Chapitre 8 : La santé des jeunes Canadiens: un accent sur la santé mentale – Modes de vie sains

Modes de vie sains

par Ian Janssen, Mariane Héroux, et Valerie Carson

En quoi consistent les modes de vie sains?

Les modes de vie sains font référence aux comportements qui sont compatibles avec le soutien, le rétablissement, le maintien ou l'amélioration de la santé. Le présent chapitre porte sur l'activité physique, les comportements sédentaires et les saines habitudes alimentaires. Nous examinerons au chapitre 10 des comportements néfastes pour la santé tel que le tabagisme et la consommation d'alcool et de drogues.

En quoi consiste l'activité physique?

Dans son sens le plus simple, l'activité physique est définie comme toute forme de mouvement corporel produit par la contraction des muscles et résultant en une augmentation de la dépense énergétique. L'activité physique comprend donc des exercices peu intenses, comme la marche légère, et des exercices vigoureux, comme la marche active, le jogging ou la course à pied, la bicyclette, le soccer ou le basketball. En règle générale, les personnes qui pratiquent des activités physiques d'intensité modérée ou soutenue respirent plus profondément et plus rapidement et augmentent leur température corporelle (elles ont chaud et transpirent).

Chez les jeunes, l'activité physique doit être au moins d'intensité modérée pour avoir des effets bénéfiques sur la santé.

—Janssen et LeBlanc, 2010

Même si la pratique régulière de l'activité physique comporte bon nombre d'avantages du point de vue de la santé, ceux-ci ne motivent pas les jeunes à être actifs. En effet, c'est plutôt pour le plaisir ou la satisfaction, ou pour des raisons sociales que les jeunes s'adonnent à des activités physiques. Par contraste, les parents, les professionnels de la santé et les législateurs s'intéressent aux effets bénéfiques qu'a sur la santé des jeunes une pratique suffisamment assidue de l'activité physique. Au nombre des avantages du point de vue de la santé physique, mentionnons l'amélioration de la condition physique et le développement d'os sains et solides ainsi que la régulation du poids et l'atténuation des facteurs de risque de maladie chronique (p. ex., la régulation de la pression artérielle et du cholestérol sanguin, Janssen et LeBlanc, 2010). Pour de plus amples renseignements sur la quantité, l'intensité et les types d'activité physique qui procurent des bienfaits pour la santé, veuillez consulter les nouvelles Directives canadiennes en matière d'activité physique à l'intention des enfants et des jeunes .

En quoi consistent les comportements sédentaires?

Les comportements sédentaires diffèrent de l'activité physique en ce sens que les mouvements sont réduits au minimum et que la dépense énergétique est faible (Tremblay, Colley et coll., 2010). Regarder la télévision, jouer à des jeux vidéos, se servir de l'ordinateur, faire ses devoirs, lire ou se déplacer à l'aide d'un véhicule à moteur font partie des activités sédentaires. Nul ne peut passer tout son temps à être actif. L'objectif visé n'est pas d'éliminer les activités sédentaires des jeunes mais bien de réduire celles-ci à un niveau sain et raisonnable. Un lien a été établi entre l'augmentation du temps consacré à des activités sédentaires, notamment du temps passé devant un écran pour regarder la télévision, se servir de l'ordinateur ou jouer à des jeux vidéos, et différents problèmes de santé. On estime notamment que l'obésité, une alimentation malsaine, une détérioration de la condition physique, ainsi que la consommation de drogues et d'alcool et la toxicomanie sont autant de problèmes associés au fait de passer un temps excessif devant un écran (Tremblay, Colley et coll., 2010). Il importe de souligner que les comportements sédentaires sont associés à ces problèmes de santé même chez les personnes qui pratiquent des activités physiques d'intensité modérée à élevée (Tremblay, Colley et coll., 2010). Nombre de personnes qui adoptent un nombre considérable de comportements sédentaires pratiquent aussi des activités physiques d'intensité modérée à élevée (Tremblay, Colley et coll., 2010). Vous trouverez plus de renseignements à ce sujet dans les nouvelles Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire à l'intention des jeunes et des enfants .

Alimentation saine

Fréquence alimentaire. La fréquence alimentaire mesure le nombre de fois qu'une personne consomme un aliment donné au cours d'une période de temps donnée (p. ex., jour, semaine, mois). Les aliments sains et nutritifs doivent faire partie d'une alimentation saine. On retrouve dans Bien manger avec le Guide alimentaire canadien  les quantités d'aliments dont les gens ont besoin et les types d'aliments qui font partie d'une saine alimentation. En suivant le modèle de saine alimentation recommandé dans le Guide alimentaire canadien, les enfants de deux ans ou plus peuvent obtenir les éléments nutritifs et les calories qu'il leur faut pour grandir et se développer en santé. Une des étapes menant vers une meilleure santé et un poids santé consiste à consommer chaque jour les quantités et types d'aliments recommandés et à limiter sa consommation d'aliments et de boissons qui sont riches en calories, lipides, sucre ou sel.

Comportements alimentaires. Les comportements alimentaires concernent le moment auquel on mange, les aliments que l'on mange, le lieu où l'on mange et les raisons pour lesquelles on mange. Il faut éviter le grignotage excessif en regardant la télévision ou en jouant à des jeux vidéo parce que les aliments consommés pendant ces activités ont en général une teneur élevée en gras, en sucre et en sel, et peuvent contribuer à un gain excessif de poids et à l'obésité (Gore, Foster et coll., 2003). Les jeunes doivent également éviter de manger fréquemment dans des restaurants-minute, car la majorité des aliments qui y sont servis, tout en étant abordables, sont riches en calories et associés à l'obésité et à la mauvaise santé (Bowman, Gortmaker et coll., 2004).

Sur quoi le présent chapitre porte-t-il?

