Résumé des mises à jour du Guide canadien d'immunisation du 29 août 2022 : Directives mises à jour des vaccins contre la COVID-19 au Canada

Publié : 29 août 2022

Aperçu

Le 29 août 2022, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a publié une mise à jour du chapitre sur les vaccins contre la COVID-19 du Guide canadien d’immunisation (GCI) qui comprenait plusieurs mises à jour récentes du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) concernant l’utilisation des vaccins contre la COVID-19. Ces directives sont fondées sur les données probantes actuelles et/ou l’opinion des experts du CCNI.

Ce que vous devez savoir

Ce chapitre sur les vaccins contre la COVID-19 a été mis à jour en fonction des nouvelles directives et/ou déclarations :

  1. Renseignements sur une dose de rappel Comirnaty de Pfizer-BioNTech autorisée par Santé Canada pour inclure les personnes âgées de 16 et 17 ans. Auparavant, une dose de rappel n’était autorisée par Santé Canada que pour les personnes âgées de 18 ans et plus.
  2. Directives sur la vaccination contre la COVID-19 chez les enfants de 5 à 11 ans ayant des antécédents de myocardite et/ou de péricardite après une dose précédente de vaccin à ARNm contre la COVID-19.
  3. Directives mises à jour sur la vaccination contre la COVID-19 et le test cutané à la tuberculine (TCT) ou le test de libération d’interféron gamma.

Renseignements complémentaires

1. Renseignements sur une dose de rappel Comirnaty de Pfizer-BioNTech autorisée par Santé Canada chez les personnes âgées de 16 ans ou plus

Le 1er juin 2022, Santé Canada a autorisé l’utilisation d’une dose de rappel du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 chez les adolescents de 16 et 17 ans. Une seule dose de rappel de ce vaccin peut être administrée au moins 6 mois après l’achèvement d’une série primaire à des personnes de 16 ans et plus. La formulation et la concentration (30 mcg/0,3 mL) sont les mêmes que celles de la dose de rappel autorisée pour les personnes de 18 ans et plus.

Pour de plus amples renseignements, voir la monographie du produit :

2. Directives sur la vaccination contre la COVID-19 chez les enfants de 5 à 11 ans ayant des antécédents de myocardite et/ou de péricardite après une dose antérieure de vaccin à ARNm contre la COVID-19

On a demandé au CCNI d’émettre des directives sur la vaccination contre la COVID-19 chez les enfants de 5 à 11 ans ayant des antécédents de myocardite et/ou de péricardite après l’administration d’une dose précédente de vaccin à ARNm contre la COVID-19. Après avoir examiné la littérature publiée et les données canadiennes, le groupe de travail sur l’innocuité des vaccins (GTIV) du CCNI a recommandé d’étendre les directives existantes pour les personnes de 12 ans et plus aux personnes de 5 à 11 ans. Cette décision était fondée sur : les principes du vaccin, le profil d’innocuité connu des vaccins à ARNm contre la COVID-19 dans tous les groupes d’âge (avec des données probantes croissantes sur l’innocuité des vaccins à ARNm contre la COVID-19 chez les enfants de 5 à 11 ans), et la nécessité de fournir le vaccin dans des situations où il peut être particulièrement bénéfique par rapport à tout risque.

Bien qu’aucune étude publiée évaluant le risque de récurrence de la myocardite et/ou de la péricardite après l’administration de doses supplémentaires de vaccin contre la COVID-19 n’ait été déterminée, l’expérience clinique préliminaire de l’Hospital for Sick Children’s Special Immunization Clinic (Toronto) a montré que 7 jeunes (âgés de 12 à 17 ans) ayant des antécédents de douleurs thoraciques après la première dose de vaccin contre la COVID-19 ont reçu une deuxième dose de vaccin et qu’aucun n’a vu ses symptômes réapparaître. Parmi ces cas précis, la présentation clinique était similaire à celle d’une myocardite et/ou d’une péricardite. Toutefois, aucun examen cardiaque n’a été effectué au moment de la présentation des symptômes ou les résultats des examens cardiaques n’étaient pas compatibles avec un diagnostic de myocardite et/ou de péricardite et une attention médicale n’était pas nécessaire. Il est nécessaire de mener des études sur l’innocuité des vaccins contre la COVID-19 chez les personnes ayant des antécédents de myocardite et/ou de péricardite après une dose antérieure de vaccin à ARNm contre la COVID-19.

