Allocution de l’honorable Jim Carr, ministre des Ressources naturelles du Canada, sur l’avenir énergétique du Canada

Discours

Edmonton (Alberta)
Le 31 mai 2018

Priorité au discours prononcé

 

Bonjour à tous,

 

Je tiens d’abord à souligner que nous sommes réunis sur le territoire visé par le Traité no 6, lieu de rencontre et de résidence traditionnel de nombreux peuples des Premières Nations et métis.

 

Cette semaine, notre gouvernement a annoncé la conclusion d’une entente financière avec Kinder Morgan en vue d’acheter l’oléoduc Trans Mountain et d’assurer la poursuite de son projet d’expansion.

 

Nous en sommes arrivés à cette décision parce que nous avons toujours cru que l’approche que nous avons adoptée en matière de leadership environnemental et d’emplois dans la classe moyenne est la bonne pour le Canada et pour les Canadiens.

 

Permettez-moi de prendre un moment pour expliquer comment nous en sommes arrivés à cette décision.

 

Nous avons mis la barre très haut pour ce projet d’oléoduc.

 

Tout juste après notre élection, nous avons amélioré la façon d’évaluer les projets. Il a ainsi ouvert la porte aux consultations publiques, comblé d’importantes lacunes scientifiques, tenu réellement compte de la pollution par le carbone et enclenché la seule et la plus sincère démarche de mobilisation des Autochtones de l’histoire du pays.

 

Ce ne fut pas une mince tâche, et nous avons approuvé le projet, dans l’intérêt des Canadiens, sous réserve de ces normes et conditions améliorées et cruciales – 157 conditions, pour être exact.

 

Nous savions que, pour obtenir de l’énergie différemment dans ce pays, nous devions agir différemment. Ces conditions sont en place pour assurer la protection à la fois de nos collectivités et de nos eaux. Nous avons adopté la Loi sur la sûreté des pipelines pour justement nous assurer que tous les pipelines sont exploités selon des normes de sécurité de premier ordre.

 

Nous avons mis sur pied, avec des partenaires, le comité consultatif de surveillance autochtone pour que les dirigeants autochtones puissent surveiller et orienter le projet tout au long de son cycle de vie.

 

Et nous avons élaboré le Plan de protection des océans du Canada pour donner suite aux recommandations scientifiques sur la meilleure façon de gérer le transport de dilbit, ainsi que de rétablir et protéger les magnifiques espèces emblématiques qui vivent dans nos océans.

 

Tout cela sera en place avant que l’oléoduc ne soit mis en service.

 

Bien que l’agrandissement de ce pipeline soit devenu un symbole du débat sur l’énergie au Canada, il montre aussi qu’un véritable changement s’opère.

 

Une meilleure science. Un véritable projet de collaboration avec nos partenaires des Premières Nations et Métis. Un plan de lutte contre les changements climatiques. La participation du public. La protection de l’environnement. Ce sont toutes des valeurs que nous continuerons d’intégrer dans le processus décisionnel du Canada en matière d’énergie.

 

La majorité des Canadiens appuie ce projet. La majorité des Canadiens comprend que nous sommes en transition vers une économie à croissance propre, et nous n’y parviendrons pas du jour au lendemain. Mais nous y parviendrons.

 

Nous y arriverons en travaillant ensemble, en créant de bons emplois, en assurant un gagne-pain à nos voisins. Nous y arriverons en traçant le chemin ensemble. Un chemin porteur d’emplois qui rassemblera les travailleurs et les futures générations.

 

Le Canada a la chance de disposer d’abondantes ressources naturelles d’un océan à l’autre. Ces ressources naturelles ont permis de créer des emplois dans nos collectivités, de renforcer notre pays et d’offrir des possibilités aux Canadiens tout au long de notre histoire.

 

Depuis deux ans et demi, j’ai l’honneur de parcourir ce pays, de rencontrer les gens qui travaillent dans ces industries et de découvrir ce que le secteur représente pour eux et leur famille.

 

Les discussions portant sur les ressources naturelles peuvent s’avérer difficiles, comme vous pouvez l’imaginer, j’en suis certain.

 

Les idées fausses au sujet de l’industrie de l’énergie persistent. Ces idées fausses noircissent l’image qu’on se fait de l’Alberta et des ressources que cette province parvient à produire à la sueur de son front pour le bien de tous les Canadiens.

 

Certains disent que ces ressources sont produites sans tenir compte de la sécurité. Ou de l’environnement. Ils ont tort.

 

Nous n’avons jamais accepté de devoir choisir entre une planète en santé et une économie forte. Les Canadiens veulent les deux, et ils peuvent avoir les deux. Il faut travailler d’arrache-pied, mais nous savons que c’est possible. Et les Albertains le savent peut-être mieux que quiconque.

 

Beaucoup d’Albertains m’ont dit avoir l’impression d’être au pied du mur. Vous avez fait face à des incendies, des inondations et au pire ralentissement économique à survenir au cours d’une génération. Des emplois, des maisons et même des vies ont été perdus.

 

Brad, d’Edmonton, a écrit récemment à notre gouvernement. Il se demandait si nous appuyions le secteur de l’énergie et si ses collègues et lui avaient leur place dans notre vision de l’avenir du Canada.