Nous avons demandé aux élèves d'indiquer combien de jours ils faisaient de l'activité physique d'une intensité modérée ou intense pendant au moins 60 minutes, au cours d'une semaine habituelle ou normale. Nous avons considéré que les jeunes qui ont déclaré qu'ils font de l'activité physique pendant 60 minutes ou plus, sept jours par semaine, sont actifs, tandis que ceux qui en font moins sont inactifs (Janssen et LeBlanc, 2010). Les élèves ont également indiqué le nombre d'heures qu'ils consacrent, durant une semaine habituelle, à l'exercice ou à l'activité physique durant les heures de classe, dans leurs temps libres à l'école et dans leurs temps libres en dehors des heures de classe. Des renseignements ont également été recueillis sur le nombre de fois où ils font de l'exercice dans leurs temps libres en dehors des heures de classe. De plus, l'Enquête HBSC de 2010 comportait une nouvelle question concernant le mode de transport emprunté par les élèves pour faire la majeure partie du trajet pour se rendre à l'école. L'utilisation de modes de transport actifs (p. ex., marche ou bicyclette) pour aller à l'école représente pour les jeunes une occasion supplémentaire, outre le sport et les jeux, d'accumuler les minutes consacrées à l'activité physique au cours de leur journée.

Une série de questions a permis de déterminer pendant combien d'heures par jour les jeunes s'adonnent d'ordinaire aux activités sédentaires suivantes : regarder la télévision (y compris des vidéocassettes et des DVD), jouer à des jeux vidéos à l'ordinateur ou à une console de jeux (Playstation, Xbox, GameCube, etc.) et se servir d'un ordinateur dans leurs temps libres (entre autres, pour faire leurs devoirs, bavarder en ligne, naviguer sur Internet, envoyer ou recevoir des courriels, etc.). On considère qu'il est excessif de consacrer deux heures par jour ou plus à chacune de ces activités devant un écran (Société canadienne de pédiatrie, 2003).

On a demandé aux élèves d'indiquer combien de fois ils consommaient divers aliments et boissons. Pour chaque aliment et chaque boisson, les choix de réponse variaient, allant de jamais à plus d'une fois par jour. Pour les fins de l'Enquête HBSC, nous avons considéré que les jeunes qui consommaient un aliment ou une boisson au moins une fois par jour en étaient de gros consommateurs.

Trois nouvelles questions ont également été incluses dans le questionnaire de l'Enquête HBSC de 2010 afin de recueillir des données sur les comportements alimentaires. Deux de ces questions demandaient aux jeunes d'indiquer la fréquence à laquelle ils prennent un goûter en regardant la télévision et en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeux, respectivement. La troisième leur demandait d'indiquer la fréquence à laquelle ils mangent dans des restaurants-minute.

Effets des modes de vie sains sur la santé mentale

Outre les nombreux avantages qu'elle offre sur le plan de la santé physique des jeunes, l'adoption de modes de vie sains a aussi de nombreux effets bénéfiques sur la santé mentale. Ainsi, pratiquée régulièrement, l'activité physique est associée chez les jeunes à une amélioration de l'autoefficacité et de l'image de soi et à une réduction du nombre de symptômes de dépression (Janssen et LeBlanc, 2010). Un lien a par ailleurs été établi entre le fait de consacrer un temps excessif à des activités sédentaires et les comportements violents et agressifs, les problèmes liés à l'image corporelle et une piètre estime de soi (Tremblay, Colley et coll., 2010). Les choix et les comportements alimentaires peuvent aussi avoir une incidence sur la santé mentale, bien que la relation de cause à effet n'ait pas été clairement déterminée. Ainsi, il se peut que la consommation d'aliments malsains contribue au développement de problèmes de santé mentale, mais il est également possible que les problèmes de santé mentale aient une incidence sur les choix et les comportements alimentaires des jeunes.

Activité physique

Niveaux d'activité physique des jeunes

8.1 Élèves ayant déclaré être actifs pendant au moins 60 minutes par jour au cours d'une semaine habituelle, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.1 - Élèves ayant déclaré être actifs pendant au moins 60 minutes par jour au cours d'une semaine habituelle, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.1]
8.1 Élèves ayant déclaré être actifs pendant au moins 60 minutes par jour au cours d'une semaine habituelle, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.1 présente le pourcentage d'élèves qui ont déclaré être physiquement actifs pendant au moins 60 minutes chaque jour, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 26 % des garçons de 6 e année sont physiquement actifs pendant au moins 60 minutes chaque jour, comparativement à 27 % des garçons de 7 e année, 22 % des garçons de 8 e année, 21 % des garçons de 9 e année et 19 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 20 % des filles de 6 e année sont physiquement actives pendant au moins 60 minutes chaque jour, comparativement à 17 % des filles de 7 e année, 12 % des filles de 8 e année, 9 % des filles de 9 e année et 11 % des filles de 10 e année.

La figure 8.1 montre que le pourcentage d'élèves qui sont physiquement actifs pendant au moins 60 minutes chaque jour varie de 19 à 27 % chez les garçons, et de 9 à 20 % chez les filles. Par ailleurs, on constate une réduction du pourcentage d'élèves déclarant avoir un tel niveau d'activité physique de la 6e à la 10e année, tant chez les garçons que chez les filles.

8.2 Élèves ayant déclaré être actifs pendant au moins 60 minutes par jour au cours d'une semaine habituelle, en 2002, 2006 et 2010 (%)

Figure 8.2 - Élèves ayant déclaré être actifs pendant au moins 60 minutes par jour au cours d'une semaine habituelle, en 2002, 2006 et 2010 (%)
[Texte équivalent, Figure 8.2]
8.2 Élèves ayant déclaré être actifs pendant au moins 60 minutes par jour au cours d'une semaine habituelle, en 2002, 2006 et 2010 (%)

La figure 8.2 présente le pourcentage d'élèves qui ont déclaré être physiquement actifs pendant au moins 60 minutes chaque jour, selon l'année de l'enquête. Le graphique montre qu'en 2002, 18 % des élèves étaient physiquement actifs pendant au moins 60 minutes par jour, comparativement à 19 % en 2006 et 18 % en 2010.

