Comment répondre à la violence familiale
Si vous êtes en danger immédiat ou que vous avez besoin d’un soutien médical d’urgence, composez le 911.
Sur cette page
- Offrir votre soutien
- Si le membre de la famille est un enfant ou un jeune
- Parler à quelqu’un qui a un comportement abusif
Offrir votre soutien
Quand il s’agit de violence familiale, chacun a un rôle à jouer. Offrir du soutien, sans blâme ni jugement, à une personne victime de maltraitance pourrait l’aider à se sentir moins isolée.
La violence familiale peut avoir des effets durables sur la santé physique et mentale et peut toucher les générations futures. Il peut même s’agir d’une question de vie ou de mort.
Encouragez la personne à parler. Vous pouvez lui dire ce que vous voyez et lui affirmer que vous tenez à elle. Si vous enregistrez un message vocal ou que vous envoyez un texto ou un courriel, assurez-vous que c’est sécuritaire de le faire.
Lorsque vous parlez à une personne susceptible d’être victime de violence familiale, il peut être utile de :
- l’écouter avec compréhension, compassion et attention, sans jugement;
- Indiquez-lui qu’elle peut vous parler à tout moment.
- veiller à ce que cette personne se sente écoutée et comprise;
- Évitez de mettre une étiquette sur son expérience à sa place.
- lui faire savoir que vous la croyez et qu’elle n’est pas responsable de ce qu’elle vit;
- lui demander quelles sont ses préoccupations et besoins émotionnels, physiques, sociaux et pratiques (par exemple, garder ses enfants, la conduire à des rendez-vous, l’aider avec les animaux de compagnie);
- faire preuve de patience en ce qui concerne les choix que cette personne fait, car il peut être difficile, voire même dangereux, de quitter une relation abusive ou de parler aux gens d’une telle expérience;
- Qui dit soutien, dit rester calme et comprendre les risques auxquels la personne est exposée. Il n’y a peut-être pas de solutions rapides.
- l’orienter vers de l’information, des services et des soutiens accessibles;
- mettre en évidence ses forces et ses réussites passées (lorsqu’elle a résolu des problèmes ou fait preuve de courage et de détermination).
- Si le moment vous semble opportun, discutez de la mise en place d’un plan de sécurité.
Si le membre de la famille est un enfant ou un jeune
Si vous pensez qu’un enfant ou un jeune est victime de maltraitance, il est important de:
- croire l’enfant;
- le rassurer;
- l’écouter, sans l’interrompre ni le juger;
- réagir calmement pour l’aider à se sentir en sécurité;
- éviter de demander des détails, et plutôt vous concentrer sur le fait de lui apporter du soutien;
- Cette approche limite le risque que l’enfant subisse un nouveau traumatisme.
- dire à l’enfant que ce n’est pas de sa faute et qu’il a bien fait de venir vous en parler.
Si vous pensez qu’un enfant est victime de maltraitance ou de négligence, communiquez avec les services locaux de protection de l’enfance. Ce sont eux qui évalueront la situation. Si vous soupçonnez qu’un enfant court un danger immédiat, composez le 911 ou appelez la police locale.
Si vous soutenez un enfant victime de maltraitance, voici quelques façons d’apporter votre aide :
- Restez calme.
- Faites savoir à l’enfant qu’il est normal de ressentir ce qu’il ressent.
- Passez du temps avec l’enfant pour nouer une relation de confiance et établir une connexion.
- Reconnaissez et valorisez les comportements positifs afin que l’enfant se sente compris et valorisé.
- Proposez des choix quand vous le pouvez, car même de petites décisions peuvent aider l’enfant à se sentir plus en contrôle.
- Pratiquez ensemble des techniques de relaxation, comme la respiration profonde, la relaxation musculaire ou l’auto-apaisement.
- Gardez des routines prévisibles et informez l’enfant avant tout changement, afin d’aider l’enfant à se sentir en sécurité.
Remarque : Une partie de ce contenu est adaptée de la trousse COPE with Trauma Toolkit (en anglais seulement), une ressource fondée sur des données probantes et axée sur une approche tenant compte des traumatismes élaborée par COPE (Caregiver Online PsychoEducation).
Parler à quelqu’un qui a un comportement abusif
Avant de parler à quelqu’un qui a un comportement abusif, il est important de comprendre les besoins et les préoccupations de la personne victime. Agir sans demander à cette personne ce qu’elle souhaite peut compromettre sa sécurité. Cela peut aussi lui donner l’impression qu’elle perd encore plus le contrôle.
Si la personne victime veut que vous parliez à la personne ayant des comportements abusifs, et si vous vous sentez à l’aise de le faire, assurez-vous de prendre des mesures pour vous protéger.
- Abordez la personne quand celle-ci est calme.
- Soyez clair et direct sur ce que vous avez vu.
- Concentrez-vous sur le comportement, pas sur la personne.
- Mettez l’accent sur vos préoccupations pour la sécurité et le bien-être de sa famille.
- Encouragez-la à chercher de l’aide.
Pour en savoir plus :
- Qu’est-ce que la violence familiale?
- Comment reconnaître la violence familiale
- Violence familiale : planifiez votre sécurité
- Obtenez de l’aide : Lignes d’écoute et services de soutien en violence familiale
- Les lois sur la violence familiale : législation sur la protection des enfants et sur la violence familiale