ARCHIVÉ - Épidémiologie descriptive de certaines maladies entériques signalées à titre de maladies à déclaration obligatoire en Ontario, 2003

 

Relevé des maladies transmissibles au Canada

le 1er decembre 2006

Volume 32
Numéro 23

Z Rajda, MD, BSc, CPHI(C), MHSc (1), D Middleton, BSc, DMV, MSc (2)

  1. Consultant principal, Unité de la salubrité des aliments et de l’eau, Direction générale des maladies infectieuses, Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, Toronto (Ontario)

  2. Consultant vétérinaire principal, Unité des maladies entériques et des zoonoses, Direction générale des maladies infectieuses, Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, Toronto (Ontario)

En Ontario, les bureaux de santé ont pour responsabilité de faire enquête sur les maladies entériques, désignées comme des maladies à déclaration obligatoire, aux termes de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Ils sont aussi chargés de communiquer cette information au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario (MSSLD) au moyen d’un système de surveillance de la santé publique appelé Reportable Diseases Information System (système d’information sur les maladies à déclaration obligatoire) (RDIS)(1).

Le présent article vise à rendre compte des résultats d’une étude épidémiologique descriptive sur la fréquence de 10 maladies entériques à déclaration obligatoire, signalées en Ontario au cours de l’année civile 2003. Afin de mieux décrire les données épidémiologiques relatives aux maladies entériques contractées en Ontario, les cas associés à un voyage ont été exclus de l’analyse, de sorte que seuls les cas de maladie contractée en Ontario ont été retenus.

Méthodologie

Les enregistrements concernant 10 maladies entériques signalées en 2003 ont été tirés de la base de données du RDIS le 22 mars 2005. Les maladies choisies aux fins de l’analyse étaient le botulisme, la campylobactériose, l’hépatite A, la listériose, la fièvre paratyphoïde, la salmonellose, la shigellose, la fièvre typhoïde, l’infection à E. coli producteur de vérotoxine (infection à ECPV) et la yersiniose.

Les cas de maladies contractées lors d’un voyage en dehors de la province ont été enlevés de l’ensemble de données. Un cas était considéré comme associé à un voyage si la personne s’était rendue quelque part à l’extérieur de l’Ontario et était tombée malade tout au plus 2 jours après son retour dans le cas de l’infection à Clostridium botulinum, 10 jours dans le cas de l’infection à Campylobacter, 50 jours dans le cas de l’hépatite A, 70 jours dans le cas de l’infection à Listeria, 3 mois dans le cas de la fièvre paratyphoïde et de la fièvre typhoïde et 7 jours dans le cas des infections à Salmonella, à Shigella, à ECPV et à Yersinia.

Les autres enregistrements ont été retenus aux fins de l’analyse si l’épisode était survenu au cours de 2003. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS (version 13.0). Les estimations de la population ontarienne de 2003, établies à partir des données du recensement canadien de 2001, ont servi à calculer les taux d’incidence des maladies entériques.

Certains éléments choisis à l’intérieur de la variable « milieu à risque » ont été regroupés dans les catégories suivantes : « établissement » (garderie, hôpital, cabinet de médecin, foyer de soins infirmiers et école), « déplacement local » (zoo, camping, contact par suite d’un événement important, exploitation agricole, lac/rivière/ruisseau/étang, déplacement local, camping local, propriété de vacances locale, déplacement en Ontario, piscine/spa, rendez-vous à l’extérieur du domicile) et « autre » (établissement pour les personnes présentant un trouble du développement, foyer d’accueil/maison de chambres).

Le pourcentage de valeurs manquantes et non précisées a été calculé à l’égard de chaque variable; il est indiqué dans le tableau 1. Les données présentées sous la rubrique « Résultats » du rapport n’englobent pas les données manquantes. L’exhaustivité des données et la cohérence interne ont été évaluées. On a vérifié les enregistrements en double en comparant la date de l’épisode, la date de l’épisode/le type, la maladie, l’organisme/ l’agent, le sous-type, la date de naissance et le sexe.

Tableau 1. Nombre et pourcentage de valeurs manquantes et non précisées par variable pour les cas de maladies entériques déclarées en Ontario, 2003 (= 6 088)

Catégorie

Nombre de valeurs manquantes

Nombre de valeurs non précisées

% de valeurs manquantes et non précisées

Âge

1

0

0.0

Décès

3,126

16

51.6

Maladie

0

0

0.0

Agent pathogène

71

168

3.0

Sexe

2

0

0.0

Hospitalisation

3,410

41

56.7

Mode de transmission

220

3,583

62.5

Milieu à risque

201

3,188

55.7

Résultats

En tout, 7 400 cas de maladies entériques ont été repérés dans le RDIS pour l’année 2003. Vingt-sept cas ont été considérés comme des enregistrements en double et éliminés de l’ensemble de données. Parmi les 7 373 autres cas, 1 285 (17,4 %) ont été classés dans la catégorie des cas associés à un voyage et exclus de l’analyse. L’analyse a porté sur les 6 088 qui restaient.