Le pourcentage d'élèves accumulant au moins 60 minutes d'activité physique chaque jour est demeuré stable (à 1 point de pourcentage près) au cours des cycles de l'Enquête 2002, 2006 et 2010 (figure 8.2).

8.3 Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques durant les heures de classe à l'école, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.3 - Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques durant les heures de classe à l'école, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.3]
8.3 Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques durant les heures de classe à l'école, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.3 présente le pourcentage d'élèves qui ont déclaré consacrer au moins quatre heures par semaine à la pratique d'activités physiques durant les heures de classe, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 29 % des garçons de 6 e année ont consacré au moins quatre heures à la pratique d'activités physiques durant les heures de classe, comparativement à 27 % des garçons de 7 e année, 27 % des garçons de 8 e année, 34 % des garçons de 9 e année et 36 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 23 % des filles de 6 e année ont consacré au moins quatre heures à la pratique d'activités physiques durant les heures de classe, comparativement à 25 % des filles de 7 e année, 21 % des filles de 8 e année, 28 % des filles de 9 e année et 22 % des filles de 10 e année.

La figure 8.3 montre que de 27 à 36 % des garçons et de 21 à 28 % des filles ont déclaré avoir consacré, au cours de la dernière semaine, quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques allant de modérées à vigoureuses durant les heures de classe à l'école. Les garçons étaient plus nombreux que les filles à consacrer quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques allant de modérées à vigoureuses durant les heures de classe à l'école pour toutes les années d'études.

8.4 Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques dans leurs temps libres à l'école, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.4 - Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques dans leurs temps libres à l'école, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.4]
8.4 Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques dans leurs temps libres à l'école, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.4 présente le pourcentage d'élèves qui ont consacré au moins quatre heures par semaine à la pratique d'activités physiques durant leurs temps libres à l'école, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 29 % des garçons de 6 e année ont consacré au moins quatre heures à la pratique d'activités physiques durant leurs temps libres à l'école, comparativement à 26 % des garçons de 7 e année, 28 % des garçons de 8 e année, 27 % des garçons de 9 e année et 28 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 21 % des filles de 6 e année ont consacré au moins quatre heures à la pratique d'activités physiques durant leurs temps libres à l'école, comparativement à 19 % des filles de 7 e année, 18 % des filles de 8 e année, 19 % des filles de 9 e année et 19 % des filles de 10 e année.

En moyenne, 28 % des garçons et 19 % des filles ont déclaré avoir consacré, au cours de la dernière semaine, quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques allant de modérées à vigoureuses dans leurs temps libres à l'école (figure 8.4). Les garçons étaient plus nombreux que les filles à consacrer quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques allant de modérées à vigoureuses dans leurs temps libres à l'école pour toutes les années d'études. Le taux de participation à des activités physiques dans les temps libres à l'école est demeuré relativement stable (à 3 points de pourcentage près) de la 6e à la 10e année tant chez les garçons que chez les filles.

8.5 Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques en dehors des heures de classe, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.5 - Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques en dehors des heures de classe, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.5]
8.5 Élèves ayant déclaré consacrer quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques en dehors des heures de classe, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.5 présente le pourcentage d'élèves qui ont consacré quatre heures ou plus par semaine à la pratique d'activités physiques en dehors des heures de classe, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 35 % des garçons de 6 e année ont consacré quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques en dehors des heures de classe, comparativement à 37 % des garçons de 7 e année, 40 % des garçons de 8 e année, 39 % des garçons de 9 e année et 42 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 29 % des filles de 6 e année ont consacré quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques en dehors des heures de classe, comparativement à 29 % des filles de 7 e année, 28 % des filles de 8 e année, 30 % des filles de 9 e année et 31 % des filles de 10 e année.

Pour toutes les années d'études, de 35 à 42 % des garçons et environ 30 % des filles ont déclaré avoir consacré, au cours de la dernière semaine, quatre heures ou plus à la pratique d'activités physiques allant de modérées à vigoureuses en dehors des heures de classe (figure 8.5). Comme dans le cas de l'activité physique à l'école, le taux de participation à des activités physiques en dehors des heures de classe était plus élevé chez les garçons que chez les filles pour toutes les années d'études.

8.6 Mode de transport emprunté pour aller à l'école déclaré par les élèves, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.6 - Mode de transport emprunté pour aller à l'école déclaré par les élèves, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.6]
8.6 Mode de transport emprunté pour aller à l'école déclaré par les élèves, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.6 montre le mode de transport emprunté pour aller à l'école déclaré par les élèves, selon l'année d'études et le sexe, exprimé en pourcentage. Le graphique indique que 57 % des garçons de 6 e année ont déclaré emprunter un transport motorisé, comparativement à 62 % des garçons de 7 e année, 60 % des garçons de 8 e année, 70 % des garçons de 9 e année et 68 % des garçons de 10 e année. Le graphique indique que 41 % des garçons de 6 e année utilisent un mode de transport actif, comparativement à 36 % des garçons de 7 e année, 39 % des garçons de 8 e année, 27 % des garçons de 9 e année et 31 % des garçons de 10 e année. Le graphique indique que 2 % des garçons de 6 e année utilisent un autre mode de transport pour se rendre à l'école, comparativement à 2 % des garçons de 7 e année, 1 % des garçons de 8 e année, 3 % des garçons de 9 e année et 1 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 62 % des filles de 6 e année empruntent un mode de transport motorisé pour se rendre à l'école, comparativement à 67 % des filles de 7 e année, 63 % des filles de 8 e année, 75 % des filles de 9 e année et 77 % des filles de 10 e année. Le graphique indique que 36 % des filles de 6 e année utilisent un mode de transport actif pour se rendre à l'école, comparativement à 32 % des filles de 7 e année, 36 % des filles de 8 e année, 25 % des filles de 9 e année et 22 % des filles de 10 e année. Le graphique indique que 2 % des filles de 6 e année utilisent un autre mode de transport pour se rendre à l'école, comparativement à 1 % des filles de 7 e année, 1 % des filles de 8 e année, 0 % des filles de 9 e année et 1 % des filles de 10 e année.

