Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l’infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Date de publication : juin 2022

Sommaire de l’information contenue dans la présente déclaration du CCNI

Le texte suivant résume l’information importante pour les vaccinateurs. Voir le reste de la Déclaration pour plus de précisions. Veuillez consulter le reste de la déclaration pour obtenir plus de précisions. Pour obtenir le rapport sous un autre format, veuillez communiquer avec nous par courriel : naci-ccni@phac-aspc.ca.

Quoi?

a) Maladie du virus respiratoire syncytial

Le virus respiratoire syncytial (VRS) provoque chaque année au Canada des éclosions de maladies des voies respiratoires (VR), de la fin de l’automne jusqu’au début du printemps. C’est la cause la plus fréquente des maladies des VR inférieures chez les jeunes enfants dans le monde entier. Si de nombreuses infections sont de simples rhumes, les enfants de moins de 2 ans risquent de contracter une maladie sévère comme la bronchiolite ou la pneumonie et peuvent être hospitalisés. Les problèmes de santé sous-jacents, notamment la naissance prématurée, les maladies pulmonaires chroniques et les cardiopathies congénitales (CPC), prédisposent aux maladies sévères attribuables au VRS. Les réinfections peuvent se produire tout au long de la vie, car l’infection ne produit qu’une immunité partielle et temporaire, bien que les réinfections soient généralement moins sévères que la maladie initiale.

b) Palivizumab

Il n’existe actuellement aucun vaccin pour prévenir l’infection par le VRS. Le seul moyen de prophylaxie est une protection passive temporaire avec la préparation d’anticorps monoclonaux palivizumab (SynagisMC). Le palivizumab (PVZ) a uniquement été étudié chez les enfants âgés de moins de 2 ans présentant des problèmes de santé sous-jacents. Son efficacité potentielle dans les premières études était de 38 à 78 % pour différents groupes de patients; les études ultérieures, principalement d’observation, ont montré une grande variation de l’effet, certaines études ne montrant aucun bienfait. Le PVZ est utilisé depuis plus de 2 décennies dans de nombreux pays et présente un bon bilan en matière d’innocuité, les très rares cas d’anaphylaxie constituant le principal évènement indésirable grave (ÉIG). Il s’agit d’un produit coûteux, dont les estimations du rapport coût/efficacité (ou du rapport qualité/prix) sont très variables. Les rapports coût/efficacité différentiels (RCED) estimés allaient de moins de 1 000 $ par année de vie ajustée par la qualité (AVAQ) à plus de 2 millions de dollars par AVAQ selon divers scénarios. Dans divers groupes à haut risque, de 64 à 100 % des estimations étaient inférieures à 50 000 $ par AVAQ. Dans de rares cas, il peut être dominant (c.-à-d. moins coûteux et plus efficient). Des vaccins contre le VRS sont actuellement à l’étude.

Qui?

Voici les recommandations du CCNI relatives au processus décisionnel à l’échelle des programmes de santé publique :

Étant donné qu’au Canada, le PVZ n’est pas facilement disponible à l’achat, aucune recommandation particulière n’est faite pour le processus décisionnel à l’échelle individuelle.

Comment?

Pourquoi?

Le PVZ est recommandé pour les nourrissons et les jeunes enfants présentant des problèmes de santé qui les rendent plus vulnérables à une maladie sévère liée au VRS nécessitant une hospitalisation et éventuellement une admission en unité de soins intensifs (USI) et une ventilation mécanique (VM).

Bien que le risque de maladie sévère liée au VRS soit réduit, le PVZ ne prévient pas toutes hospitalisations. On pense qu’il permet de prévenir de 40 à 80 % des hospitalisations, selon l’âge et l’état de santé sous-jacent. Par conséquent, sont également importants d’autres moyens de protection contre le VRS : comme limiter l’exposition des enfants à haut risque aux personnes souffrant d’une toux et d’un rhume, assurer une hygiène appropriée des mains et prévenir l’exposition à la fumée de cigarette.

Bien que tout jeune enfant puisse être hospitalisé en raison du VRS, la plupart d’entre eux ne développeront pas une forme sévère de la maladie. Le PVZ n’est pas recommandé pour les enfants présentant un risque moindre de maladie sévère, soit en raison de son coût, soit en raison du manque de renseignements sur son efficacité. 

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