Campylobacter est le pathogène entérique le plus souvent signalé (figure 1). Le tableau 2 indique le nombre de cas signalés par agent pathogène et par espèce/sérotype pour les 10 maladies entériques étudiées. Le reste du rapport ne comprend aucune analyse de la fièvre typhoïde et paratyphoïde ni du botulisme, en raison du faible nombre de cas déclarés en Ontario en 2003.

Tableau 2. Pathogènes entériques selon le nombre de cas et le sérotype, pour certaines maladies à déclaration obligatoire en Ontario, 2003 (n = 6 088)

Espèce/sérotype

Nombre d’isolats

Pourcentage d'isolats

Pourcentage soumis à un sérotypage

Campylobacter

 

 

 

C. jejuni

3,228

92.7

93.6

C. coli

61

1.8

1.8

C. laridis

4

0.1

0.1

C. fetus

3

0.1

0.1

Autre

152

4.4

4.4

Donnée manquante/non précisée

34

1.0

0.0

Total

3,482

100.0

100.0

Salmonella (10 principaux sérotypes)

 

 

 

Typhimurium

336

20.6

23.5

Heidelberg

282

17.3

19.7

Enteritidis

117

7.2

8.2

Newport

73

4.5

5.1

Hadar

55

3.4

3.8

Thompson

54

3.3

3.8

Infantis

32

2.0

2.2

Berta

31

1.9

2.2

Muenchen

30

1.8

2.1

Agona

29

1.8

2.0

Autres sérotypes

392

24.0

27.4

Donnée manquante/non précisée

201

12.3

0.0

Total

1,632

100.0

100.0

ECPV

419

100.0

100.0

Yersinia

 

 

 

Y. enterocolitica

288

94.7

 

Y. frederiksenii

5

1.6

 

Y. intermedium

3

1.0

 

Y. kristensenii

1

0.3

 

Autre

4

1.3

 

Donnée manquante

3

1.0

 

Total

304

100.0

 

Shigella

 

 

 

S. sonnei

81

67.5

68.1

S. flexneri

29

24.2

24.4

S. boydii

5

4.2

4.2

S. dysenteriae

4

3.3

3.4

Donnée manquante/non précisée

1

0.8

0.8

Total

120

100.0

100.0

Hépatite A

82

100.0

 

Listeria monocytogenes

40

100.0

 

Salmonella typhi

7

100.0

 

Clostridium botulinum

2

100.0

 

Salmonella paratyphi

0

10.0

 

Grand total

6,088

100.0

 


Figure 1. Nombre de cas signalés de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire en Ontario, 2003 (n = 6 088)

Figure 1. Nombre de cas signalés de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire en Ontario, 2003 (n = 6 088)

Figure 2. Taux d’incidence de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire selon le sexe en Ontario, 2003 (= 6 086)

Figure 2. Taux d’incidence de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire selon le sexe en Ontario, 2003 (n = 6 086)

Les hommes représentaient 53 % de l’ensemble des cas (figure 2). Les taux d’incidence variaient selon le groupe d’âge; pour la plupart des maladies entériques à déclaration obligatoire choisies, le taux le plus élevé a été enregistré chez les enfants de 0 à 4 ans (figure 3).

Figure 3. Incidence de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire en Ontario, 2003 (= 5 836)

Figure 3. Incidence de certaines maladies entériques à déclaration obligatoFigure 3. Incidence de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire en Ontario, 2003 (n = 5 836)

En Ontario, les taux d’incidence des maladies entériques variaient d’un bureau de santé à l’autre (tableau 3).

Quarante et un pour cent des cas déclarés sont survenus en l’espace de 3 mois, soit de juillet à septembre. Dans 44,0 % des cas de campylobactériose, 38,7 % des cas de salmonellose, 36,5 % des cas de yersiniose et 33,7 % des cas d’infection à ECPV, les symptômes sont apparus entre juillet et septembre (figure 4).

