger ces récifs d’éponges siliceuses contre les effets de la pêche. Elles ont notamment pris la forme de plusieurs ateliers, de nombreuses réunions bilatérales avec différents groupes et d’une correspondance abondante tout au long du processus qui a mené à la désignation des récifs.

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