Les directives suivantes ont été approuvées par le CCNI lors d’une réunion virtuelle le 5 juillet 2022 :

« Par mesure de précaution, jusqu’à ce que de plus amples renseignements soient disponibles, dans la plupart des circonstances, il convient de différer l’administration de nouvelles doses de vaccins à ARNm contre la COVID-19 chez les personnes ayant présenté une myocardite et/ou une péricardite dans les 6 semaines suivant l’administration d’une dose précédente de ces vaccins. Cela inclut toute personne ayant subi une investigation cardiaque anormale, y compris un électrocardiogramme (ECG), des troponines élevées, un échocardiogramme ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) cardiaque, après l’administration d’une dose de vaccin à ARNm contre la COVID-19.

Les personnes dont les antécédents sont compatibles avec une péricardite et qui n’ont pas subi de bilan cardiaque ou dont les examens cardiaques étaient normaux peuvent recevoir leur prochaine dose dès lors qu’elles ne présentent plus de symptômes et qu’au moins 90 jours se soient écoulés depuis la vaccination.

Certaines personnes de 5 ans et plus présentant une myocardite et/ou une péricardite confirmée peuvent choisir de recevoir une autre dose de vaccin après avoir discuté des risques et des avantages avec leur professionnel de la santé. Si une autre dose de vaccin est proposée, il convient d’offrir le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 (à la dose adaptée à l’âge) en raison du taux plus faible de myocardite et/ou de péricardite signalé après l’administration de ce vaccin (30 mcg) par rapport au vaccin Spikevax (100 mcg) de Moderna chez les personnes de 12 ans et plus. Le consentement éclairé devrait inclure une discussion sur le risque inconnu de récurrence de myocardite et/ou de péricardite après l’administration de doses supplémentaires du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech chez les personnes ayant des antécédents de myocardite et/ou de péricardite confirmée après l’administration d’une dose précédente de vaccin à ARNm contre la COVID-19, ainsi que sur la nécessité d’obtenir une évaluation et des soins médicaux immédiats en cas de symptômes. »

Voici la liste des références sélectionnées qui ont servi de base à ces directives :

3. Directives mises à jour sur la vaccination contre la COVID-19 et le test cutané à la tuberculine ou le test de libération d’interféron gamma

Ces directives ont été revues et révisés à la suite de la publication de recommandations mises à jour par d’autres compétences concernant le test cutané à la tuberculine (TCT) ou le test de libération d’interféron gamma (TLIG) ayant une incidence théorique sur la vaccination contre la COVID-19, et de demandes de clarification sur les directives existantes du CCNI sur ce sujet. Après avoir examiné la littérature publiée et les données probantes recherchées auprès des fabricants de vaccins contre la COVID-19, le CCNI a approuvé les modifications apportées aux directives pour indiquer que l’immunisation avec les vaccins contre la COVID-19 peut avoir lieu à tout moment avant, après ou lors de la même visite que le test TCT ou TLIG. Les experts en la matière du groupe pour les Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse ont également fourni des commentaires sur la nécessité de soumettre à un nouveau test les personnes ayant obtenu des résultats négatifs au TCT ou au TLIG et chez lesquelles on soupçonne fortement la présence d’une infection tuberculeuse.

Les directives suivantes ont été approuvées par le CCNI lors d’une réunion virtuelle le 10 mai 2022 :

« Il existe un risque théorique que les vaccins à ARNm ou à vecteur viral affectent temporairement l’immunité à médiation cellulaire, entraînant des résultats faussement négatifs au TCT ou au TLIG. Toutefois, il n’existe aucune preuve directe de cette interaction. Par conséquent, en l’absence de données et compte tenu de l’importance du dépistage de la tuberculose et de la vaccination en temps opportun, l’immunisation avec les vaccins contre la COVID-19 peut avoir lieu à tout moment avant, après ou lors de la même visite que le TCT ou le TLIG. On peut envisager de répéter les tests TCT ou TLIG (au moins 4 semaines après la vaccination contre la COVID-19) chez les personnes dont les résultats de TCT ou de TLIG sont négatifs et pour lesquelles on soupçonne fortement une infection tuberculeuse latente, afin d’éviter de ne pas dépister des personnes atteintes d’une infection tuberculeuse. »

Voici la liste des références sélectionnées qui ont servi de base à ces directives :

Pour de plus amples renseignements sur les recommandations du CCNI concernant l’utilisation des vaccins contre la COVID-19, voir le chapitre Vaccins contre la COVID-19 du GCI, ainsi que des déclarations supplémentaires sur la page Web du CCNI.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :