Déclaration sur la dose de rappel à administrer aux enfants de 4 à 6 ans contre la coqueluche - Une déclaration d’un comité consultatif (DCC) - Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI)

Une déclaration d’un comité consultatif (DCC) - Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI)Footnote *

Préambule

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) donne à l’Agence de la santé publique du Canada (ci-après appelée l’Agence) des conseils constants et à jour liés à l’immunisation dans le domaine de la médecine, des sciences et de la santé publique. L’Agence reconnaît que les conseils et les recommandations figurant dans la présente déclaration reposent sur les connaissances scientifiques les plus récentes et diffuse ce document à des fins d’information. Les personnes qui administrent le vaccin doivent également connaître le contenu de la monographie de produit pertinente. Les recommandations d’utilisation et  les  autres  renseignements qui  figurent dans  le présent document peuvent différer du contenu de la monographie de produit rédigée par le fabricant du vaccin au Canada. Les fabricants ont fait approuver les vaccins et ont démontré leur innocuité et leur efficacité uniquement lorsqu’ils sont utilisés conformément à la monographie de produit. Les membres du CCNI et les agents de liaison doivent se conformer à la politique de l’Agence régissant les conflits d’intérêts, notamment déclaré chaque année les conflits d’intérêts possibles.

Table des matières

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Organisation :
Publiée : Février 2014
Cat. : HP40-91/2014F-PDF
ISBN : 978-0-660-21683-6
Pub. : 130539

Sujets connexes

 

Sommaire de l'information contenue dans la présente déclaration du CCNI

Le résumé suivant met en relief des informations clés pour les vaccinateurs. Veuillez consulter le reste de la Déclaration pour obtenir plus de précisions.

1. Quoi

Au Canada, les enfants reçoivent une dose de rappel du vaccin contenant l’anatoxine diphtérique (d ou D), l’anatoxine tétanique (T), un vaccin anticoquelucheux acellulaire (ca ou Ca) et un vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) - à l’âge de 4 à 6 ans, au moyen d’une préparation vaccinale renfermant une combinaison de ces antigènes. Certains produits contiennent une faible concentration de l’antigène coquelucheux (ca), tandis que d’autres en contiennent une concentration élevée (Ca). Un moins grand nombre d’effets secondaires (réactions locales au point d’injection) sont signalés avec le vaccin dcaT-VPI. Quant au vaccin DCaT-VPI, il provoque une plus forte réponse immunitaire contre la coqueluche; toutefois, l’intérêt de cette observation sur le plan clinique demeure inconnu. On peut utiliser l’un ou l’autre pour la dose de rappel administrée aux enfants âgés de 4 à 6 ans. Le CCNI ne recommande pas de privilégier un vaccin en particulier.

2. Qui

Les enfants de 4 à 6 ans qui doivent recevoir une vaccination de rappel.

3. Comment

Une dose du produit combiné contenant l’anatoxine diphtérique, l’anatoxine tétanique, un vaccin anticoquelucheux acellulaire et un vaccin antipoliomyélitique inactivé doit être administrée par voie intramusculaire.

4. Pourquoi

Des cas de coqueluche continuent à être observés de manière cyclique, tous les 2 à 5 ans; c’est pourquoi il est important d’assurer une protection continue.

I. Introduction

La présente déclaration vise à effectuer une synthèse de la littérature traitant de la vaccination de rappel des enfants de 4 à 6 ans (âge préscolaire) ainsi qu’à mettre à jour les recommandations, au besoin. À l’heure actuelle, il est recommandé d’administrer une dose supplémentaire d’anatoxine diphtérique, d’anatoxine tétanique, d’un vaccin anticoquelucheux acellulaire et d’un vaccin antipoliomyélitique lors de la vaccination de rappel offerte à ces enfants avant l’entrée à l’école. Ces quatre composants sont habituellement administrés sous forme d’un produit combiné (DCaT-VPI ou dcaT-VPI), en une seule injection. Au Canada, les différents produits approuvés contiennent soit une faible concentration d’antigène coquelucheux et d’anatoxine diphtérique (dcaT-VPI [AdacelMD-Polio, BoostrixMD-Polio]), soit une concentration élevée de ces deux composants [DCaT-VPI (QuadracelMD, InfanrixMD-VPI)]. Selon le Guide canadien d ’immunisation (GCI), un produit de l’une ou l’autre de ces catégories peut être administré aux enfants âgés de 4 à 6 ans.

En janvier 2012, une pénurie imminente de QuadracelMDa donné lieu à un examen des autres options vaccinales offertes sur le marché, qui pourraient être une solution de rechange à QuadracelMD. Le CCNI s’est penché sur la question ci-dessous et y répond dans la présente déclaration :

  • Devrait-on recommander de préférence un produit contenant un vaccin anticoquelucheux à concentration élevée ou un vaccin anticoquelucheux à faible concentration pour l’administration aux enfants de 4 à 6 ans?

II. Méthodes

Le CCNI a examiné les questions clés ainsi que la synthèse de la littérature proposées par le Groupe de travail sur le tétanos, la diphtérie, la coqueluche et la poliomyélite, notamment les aspects suivants : le fardeau de la maladie, la ou les populations cibles, l’innocuité, l’immunogénicité, l’efficacité potentielle et l’efficacité réelle du ou des vaccins, les calendriers de vaccination ainsi que d’autres aspects relatifs à la stratégie générale d’immunisation. La synthèse des connaissances actuelles a été réalisée par deux médecins spécialistes ainsi que par un coordonnateur de recherche, sous la supervision du Groupe de travail en question.

En collaboration avec les services documentaires de Santé publique Ontario (SPO), une stratégie de recherche documentaire a été établie dans le but de répondre aux questions portées à l’attention du Groupe de travail du CCNI. Les études relevées ont ensuite été évaluées par un seul examinateur en fonction de critères d’inclusion. Pour être retenues, elles devaient traiter de l’immunisation d’enfants d’âge préscolaire ou de jeunes écoliers ayant reçu un produit acellulaire anticoquelucheux en guise de primovaccination. Dix-neuf études ont été jugées pertinentes.

À la suite de l’évaluation critique des études individuelles, des tableaux sommaires contenant des appréciations de la qualité des données probantes ont été préparés avec la hiérarchie méthodologique du CCNI (Tableaux 5 et 6), et des propositions de recommandations sur le recours aux différents vaccins ont été formulées. Le président du Groupe de travail et un médecin spécialiste de l’ASPC ont présenté les données probantes ainsi qu’une proposition de déclaration au CCNI,  le 7 février 2012.  Après avoir  procédé à un examen approfondi des données probantes et de la déclaration, le CCNI s’est prononcé par vote sur des recommandations précises. Une description des considérations pertinentes, des raisons sous- tendant certaines décisions et des lacunes dans les connaissances sont présentées ci-dessous.

Pour  de plus amples renseignements concernant  la méthodologie employée par  le CCNI, veuillez consulter le document intitulé Recommandations pour l’immunisation fondées sur des données probantes – Méthodes du Comité consultatif national de l’immunisation , RMTC, janvier 2009.

Le lecteur trouvera ci-après des renseignements concernant l’administration d’une vaccination de rappel contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite aux enfants de 4 à 6 ans, au Canada, ainsi que les vaccins autorisés pour ce faire; les options en matière de produit vaccinal, en fonction de la question soumise au CCNI (y compris des données pertinentes concernant l’épidémiologie, l’efficacité potentielle, l’efficacité réelle, l’immunogénicité et l’innocuité/les effets secondaires), ainsi que des renseignements complémentaires sur les priorités de recherche et les questions relatives à la surveillance.

III. Programmes canadiens d'administration du vaccin de rappel aux enfants de 4 à 6 ans

Au Canada, on observe une certaine variabilité des calendriers de vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et Haemophilus influenzade type b (Hib), et ce, principalement en ce qui concerne l’inclusion d’un vaccin contre l’hépatite B chez les nourrissons, le moment de l’administration de la dose de rappel antidiphtérique, antitétanique et anticoquelucheuse acellulaire (vaccin dcaT) aux adolescents (voir le Tableau 1). En date de 2011, toutes les provinces et tous les territoires, à l’exception du Québec, administraient aux enfants de 4 à 6 ans un vaccin antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheux acellulaire et antipoliomyélitique (DCaT-VPI)  ayant  la même concentration que le vaccin administré aux nourrissons. Le Québec employait le vaccin dcaT-VPI depuis avril 2011, un produit ayant une concentration inférieure de l’anatoxine diphtérique et de l’antigène coquelucheux pour la vaccination de rappel contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la poliomyélite chez les enfants de 4 à 6 ans.Footnote 1 Le Tableau 1 présente de plus amples renseignements à ce sujet.

Tableau 1. Calendriers de vaccination – programmes publics de vaccination anticoquelucheuse systématique des enfants et des adolescents, Canada (2011) Footnote a
Province/ territoire DCaT-HB-VPI-Hib DCaT-VPI-Hib DCaT-VPI dcaT-VPI dcaT

Remarque : Communication  personnelle,  Julie  Laroche,  gestionnaire,  Évaluation  et  information  sur  l’immunisation, Centre de l’immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, Agence de la santé publique du Canada

Recommandation du CCNI 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans (l’un ou l’autre produit peut être utilisé)

10 ans après la dose de rappel précédente (14 à 16 ans, en général)

C.-B. 2, 4, 6 mois 18 mois 4 à 6 ans 9e année, janvier 2004
Alb. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 9e année, septembre 2004
Sask. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 8e année, septembre 2003
Man. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 14 à 16 ans, août 2003
Ont. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 14 à 16 ans, décembre 2003
Qc 2, 4,6, 18
mois
4 à 6 ansFootnote b 9e année, septembre 2004
T.-N.-L. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 9e année, septembre 1999
N.-B. 2, 4, 6, 18
mois
4 ans 9e année (septembre 2004), puis 7e année (modifié en septembre 2012)
N.-É. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 7e année, septembre 2004
Î.-P.-É. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 9e année, automne 2003
Yn

2, 4, 6

mois
18 mois 4 à 6 ans 9e année, printemps 2004
T.N.-O. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 9e année, octobre 2000
Nt 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans

9e année (14 à 16 ans),

septembre 2002

À la suite de la pénurie de QuadracelMD, qui a débuté à l’hiver 2012, toutes les provinces et tous les territoires, à l’exception de la Saskatchewan et  du Territoires du Nord-Ouest,  se sont tournés vers le vaccin dcaT-VPI pour la vaccination de rappel contre la diphtérie, la coqueluche (vaccin acellulaire), le tétanos et la poliomyélite chez les enfants de 4 à  6 ans.  Voir  le Tableau 2 .

Tableau 2 : Calendriers de vaccination instaurés à la suite de la pénurie de QuadracelMD (en date de juin 2013) – programmes publics de vaccination anticoquelucheuse systématique des enfants et des adolescents, Canada Footnote a Footnote b
Province/ territoire DCaT-HB-VPI-Hib DCaT-VPI-Hib DCaT-VPI dcaT-VPI dcaT

Remarque :

Recommandation du CCNI 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans (l'un ou l'au produit peut être utilisé) 10 ans après la dose de rappel précédente (14 à 16 ans, en général)
C.-B. 2, 4, 6 mois 18 mois 4 à 6 ans 9e année
Alb. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 9e année
Sask. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 8e année
Man. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 14 à 16 ans
Ont. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 14 à 16 ans
Qc 2, 4, 18
mois
6 mois 4 à 6 ans 3e année du secondaire
T.-N.-L. 2, 4, 6, 18
mois
4 à 6 ans 9e année
N.-B. 2, 4, 6, 18
mois
4 ans 7e année
N.-É. 2, 4, 6, 18 mois 4 à 6 ans 7e année
Î.-P.-É. 2, 4, 6, 18 mois 4 à 6 ans 9e année
Yn 2, 4, 6 mois 18 mois l’un ou l’autre, 4 à 6 ans l’un ou l’autre, 4 à 6 ans 9e année
T.N.-O. 2, 4, 6, 18 mois 4 à 6 ans 9e année
Nt 2, 4, 6, 18 mois 4 à 6 ans 9e année (14 à 16 ans)

IV. Vaccins

Les caractéristiques des vaccins homologués au Canada en tant que dose de rappel antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheuse (vaccin acellulaire) et antipoliomyélitique chez les enfants de 4 à 6 ans sont présentées dans le Tableau 3, ci-dessous. À noter que l’avis de conformité pour les vaccins BoostrixMD-Polio et AdacelMD-Polio chez les enfants de 4 à 6 ans a été reçu en 2008 et 2010, respectivement.Footnote 2Footnote 3

Tableau 3 : Préparations vaccinales homologuées pour utilisation au Canada (p. ex. description, composition) Footnote *
Nom commercial QuadracelMD AdacelMD -Polio BoostrixMD -Polio I
InfanrixMD -IPV

Légende : Diphtérie tétanos, anticoquelucheux acellulaire (DCaT), diphtérie, tétanos, anticoquelucheux à germes entiers (DCwP), anatoxine coquelucheuse (PT), microgrammes (µg), hémagglutinine filamenteuse (FHA), pertactine (PRN), fimbriae (FIM), limite de floculation (Lf), unités d’antigène D (DU).

Antigènes DCaT-VPI dcaT-VPI dcaT-VPI DCaT-VPI
Fabricant Sanofi Sanofi GSK GSK
Homologation - primovaccination et vaccination de rappel, de l’âge de 2 mois jusqu’à l’âge de 6 ans (avant le 7e anniversaire) - dose de rappel chez les enfants de 4 ans et plus -chez les enfants de 4 à 6 ans, peut être envisagé en remplacement de la 5e dose du vaccin DCaT-VPI

- dose de rappel chez les enfants de 4 ans et plus

- ne doit pas être utilisé pour la primovaccination
- dose de rappel chez les enfants de 6 ans et moins ayant au préalable reçu trois ou quatre doses du vaccin DCaT ou DCwP
PT (µg) 20 2,5 8 25
FHA (µg) 20 5 8 25
PRN (µg) 3 3 2,5 8
FIM 2/3 (µg) 5 5 - -
Antigène diphtérique (Lf) 15 2 2,5 25
Tétanos (Lf) 5 5 5 10
Antigènes de poliovirus 1/2/3 (DU) 40/8/32 40/8/32 40/8/32 40/8/32

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les antigènes, veuillez consulter la section V.3 (page 10) de la présente déclaration.

V. Devrait-on recommander de préférence un produit contenant un vaccin anticoquelucheux à fable concentration pour l'administration aux enfants de 4 à 6 ans?

V.1 Épidémiologie de la coqueluche au Canada

La coqueluche est une maladie cyclique dont on observe des éclosions tous les deux à cinq ans. Depuis l’introduction du vaccin anticoquelucheux à germes entiers en 1943, au Canada, l’incidence  de  la  coqueluche  a   chuté,   passant   d’une   moyenne   de   165 cas   pour 100 000 habitants entre 1933 et 1943 à une moyenne annuelle de 6,7 cas pour 100 000 entre 2001 et 2011.Footnote 4 Une recrudescence de la coqueluche a été observée au début des années 1990, phénomène vraisemblablement attribuable à une combinaison de facteurs, notamment : la faible efficacité réelle du vaccin combiné adsorbé contre la diphtérie, la coqueluche (vaccin à germes entiers) et le tétanos administré aux enfants canadiens entre 1981 et 1998, le déclin de l’immunité conférée par la vaccination antérieure chez les adolescents et les adultes, la sensibilisation accrue des médecins et l’amélioration du diagnostic et de la déclaration de la coqueluche.Footnote 5 Au Canada, les vaccins anticoquelucheux à germes entiers ont été remplacés en 1997-1998 par des vaccins acellulaires fabriqués à partir d’antigènes de B. pertussis purifiés.

L’incidence de la coqueluche est supérieure chez les nourrissons et les enfants, et elle chute considérablement chez les sujets de plus de 14 ans. De 2007 à 2011, les taux d’incidence moyens les plus élevés ont en effet été observés chez les enfants de moins de 1 an (64,0 cas pour 100 000); venaient ensuite les enfants de 1 à 4 ans (20,5 cas pour 100 000) et les enfants de 10 à 14 ans (11,6 cas pour 100 000).Footnote 4 Dans les années 1990, une hausse de l’incidence a été observée chez les adolescents et les adultes en raison de la faible efficacité réelle du vaccin dans la cohorte immunisée entre 1981 et 1999.Footnote 5  Les adolescents constituaient un réservoir majeur de la maladie et une source importante de transmission aux nourrissons. Par conséquent, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a recommandé en 2003 l’ajout au calendrier de vaccination d’une dose unique de la formulation pour adolescents et adultes du vaccin combiné contre la diphtérie, la coqueluche (vaccin acellulaire) et le tétanos (dcaT). Cette dose avait été intégrée aux programmes de vaccination en vigueur partout au Canada à la fin de 2004. Depuis 2003, le taux d’incidence de la coqueluche a diminué chez les 15 à 19 ans, passant de 18,7 cas pour 100 000 à 1,7 cas pour 100 000 en 2011.Footnote 4  Le CCNI a également recommandé que tous les adultes reçoivent une dose du vaccin dcaT s’ils n’ont pas déjà été immunisés à l’âge adulte.

Depuis la dernière éclosion importante de coqueluche, en 1998, l’incidence de la maladie connaît une diminution constante au Canada. En 2012, cependant, toutes les provinces et tous les territoires, à l’exception de la Saskatchewan, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et- Labrador et du Nunavut, ont enregistré une augmentation de l’activité de la maladie. Le Nouveau-Brunswick, en particulier, a connu une augmentation importante de l’activité de la maladie à la suite d’une éclosion de coqueluche, à l’échelle provinciale, apparue au début de 2012. Selon les données préliminaires, 4 845 cas de coqueluche ont été signalés au Canada en 2012, ce qui correspond à un taux d’incidence national de 14,1 cas pour 100 000 habitants. Trois décès, tous survenus chez des nourrissons de moins de sept mois auparavant en bonne santé, ont été signalés. La hausse de l’incidence observée à l’échelle nationale ne se limite pas à un groupe d’âge particulier ou aux sujets non immunisés, mais varie plutôt d’une province ou d’un territoire à l’autre.Footnote 4

V.2 Efficacité réelle de la vaccination anticoquelucheuse de rappel administrée aux enfants de 4 à 6 ans

Un résumé de la littérature traitant de l’efficacité réelle de la vaccination anticoquelucheuse de rappel administrée aux enfants d’âge préscolaire est présenté au Tableau 7. Récemment, deux études ont mis en évidence un déclin de l’immunité au cours des cinq années suivant l’administration de la 5e dose du vaccin DCaT.Footnote 6Footnote 7 D’abord, Klein et coll. ont déterminé qu’après la 5e dose du vaccin DCaT, la probabilité de contracter la coqueluche augmentait en moyenne de 42 % par année chez les sujets vaccinés plus de 5 ans auparavant.Footnote 6 Misegades et coll. ont pour leur part employé un devis cas-témoins afin d’étudier l’efficacité vaccinale chez les enfants ayant reçu cinq doses d’un vaccin anticoquelucheux,Footnote 7 et ils ont mis en évidence une diminution de l’efficacité, d’une année à l’autre, après l’administration de la 5e dose du vaccin DCaT. Dans cette étude, l’efficacité vaccinale estimative, selon le temps écoulé depuis l’administration de la 5e dose, s’élevait à 98,1 % (IC à 95 % : 96,1-99,1) pour la première année suivant la dernière dose, à 95,3 % (IC à 95 % : 91,2-97,5) pour les 12 à 23 mois suivant la dernière dose, à 92,3 % (IC à 95 % : 86,6-95,5 %) pour les 24 à 35 mois suivant la dernière dose, à 87,3 % (IC à 95 % : 76,2-93,2) pour les 36 à 47 mois suivant la dernière dose, à 82,8 % (IC à 95 % : 68,7-90,6) pour les 48 à 59 mois suivant la dernière dose et à 71,2 % (IC à 95 % : 45,8-84,8) 60 mois ou plus après la dernière dose du vaccin DCaT.Footnote 7

Aucune étude n’a jusqu’à présent été réalisée afin de comparer l’efficacité réelle des préparations vaccinales anticoquelucheuses à concentration élevée et de celles à faible concentration administrées en tant que vaccination de rappel aux enfants de 4 à 6 ans. Il n’est donc pas possible de déterminer si le contenu antigénique supérieur du vaccin anticoquelucheux est associé à une meilleure protection contre l’infection.

V.3 Immunogénicité de la vaccination anticoquelucheuse de rappel administrée aux enfants de 4 à 6 ans (et données probantes sur le caractère adéquat des corrélats de protections)

Afin de faciliter la compréhension des différents antigènes et de leurs fonctions, nous donnons un bref aperçu des anticorps humoraux que l’organisme de réglementation, Santé Canada, utilise pour évaluer la réponse immunitaire aux vaccins anticoquelucheux (en l’absence de corrélats de protection définis pour la coqueluche). L’anatoxine coquelucheuse (PT) exerce un certain nombre d’activités, notamment la fixation aux cellules hôtes, l’induction de la lymphocytose et la modification de la réponse immunitaire. Il y a production d’anticorps anti-PT après une infection naturelle ainsi qu’après la vaccination. L’hémagglutinine filamenteuse (FHA) est une protéine qui est sécrétée par B. pertussis. Elle joue un rôle important dans l’adhésion aux cellules épithéliales chez un hôte. La pertactine (PRN) est une protéine de surface hautement immunogène qui favorise la fixation aux cellules hôtes. Les fimbriae des types 2 et 3 (FIM 2/3) sont des composants présents à la surface de B.pertussiset ils participent à la colonisation du rhinopharynx. Certains ou tous de ces composants sont inclus dans les divers vaccins qui sont actuellement utilisés au Canada (voir le Tableau 3). Les anticorps dirigés contre chacun de ces composants sont mesurés, et l’on établit des comparaisons avec les réponses immunitaires obtenues dans des essais d’efficacité historiques. La protection est probablement conférée par l’interaction des anticorps susmentionnés, conjuguée à l’immunité à médiation cellulaire.Footnote 8

Des corrélats sérologiques de protection ont été définis pour la diphtérie et le tétanos.

Un certain nombre d’études ont  mis en évidence la capacité des préparations vaccinales anticoquelucheuses acellulaires, aussi bien de concentration élevée que de faible concentration, d’induire une réponse immunitaire. Les articles traitant plus spécifiquement de l’immunogénicité de la vaccination de rappel anticoquelucheuse administrée aux enfants de 4 à 6 ans sont présentés au  Tableau 7. Au  total, quatre  études se  sont penchées sur l’administration d’une préparation vaccinale « ca » après une primovaccination par une préparation « Ca » administrée dans l’enfance conformément au calendrier de vaccination.Footnote 9Footnote 11 Parmi celles-ci, seulement deux étaient des essais comparatifs randomisés sur l’utilisation des préparations « ca » et « Ca ». Ferrara et coll. (2012)Footnote 9 ont procédé à la comparaison directe de BoostrixMD-Polio (GSK) [dcaT-VPI] et de TetravacMD(Sanofi), un vaccin « Ca » à deux composants anticoquelucheux non disponible au Canada. Il importe cependant de souligner que les enfants ayant participé à l’étude n’avaient reçu que trois doses en guise de primovaccination, tandis qu’il est actuellement recommandé au Canada d’administrer une série primaire de trois doses et une dose de rappel (à 18 mois), avant la vaccination de rappel à l’âge de 4 à 6 ans. Selon cette étude, dans le cadre de laquelle l’immunogénicité a été mesurée aux deux composants semblables un mois après l’administration, le vaccin anticoquelucheux à faible concentration n’induirait pas une réponse immunitaire inférieure à celle associée au vaccin à concentration élevée.Footnote 9 Pour leur part, Langley et coll. (2006)Footnote 10 ont comparé l’immunogénicité du vaccin AdacelMD(Sanofi) [dcaT], qui contient une concentration réduite d’anatoxine diphtérique et d’antigène coquelucheux, à celle du vaccin QuadracelMD(DCaT-VPI), qui contient une concentration élevée d’anatoxine diphtérique et d’antigène coquelucheuxFootnote 10. Comme il s’agissait d’une étude canadienne, les sujets avaient reçu une série primaire comportant trois doses et une dose de rappel à 18 mois, avant de recevoir la vaccination à l’âge de 4 à 6 ans. Chez la majorité des enfants des deux groupes à l’étude, le titre d’anticorps anticoquelucheux a été multiplié par un facteur de 4 environ un mois après l’immunisationFootnote 10. L'étude menée par Scheifele et collFootnote 27 ont utilisé les deux mêmes produits que l'étude Langley et collFootnote 10  et a également été effectuée chez les enfants canadiens. Les principaux objectifs de l’étude étaient liés à la sécurité, cependant les enquêteurs ont également signalé des concentrations sériques d'anticorps avant et quatre semaines après la vaccination de rappel. Les valeurs du CMG à l’anatoxine coquelucheuse étaient significativement plus élevées dans le groupe DCaT-VPI que dans le groupe dcaT, tandis que les valeurs CMG pour les fimbriae (FIM) 2/3 étaient significativement plus élevées dans le groupe dcaT. La signification clinique de cette observation est inconnue.

Cependant, un suivi de cinq ans après l’administration de la dose de rappel a mis en évidence une réponse à l’anatoxine coquelucheuse inférieure chez les enfants ayant participé à l’étude Langley et coll.Footnote 10 qui avaient reçu le vaccin « ca », comparativement aux sujets immunisés avec le vaccin « Ca » (données au dossier, Sanofi). Cinq ans après la vaccination, les réponses en ce qui a trait aux autres antigènes étaient similaires dans les deux groupes. L’intérêt de ces observations sur le plan clinique est inconnu. Une autre étude a quant à elle fourni des données sur la durabilité à long terme de la réponse immunitaire (Meyer, 2008).Footnote 12 L’analyse de sous-groupe menée auprès d’environ 120 sujets a en effet mis en évidence un titre similaire d’anticorps anti-PT, anti-FHA et anti-PRN 3,5 ans après une vaccination de rappel par BoostrixMD(GSK) [dcaT] ou InfanrixMD(GSK) [DCaT] administrée entre l’âge de 4 et de 6 ans.Footnote 12

V.4 Effets indésirables associés à la vaccination anticoquelucheuse de rappel administrée aux enfants de 4 à 6 ans

Tous les produits vaccinaux homologués au Canada en tant que dose de rappel antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheuse et antipoliomyélitique administrée aux enfants de 4 à 6 ans sont sûrs. Un bref sommaire des données sur l’innocuité tirées d’études portant sur ces vaccins ainsi qu’un aperçu des données canadiennes sur l’innocuité disponibles sont présentés ci- dessous (voir le Tableau 7 pour obtenir plus de détails sur ces études).

Dans le cas des vaccins DCaT, les réactions locales importantes constituent la première préoccupation sur le plan de l’innocuité.Footnote 13-17Footnote 27 Toutefois, la fréquence à laquelle ce type de réaction se produit varie d’une étude à l’autre. Le taux le plus élevé de réactions locales importantes associées au vaccin DCaT-VPI a été signalé par Nilsson.Footnote 14 Ce dernier a réalisé une étude auprès de 416 enfants italiens et suédois de 4 à 6 ans et a observé un taux d’œdème important (c.-à-d. un œdème > 50 mm, un œdème diffus ou un œdème touchant ≥ 1 articulation adjacente) de 13,5 % chez les enfants ayant reçu le vaccin DCaT-VPI, contre 17,4 % pour le vaccin DCaT.Footnote 14 Quatre autres études visaient pour leur part à comparer l’innocuité de vaccins « Ca » et de vaccins « ca » (Ferrera, Meyer, Langley, Scheifele),Footnote 9 Footnote 10 Footnote 12Footnote 27 et elles ont toutes mis en évidence une plus faible proportion de sujets présentant des signes et des symptômes de réactions locales dans les groupes « ca ». La fréquence globale des réactions locales et les différences observées entre les groupes « Ca » et « ca » variaient cependant d’une étude à l’autre.Footnote 9 Footnote 10 Footnote 12Footnote 27

Dans les quatre mêmes études comparant les vaccins « Ca » et les vaccins « ca », les effets généraux attribuables à la réactogénicité étaient pour leur part semblables chez les enfants ayant reçu le vaccin DCaT-VPI et chez les enfants ayant reçu un vaccin dcaT avec ou sans VPI.Footnote 9 Footnote 10 Footnote 12Footnote 27 La fièvre était habituellement la réaction générale la plus courante, et sa fréquence variait de < 10 % à > 20 %. Aucune réaction indésirable grave attribuable à la vaccination n’a été observée dans le cadre de ces trois études.

Au Québec, le Système provincial de surveillance des effets secondaires suivant la vaccination a détecté une augmentation de la fréquence des réactions locales importantes associées à l’administration du DCaT-VPI en tant que dose de rappel aux enfants de 4 à 6 ans. Cette observation concorde avec les essais cliniques qui ont montré que les produits à concentration élevée d’antigènes étaient associés à une plus forte réactogénicité. En raison d’une hausse du nombre des déclarations de réactions locales importantes survenant après l’administration de la dose de rappel à l’âge de 4 à 6 ans chez les enfants ayant reçu une primovaccination à composant anticoquelucheuse exclusivement acellulaire, la province a décidé en 2011 (c.-à-d. avant la pénurie de QuadracelMD) de remplacer le vaccin DCaT-VPI par le vaccin dcaT-VPI pour la vaccination de rappel des enfants de 4 à 6 ans.Footnote 1 Depuis, comme on pouvait s’y attendre, on a observé une diminution du nombre de déclarations de réactions au point d’injection survenant après la dose de rappel chez les enfants de 4 à 6 ans (communication personnelle, Éveline Toth, ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec).

Les données du Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant l’immunisation (SCSESSI) concordent avec les résultats d’études pré- et post- commercialisation indiquant la grande innocuité du vaccin DCaT-VPI. Un examen des tendances en matière de déclaration dégagées à partir du SCSESSI indique en effet clairement qu’il est beaucoup moins fréquent que des effets secondaires soient déclarés depuis que l’on utilise les vaccins anticoquelucheux acellulaires plutôt que les vaccins à germes entiers, comme c’était le cas dans le passé. Les hospitalisations attribuables aux réactions locales importantes, qui peuvent concerner des patients recevant un diagnostic de cellulite, ne sont pas fréquemment signalées au SCSESSI.Footnote 18

L’examen de la littérature a permis de répertorier un certain nombre d’études récentes de l’efficacité vaccinale qui semblent mettre en évidence un déclin de l’immunité après l’administration du vaccin DCaT, en tant que dose de rappel, aux enfants de 4 à 6 ans. En outre, bien qu’il ait été possible d’observer une réponse immunitaire supérieure dans le cadre d’essais comparant l’administration de vaccins « Ca » et « ca » en tant que dose de rappel à des enfants ayant reçu une primovaccination à base de vaccins « Ca ». La signification clinique des anticorps anticoquelucheux, étant donné l’absence de corrélats de protection, demeurent inconnues. Une réactogénicité locale moindre du vaccin « ca », en comparaison avec le vaccin « Ca », a toutefois pu être mise en évidence.

VI. Recommandations

Veuillez noter que les provinces et territoires doivent prendre en considération les facteurs économiques, les autres facteurs locaux liés aux programmes et aux opérations et les données épidémiologiques locales lorsqu’il est question de l’intégration des présentes recommandations aux programmes publics d’immunisation.

« Devrait-on recommander de préférence un produit contenant un vaccin anticoquelucheux à concentration élevée ou un vaccin anticoquelucheux à faible concentration pour l’administration aux enfants de 4 à 6 ans? »

Recommandation : Le vaccin DCaT-VPI et le vaccin dcaT-VPI peuvent tous deux être utilisés pour la vaccination de rappel chez les enfants de 4 à 6 ans. Le CCNI ne recommande pas l’administration d’un vaccin plutôt que l’autre.

Comme mentionné dans la présente déclaration, le CCNI a procédé à un examen rigoureux des questions relatives à l’innocuité, à l’efficacité et à l’immunogénicité des vaccins. Bien que le vaccin dcaT­VPI soit associé à un nombre inférieur d’effets secondaires, les données semblent indiquer que le vaccin DCaT-VPI provoque une réponse immunitaire plus forte et plus durable que le vaccin dcaT-VPI, sous réserve du caractère incertain des corrélats de protection contre la coqueluche. En raison du niveau d’incertitude actuel, il serait important de tenir compte les données épidémiologiques propres à la province ou au territoire ainsi que les réponses du public aux réactions locales suivant la vaccination afin de déterminer le produit à privilégier.

