La réconciliation : qu’est-ce que cela signifie?

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Transcription - La réconciliation : qu'est-ce que cela signifie?

[Texte à l'écran]

  • Le 19 janvier 2018, Santé Canada a tenu une discussion de groupe avec des dirigeants autochtones et des experts des intérêts des Autochtones ayant pour sujet : La réconciliation – qu'est-ce que cela signifie?
  • Cette vidéo traite de sujets qui peuvent être traumatisants pour certains spectateurs. Jour et nuit, vous pouvez accéder à des services de soutien affectif et d’aiguillage en situation de crise en composant le : 1-866-925-4419

[Photographies d'archives d'enfants dans les pensionnats.]

[Texte à l'écran]

  • Plus de 130 pensionnats indiens au Canada.
  • 150 000 enfants métis, inuits et des Premières Nations.
  • 3 200 enfants sont morts de la tuberculose, la malnutrition et d'autres maladies.
  • La fermeture du dernier pensionnat est survenu en 1998.
  • Environ 80 000 anciens élèves de pensionnats indiens encore en vie aujourd'hui.

[Voix off]

Abel Bosum, Grand Chef, Grand conseil des Cris du Nord du Québec :

« Je suis un survivant d'un pensionnat indien. On m'a mis dans un avion à l'âge de cinq ans et m'a envoyé à Brantford pour y vivre pendant un an. Et par la suite, je me suis retrouvé au pensionnat de La Tuque pendant neuf ans. J'ai donc été vraiment séparé de mes parents, de ma culture, de la terre. À mon retour j'ai dû réapprendre ma langue, ma culture, mes façons de faire. Les personnes sont en effet très affectées. Ça touche les familles, et la guérison prend des années. »

[Texte à l'écran]

  • La Commission de vérité et réconciliation (CVR) du Canada a été mise sur pied en 2008 pour constater les répercussions des pensionnats indiens et pour faciliter la réconciliation entre les anciens élèves, leurs familles, leurs communautés et tous les Canadiens.
  • Plus de 6 000 témoins et 94 appels à l'action.

[Les commissaires de la Commission de vérité et réconciliation lèvent une couverture cérémonielle d'une table dévoilant leur rapport.]

Sénateur Murray Sinclair, Président, Commission de vérité et réconciliation : « Pour que la réconciliation fonctionne, et pour que notre relation soit renouvelée, il doit y avoir prise de conscience, acceptation, demande de pardon, réparation et action. »

[Un batteur inuit se produit devant un auditoire de discussion.]

Malcolm Saulis, Aîné : « Si vous remarquez l’emblème de la CVR, ce que je perçois, c'est un cercle de feu. Dans l'analogie de cet anneau de feu, vous êtes le feu et je suis le feu. Et ensemble, nous formons le cercle. »

Valerie Gideon, Sous-ministre adjointe, Services aux Autochtones Canada : « Alors, juste pour dire qu'on a une liste d'invités distingués, et c'est vraiment un privilège d'être avec eux aujourd'hui. »

Simon Kennedy, Sous-ministre, Santé Canada : « Toutes les questions importantes que nous abordons depuis l'approbation des médicaments, jusqu'à la légalisation du cannabis, en passant par la sécurité des consommateurs, doivent continuer d'être examinés du point de vue des autochtones. En fait, les questions autochtones occupent plus que jamais une place importante dans notre travail à Santé Canada. »

L'honorable Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé : « La Commission de vérité et réconciliation a demandé au gouvernement de sensibiliser leurs employés à l'histoire des peuples autochtones et aux séquelles des pensionnats autochtones. Aujourd'hui, nous avons la chance de recevoir un groupe d'imminents Canadiens, dont leurs connaissances nous aideront à mieux comprendre ces importants enjeux. »

Aaron, Fonctionnaire : « Je crois que c'est un dialogue vraiment important, pour écouter comment on peut engager la communauté autochtone partout au Canada, et donner suite aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. »

Nikki, Fonctionnaire : « J'ai tellement hâte à cet événement. En tant que fonctionnaire et membre des Premières Nations, c'est très significatif pour moi de voir que le portefeuille de la Santé initie ce type de conversation afin de discuter de la réconciliation. Cela s'imposait depuis longtemps. »

Bosum : « Abel Bosum, Grand Chef du Grand conseil des Cris et président du Conseil du gouvernement régional, Nation crie.

« Pour moi la réconciliation c'est de remettre le bouton à zéro. Pour moi, il s'agit de regarder le passé, de reconnaître que nous avons fait des erreurs dans le passé dans tous les secteurs différents, de repartir le bouton pour recommencer à travailler ensemble. Vous comprenez : travailler sur ce que les nouvelles institutions gouvernementales devraient être, sur ce que les partenariats de développement économique devraient être. Donc, c'est une nouvelle approche pour aller de l'avant. »

Brenda Reynolds, Ancienne liaison de soutien à la santé de la CVR : « Je suis Brenda Reynolds et je suis l'ancienne liaison de soutien de santé entre la Commission de vérité et réconciliation et Santé Canada.