 

J’aimerais dire à Brad ce que le premier ministre a dit à maintes reprises : aucune voie ne mène à la prospérité au Canada sans un secteur énergétique prospère et dynamique.

 

L’Alberta ne fait pas seulement partie de notre pays : elle contribue à le faire avancer. Il n’y a pas un hôpital, une école ou une route dans ce pays qui n’a pas profité de votre dur labeur et de la richesse que vous générez.

 

Notre gouvernement comprend cela – comme le prouve clairement notre décision à propos de Trans Mountain.  

 

Vous, votre travail et votre industrie ont fait du Canada ce qu’il est aujourd’hui. Nous vous en remercions. Et nous sommes à vos côtés.

 

Les discussions que nous avons tenues dans le pays au cours des derniers mois ont porté sur bien plus qu’un pipeline. Elles ont porté sur l’avenir du Canada et sur la façon dont nous y parviendrons.

 

Nous sommes tous d’accord sur l’objectif final : de l’air pur, de l’eau propre, de bons emplois et un monde meilleur pour nos enfants. Que nous vivions en Alberta ou en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve-et-Labrador ou au Nunavut, nous nous réveillons tous le matin en voulant la même chose.

 

Aujourd’hui, l’économie canadienne dépend de la libre circulation des ressources vers les marchés. Pendant trop longtemps, nous avons compté sur un seul partenaire commercial pour nos exportations de pétrole et de gaz. Dans une économie mondiale en évolution, il est logique que le Canada diversifie ses relations commerciales tout en diversifiant son économie.

 

Le Canada est un chef de file mondial dans le domaine de l’énergie, et c’est ce que nous continuerons d’être. Le monde évolue, et le Canada évolue avec lui.

 

Cette voie n’a pas toujours été facile, ou sans heurts, mais c’est une voie sur laquelle notre gouvernement s’est engagé résolument.

 

Une voie où le Canada est un chef de file dans la transition vers une économie sobre en carbone et un fournisseur d’énergie de choix à l’échelle mondiale. Et non seulement nous n’hésitons pas à relever les défis de notre époque, mais nous nous levons pour saisir les occasions de toute une vie.

 

Ces projets énergétiques sont controversés.

 

Ils divisent les partis politiques – comme en témoigne le différend entre les gouvernements provinciaux de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

 

Ils divisent les communautés autochtones – celles qui soutiennent le projet et celles qui s’y opposent.

 

Il y a les gens qui ont de telles convictions qu’ils sont prêts à manifester dans la rue et à se faire arrêter – deux députés l’ont déjà fait.

 

Le droit de manifester est une liberté chère aux Canadiens. Nous vivons sous la primauté du droit.

 

Nous savons qu’il n’y aura pas toujours de consensus. La décision que nous avons prise concernant ce projet n’a pas été facile, mais c’est la bonne.

 

C’est pourquoi le premier ministre parle fièrement de notre appui à ce projet et de ce qu’il signifie pour l’avenir énergétique du Canada, tant pour les travailleurs des sables bitumineux de Fort McMurray que pour les manifestants de l’île de Vancouver.

 

J’ai défendu ce projet et tout ce qu’il signifie sur la Colline du Parlement, dans les assemblées publiques et dans les discours que j’ai prononcés d’un océan à l’autre.

 

Mais nous ne nous sommes pas contentés d’en parler.

 

Nous sommes intervenus dans des causes portées devant les tribunaux par le gouvernement de la Colombie-Britannique et nous avons démontré avec succès la compétence fédérale dans ces affaires.

 

Nous avons mis en place des procédures pour veiller à ce que les permis soient délivrés en temps opportun en cas d’ingérence politique.

 

La décision que nous avons prise la semaine dernière ne visait pas seulement à rassurer l’industrie : elle visait à rassurer tous les Canadiens. Jamais l’ingérence politique ne devrait empêcher quelqu’un de subvenir aux besoins de sa famille. Et c’est ce principe qui nous a guidés dans notre décision.

 

Nous reconnaissons la dynamique politique actuelle. Nous sommes confrontés à un vent d’opposition sans précédent.

 

Pour réussir, nous devons prendre de grandes décisions qui nous mèneront de là où nous sommes aujourd’hui à là où nous voulons être demain. Soutenir ce projet est l’une de ces grandes décisions.

 

Soyons clairs. Cet investissement est l’exception à la règle. Chaque année, des milliards de dollars sont investis dans des projets d’exploitation des ressources sans ce genre d’intervention. C’est la règle au Canada. C’est la norme. Mais des situations exceptionnelles exigent des mesures exceptionnelles.

 

Bon nombre d’entre vous ont ajouté leur voix à ce dialogue et se sont exprimés en tant que membres de la majorité des Canadiens qui appuient l’expansion du réseau Trans Mountain.

 

Nous vous avons entendus et nous continuerons à mener ce projet jusqu’à son terme.  

 

Nous ne perdrons pas de vue ce qui est important. Nous ne perdrons pas de vue ce que ce projet signifie pour les travailleurs, pour les familles et pour l’avenir des Canadiens.

 

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons tous travailler à rassembler les Canadiens pour un bien commun qui durera toute une génération et bien au-delà.

 

Allons de l’avant ensemble!

 

Merci.

 

 

 


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