Recommandation du CCNI de catégorie C

VII. Priorités en matière de recherche

Le CCNI encourage la réalisation de travaux de recherche relatifs aux questions suivantes :

  •  Établissement et une meilleure compréhension des corrélats de protection pour les vaccins anticoquelucheux;
  • Approfondissement des connaissances relatives à la durée de la protection conférée par les vaccins à composant anticoquelucheux et à la question de savoir s’il convient d’administrer plus tôt la dose destinée aux adolescents;
  • Comparaison des diverses préparations vaccinales anticoquelucheuses (c.-à-d. « Ca » et « ca ») sur le plan de l’efficacité réelle, de la durée de la protection conférée, de l’immunogénicité et de l’innocuité, et étude des effets sur la durée de la protection de l’utilisation des différents produits pour la primovaccination ou la vaccination de rappel;
  • Meilleure compréhension de l’immunité contre la coqueluche au moyen d’études sérologiques ou d’études portant sur les contacts familiaux infectés et non infectés des cas de coqueluche;
  • Amélioration de la compréhension de l’histoire naturelle de l’immunité contre la coqueluche;
  • Mise au point de vaccins présentant une meilleure efficacité.

VIII. Questions relatives à la surveillance

La collecte, l’analyse, l’interprétation et la diffusion opportune des données, de manière soutenue et systématique, sont essentielles à la planification, à la mise en œuvre, à l’évaluation et à la prise de décision fondée sur les preuves. Le tétanos, la diphtérie, la coqueluche et la poliomyélite sont tous des maladies à déclaration obligatoire à l’échelle nationale. En appui aux efforts déployés dans ce domaine, le CCNI encourage l’amélioration de la surveillance sur les plans suivants :

  1. Épidémiologie
    • Approfondissement  des  connaissances  sur  le  rôle  du  déclin  de  l’immunité  dans l’épidémiologie de la coqueluche.
  2. Laboratoire
    •  Amélioration des méthodes de laboratoire permettant la détection de la coqueluche, y compris la sérologie et le diagnostic à partir de prélèvements de sécrétions buccales;
    • Contribution d’espèces autres que Bordetella pertussis (p. ex. Bordetella holmesii).
  3. Vaccin
    • Registre d’immunisation visant à améliorer la précision des rapports sur la couverture vaccinale;
    • Efficacité vaccinale;
    • Surveillance continue et opportune de l’innocuité des vaccins.
Tableau 4. Niveau de données probantes selon la conception de la recherche
Niveau Description
I Données probantes provenant d’un ou de plusieurs essais cliniques comparatifs randomisés.
II-1 Données probantes provenant d’essais contrôlés sans randomisation.
II-2 Données probantes provenant d’études de cohortes ou d’études analytiques cas- témoins, réalisées de préférence dans plus d’un centre ou groupe de recherche avec des mesures des résultats cliniques de l’efficacité des vaccins.
II-3 Données probantes obtenues à partir de plusieurs séries chronologiques avec ou sans intervention. Les résultats spectaculaires d’expériences non comparatives (comme les résultats de l’introduction des traitements à la pénicilline dans les années 1940) peuvent également être considérés à titre de données probantes.
III Opinions d’autorités respectées fondées sur des expériences cliniques, études descriptives et rapports de cas ou rapports de comités d’experts.
Tableau 5. Cote de qualité des preuves (validité interne)
Cote de qualité Description
Bonne Une étude (comprenant les méta-analyses ou les examens systématiques) qui répond bien à tous les critères relatifs à la conceptionFootnote *
Passable

Une étude (comprenant les méta-analyses ou les examens systématiques) qui ne répond pas (ou ne répond pas clairement) à au moins un des critères relatifs à la conceptionFootnote *, mais ne comporte aucune « lacune fatale ».

Médiocre Une étude (comprenant les méta-analyses ou les examens systématiques) qui comporte au moins une « lacune fatale » relative à la conceptionFootnote * ou une accumulation de lacunes moins importantes faisant en sorte que les résultats de l’étude sont jugés inadéquats en vue de l’élaboration des recommandations.
Tableau 6. Cote de qualité des preuves (validité interne)
Catégorie Recommandation
A Le CCNI a conclu qu’il existait des données probantes suffisantes pour recommander l’immunisation
B Le CCNI a conclu qu’il existait des données probantes acceptables pour recommander l’immunisation
C Le CCNI a conclu qu’il existait des données probantes contradictoires qui ne permettent pas de faire une recommandation pour ou contre l’immunisation; cependant, d’autres facteurs peuvent influer sur la prise de décision
D Le CCNI a conclu qu’il existait des données probantes acceptables pour déconseiller l’immunisation
E Le CCNI a conclu qu’il existait des données probantes suffisantes pour déconseiller l’immunisation
F Le CCNI a conclu qu’il existait des données probantes insuffisantes (en quantité ou en qualité) pour formuler une recommandation; cependant, d’autres facteurs peuvent influer sur la prise de décisions

Liste des abréviations

ca
Vaccin anticoquelucheux acellulaire (faible concentration)
Ca
Vaccin anticoquelucheux acellulaire (concentration élevée)
dcaT
Vaccin combiné contenant l’anatoxine diphtérique, l’anatoxine tétanique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire (faible concentration de l’anatoxine diphtérique et de l’antigène coquelucheux)
DCaT
Vaccin combiné contenant l’anatoxine diphtérique, l’anatoxine tétanique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire (concentration élevée de l’anatoxine diphtérique et de l’antigène coquelucheux)
DCaT-VPI
Vaccin combiné contenant l’anatoxine diphtérique, l’anatoxine tétanique, un vaccin anticoquelucheux acellulaire et un vaccin antipoliomyélitique inactivé (concentration élevée de l’anatoxine diphtérique et de l’antigène coquelucheux)
DCaT-VPI-Hib
Vaccin combiné contenant l’anatoxine diphtérique, l’anatoxine tétanique, un vaccin anticoquelucheux acellulaire, un vaccin antipoliomyélitique inactivé et un vaccin contre Haemophilus influenzae de type b (concentration élevée de l’anatoxine diphtérique et de l’antigène coquelucheux)
GCI
Guide canadien d’immunisation
IMEP
Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite
PPAV
Poliomyélite paralytique associée à la vaccination
PVS
Poliovirus sauvage
VPI
Vaccin antipoliomyélitique inactivé
VPO
Vaccin antipoliomyélitique oral

Tableau 7. Sommaire des données probantes à l’appui des recommandations du CCNI

Données probantes à l’appui de l’efficacité potentielle
DÉTAILS DES ÉTUDES SOMMAIRE
Étude Vaccin Plan d'étude Participants Sommaire des principales constatations sous forme de texte ou de données Degré de preuve Qualité
Aucune étude sur l’efficacité potentielle ou l’efficacité réelle n’a été recensée au cours de la recherche documentaire.
Données probantes à l’appui de l’efficacité réelle
DÉTAILS DES ÉTUDES SOMMAIRE
Étude Vaccin Plan d'étude Participants Sommaire des principales constatations sous forme de texte ou de données Degré de preuve Qualité
Vaccin à l’étude : DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI, GSK) ou DCaT (InfanrixMD, GSK)+VPI
Torvaldsen S. et coll., Pediatr Infect Dis J 2003Footnote 19

DCaT

(S’agit-il du DCaT-VPI ou du DCaT+VPI L’article ne le précise pas.) InfanrixMD-VPI ou InfanrixMD+VPI

Cohorte (système de surveillance des maladies à déclaration obligatoire à l’échelle nationale)

Définition d’un cas de coqueluche : cas confirmé en laboratoire, ou lien épidémiologique à un cas confirmé en laboratoire ou cas correspondant à la définition de cas clinique non confirmé en laboratoire

Tous les résidents de l’Australie, entre 1993 et 2001

Cinquième dose du vaccin anticoquelucheux mis en marché en 1994 (administré à l’âge de 4 ou 5 ans au début de l’étude, puis à l’âge de 4 ans à partir de 1996). En 1999, toutes les doses de vaccin à germes entiers ont été remplacées par des doses de vaccin acellulaire (Ca).

Constatations :
« lorsque les enfants âgés de 5 à 9 ans sont devenus admissibles à la 5e dose de rappel, le taux de
déclaration dans ce groupe d’âge a affiché une diminution progressive »

Comparaison des années épidémiques 1997 et 2001 :

≥ 100/100 000 cas déclarés en 1997 chez l’ensemble des enfants de 5 à 7 ans (seuls les enfants de 5 et 6 ans étaient admissibles à une 5e dose de rappel), comparativement à < 50/100 000 cas déclarés en 2001 dans le même groupe d’âge (tous les enfants étaient admissibles à une 5e dose de rappel).
Niveau II-2

S.O.
(étude de surveillance)

Vaccin à l’étude : DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI, GSK et QuadracelMD, Sanofi Pasteur) ou DCaT (InfanrixMD, GSK et Daptacel MD, Sanofi Pasteur) + VPI

Klein et coll., New England J Med Septembre 2012Footnote 6 DCaT avec ou sans VPI sous forme de vaccin combiné. Les produits de GSK et de Sanofi Pasteur ont été utilisés (confirmé auprès des auteurs de l’étude).

Étude cas/témoins rétrospective, fondée sur les données d’une seule organisation de soins de santé intégrés*.

Cas : résultat positif à la PCR pour la coqueluche entre janvier 2006 et juin 2011; vaccination par le DCaT entre l’âge de 47 et de 84 mois; primovacci- nation par le Ca

Témoins : 1) résultat négatif à la PCR et sujets ayant reçu la 5e dose du vaccin DCaT 2) témoins appariés (sexe, âge, race, clinique), ayant reçu la 5e dose du vaccin DCaT

*Le calcul de l’incidence est également fondé sur l’ensemble de la cohorte de l’organisation de soins de santé intégrés.

n = 277 cas chez les enfants de 4 à 12 ans, entre
2006 et 2011

n = 3 318
témoins négatifs à la PCR

n = 6 086
témoins appariés

Objectif : examen du déclin de l’immunité induite par le vaccin DCaT dans la population d’âge scolaire affichant un taux élevé de vaccination qui n’avait reçu que des formulations vaccinales Ca; étude effectuée lors de l’éclosion de coqueluche en Californie. (2010). Principales constatations : Incidence de la coqueluche entre 2006 et 2011 :
< 1 an : 115/100 000 par an 5 ans : 29/100 000 par an
10 à 11 ans : 226/100 000 par an

Temps écoulé depuis la 5e dose de DCaT (cas vs témoins négatifs à la PCR) : 1 699 jours (IC à 95 % : 1 627, 1 772) vs 1 028 jours (IC à 95 % : 1 003, 1 053) p < 0,001

Rapport de cotes (RC) associé à la coqueluche par année après l’administration de la 5e dose de DCaT : Cas vs témoins négatifs pour la PCR : RC = 1,42 (IC à 95 % : 1,21; 1,66) Cas vs témoins appariés : RC 1,50 (IC à 95 % : 1,13; 2,00)

Niveau II-2 Bonne
Misegades et coll., J Amer Med Assoc 2012Footnote 7

DCaT avec ou sans VPI sous forme de vaccin combiné. Il est supposé que les produits de GSK et de Sanofi Pasteur ont été utilisés, étant donné qu’ils sont homologués aux États-Unis.

Étude cas/témoins (rétrospective et prospective) menée dans 15 comtés de la Californie, du 1er janvier au
14 décembre
2010.