La figure 8.6 montre que de 57 à 77 % des garçons et des filles de toutes les années d'études empruntaient des modes de transport motorisés pour faire la majeure partie du trajet pour aller à l'école. Seulement 27 à 41 % des garçons et 22 à 36 % des filles empruntaient un mode de transport actif (p. ex., marche ou bicyclette) pour faire la majeure partie du trajet pour aller à l'école.

Comportements sédentaires chez les jeunes

8.7 Élèves ayant déclaré regarder la télévision pendant deux heures par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.7 - Élèves ayant déclaré regarder la télévision pendant deux heures par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.7]
8.7 Élèves ayant déclaré regarder la télévision pendant deux heures par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.7 montre le pourcentage d'élèves ayant déclaré regarder la télévision pendant deux heures ou plus par jour, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 60 % des garçons de 6 e année regardent la télévision pendant deux heures ou plus par jour, comparativement à 63 % des garçons de 7 e année, 62 % des garçons de 8 e année, 63 % des garçons de 9 e année et 59 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 54 % des filles de 6 e année regardent la télévision pendant deux heures ou plus par jour, comparativement à 59 % des filles de 7 e année, 59% des filles de 8 e année, 60 % des filles de 9 e année et 58 % des filles de 10 e année.

La figure 8.7 montre que plus de 50 % des jeunes ont déclaré consacrer deux heures par jour ou plus à regarder la télévision, peu importe le sexe et l'année d'études. Les garçons sont un peu plus nombreux que les filles à passer deux heures par jour ou plus à regarder la télévision.

8.8 Élèves ayant déclaré consacrer deux heures par jour ou plus à jouer à des jeux vidéo, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.8 - Élèves ayant déclaré consacrer deux heures par jour ou plus à jouer à des jeux vidéo, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.8]
8.8 Élèves ayant déclaré consacrer deux heures par jour ou plus à jouer à des jeux vidéo, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.8 montre le pourcentage d'élèves qui ont déclaré consacrer deux heures ou plus par jour à jouer à des jeux vidéo chaque jour, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 46 % des garçons de 6 e année consacrent deux heures ou plus par jour à jouer à des jeux vidéo, comparativement à 52 % des garçons de 7 e année, 52 % des garçons de 8 e année, 56 % des garçons de 9 e année et 50 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 23 % des filles de 6 e année consacrent deux heures ou plus par jour à jouer à des jeux vidéo, comparativement à 27 % des filles de 7 e année, 29 % des filles de 8 e année, 27 % des filles de 9 e année et 24 % des filles de 10 e année.

Environ la moitié des garçons et le quart des filles passent en moyenne deux heures par jour ou plus à jouer à des jeux vidéo (figure 8.8). Les garçons sont près de deux fois plus nombreux que les filles à passer deux heures par jour ou plus à jouer à des jeux vidéo, peu importe l'année d'études.

8.9 Élèves ayant déclaré se servir de l'ordinateur dans leurs temps libres durant deux heures par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)

Figure 8.9 - Élèves ayant déclaré se servir de l'ordinateur dans leurs temps libres durant deux heures par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.9]
8.9 Élèves ayant déclaré se servir de l'ordinateur dans leurs temps libres durant deux heures par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)

La figure 8.9 montre le pourcentage d'élèves qui ont déclaré se servir d'un ordinateur dans leurs temps libres durant deux heures ou plus par jour, selon l'année d'études et le sexe. Le graphique indique que 27 % des garçons de 6 e année se servent d'un ordinateur dans leurs temps libres durant deux heures ou plus par jour, comparativement à 34 % des garçons de 7 e année, 39 % des garçons de 8 e année, 47 % des garçons de 9 e année et 46 % des garçons de 10 e année. À la même question, le graphique indique que 33 % des filles de 6 e année se servent d'un ordinateur dans leurs temps libres durant deux heures ou plus par jour, comparativement à 47 % des filles de 7 e année, 55 % des filles de 8 e année, 58 % des filles de 9 e année et 58 % des filles de 10 e année.

La figure 8.9 montre que le pourcentage des jeunes qui se servent de l'ordinateur dans leurs temps libres pendant deux heures par jour ou plus en moyenne est plus élevé chez les filles (jusqu'à 58 %) que chez les garçons (jusqu'à 47 %). Entre la 6e et la 10e année, ce pourcentage augmente de 25 % chez les filles et de 19 % chez les garçons.

Habitudes alimentaires chez les jeunes

Le tableau 8.1 indique le pourcentage d'élèves qui consomment divers aliments et boissons une fois par jour ou plus. Les filles sont plus nombreuses que les garçons à manger des fruits et des légumes au moins une fois par jour. Peu importe le sexe ou l'année d'études, au plus 53 % des élèves ayant répondu au questionnaire ont indiqué qu'ils mangeaient des fruits ou des légumes au moins une fois par jour (tableau 8.1). Bien que la fréquence alimentaire ne nous dise rien de la taille des portions ni du nombre total de portions consommées, le fait que seulement la moitié des jeunes déclarent manger des fruits et des légumes au moins une fois par jour est préoccupant quand on sait que le Guide alimentaire canadien recommande que les enfants et les adolescents (âgés de 9 à 18 ans) consomment de six à huit portions de fruits et de légumes par jour..

