Aperçu des résultats - Évaluation des activités de l’ASPC liées aux maladies entériques d’origine alimentaire et hydrique 2012-2017

Introduction

  • Les activités de l’Agence de la santé publique (ASPC) comprennent :
    • Surveillance des maladies d’origine alimentaire ou hydrique et de la résistance aux antimicrobiens, détection des éclosions et intervention en cas d’éclosion;
    • Modélisation des risques, synthèse des connaissances et analyses de décisions;
    • Services de laboratoire, génomique et bioinformatique, et infrastructure informatique à l’appui des activités de laboratoire;
    • Communication avec la population canadienne.
  • Ces activités visent à fournir des renseignements et des outils aux :
    • Intervenants pour qu’ils puissent prévenir et détecter les maladies entériques d’origine alimentaire et hydrique, et y réagir;
    • Canadiens, pour qu’ils puissent se protéger contre les maladies entériques d’origine alimentaire et hydrique.
  • Au cours de la période de 2012-2013 à 2016-2017, les dépenses pour ces activités ont totalisé environ 86,6 millions de dollars.

Résultats de l’évaluation

  • Dans l’ensemble, l’ASPC contribue au rigoureux système canadien de salubrité des aliments grâce à la surveillance, à la technologie génomique et à l’intervention en cas d’éclosion.
  • Les intervenants se servent des ressources de l’ASPC pour renforcer leurs propres compétences, accroître leurs ressources et obtenir de l’aide pour l’identification des sources d’agents pathogènes en cas d’éclosion. Il est cependant possible d’améliorer la manière dont les données et les outils sont présentés et transmis aux intervenants.
  • L’ASPC dirige et appuie les provinces dans la transition vers le séquençage du génome complet. Cette méthode produit plus rapidement des données détaillées et améliore la détection des éclosions et la caractérisation des agents pathogènes. La transition connaît actuellement des difficultés en matière de capacité, étant donné la pression qu’elle exerce sur les ressources et le personnel de l’ASPC a augmenté.
  • L’ASPC réagit systématiquement aux avis d’éclosion en temps opportun. L’approche de coordination des éclosions touchant plusieurs juridictions employée par l’ASPC est considérée comme une pratique exemplaire.
  • Au moment de l'évaluation, il était trop tôt pour mesurer le succès du nouveau processus de communication mis en place pour améliorer la cohérence des messages de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et de l’ASPC relativement aux éclosions des maladies d’origine alimentaire.
  • Les Canadiens peuvent tirer avantage d’une meilleure connaissance des moyens de prévenir les maladies entériques d’origine alimentaire et hydrique.

Recommandations et réponses

  1. L’ASPC devrait mettre à jour son plan sur la mise en œuvre du séquençage du génome complet afin qu’il tienne compte des contraintes de capacité vécues par l’ASPC et les provinces dans la phase initiale de la transition.

    Réponse : En s’appuyant sur la Feuille de route de mise en œuvre de la génomique de PulseNet Canada, l’ASPC évaluera les lacunes majeures en matière de capacité qui nuisent à l’adoption du séquençage du génome. Elle examinera les options en matière de ressources et de mobilisation stratégique des partenaires pour combler les lacunes cernées.

  2. Améliorer l’accès en amont à des données de surveillance et s’assurer que le contenu des produits d’information en amont correspond aux besoins des intervenants.

    Réponse : L’ASPC examinera les possibilités (comme les pratiques des autres ministères fédéraux) d’amélioration des méthodes permettant d’atteindre le public cible pour échanger des renseignements, comme des ouvrages scientifiques et les constatations pertinentes des programmes de surveillance et d’intervention en cas d’éclosion. L’Agence mettra en œuvre une nouvelle stratégie d’application des connaissances qui comprend des produits d’information destinés aux intervenants et aux Canadiens. Elle élaborera aussi un cadre de surveillance de l’efficacité de la stratégie.

  3. Surveiller l’efficacité du nouveau processus coordonné de communications de l’ACIA et de l’ASPC pour les enquêtes sur les éclosions.

    Réponse : Dans le cadre des leçons tirées, l’ASPC révisera la procédure opérationnelle normalisée (PON) pour le compte rendu suivant une éclosion du Comité de coordination de l'enquête sur l'éclosion (CCEE) partenaire afin d’inclure des questions sur la cohérence et l’efficacité des messages coordonnés.

  4. Étudier la façon dont l’ASPC pourrait aider à la diffusion des messages aux Canadiens sur la prévention des maladies d’origine alimentaire et hydrique.

    Réponse : L’ASPC précisera son rôle et sa contribution à l’approche du portefeuille à l’égard de la gestion des messages sur la salubrité des aliments afin de prévenir les maladies humaines provoquées par des agents pathogènes d’origine alimentaire. L’ASPC préparera également un inventaire et une stratégie d’ensemble des activités de mobilisation à l’échelle de l’ASPC, en collaboration avec Santé Canada et l’ACIA afin de cerner les lacunes et les possibilités d’accroître la sensibilisation.

Au sujet de l’évaluation

Cette évaluation portait sur le rendement des activités de l’ASPC liées aux maladies entériques d’origine alimentaire et hydrique. L'évaluation comprenait un examen de documents, d'articles de revues universitaires, de données financières et de programmes, ainsi que des entrevues avec le personnel et les intervenants de l'ASPC.

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