Cas : soupçonnés, probables et confirmés de coqueluche chez les enfants de 4
à 10 ans

Témoins : enfants de 4 à 10 ans ayant reçu des soins auprès des mêmes cliniciens que les cas

n = 682 cas, enfants de 4 à 10 ans,
2010

n = 2 016 témoins, enfants de 4 à 10 ans, 2010

Objectif : évaluer l’association
entre la survenue de coqueluche et le fait d’avoir reçu 5 doses du vaccin Ca par rapport au temps écoulé depuis la 5e dose.

Principales constatations : Estimation de l’efficacité du vaccin [(1-RC) x 100 %] pour 5 doses de Ca = 88,7 % (IC à 95 % : 79,4; 93,8)

< 12 mois après l’administration de la 5e dose, l’efficacité vaccinale estimative était de 98,1 % (IC à
95 % : 96,1; 99,1)
≥ 60 mois après l’administration de la 5e dose, l’efficacité vaccinale estimative était de 71,2 % (IC à 95 % : 45,8, 85,4)
Lorsqu’il s’est écoulé < 12 mois et ≥ 60 mois depuis la 5e dose de Ca, le déclin de l’efficacité vaccinale a été estimé à 27,4 %.

Niveau II-2 Bonne
Données probantes à l’appui de l’immunogénicité
DÉTAILS DES ÉTUDES SOMMAIRE
Étude Vaccin Plan de l’étude Nombre de participants Résumé des principaux résultats (texte ou données) Niveau de données probantes Qualité
Vaccin à l’étude : DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI, GSK)
Nilsson et coll., Scand J Infect Dis 2005Footnote 14

DCaT-VPI

(InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD+VPI)
Essai randomisé et ouvert mené dans 7 établissements en Italie et en Suède

n = 416
Enfants de 4 à 6 ans (ayant déjà reçu la série primaire de 3 doses)

Résultats : Évaluation de l’immunogénicité du DCaT-VPI vs le DCaT+VPI (évaluation avant la vaccination et un mois après)

Séroprotection, se définissant comme suit :
diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml poliovirus ≥ 1:8

Séropositivité, se définissant comme suit :
coqueluche (anatoxine coquelucheuse [PT], hémagglutinine filamenteuse [FHA], pertactine [PRN])
≥ 5 El.U/ml Réponse au vaccin anticoquelucheux (PT, FHA, PRN), se définissant comme suit : séropositivité chez les sujets qui étaient séronégatifs au début de l’étude ou augmentation de la concentration d’anticorps initiale par un facteur de 2 chez les sujets qui étaient séropositifs au départ.

Principales constatations :

Pourcentage de séroprotection/séropositivité un mois après la vaccination par DCaT-VPI vs DCaT+VPI, (IC à 95 %)

Titres d’anticorps antidiphtériques : 99 (96,6-99,9) vs 100 (98,1-100)
Titres d’anticorps antitétaniques : 100 (98,2-100) vs 100 (98,1-100)
Titres d’anticorps anti­PT :
100 (98,2-100) vs 99,5 (97,1-100)
Titres d’anticorps anti-FHA :
100 (98,2-100) vs 100 (98,1-100)
Titres d’anticorps anti-PRN :
100 (98,2-100) vs 100 (98,1-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 100 (97,7-100) vs 100 (97,6-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 100 (97,7-100) vs 100 (97,6-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 99,5 (97,1-100) vs 100 (97,9-100)

Niveau I Assez bonne
Black et coll., Vaccine Août 2006Footnote 16 DCaT - VPI (Infanrix MD - VPI) vs DCaT (Infanrix MD ) +VPI Essai de phase II randomisé et ouvert d’évaluation de la non - infériorité, mené dans 14 centres des États - Unis n = 400

Résultats : Séroprotection, avant la vaccination et un mois après, se définis sant comme suit : diphtérie et tétanos ≥  0,1 UI/ml
poliovirus ≥  1:8
coqueluche ≥  5 El.U/ml
rougeole ≥  150 mUI/ml
oreillons ≥  1:28
rubéole ≥  10 UI/ml

dose de rappel – multiplication par un facteur de 4 des titres d’anticorps présents avant la vaccination

Principales constatations : Pourcentage de séroprotection DCaT - VPI+RRO vs DCaT+VPI+RRO (IC à 95 %)

Titres d’anticorps antidiphtériques : 99,4 (96,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps antitétaniques : 100 (97,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’antic orps anti-PT : 99,4 (96,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps anti - FHA : 100 (97,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps anti - PRN : 100 (97,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 100 (97,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 100 (97,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 100 (97,9 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’anticorps dirigés contre la rougeole : 100 (98 - 100) vs 100 (98 - 100) Titres d’ anticorps dirigés contre les oreillons : 100 (97,9 - 100) vs 100 (97,9 - 100) Titres d’anticorps dirigés contre la rubéole : 100 (98 - 100) vs 100 (98 - 100)

Niveau I Assez bonne
Marshall et coll., Vaccine Août 2006Footnote 20

DCaT-VPI
(InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD) +VPI

Étude de phase IIIb randomisée et ouverte d’évaluation de la non- infériorité, menée dans trois centres de l’Australie

n = 366 (362 sujets vaccinés) Enfants de 4 à 6 ans

Résultats :
Évaluation de l’immunogénicité du DCaT-VPI+RRO vs le DCaT
+VPI+RRO, avant la vaccination et 21 à 48 jours après; examen de l’immunogénicité du vaccin RRO Séroprotection, se définissant comme suit :
diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml poliovirus ≥ 1:8

Séropositivité, se définissant comme suit :
coqueluche (PT, FHA, PRN)
≥ 5 El.U/ml
rougeole > 150 mUI/ml oreillons ≥ 231 U/mL rubéole ≥ 4 et ≥ 10 UI/ml

Principales constatations : Pourcentage de séroprotection/séropositivité de 21 à 48 jours après la vaccination, DCaT-VPI+RRO vs DCaT+VPI+RRO (IC à 95 %)

Titres d’anticorps antidiphtériques : 100 (97,8-100) vs 100 (97,7-100)

Titres d’anticorps antitétaniques : 100 (97,8-100) vs 100 (97,7-100)

Titres d’anticorps anti­PT :
99,4 (96,7-100) vs 100 (97,7-100)
Titres d’anticorps anti-FHA : 100 (97,9-100) vs 100 (98-100)
Titres d’anticorps anti-PRN :
100 (97,8-100) vs 100 (97,7-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 100 (97,7-100) vs 100 (97,6-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 100 (97,6-100) vs 100 (97,6-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 100 (97,6-100) vs 100 (97,5-100)
Titres d’anticorps dirigés contre la rougeole :
100 (97,8-100) vs 99.4 (96,6-100)
Titres d’anticorps dirigés contre les oreillons :
100 (97,6-100) vs 100 (97,7-100)
Titres d’anticorps dirigés contre la rubéole ≥ 4 UI/mL :
100 (97,8-100) vs 100 (97,7-100)
Titres d’anticorps dirigés contre la rubéole ≥ 10 UI/mL :

100 (97,8-100) vs 100 (97,7-100)
Niveau I Assez bonne

Black et coll.,Pediatr Infect Dis J
Avril 2008Footnote 17

DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD) + VPI

Étude de phase III randomisée et ouverte, menée dans 24 centres des États-Unis N=4209

Résultats : Séroprotection chez les sujets ayant reçu le DCaT-VPI vs le DCaT+VPI lors de la vaccination de rappel

Séroprotection, se définissant comme suit :

diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml poliovirus ≥ 1:8

coqueluche ≥ 5 El.U/ml rougeole ≥ 150 mUI/ml oreillons ≥ 1:28 rubéole ≥ 10 UI/ml
dose de rappel – multiplication par un facteur de 4 des titres d’anticorps présents avant la vaccination

Principales constatations : pourcentage de séroprotection un mois après l’administration du vaccin, DCaT-VPI vs DCaT+VPI (IC à 95 %)
Titres d’anticorps antidiphtériques : 100 (99,6-100) vs 100 (98,6-100)
Titres d’anticorps antitétaniques : 100 (99,6-100) vs 100 (98,6-100)
Titres d’anticorps anti­PT :
99.8 (99,2-100) vs 100 (98,6-100)
Titres d’anticorps anti-FHA :
100 (99,6-100) vs 100 (98,6-100)
Titres d’anticorps anti-PRN :
100 (99,6-100) vs 100 (98,6-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 99,9 (99,3-100) vs 100 (98,5-100)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 100 (99,6-100) vs 100 (98,5-100)

Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 100 (99,5-100) vs 100 (98,5-100)
Niveau I Assez bonne
Klein et al. Vaccine Janv. 2012Footnote 21

DCaT-VPI

(InfanrixMD-VPI)
Étude de phase IIIb randomisée et ouverte d’évaluation de la non- infériorité, menée dans 11 centres des États- Unis

n = 478
(461 sujets ayant terminé la phase active) Enfants de 4 à 6 ans

Résultats :

Évaluation de l’immunogénicité du DCaT-VPI+RRO + V vs le DCaT-

VPI+RRO, avant l’étude et un mois après; cette étude ne visait pas à évaluer l’immunogénicité du vaccin RRO ni du vaccin V. Séroprotection, se définissant comme suit :
diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml poliovirus ≥ 1:8
coqueluche (PT, FHA, PRN)
≥ 5 El.U/ml

Réponse à la dose de rappel, se définissant comme suit : diphtérie et tétanos ≥ 0,4 UI/ml chez les sujets séronégatifs au départ et multiplication par un facteur ≥ 4 des titres d’anticorps
présents avant la vaccination chez les sujets séropositifs au départ.
Présence d’anticorps antipoliomyélitiques chez les sujets séronégatifs au départ ou multiplication par un facteur ≥ 4 des titres d’anticorps chez les sujets ayant déjà des titres d’anticorps ≥ 1:8 avant l’administration de la dose de rappel.

Coqueluche (PT, FHA, PRN) ≥ 20 El.U/ml chez les sujets séronégatifs au début de l’étude; multiplication par un facteur ≥ 4 des titres d’anticorps chez les sujets dont les titres présents au départ se situaient entre ≥ 5 El.U/mL et < 20 El.U/mL; multiplication par un facteur ≥ 2 des titres d’anticorps chez les sujets dont les titres présents au départ étaient ≥ 20 El.U/mL.