Tableau 8.1 : Pourcentages des élèves qui consomment les aliments et boissons ci-dessous une fois par jour ou plus, selon l'année d'études et le sexe (%)
Aliment Sexe Année d'études
6e année 7e année 8e année 9e année 10e année
Fruits Garçons 44 41 40 36 37
Filles 53 50 47 43 46
Jus de fruits Garçons 41 39 39 36 36
Filles 44 41 42 38 39
Légumes Garçons 40 39 40 38 39
Filles 50 47 48 46 49
Légumes vert foncé (brocoli, épinards, bettes, etc.) Garçons 15 14 14 11 13
Filles 17 16 17 14 16
Légumes orangés (carottes, courges, patates douces, etc.) Garçons 20 15 15 12 13
Filles 21 17 16 13 16
Pains ou céréales de grains entiers (gruau, müesli, etc.) Garçons 43 42 42 37 37
Filles 43 38 40 38 40
Substituts de viande (fèves, lentilles, tofu, oeufs, beurre d'arachides, etc.) Garçons 29 33 33 32 31
Filles 35 37 37 31 30
Gibier (orignal, caribou, venaison, etc.) Garçons 5 5 4 5 5
Filles 3 2 2 3 3
Chocolats ou sucreries Garçons 17 16 18 21 20
Filles 13 19 19 18 20
Gâteaux, pâtisseries ou beignets Garçons 4 5 6 6 7
Filles 2 4 4 3 5
Croustilles (chips) Garçons 4 5 6 7 5
Filles 3 5 4 4 3
Frites Garçons 3 3 4 4 3
Filles 1 3 2 1 1
Coca-Cola ou autres boissons gazeuses contenant du sucre Garçons 10 14 16 19 17
Filles 6 9 10 10 12
Coca-cola diète ou autres boissons gazeuses diète Garçons 3 4 5 5 6
Filles 3 4 3 4 3
Boissons énergisantes Garçons 2 3 4 4 3
Filles 1 2 3 1 2
Boissons pour sportifs Garçons 7 8 8 8 6
Filles 3 4 3 2 2

8.10 Élèves ayant déclaré consommer des fruits, des légumes, des sucreries et des boissons gazeuses contenant du sucre une fois par jour ou plus, selon l'année d'enquête (%)

Figure 8.10 - Élèves ayant déclaré consommer des fruits, des légumes, des sucreries et des boissons gazeuses contenant du sucre une fois par jour ou plus, selon l'année d'enquête (%)
[Texte équivalent, Figure 8.10]
8.10 Élèves ayant déclaré consommer des fruits, des légumes, des sucreries et des boissons gazeuses contenant du sucre une fois par jour ou plus, selon l'année d'enquête (%)

La figure 8.10 présente le pourcentage d'élèves qui ont déclaré consommer des fruits, des légumes, des sucreries et des boissons gazeuses contenant du sucre une fois par jour ou plus, selon l'année d'enquête. Le graphique indique que 38 % des élèves ont consommé des fruits une fois par jour ou plus en 2002, comparativement à 38 % en 2006, et 44 % en 2010. Le graphique indique que 42 % des élèves ont consommé des légumes une fois par jour ou plus en 2002, comparativement à 41 % en 2006 et 44 % en 2010. Le graphique indique que 23 % des élèves ont consommé des sucreries une fois par jour ou plus en 2002, comparativement à 20 % en 2006 et 18 % en 2010. Le graphique indique que 22 % des élèves ont consommé des boissons gazeuses contenant du sucre une fois par jour ou plus en 2002, comparativement à 15 % en 2006 et 12 % en 2010.

La consommation de légumes est demeurée relativement stable au cours des années d'enquête 2002, 2006 et 2010 (figure 8.10). Le pourcentage d'élèves qui ont mangé des fruits au moins une fois par jour a pour sa part progressé entre les cycles 2006 et 2010 de l'Enquête HBSC (figure 8.10).

Environ 40 % des jeunes ont déclaré qu'ils mangeaient du pain ou des céréales de grains entiers au moins une fois par jour (tableau 8.1). Bien qu'il ne nous dise rien du nombre total de portions de ces aliments qui sont consommées, ce taux de 40 % est passablement faible dans la mesure où le Guide alimentaire canadien recommande que les enfants et les adolescents consomment de six à huit portions de produits céréaliers par jour, dont au moins la moitié sous forme de grains entiers.

Pour ce qui concerne les aliments et des boissons mauvais pour la santé (p. ex., ceux qui sont riches en calories et (ou) faibles en éléments nutritifs) répertoriés au tableau 8.1, entre 13 et 21 % des élèves ont déclaré manger du chocolat ou des sucreries au moins une fois par jour, ce pourcentage étant à peu près le même chez les garçons et les filles, mais allant en augmentant de la 6e à la 10e année. Le proportion d'élèves qui consommaient des boissons gazeuses contenant du sucre était plus élevée chez les garçons que chez les filles et plus élevée chez les élèves de 10e année que chez ceux de 6e année. Le pourcentage d'élèves qui consommaient des croustilles, des gâteaux ou des pâtisseries, et des frites au moins une fois par jour était d'au plus 10 %. Le pourcentage d'élèves qui buvaient des boissons gazeuses diète, des boissons énergisantes et des boissons pour sportifs au moins une fois par jour était lui aussi inférieur à 10 %, peu importe le sexe et l'année d'études. Il est encourageant de constater que le pourcentage de jeunes qui consomment fréquemment des sucreries et des boissons gazeuses contenant du sucre a diminué de 2002 à 2010 (figure 8.10).

