Le Canada ratifie un accord international historique visant à prévenir la pêche non réglementée dans l’océan Arctique central

Communiqué de presse

Le 29 mai 2019

Ottawa (Ontario) — Les changements climatiques ont toujours une incidence importante dans l’Arctique. La fonte de la glace de mer signifie que des zones qui étaient autrefois inaccessibles s’ouvrent à de possibles activités et intérêts commerciaux. C’est pourquoi le secrétaire parlementaire du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Sean Casey, a annoncé aujourd’hui que le Canada a ratifié l’Accord visant à prévenir la pêche non réglementée en haute mer dans l’océan Arctique central, un accord historique. Il s’agit du premier accord international de cette ampleur à être conclu avant le début de toute pêche commerciale en haute mer.

L’Accord a été signé par le Canada et neuf autres Parties en octobre 2018. Cet accord exécutoire interdit la pêche commerciale en haute mer dans l’océan Arctique central pendant au moins 16 ans après son entrée en vigueur, et engage les signataires à mener un programme conjoint de recherche scientifique et de surveillance qui améliorera nos connaissances des écosystèmes de l’océan Arctique central et de ses environs, afin de déterminer si les stocks halieutiques pourront un jour être exploités de manière durable dans cette région. L’Accord prévoit également la participation et l’inclusion des peuples autochtones de l’Arctique et de leurs communautés, reconnaissant la valeur cruciale de leurs connaissances locales pour la conservation de l’océan Arctique.

L’Arctique et son avenir sont une priorité pour le gouvernement du Canada. Cet accord témoigne du leadership du Canada et de ses partenaires en matière d’intendance responsable de l’océan Arctique central, et s’inscrit dans le cadre des vastes efforts déployés par le Canada pour contribuer à la gouvernance internationale des océans et combattre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Cette pêche est un problème mondial qui menace les populations de poissons ainsi que la santé et la durabilité de nos océans. La mise en place d’un solide régime de science et de gestion avant d’autoriser les pêches contribuera à protéger l’écosystème et l’environnement si de nouvelles activités de pêche devaient avoir lieu dans la région.

Le gouvernement du Canada continue de s’appuyer sur cet élan de collaboration internationale en accueillant une réunion des signataires de l’Accord les 29 et 30 mai 2019, à Ottawa. Cette réunion préparatoire sera axée sur les questions en suspens pour assurer une entrée en vigueur harmonieuse de l’Accord, y compris l’élaboration et la planification du Programme conjoint de recherche scientifique et de surveillance mené dans le cadre de l’Accord.

Citations

« Le Canada montre la voie à suivre pour protéger nos océans et combattre la pêche illicite, et c’est pourquoi nous avons été à l’avant-garde des négociations qui ont conduit à cet accord historique qui vise à protéger l’océan Arctique central. Nous continuerons de travailler avec les peuples autochtones, les gouvernements territoriaux, l’industrie de la pêche, les groupes environnementaux et nos partenaires internationaux pour assurer une intendance responsable des océans, et aider à protéger les écosystèmes fragiles de l’Arctique pour les générations futures. »

L’honorable Jonathan Wilkinson
Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« J'ai été heureux d'assister à la première réunion des signataires de cet accord à Ottawa. En continuant de travailler avec nos partenaires internationaux, nous nous assurons d'agir d'abord et avant tout dans l'intérêt d'une intendance durable des océans. Il s'agit surtout de travailler avec les peuples autochtones du Nord du Canada pour tirer parti de leurs connaissances traditionnelles et prendre en considération les répercussions sur leur mode de vie traditionnel. »

Sean Casey
Secrétaire parlementaire du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

Faits en bref

  • L’Accord couvre une région qui correspond environ à la taille du Québec et de l’Ontario réunis.

  • Tout au long du processus de négociation, Pêches et Océans Canada a collaboré avec les organisations inuites, en particulier avec le Conseil circumpolaire inuit du Canada, et des intervenants clés, dont les gouvernements territoriaux, l’industrie de la pêche et les groupes environnementaux, pour les informer du processus de négociation et pour obtenir leurs points de vue et leurs contributions.

  • Outre le Canada, neuf autres parties ont signé l’Accord : la Norvège, la Fédération de Russie, les États-Unis, la Chine, l’Islande, le Japon, la République de Corée, l’Union européenne et le Danemark, au nom du Groenland et des îles Féroé. À ce jour, l’Accord a été ratifié par le Canada, l’Union européenne et la Fédération de Russie.

  • L’Accord entrera en vigueur lorsqu’il aura été ratifié par les dix parties. Il sera valide pendant au moins 16 ans après son entrée en vigueur. Après cette période, il sera automatiquement renouvelé pour des périodes supplémentaires de cinq ans si les parties en conviennent.

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Personnes-ressources

Jocelyn Lubczuk
Attachée de presse    
Cabinet du ministre des Pêches, des Océans
et de la Garde côtière canadienne
343-548-7863
Jocelyn.lubczuk@dfo-mpo.gc.ca

Relations avec les médias
Pêches et Océans Canada
613-990-7537
Media.xncr@dfo-mpo.gc.ca

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