Principales constatations : Pourcentage de séroprotection un mois après la vaccination dans les deux groupes combinés, c’est-à- dire DCaT-VPI+RRO+V et DCaT- VPI+RRO (IC à 95 %)

Titres d’anticorps antidiphtériques : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps antitétaniques : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps anti­PT : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps anti-FHA : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps anti-PRN : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 100 (98,3-100) Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 100 (98,3-100)

Principales constatations : taux de réponse à la dose de rappel un mois après la vaccination, DCaT- VPI+RRO+V vs DCaT-VPI+RRO (IC à 95 %)

Titres d’anticorps antidiphtériques : 99,1 (96,6-99,9) vs 99,0 (96,6-99,9)
Titres d’anticorps antitétaniques : 98,6 (95,9-99,7) vs 97,6 (94,5-99,2)
Titres d’anticorps anti­PT : 95,0 (91,2-97,5) vs 95,7 (92,0-98,0)
Titres d’anticorps anti-FHA :
98,6 (96,0-99,7) vs 99,5 (97,4-100)
Titres d’anticorps anti-PRN :
100 (98,3-100) vs 98,6 (96,0-99,7)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 98,1 (95,3-99,5) vs 96,7 (93,2-99,6)
Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 95,3 (91,6-97,7) vs 98,1 (95,2-99,5)

Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 99,1 (96,7-99,9) vs (95,2-99,5)
Niveau I Assez bonne
Vaccin à l’étude : dcaT-VPI (BoostrixMD-Polio, GSK)
Sanger et coll., Eur J Pediatr Décembre 2007Footnote 11 dcaT-VPI (BoostrixMD- Polio) vs dcaT (BoostrixMD)+ VPI Essai comparatif randomisé à insu partiel (une injection vs deux injections sans insu), mené dans 59 centres en Allemagne

n = 959
enfants de 4 à 8 ans,
sous-groupe (n = 566)

participant au suivi de 1 an

Résultats :
Évaluation de l’immunogénicité du dcaT-VPI vs le dcaT+VPI avant la vaccination et un mois après, sous- groupe faisant l’objet d’un suivi de 1 an

Séroprotection, se définissant comme suit : diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml poliovirus ≥ 1:8 coqueluche (PT, FHA, PRN) : multiplication par un facteur de 2 des titres d’anticorps présents avant la vaccination chez les sujets séropositifs au début de l’étude et apparition d’anticorps (seuil de coupure fixé à 5 El.U/mL) chez les sujets séronégatifs au départ

Principales constatations : Pourcentage de séroprotection un an après la vaccination, dcaT-VPI vs dcaT+VPI (IC à 95 %) Titres d’anticorps antidiphtériques : 100 (99-100) vs 100 (94,4-100) Titres d’anticorps antitétaniques : 99,8 (98,8-100) vs 98,8 (93,3-100)

Titres d’anticorps anti­PT : 81,2 (77,4-84,6) vs 75,3 (64,5-84,2) Titres d’anticorps anti-FHA : 100 (99,2-100) vs 98,8 (93,3-100) Titres d’anticorps anti-PRN : 98,1 (96,4-99,1) vs 97,5 (91,4-99,7)

Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 100 (99,2-100) vs 100 (95,4-100)

Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 100 (99,2-100) vs 100 (95,4-100)

Titres d’anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 99,8 (98,8-100) vs 98,6 (92,4-100)

Niveau I Assez bonne
Kitchin N et coll., Hum Vaccin Im- munother Mars 2012Footnote 9

dcaT-VPI (BoostrixMD- Polio) vs DCaT- VPI [TetravacMD(produit de Sanofi renfermant les antigènes PT et FHA, non disponible au Canada), avec, dans les deux cas, administration concomitante du vaccin RROV]

Essai comparatif randomisé et multicentri- que, mené en Italie

n = 305

Enfants de 5 à 6 ans

Résultats : Évaluation de l’immunogénicité du dcaT-VPI vs le DCaT-VPI avant la vaccination de rappel et un mois après

Séroprotection, se définissant comme suit :
diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml poliovirus ≥ 1:8
coqueluche (PT, FHA,PRN) : multiplication par un facteur de 2 des titres d’anticorps présents avant la vaccination chez les sujets séropositifs au départ et apparition d’anticorps (seuil de coupure fixé à 5 El.U/mL) chez les sujets séronégatifs au départ

Non-infériorité de la séroprotection, se définissant comme suit : limite supérieure de l’IC à 95 % normalisé, asymptotique associé à un écart ≤ 10 % entre les deux groupes (diphtérie, tétanos, poliomyélite)

Principales constatations : dcaT- VPI vs DCaT-VPI, séroprotection un mois après la vaccination de rappel

Séroprotection, chez tous les sujets, avec présence d’anticorps antidiphtériques, d’anticorps antitétaniques, d’anticorps antipoliomyélitiques (types 1, 2 et 3), d’anticorps anti­PT et d’anticorps anti-FHA (anticorps anti-FHA chez 99,3 % des enfants
du groupe recevant le vaccin dcaT- VPI)

La non-infériorité de la séroprotection contre la diphtérie, le tétanos et le poliovirus (types 1, 2 et 3) a été établie.

Principales constatations : dcaT- VPI vs DCaT-VPI, coqueluche, un mois après la vaccination de rappel CMG/TMG (IC à 95 %)

Anticorps anti-PT :
59,8 (52,2-68,5) vs 75,9 (65,7-87,7)

Anticorps anti-FHA :
556,2 (491,4-629,5) vs 613,5 (547- 688,2)

Anticorps anti-PRN :
354,8 (280,2-449,4) vs 7,8 (6,5- 9,2)

Niveau I Assez bonne
Vaccin à l’étude : dcaT-VPI (AdacelMD-Polio, Sanofi Pasteur)
Hendrikx, LH et coll., Vaccine Nov. 2009Footnote 22 dcaT-VPI (AdacelMD-Polio) vs DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI) Échantillon de commodité n = 69 sujets (primo- vaccination par le Ca) ayant reçu une dose de rappel à l’âge de 4 ans Résultats : Taux d’IgG (analyse groupée) 28 jours après l’administration du vaccin de rappel

Principales constatations : dcaT- VPI vs DCaT-VPI, taux d’IgG (95 %)

Titres d’anticorps anti­PT : 44,7 (31-64,5) vs 192,3 (144- 256,7)

Titres d’anticorps anti-FHA : 182,3 (99,0-335,7) vs 518 (429,4- 624,9)

Titres d’anticorps anti-PRN : 629,1 (264,5-1 496) vs 1 273,5 (932,5-1 739)

Titres d’anticorps anti-Fim2/anti- Fim3 : 2,7 (1,3-5,5) vs 1,2 (1,0-1,4)
Niveaul II-3 Assez bonne
Kitchin N et coll., Hum Vaccine Août 2009Footnote 23 AdacelMD-Polio (dcaT-VPI) Essai comparatif randomisé, mais comportant un seul groupe de traitement

n = 77
Enfants de 3 ans ½ à 4 ans ½ (primovaccination par le DCaT-VPI-Hib)

Résultats : Évaluation de l’immunogénicité du dcaT-VPI avant la vaccination de rappel et un mois après
(CMG/TMG)

Principales constatations : CMG/TMG avant vs après l’administration du vaccin de rappel, CMG/TMG (IC à 95 %)

CMG d’anticorps antidiphtériques : 0,041 (0,029-0,057) vs 7,95 (4,97-
12,73)

CMG d’anticorps antitétaniques : 0,43 (0,3-0,61) vs 7,26 (5,69-9,26)

Coqueluche :

Anticorps anti-PT :
3,71 (2,89-4,75) vs 94,84 (71,89- 125,11)
Anticorps anti-FHA :
7,05 (4,91-10,12) vs 103,14 (78,03-136,33)

Anticorps anti-PRN :
3,93 (3,07-5,02) vs 127,42 (96,31-168,58)

Anticorps anti-FIM :
9,66 (7,13-13,10) vs 671,33 (499,6-902,1)

Anticorps antipoliomyélitiques de type 1 : 37 (25,16-54,41) vs 10 173,24 (6 887,35-15 026,79)

Anticorps antipoliomyélitiques de type 2 : 51,75 (32,18-83,21) vs 5 272,46 (3 856,83-7 215,89)

Anticorps antipoliomyélitiques de type 3 : 47,18 (33,16-67,13) vs 11 221,8 (7 755,59-16 237,18)

Niveau I Assez bonne
Vaccin à l’étude : dcaT (BoostrixMD, GSK)

Meyer CU et coll., Hum Vaccin Mai-juin 2008Footnote 12

dcaT (BoostrixMD) vs DCaT
(InfanrixMD) vs Td (produit de Novartis)

Essai randomisé à simple insu

N = 422

Enfants de 4 à 6 ans

Résultats : Évaluation de l’immunogénicité du dcaT vs DCaT vs Td avant la vaccination de rappel, ainsi qu’un mois après et 3,5 ans après (l’essai portait également sur un sous-ensemble de sujets subissant un test de vérification de l’immunité à médiation cellulaire, dont les résultats ne sont pas présentés ici)

Séroprotection, se définissant comme suit :
diphtérie ≥ 0,016 UI/ml ou
≥ 0,1 UI/ml
coqueluche (PT, FHA, PRN) ≥ 5 El.U/mL chez des sujets séronégatifs au départ
(< 5 El.U/mL) et multiplication par un facteur de 2 des titres d’anticorps chez les sujets séropositifs au départ
Principales constatations : pourcentage de séroprotection 3,5 ans après la vaccination de rappel par le dcaT vs DCaT

Titres d’anticorps antidiphtériques : 100 vs 100

Titres d’anticorps antitétaniques : 100 vs 100

Titres d’anticorps anti­PT : 58,7 vs 60,6

Titres d’anticorps anti-FHA : 100 vs 100

Titres d’anticorps anti-PRN : 99,2 vs 100

Niveau I Assez bonne
Vaccin à l’étude : dcaT (AdacelMD, Sanofi Pasteur)
Scheifele et coll. 2005Footnote 27

DCaT-VPI (QuadracelMD) vs. dcaT (AdacelMD)

Essai comparatif randomisé 2 centres au Canada N=290
N=145 dcaT

Mesure des résultats:

Évaluation de l’immunogénicité du dcaT-VPI vs leDCaT avant la

vaccination et quatre semaines après

Séroprotection se définissant comme suit :
Diphtérie and tétanos ≥ 0,1 UI/ml Coqueluche PT %≥10 UE/ml, FHA
%> 10 UE/ml, FIM 2/3 %≥ 16 UE/ml, PRN %≥ 7 UE/ml

Principales constatations: dcaT vs. DCaT vaccination de rappel CMG (95% CI)
Tétanos 9,8 (8,5-11.3) vs 8,0 (6,9- 9.2)
Diphtérie 3,8 (3,2-4,4) vs 6,4 (5,3- 7,7)
PT 61.7 (54,3-70) vs 118,8 (105-135)
FHA133 (116-152) vs 167,6 (147-191)
Fim2/3 982,7 (843-1145) vs 640,6
(542-757)
PRN 187,3 (152-230) vs 162,8
(135-196)

Niveau I Assez bonne
Langley et coll., Vaccine Janv. 2007Footnote 10

dcaT (AdacelMD)
+VPI (4 à 6 semaines plus tard) vs DCaT-VPI (QuadracelMD)

Essai comparatif randomisé et à simple insu, mené dans 8 centres au Canada

n = 593

Enfants âgés de 4 à 7 ans ayant reçu la série vaccinale primaire complète, y compris la 4e dose de Pentacel

Mesure des résultats :

Évaluation de l’immunogénicité du dcaT vs le DCaT-VPI, avant la vaccination et de 4 à 6 semaines après.