Comportements alimentaires chez les jeunes

8.11 Élèves ayant déclaré prendre un goûter en regardant la télévision (y compris des vidéos ou des DVD), selon le sexe (%)

Figure 8.11 - Élèves ayant déclaré prendre un goûter en regardant la télévision (y compris des vidéos ou des DVD), selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.11]
8.11 Élèves ayant déclaré prendre un goûter en regardant la télévision (y compris des vidéos ou des DVD), selon le sexe (%)

La figure 8.11 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré prendre un goûter en regardant la télévision (y compris des vidéos et des DVD), selon le sexe. Le graphique illustre que 5 % des garçons ont déclaré ne jamais prendre un goûter en regardant la télévision, comparativement à 14 % qui ont déclaré prendre un goûter moins d'une fois par semaine, 47 % 1 à 4 jours par semaine, 12 % 5 à 6 jours par semaine et 22 % prennent un goûter chaque jour. Le graphique illustre que 4 % des filles ont déclaré ne jamais prendre un goûter en regardant la télévision, comparativement à 16 % qui ont déclaré prendre un goûter moins d'une fois par semaine, 49 % 1 à 4 jours par semaine, 12 % 5 à 6 jours par semaine et 19 % chaque jour.

8.12 Élèves ayant déclaré prendre un goûter en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeux, selon le sexe (%)

Figure 8.12 - Élèves ayant déclaré prendre un goûter en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeux, selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.12]
8.12 Élèves ayant déclaré prendre un goûter en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeux, selon le sexe (%)

La figure 8.12 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré prendre un goûter en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeu, selon le sexe. Le graphique illustre que 15 % des garçons ont déclaré ne jamais prendre un goûter en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeu, comparativement à 18 % qui ont déclaré prendre un goûter moins d'une fois par semaine, 36 % 1 à 4 jours par semaine, 11 % 5 à 6 jours par semaine et 20 % chaque jour. À la même question, le graphique illustre que 18 % des filles ont déclaré ne jamais prendre un goûter en travaillant ou en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeu, comparativement à 21 % qui ont déclaré prendre un goûter moins d'une fois par semaine, 36 % 1 à 4 jours par semaine, 10 % 5 à 6 jours par semaine et 15 % chaque jour.

Environ huit jeunes sur dix prennent un goûter en regardant la télévision au moins une fois par semaine, et environ le quart adoptent ce comportement chaque jour (figure 8.11). Ces proportions sont similaires chez les garçons et chez les filles. Près de six dixièmes des jeunes prennent un goûter en jouant à l'ordinateur ou avec une console de jeux au moins une fois par semaine, et un peu moins du quart adoptent ce comportement chaque jour (figure 8.12). Ces proportions sont similaires chez les garçons et chez les filles.

8.13 Fréquence déclarée par les élèves à laquelle ils mangent dans des restaurants-minute, selon le sexe (%)

Figure 8.13 - Fréquence déclarée par les élèves à laquelle ils mangent dans des restaurants-minute, selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.13]
8.13 Fréquence déclarée par les élèves à laquelle ils mangent dans des restaurants-minute, selon le sexe (%)

La figure 8.13 indique la fréquence à laquelle les élèves mangent dans un restaurant-minute, selon le sexe, exprimée en pourcentage. Le graphique indique que 30 % des garçons déclarent ne jamais manger dans un restaurant-minute ou très rarement, comparativement à 45 % 1 à 3 fois par mois et 25 % au moins une fois par semaine. À la même question, le graphique indique que 33 % des filles déclarent ne jamais manger dans un restaurant-minute ou très rarement, comparativement à 48 % 1 à 3 fois par mois et 19 % au moins une fois par semaine.

 

Au Canada, environ sept jeunes sur dix mangent dans des restaurants-minute au moins une fois par mois, et près du quart adoptent ce comportement une fois par semaine (figure 8.13). Les garçons sont plus nombreux que les filles à manger dans des restaurants-minute au moins une fois par semaine.

Relations entre les modes de vie sains et la santé mentale

8.14 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de comportements prosociaux, selon le niveau d'activité physique et selon le sexe (%)Note de bas de page 1 

Figure 8.14 - Élèves ayant déclaré un niveau élevé de comportements prosociaux, selon le niveau d'activité physique et selon le sexe (%) *
[Texte équivalent, Figure 8.14]
8.14 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de comportements prosociaux, selon le niveau d'activité physique et selon le sexe (%) *

La figure 8.14 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré un niveau élevé de comportements prosociaux, selon le niveau d'activité physique et selon le sexe. Le graphique montre que 36 % des garçons qui sont physiquement actifs déclarent un niveau élevé de comportements prosociaux, comparativement à 27 % des garçons qui ne sont pas physiquement actifs. À la même question, le graphique montre que 54 % des filles qui sont physiquement actives déclarent un niveau élevé de comportements prosociaux, comparativement à 43 % des filles qui ne sont pas physiquement actives.

Nous avons pu établir des liens entre le fait de pratiquer des activités physiques d'intensité modérée à élevée et les quatre indicateurs de la santé mentale. On peut voir par exemple à la figure 8.14, qui indique le lien entre l'activité physique et le comportement prosocial des garçons et des filles, que le pourcentage de jeunes qui déclaraient un niveau élevé de comportements prosociaux était de 9 à 11 % plus élevé chez les jeunes physiquement actifs que chez les jeunes physiquement inactifs.