« Une jeune fille s’est avancée et a raconté sa vérité sur les abus sexuels qu'elle a subis. Au cours des interrogations, nous avons constaté l'agent et moi, que la même histoire s’est répétée 17 fois ce soir-là par 17 jeunes filles. Elles se sont toutes confiées à moi, et je n'étais qu'une jeune travailleuse sociale. »

Cindy Blackstock, Directrice générale, Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nations du Canada : « Je m'appelle Cindy Blackstock. Je suis membre de la Première Nation Gitxsan et la directrice générale de la Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nations du Canada.

« Vous savez, au cœur de la réconciliation il y a fondamentalement deux choses pour moi : le respect et l'amour. »

Natan Obed, Président, Inuit Tapiriit Kanatami : « Natan Obed, je suis président d'Inuit Tapiriit Kanatami.

« La réconciliation est un concept très difficile pour beaucoup de Canadiens. Et c'est également un concept difficile pour nous, comme peuples autochtones. Parce que la réconciliation ne concerne pas que la relation entre les peuples autochtones et les peuples non autochtones dans ce pays. C'est entre les générations des peuples autochtones. C'est aussi entre les familles des peuples autochtones. Beaucoup de choses se sont produites au cours des 100 dernières années qui nous ont éloignés et ce sont des obstacles que nous devons surmonter. »

Bosum : « Il ne suffit pas juste d'écouter. Je crois que nous devons agir et il existe différentes formes d'action, individuellement, professionnellement, et ainsi de suite. »

Blackstock : « J'aimerais voir les dirigeants politiques donner à la fonction publique non seulement la permission, mais le soutien et la protection lorsque les fonctionnaires refusent de se soumettre à de mauvaises idées. Nous devons cesser de déshumaniser les impacts à travers la création d'acronymes, de simples dossiers, ou toute chose semblable. Et nous devons revoir notre relation pour sortir de la dichotomie entre « sauvage » et « civilisé ». »

Reynolds : « Il ne peut pas y avoir de réconciliation lorsque nous sommes tous de la même couleur à la table. Elle se produit lorsqu'il y a différentes cultures et de la diversité au sein des peuples autochtones. Comme orateurs assis ici, nous venons tous de différentes tribus et de différentes parties du Canada. Et c'est ce que vous devez représenter au sein du développement des politiques. »

Obed : « Ici, c'est un ulu. C'est un couteau de femme inuite. Cet article est propre aux Inuits mais il est aussi fondé sur des faits. Sa conception est de nature mondiale. L'idée c'est que vous ne le remettez pas en question. C'est le nôtre et nous l'avons fabriqué. C'est un symbole de culture inuit aujourd'hui en 2018.

Donc, je veux passer un marché avec vous. Le même principe que vous m'avez aveuglément accordé pour sur cet ulu pourrait aussi s'appliquer à votre travail. Donc lorsque vous travaillez avec des Inuits, acceptez que nous venons à la table avec des positions, elles appartiennent aux Inuits, elles sont fondées sur des faits et elles sont de nature mondiale. »

Blackstock : « Aujourd'hui, nous avons la capacité et le leadership et, Dieu sait, nous avons l'argent pour dire aux enfants des Premières Nations, vous en valez la peine et l'argent, vous valez le sacrifice, vous valez qu'on élimine la bureaucratie pour vous permettre d'avoir une enfance convenable, parce que nous ne pouvons pas demander pardon de nouveau.

J'ai vu plusieurs gouvernements se succéder. Mais vous demeurez en place, et si vous êtes capables d'ancrer cet esprit de réconciliation en nous respectant, en tombant amoureux de nos enfants et en vous assurant de vraiment défendre le public – la raison pour laquelle vous êtes entrés dans la fonction publique au départ – ainsi beaucoup de ces erreurs du passé cesseront de se reproduire, et beaucoup d'enfants grandiront et auront une enfance saine et heureuse pour la première fois dans l'histoire de ce pays, et ce, à cause de vous. »

Sylvie, Fonctionnaire : « En fait je suis très inspirée par ce que j'ai entendu, surtout dans les valeurs internes, l'espace créatif, le cercle; dans les valeurs d'ouverture, de non-biais, d'amour, de compassion. »

Jolene, Fonctionnaire : « …une perspective d'humanisme, et avec la réconciliation c'est aussi à propos du respect, et de faire ton travail avec de l’amour. »

Petitpas Taylor : « Mais je pense qu'aujourd'hui le message que j'ai vraiment capté c'est que, au niveau personnel et au niveau individuel, nous avons tous un rôle très important à jouer dans le domaine de la réconciliation avec nos peuples autochtones. Et puis finalement, c'est important à s’assurer aussi que notre fonction publique va continuer à jouer un rôle à lancer des défis de faire mieux, et puis c'est souvent notre personnel aussi qui vont nous préparer les documents de breffage et de ne pas avoir peur de nous présenter des faits. »

Obed : « Une partie intégrante est ce nouveau partenariat, pour essayer de trouver un langage commun et de définir ce que nous essayons d'accomplir collectivement. »

[Batteur inuit.]

[Aîné brandit une plume.]

[Les logos de Santé Canada et du Gouvernement du Canada.]  

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