Séroprotection, se définissant comme suit :

diphtérie et tétanos ≥ 0,1 UI/ml, multiplication par un facteur de 4des titres d’anticorps également prise en compte

Coqueluche (PT, FHA, FIM, PRN), multiplication par un facteur de 4 des titres d’anticorps par rapport au début de l’étude

Principales constatations : Non-infériorité des vaccins - titres d’anticorps antidiphtériques et antitétaniques > 0,10 UI/ml - le nombre de sujets ayant obtenu des titres d’anticorps antidiphtériques et antitétaniques > 1,0 UI/ml était similaire dans les deux groupes

- chez la majorité des participants, les titres d’anticorps ont été multipliés par un facteur de 4 par rapport au début de l’étude

Pourcentage de sujets chez qui les titres d’anticorps ont été multipliés par un facteur de 4 après la vaccination par le dcaT vs le DCaT-VPI, (IC à 95 %) Titres d’anticorps antidiphtériques : 89,8 (85,5-93,2) vs 93,7 (89,9- 96,3)

Titres d’anticorps antitétaniques : 94,3 (90,8-96,8) vs 93,7 (89,9- 96,3)

Titres d’anticorps anti­PT : 91,9 (87,8-94,9) vs 96,8 (93,8- 98,6)

Titres d’anticorps anti-FHA : 88,1 (83,6-91,8) vs 92,8 (88,9-95,7)

Titres d’anticorps anti-FIM : 94,6 (91,2-97,0) vs 87,6 (82,9-91,5)

Titres d’anticorps anti-PRN : 94,3 (90,7-96,7) vs 92,0 (88,0-95,1)

Niveau I Assez bonne
Données probantes à l’appui de l’innocuité
DÉTAILS DES ÉTUDES SOMMAIRE
Étude Vaccin Plan de l’étude Nombre de participants Résumé des principaux résultats (texte ou données)

Niveau de

données probantes
Qualité
Vaccin à l’étude : DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI, GSK)
Gold MS et coll., Med J Australia Août 2003Footnote 13

InfanrixMD(DCaT)

(Rem. : Entre août 1997 et déc. 1998, l’Australie a abandonné la formulation vaccinale DCT renfermant le vaccin anticoque- lucheux à germes entiers et a adopté le vaccin DCaT)

Surveillance passive des manifestation s cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d’une immunisation dans la population

Examen rétrospectif de la déclaration de MCI
Enfants vaccinés par des professionnels de la santé relevant de la Southern Australia Immunisation Coordination Unit entre 1997 et 2000

L’étude ne portait pas sur des enfants de 4 à 6 ans, mais elle visait à illustrer le risque accru de réactogénicité locale lié à l’administration d’un plus grand nombre de doses de DCaT.
166 380 vaccins

DCaT/DCaT-HepB ont été administrés; dans 41 459 des cas, il s’agissait de la 4e dose

Il y a eu 581 déclarations de MCI au cours de la période visée; 138 (23,4 %) déclarations faisaient état de réactions locales après l’administration d’un vaccin anticoquelucheux

Entre janvier 1998 et décembre 2000 :
L’âge médian des sujets ayant présenté une réaction locale était de 19,5 mois; risque relatif de réaction locale à la 4e dose par rapport à la 1re dose = 36 (IC à 95 % : 8,78; 146). Le taux de réaction locale à la 4e dose était de 171/100 000. Le risque de réaction locale était accru chez les enfants qui avaient reçu le DCaT vs le produit renfermant le vaccin anticoquelucheux à germes entiers dans le cadre de la série vaccinale primaire.

Niveau II-2

S.O.

étude de surveillance
Nilsson et coll., Scand J Infect Dis 2005Footnote 14

DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD)+VPI

Essai randomisé et ouvert mené à 7 endroits en Italie et en Suède

n = 416
Enfants de 4 à 6 ans (ayant
déjà reçu 3 doses* dans le cadre de la série vaccinale primaire)
*Rem. : Au Canada, le schéma de primo- vaccination comporte 4 doses; les enfants visés par l’étude n’avaient reçu que 3 doses en primo- vaccination.

Résultats : Évaluation de l’innocuité du vaccin DCaT-VPI vs DCaT+VPI. Effets secondaires (ES) locaux et généraux signalés sur demande, entre le jour 0 et le jour 3, et tout autre effet secondaire jusqu’au
jour 30.

Principales constatations : Aucune différence significative du point de vue statistique entre les deux groupes.

Pourcentage d’effets secondaires (ES) locaux (DCaT-VPI vs DCaT)* :

- douleur : 71 % vs 69 %
- rougeur : 50 % vs 49 %
- œdème : 55% vs 56 %
- toute réaction d’œdème importante (> 50 mm, œdème diffus, ou œdème touchant ≥ 1 articulation adjacente) : 13,5 % vs 17,4 %
- ædème touchant ≥ 1 articulation adjacente : 0 % vs 1,5 %

Pourcentage d’ES généraux (DCaT-VPI vs DCaT+VPI)* :

- fièvre (température

axillaire > 38,0 °C) : 21 % vs 17 %
- somnolence : 25 % vs 25 %
- perte d’appétit : 20 % vs 18 %
- irritabilité : 18 % vs 20 %

*proportions extrapolées à partir des chiffres, l’IC à 95 % n’a pas fait l’objet d’une extrapolation
Niveau I Assez bonne
Black et coll., Vaccine Août 2006Footnote 16

DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD+VPI)

Essai de phase II randomisé et ouvert d’évaluation de la non- infériorité, mené dans 14 centres des États-Unis N=400

Résultats :

- ES locaux signalés sur demande (15 jours après la vaccination)

- ES généraux (15 jours après la vaccination)

- symptômes généraux propres au vaccin RRO (43 jours après la vaccination)

- ES signalés spontanément (31 jours après la vaccination)

- ES graves au cours des 6 mois suivant la vaccination

Principales constatations : Pourcentage d’ES liés au vaccin DCaT-VPI vs DCaT (IC à 95 %)
ES locaux
- douleur : 60,2 % (53-67,1)
vs 57,4 % (50,2-64,5)
- rougeur : 57,1 % (49,9-64,2)
vs 50,8 % (43,5-58,0)
- œdème : 39,8 % (32,9-47) vs 41 % (34-48,3)

ES généraux :
- fièvre : 18,9 % (13,7-25,1)
vs 21,6 % (16,1-28,1)
- somnolence : 24,5 % (18,6- 31,3) vs 22,2 % (16,5-28,7)
- perte d’appétit : 20,9 % (15,4- 27,3) vs 17,5 % (12,5-23,6)

Niveau I Assez bonne
Marshall et coll., Vaccine Août 2006Footnote 20

DCaT-VPI
(InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD) +VPI

Étude de phase IIIb ouverte et randomisée d’évaluation de la non- infériorité, menée dans 3 centres de l’Australie

n = 366

Enfants de 4 à 6 ans

Résultats :
Évaluation de l’innocuité du vaccin DCaT-VPI (deltoïde gauche) vs DCaT (deltoïde gauche) +VPI (bras droit), administrés en concomitance avec le vaccin RRO (bras droit).
Réactions locales et générales précises (du jour 0 au jour 3); symptômes précis liés au vaccin RRO (du jour 0 au jour 14); ES signalés spontanément et ES graves jusqu’au jour 30.

Principales constatations :

Pourcentage d’ES locaux (DCaT- VPI vs DCaT) (IC à 95 %)
- douleur : 80,1 % (73,3-85,8)
vs 64,1 % (56,3-71,3)
- rougeur : 77,8 % (70,8-80,3)
vs 77,2 % (70,1-83,4)
- œdème : 60,2 % (52,5-67,6) vs 65,3 % (57,5-72,5)
- œdème touchant ≥ 1 articulation adjacente : 6,4 % vs 6.0 %

Pourcentage d’ES généraux (DCaT-VPI+RRO vs
DCaT+VPI +RRO), jusqu’au jour 15, IC à 95 %
- fièvre (température axillaire > 39,0 °C) : 4,1 % (1,7-8,3) vs 5,4 % (2,5-10)
- somnolence : 23,4 % (29,2- 44,3) vs 24 % (17,7-31,2)
- perte d’appétit : 20,5 % (14,7- 25,3) vs 24 % (17,7-31,2)
- éruption cutanée : 2,9 % (1,0- 6,7) vs 3,6 % (1,3-7,7)

Niveau I Assez bonne

Black et coll.,Pediatr Infect Dis J Avril 2008Footnote 17

DCaT-VPI (InfanrixMD-VPI) vs DCaT (InfanrixMD+VPI)

Essai de phase III randomisé et ouvert, mené dans 24 centres des États-Unis N=4209

Résultats :

- ES locaux signalés sur demande (4 jours après la vaccination)

- ES généraux (4 jours après la vaccination)

- symptômes précis liés au vaccin RRO (15 jours après la vaccination)

- ES signalés spontanément et ES graves (6 mois après la vaccination) Principales constatations : Pourcentage d’ES liés au vaccin DCaT-VPI vs DCaT+VPI (IC à 95 %)
ES locaux :
- douleur : 57 % (55,2-58,7)
vs 53,3 % (50,2-56,4)
- rougeur : 36,6 % (34,9-38,3)
vs 36,6 % (33,6-39,6)
- œdème : 26 % (24,5-27,6)
vs 27 % (24,3-29,8)
- augmentation du volume du membre : 36 % (34,3-37,7)
vs 37,8 % (34,9-40,9)

ES généraux
- fièvre : 16 % (14,7-17,4) vs 14,8 % (12,7-17,2)
- somnolence : 19,1 % (17,7- 20,5) vs 17,5 % (15,2-19,9)
- perte d’appétit : 15,5 % (14,3- 16,8) vs 16 % (13,8-18,4)

Niveau I Assez bonne
Kemmeren et coll., Vaccine Juin 2011Footnote 24

DCaT-VPI
(InfanrixMD-VPI)

Étude transversale menée aux Pays-Bas

n = 849

(groupe d’enfants ayant reçu le Ca en primo- vaccination)

Mesure des résultats : réactions locales et générales au vaccin DCaT-VPI, mesurées une semaine après la vaccination, chez des enfants de 4 ans ayant reçu le vaccin à germes entiers vs le vaccin acellulaire (Ca) contre la coqueluche dans le cadre de la série vaccinale primaire.

(Les résultats présentés ci-dessous

ne concernent que le groupe d’enfants ayant reçu le Ca en primovac.)

Pourcentage de réactions locales (n = 824) (IC à 95 %)
- douleur : 45,5 % (42,2-49)
- rougeur : 30,5 % (27,5-33,7)
- œdème : 23,1 % (20,3-26,1)
- utilisation réduite du bras : 20,4 % (17,8-23,3)
- œdème de la région axillaire : 1,5 % (0,8-2,5)

Pourcentage de réactions générales (n = 824) (IC à 95 %)
- fièvre : 10,4 % (8,5-12,7)
- céphalées : 5,6 % (4,2-7,4)
- pâleur : 3,5 % (2,5-5,0)
- nausées : 5,2 % (3,9-7,0)
- vomissements : 3,3 % (2,3-4,7)
- étourdissements : 1,1 % (0,6-2,1)
- transpiration anormale : 6,6 % (5,1-8,5)
- syncope : 0,4 % (0,1-1,1)

Niveau III Il n’a pas été possible d’évaluer la qualité avec les critères de Harris
Klein et coll., Vaccine Janv. 2012Footnote 21

DCaT-VPI

(InfanrixMD-VPI)
Étude de phase IIIb ouverte et randomisée d’évaluation de la non- infériorité, menée dans 11 centres des États- Unis n =478

Résultats :

Évaluation comparative de l’innocuité du vaccin DCaT-VPI dans le groupe 1 (recevant les

vaccins DCaT-VPI+RRO+V simultanément) et dans le groupe 2 (recevant les vaccins DCaT- VPI+RRO simultanément, suivis du vaccin contre la varicelle un mois plus tard). Tous les vaccins ont été administrés dans le bras gauche.
ES locaux et généraux précis (au cours des 4 jours suivant la vaccination) et ES signalés spontanément (entre le jour 0 et le jour 30) et ES graves (jusqu’à
6 mois après la vaccination).