8.15 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon le temps passé à l'ordinateur dans leur temps libre et selon le sexe (%)

Figure 8.15 - Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon le temps passé à l'ordinateur dans leur temps libre et selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.15]
8.15 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon le temps passé à l'ordinateur dans leur temps libre et selon le sexe (%)

La figure 8.15 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon le temps passé à l'ordinateur dans leurs temps libres et selon le sexe. Le graphique indique que 36 % des garçons qui passent deux heures ou moins par jour à l'ordinateur pendant leurs heures de temps libres déclarent un niveau élevé de problèmes de comportement, comparativement à 44 % des garçons qui passent deux heures ou plus par jour à l'ordinateur dans leurs temps libres. À la même question, le graphique indique que 26 % des filles qui passent deux heures ou moins par jour à l'ordinateur dans leurs temps libres déclarent un niveau élevé de problèmes de comportement, comparativement à 35 % des filles qui passent deux heures ou plus par jour à l'ordinateur dans leurs temps libres.

Nous avons également pu établir des liens entre trois paramètres de mesure des comportements sédentaires (temps passé devant la télévision, à l'ordinateur et à jouer à des jeux vidéo) et la plupart des indicateurs de la santé mentale. On peut notamment voir à la figure 8.15, qui indique le lien entre le nombre d'heures de loisirs passées à l'ordinateur et les problèmes de comportement, que le pourcentage de jeunes affichant un niveau élevé de problèmes de comportement est de 8 à 9 % plus faible que chez les jeunes qui passent moins de deux heures par jour à l'ordinateur que chez ceux qui y passent deux heures ou plus.

Lorsqu'on est actifs et en forme, on est aussi heureux et en santé. Lorsqu'on passe notre temps assis dans la salle de séjour à regarder la télévision, on est en mauvaise santé, fatigués et impatients avec les autres.

—Un jeune, Atelier de discussion sur la santé

Nous avons aussi relevé des corrélations entre la fréquence et les comportements alimentaires et les indicateurs de la santé mentale. Les jeunes qui mangeaient des fruits (figure 8.16) et des légumes (figure 8.17) au moins une fois par jour étaient plus susceptibles d'afficher un niveau élevé d'équilibre affectif que ceux qui consommaient des fruits et des légumes moins fréquemment. De même, les jeunes qui buvaient fréquemment des boissons gazeuses contenant du sucre (figure 8.18) et qui mangeaient fréquemment dans des restaurants-minute (figure 8.19) étaient plus nombreux à afficher un niveau élevé de problèmes de comportement.

8.16 Élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de fruits et selon le sexe (%)

Figure 8.16 - Élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de fruits et selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.16]
8.16 Élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de fruits et selon le sexe (%)

La figure 8.16 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de fruits et selon le sexe. Le graphique montre que 49 % des garçons qui mangent des fruits au moins une fois par jour ont déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, comparativement à 39 % des garçons qui mangent des fruits moins d'une fois par jour. À la même question, le graphique montre que 38 % des filles qui mangent des fruits au moins une fois par jour ont déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, comparativement à 27 % des filles qui mangent moins d'un fruit par jour.

 

8.17 Élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de légumes et selon le sexe (%)

Figure 8.17 - Élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de légumes et selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.17]
8.17 Élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de légumes et selon le sexe (%)

La figure 8.17 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, selon la fréquence de consommation de légumes et selon le sexe. Le graphique montre que 47 % des garçons qui mangent des légumes au moins une fois par jour ont déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, comparativement à 40 % des garçons qui mangent des légumes moins d'une fois par jour. À la même question, le graphique montre que 36 % des filles qui mangent des légumes au moins une fois par jour ont déclaré un niveau élevé d'équilibre affectif, comparativement à 27 % des filles qui mangent des légumes moins d'une fois par jour.

8.18 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence de consommation de boissons gazeuses contenant du sucre et selon le sexe (%)

Figure 8.18 - Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence de consommation de boissons gazeuses contenant du sucre et selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.18]
8.18 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence de consommation de boissons gazeuses contenant du sucre et selon le sexe (%)

La figure 8.18 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence de consommation de boissons gazeuses contenant du sucre et selon le sexe. Le graphique montre que 53 % des garçons qui consomment des boissons gazeuses contenant du sucre au moins une fois par jour ont déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, comparativement à 37 % des garçons qui consomment des boissons gazeuses contenant du sucre moins d'une fois par jour. À la même question, le graphique montre que 44 % des filles qui consomment des boissons gazeuses contenant du sucre au moins une fois par jour ont déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, comparativement à 30 % des filles qui consomment des boissons gazeuses contenant du sucre moins d'une fois par jour.

8.19 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence à laquelle ils mangent dans un restaurant-minute et selon le sexe (%)

Figure 8.19 - Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence à laquelle ils mangent dans un restaurant-minute et selon le sexe (%)
[Texte équivalent, Figure 8.19]
8.19 Élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence à laquelle ils mangent dans un restaurant-minute et selon le sexe (%)

La figure 8.19 présente le pourcentage d'élèves ayant déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, selon la fréquence à laquelle ils mangent dans un restaurant-minute et selon le sexe. Le graphique indique que 33 % des garçons qui mangent rarement dans un restaurant-minute ont déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, comparativement à 37 % des garçons qui y mangent à l'occasion et 48 % des garçons qui y mangent une fois par semaine. À la même question, le graphique indique que 27 % des filles qui mangent rarement dans un restaurant-minute ont déclaré un niveau élevé de problèmes de comportement, comparativement à 29 % des filles qui y mangent à l'occasion et 37 % des filles qui y mangent une fois par semaine.

Lorsqu'on mange des fruits et des légumes, on se sent mieux que lorsqu'on mange du fast-food et des cochonneries.

—Un jeune, Atelier de discussion sur la santé

Réactions des jeunes face aux résultats

Un groupe diversifié de jeunes ont participé à l'atelier de discussion dans le cadre duquel les principales constatations de l'Enquête HBSC de 2010 ont été présentées. Cet atelier visait notamment à faire connaître ce que les jeunes pensaient des relations relevées entre les modes de vie sains et les indicateurs de la santé mentale.