Principales constatations (groupe 1 vs groupe 2) Pourcentage d’ES locaux*

- douleur : 66 % vs 70 %
- rougeur : 50 % vs 49 %
- œdème : 41 % vs 38 %
- œdème diffus : 1/239

(0,4 %) chez les  sujets du groupe 1 et 6/237 (2,5 %) chez ceux du groupe 2

- œdème touchant une articulation adjacente : 0/239 (0 %) chez les sujets du groupe 1 et 1/237 (0,4 %) chez ceux du groupe 2.

Pourcentage d’ES généraux*

- axillaire > 39,0 °C) : 26 % vs 27 %

- somnolence : 25 % vs 26 %

- perte d’appétit : 25 % vs 24 %

ES signalés spontanément (types d’événements et relation avec la vaccination non précisés par les auteurs) :
Groupe 1 : 31,4 % (IC à 95 % : 25,6; 37,7 %)
Groupe 2 : 30,4 % (IC à 95 % : 24,6; 36,7 %)

* proportions extrapolées à partir des chiffres, l’IC à 95 % n’a pas fait l’objet d’une extrapolation
Niveau I Assez bonne
Vaccin à l’étude : DCaT (InfanrixMD, GSK et Daptacel, Sanofi Pasteur)
Vaccin à l’étude : dcaT-VPI (BoostrixMD-Polio, GSK)
Jackson LA et coll., Pediatrics Mars 2011Footnote 25 DCaT (formula- tions vaccinales et marques non précisées) Étude de cohorte rétrospective

n = 233 616
Enfants de 4 à 6 ans ayant reçu le vaccin DCaT entre 2002 et 2006

et inscrits auprès de l’une des 7 organisations de gestion intégrée des soins de santé participant au projet de collaboration du Vaccine Safety Datalink (VSD)

1 270 réactions présumées (selon les codes pertinents de la CIM, p. ex. cellulite) au cours des 4 jours suivant la vaccination (0,5 % des 233 616 doses)

Examen du dossier effectué pour 1 221/1 270 cas (96 %) et
1 017/1 221 cas confirmés (83 %)

Chez 75 % des sujets, le vaccin DCaT a été administré dans le bras.

Un IMC (indice de masse corporelle) plus élevé a été associé de façon indépendante à un risque de réaction locale ayant nécessité des soins médicaux (injection par voie intramusculaire inadéquate)

Rapport de risque de réaction locale ayant nécessité des soins médicaux, après ajustement pour tenir compte de l’âge, du sexe et de l’organisation de gestion intégrée des soins de santé : 1,78 (IC à 95 % : 1,43; 2,21) dans le cas d’une injection au bras vs une injection à la cuisse. Après ajustement pour tenir également compte de l’IMC (dans le sous- groupe présentant un IMC valide)

Niveau II-2

Assez bonne

(examen rétrospec- tif des notes de médecin : on ne disposait pas de données indiquant quel produit DCaT avait été utilisé; il n’a pas été possible de confirmer qu’il s’agissait de réactions locales pour tous les cas présumés)

Sanger et coll., Eur J Pediatr Décembre 2007Footnote 11 dcaT-VPI (BoostrixMD- Polio) vs dcaT (BoostrixMD)+ VPI Essai comparatif randomisé à insu partiel (une injection vs deux injections sans insu) mené dans 59 centres en Allemagne

n = 959

Enfants de 4 à 8 ans

- Critères d’évaluation / résultats

- évaluation effectuée à l’aide du journal des symptômes, 15 jours après la vaccination

- symptômes locaux (rougeur, douleur, œdème, somnolence, fièvre, irritabilité, perte d’appétit)

- ES graves – 30 jours après l’immunisation

- Mesure des résultats : dcaT-VPI vs dcaT+VPI

Réactions locales :

- douleur de grade III : 2,8 vs 6,6 (p = 0,035)
- œdème : 44,8 vs 54,4 (p = 0,041)
- fièvre > 39 °C : 6,0 vs 1,5 (p = 0,036)
- aucun effet secondaire grave n’a été signalé

Niveau I Assez bonne
Ferrera et coll., Hum Vaccin Immunother Mars 2012Footnote 9

dcaT-VPI (BoostrixMD- Polio)
vs DCaT-VPI [Tetravac (produit de Sanofi renfermant les antigènes PT et FHA, non disponible au Canada), tous deux administrés en concomitance avec le RROV]

Essai comparatif, multi- centrique et randomisé, mené en Italie

n = 305

Enfants de 5 à 6 ans

Critères d’évaluation / résultats :

- journal des symptômes tenu au cours des 4 jours suivant la vaccination faisant état :

- des ES locaux et généraux signalés sur demande et spontanément

Résultats :
dcaT-VPI vs DCaT-VPI Douleur (58,9 % vs 61,2 %)
Œdème de grade III (5,3 %-3,3 %) Fatigue (26,5 %-23,7 %)
Fièvre (21,2 %-19,7 %)
Aucun ES grave n’a été signalé

Vaccin à l’étude : dcaT (BoostrixMD, GSK)

Meyer CU et coll., Hum Vaccin Mai-juin 2008Footnote 12

dcaT (BoostrixMD) vs DCaT
(InfanrixMD) vs dT (produit de Novartis)

Essai randomisé à simple insu n=422

Mesure des résultats :

- ES locaux signalés sur demande (15 jours après la vaccination)

- ES généraux (15 jours après la vaccination)

- ES signalés spontanément / graves au cours des 31 jours suivant la vaccination

Principales constatations : ES locaux du dcaT vs DCaT

- douleur 47,8 % vs 63,3 %
- rougeur 33,9 % vs 48,9 %
- œdème 32,2 % vs 43,3 % ES généraux du dcaT vs DCaT
- diarrhée 10 % vs 8,9 %
- irritabilité 16,1 % vs 21,1 %
- perte d’appétit 17,8 % vs 17,8 %
- fièvre 20 % vs 22 %
- vomissements 7,8 % vs 4,4 %

Niveau I Assez bonne
Vaccin à l’étude : dcaT (AdacelMD, Sanofi Pasteur)
Scheifele et coll. 2005 Footnote 27

DCaT-VPI
(QuadracelMD) vs. dcaT (AdacelMD)

Essai comparatif randomisé

2 centres au Canada

n=290

n=145 dcaT

Mesure des résultats:

- 30 minutes après la vaccination

- 2 semaines après la vaccination - journal des ES

- visite à domicile environ 48 heures après la vaccination, contact par téléphone au jour 7 après la vaccination si réaction signalée

Principales constatations:

dcaT vs DCaT-VPI grp
-érythème ≥50mm 6,3% vs 17,2%
- œdème ≥25mm 23,1% vs 35,9%
-douleur (d’intensité modérée ou grave) 6,7% vs 1.1%
-fièvre 1,4% vs 6’3%

Taux d’érythème ≥25mm,

l’œdème statistiquement significatif entre les groupes, la fièvre, la douleur (d’intensité modérée ou grave) pas significative entre les groupes
Niveau I Assez bonne
Langley et coll., Vaccine Janv. 2007Footnote 10

dcaT (AdacelMD)+ VPI (administré de 4 à 6 semaines plus tard) vs
DCaT-VPI
(QuadracelMD)

Essai comparatif randomisé et à simple insu, mené dans 8 centres au Canada

N= 593
n = 299 sujets recevant le DCaT-VPI
n = 294 sujets recevant le dcaT

- Enfants de 4 à 7 ans ayant reçu la série vaccinale primaire et une 4e dose de Pentacel

Mesure des résultats :

- 30 minutes après la vaccination
- 2 semaines après la vaccination – journal des ES
- contact par téléphone au jour 4 et au jour 15 après la vaccination
- ES signalés spontanément jusqu’à 6 semaines après la vaccination

Principales constatations :

- les ES locaux étaient moins courants dans le groupe qui avait reçu le vaccin dcaT que dans le groupe DCaT-VPI

- érythème 34,6 % vs 51,7 %
- œdème 24,2 % vs 33,8 %
- douleur 39,6 % vs 67,2 %
- fièvre 8,72 % vs 16,9 %

- la non-infériorité des vaccins a été établie en ce qui concerne la présence d’érythème, d’œdème, de douleur et de fièvre (d’intensité légère, modérée ou grave)
Niveau I Assez bonne

Remerciements

Footnote *Membres du CCNI : Dre B. Warshawsky (présidente), Dr I. Gemmill (vice-président) Dre N. Crowcroft, Dre B. Henry, Dre D. Kumar, Dre S. McNeil, Dre C. Quach-Thanh, Dre M. Salvadori, Dr B. Seifert, Dre N. Sicard, Dre W. Vaudry, Dr R. Warrington.

Représentants de liaison : Dr A. Corriveau (Conseil des médecins hygiénistes en chef),
Dre J. Blake (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada), Dre S. Deeks (Association canadienne de santé publique), Dre A. Mawle (Centres for Disease Control and Prevention, États-Unis), Dre D. Moore (Société canadienne de pédiatrie), Dre A. Opavsky (Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada), Dre A. Pham-Huy (Association canadienne pour la recherche et l’évaluation en immunisation, Dre S. Rechner (Collège des médecins de famille du Canada), Dre V. Senikas (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada).

Représentants d’office : Dre M. Carew (Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada), Dr (LCol) P. Eagan (ministère de la Défense nationale), Dr P. Huston (Centre de l’immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, Agence de la santé publique du Canada), Dre A. Klein (Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques, Santé Canada), Dre B. Law (Centre de l’immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, Agence de la santé publique du Canada), Dre C. Légaré (Bureau des produits biologiques, biotechnologiques et de santé naturels, Santé Canada), Dre B. Raymond (Centre de l’immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, Agence de la santé publique du Canada/Comité canadien d’immunisation), Mme M. St-Laurent (Centre de l’immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, Agence de la santé publique du Canada), Dre E. Taylor (Direction des produits de santé commercialisés, Santé Canada).

*Cette déclaration a été rédigée par la Dre N. Crowcroft, la Dre S. Desai, le Dr A. Hashim, Mme J. Lourenco et Dre A. Wormsbecker, et approuvée par le CCNI.

Le CCNI tient à remercier la Dre M. Naus et le personnel des services bibliothécaires de Santé publique Ontario de leur contribution à l’élaboration de la présente déclaration.

Références

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