Les jeunes ayant pris part à l'atelier ont reconnu que le manque d'activité physique, le fait de passer trop de temps devant un écran et la mauvaise alimentation (p. ex., le fait de manger trop d'aliments riches en calories et faibles en éléments nutritifs et pas assez d'aliments nutritifs) peuvent tous avoir une incidence négative sur la santé mentale. Ils ont aussi reconnu que la pratique de sports peut les aider à créer des liens et indiqué qu'ils estimaient qu'il s'agissait d'une des principales incidences qu'avait l'activité physique sur leur santé mentale. En revanche, ils ont fait valoir que les jeunes qui passent trop de temps à l'ordinateur, à jouer à des jeux vidéo ou à regarder la télévision ont tendance à avoir des difficultés dans leurs relations interpersonnelles et davantage de problèmes de santé mentale.

Lors de l'atelier, les jeunes ont aussi tenté de cerner une relation de cause à effet entre les paramètres de mesure des modes de vie sains et les indicateurs de la santé mentale. À cet égard, ils ont posé trois questions fondamentales. Le manque d'activité physique, le fait de passer trop de temps devant un écran et la mauvaise alimentation sont-ils la cause de problèmes de santé mentale? Est-ce que les problèmes de santé mentale incitent à adopter des comportements sédentaires et à mal s'alimenter? Ou la relation peut-elle jouer dans les deux sens?

Résumé et implications

Principaux sujets de préoccupation

  1. Moins d'un jeune sur cinq au Canada fait suffisamment d'activité physique pour se conformer aux nouvelles directives canadiennes en la matière (c.-à-d., 60 minutes d'activité physique d'intensité moyenne à élevée chaque jour).
  2. Les élèves, particulièrement les garçons du secondaire, passent beaucoup trop de temps devant un écran. Plus de la moitié de ces garçons regardent la télévision au moins deux heures par jour, utilisent un ordinateur dans leurs temps libres au moins deux heures par jour et jouent à des jeux vidéo pendant au moins deux heures par jour.
  3. Peu importe le sexe et l'année d'études, au plus 53 % des élèves déclarent qu'ils mangent des fruits ou des légumes au moins une fois par jour.

Principaux sujets de réjouissance

  1. Les habitudes alimentaires des jeunes se sont nettement améliorées entre les cycles 2002 et 2010 de l'Enquête HBSC.
  2. La fréquence à laquelle ils mangent des fruits a augmenté, tandis que celle à laquelle ils mangent des sucreries et boivent des boissons gazeuses contenant du sucre a diminué.
  3. Bien que nombre de jeunes mangent régulièrement dans des restaurants-minute, près d'un tiers d'entre eux ne le font que rarement ou jamais.

Commentaire

Il ressort des données descriptives présentées dans le présent chapitre que la majorité des jeunes n'ont pas suffisamment d'habitudes de vie saines. Notamment, ils ne prati q uent pas assez d'activités physiques allant de modérées à vigoureuses, ils passent trop de temps devant un écran, ils ne mangent pas assez des aliments recommandés dans le Guide alimentaire canadien, et ils consomment de nombreux aliments et (ou) boissons mauvais pour la santé. Il est probable que ces comportements malsains peuvent faire augmenter le risque de problèmes de surpoids et d'obésité que nous examinerons au chapitre 9 du présent rapport.

Les données recueillies pour la première fois lors de l'Enquête HBSC de 2010 fournissent de nouveaux renseignements sur les modes de transport empruntés par les élèves pour se rendre à l'école et sur leurs comportements alimentaires, tels que le fait de prendre un goûter en regardant la télévision ou en jouant ou travaillant à l'ordinateur et celui de manger dans des restaurants-minute. Ces nouvelles données nous révèlent qu'au Canada, seulement un jeune sur trois emprunte un mode de transport actif, tel que la marche ou la bicyclette, pour se rendre à l'école. Les autres s'y rendent en automobile ou par autobus et perdent ainsi une occasion en or de faire de l'activité physique. Les nouvelles données nous révèlent également qu'environ un jeune sur cinq prend chaque jour un goûter en regardant la télévision ou en utilisant l'ordinateur, et mange dans un restaurant-minute au moins une fois par semaine. Ces comportements alimentaires, qui sont associés à des choix alimentaires malsains, peuvent augmenter le risque d'obésité et compromettre la santé mentale.

Effectivement, comme il est démontré dans le présent chapitre, les jeunes qui mangent fréquemment dans des restaurants-minute ont plus de problèmes de santé mentale que ceux qui n'y mangent que rarement ou jamais. Inversement, les jeunes qui mangent des fruits et des légumes plus souvent ont une meilleure santé mentale. Bien qu'il existe un lien entre les choix et les comportements alimentaires et la santé mentale, il importe de reconnaître que la relation de cause à effet entre ces variables n'est pas clairement déterminée. Il en va de même pour les relations observées entre l'activité physique et le temps passé devant l'écran et la santé mentale.

En résumé, le présent chapitre présente de simples données descriptives sur les modes de vie sains des jeunes et examine les liens entre ces modes de vie et la santé mentale. Bien qu'ils en reconnaissent les effets bénéfiques sur la santé, la majorité des jeunes du Canada n'adoptent pas de saines habitudes de vie. La promotion de l'activité physique et d'une alimentation saine est une priorité évidente en matière de santé publique au Canada.

Bibliographie

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  • Société canadienne de pédiatrie (2003). « Impact of media use on children and youth », Paediatrics & Child Health, vol. 8, p. 301-306. Tremblay, M.S., Colley, R.C., Saunders, T.J., Healy, G.N. et Owen, N. (2010). « Physiological and health implications of a sedentary lifestyle », Applied Physiology, Nutrition & Metabolism, vol. 35, p. 725-740.
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par Ian Janssen


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