Tableau 3. Taux d'incidence (pour 100 000 habitants) de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire en Ontario, 2003 (= 6 086)

Nom du bureau de santé Population par bureau de santé** Cas de campylo-bacté-
riose
Taux de campylo-bacté-
riose*
Cas de
salmo-
nellose
Taux de salmo-
nellose*
Cas de ECPV Taux de ECPV* Cas de yers-
iniose
Taux de yers-
iniose*

District d'Algoma

120 749

9

7,5

4

3,3

2

1,7

1

0,8

Comté de Brant

132 223

29

21,9

12

9,1

3

2,3

1

0,8

Région de Durham

550 826

134

24,3

69

12,5

6

1,1

8

1,5

Elgin-St.Thomas

86 204

15

17,4

8

9,3

2

2,3

0

0,0

Grey Bruce

161 049

57

35,4

20

12,4

6

3,7

1

0,6

Haldimand-Norfolk

109 747

43

39,2

18

16,4

5

4,6

1

0,9

District d'Haliburton, Kawartha et Pine Ridge

171 785

56

32,6

25

14,6

2

1,2

2

1,2

Région de Halton

415 249

109

26,2

43

10,4

75

18,1

3

0,7

Ville de Hamilton

517 791

98

18,9

55

10,6

72

13,9

11

2,1

Comtés de Hastings et Prince Edward

160 097

29

18,1

34

21,2

3

1,9

2

1,2

Comté de Huron

61 898

41

66,2

10

16,2

11

17,8

2

3,2

Chatham-Kent

110 670

17

15,4

6

5,4

1

0,9

0

0,0

Kingston , Frontenac, Lennox et Addington

188 446

22

11,7

10

5,3

3

1,6

1

0,5

Lambton

132 482

20

15,1

3

2,3

3

2,3

0

0,0

District de Leeds, Grenville et Lanark

168 116

19

11,3

14

8,3

2

1,2

0

0,0

Middlesex-London

428 735

86

20,1

33

7,7

6

1,4

4

0,9

Muskoka-Parry Sound

85 298

10

11,7

8

9,4

0

0,0

1

1,2

Région du Niagara

430 313

138

32,1

86

20,0

12

2,8

12

2,8

North Bay et District

96 579

14

14,5

11

11,4

0

0,0

1

1,0

Nord-Ouest

82 686

5

6,0

11

13,3

0

0,0

0

0,0

Ville d'Ottawa

825 124

264

32,0

115

13,9

28

3,4

17

2,1

Comté d'Oxford

104 340

34

32,6

10

9,6

3

2,9

2

1,9

Régional de Peel

1 126 535

310

27,5

168

14,9

24

2,1

36

3,2

District de Perth

77 446

44

56,8

14

18,1

8

10,3

2

2,6

Peter-
borough (comté et ville)

132 546

40

30,2

13

9,8

3

2,3

3

2,3

Porcupine

90 325

8

8,9

6

6,6

1

1,1

1

1,1

Comté et district de Renfrew

100 505

21

20,9

17

16,9

4

4,0

1

1,0

Est de l'Ontario

198 076

44

22,2

20

10,1

4

2,0

2

1,0

Comté et district de Simcoe

411 206

53

12,9

26

6,3

5

1,2

4

1,0

Sudbury et district

197 419

19

9,6

15

7,6

1

0,5

1

0,5

District de Thunder Bay

160 452

22

13,7

17

10,6

1

0,6

1

0,6

Témisca-
mingue

35 685

4

11,2

3

8,4

0

0,0

0

0,0

Waterloo

470 188

143

30,4

60

12,8

14

3,0

8

1,7

Wellington-Dufferin-Guelph

254 326

96

37,7

29

11,4

18

7,1

1

0,4

Comté de Windsor-Essex

400 053

142

35,5

49

12,2

7

1,7

4

1,0

Région de York

848 900

350

41,2

152

17,9

30

3,5

52

6,1

Ville de Toronto

2 612 576

937

35,9

438

16,8

54

2,1

118

4,5

* Taux pour 100 000 habitants.
** Les populations sont des estimés mathématiques pour 2003 et sont basés sur les données du recensement de 2001.

Figure 4. Nombre de cas de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire par mois en Ontario, 2003 (n = 6 079)

Figure 4. Nombre de cas de certaines maladies entériques à déclaration obligatoire parmois en Ontario, 2003 (n = 6 079)

cliquez sur l'image pour agrandir

Dix-sept décès ont été signalés en 2003, ce qui donne un taux global de létalité de 0,28 %. Le taux global d’hospitalisation (soins à l’interne) a été de 5,2 % (tableau 4).

Globalement, le mode de transmission le plus souvent signalé était les aliments (73,1 %), suivis des catégories : autres facteurs (14,9 %), contacts interpersonnels (7,5 %), eau (3,5 %) et contacts avec des animaux (1,0 %) (figure 5).

Figure 5. Pathogènes entériques par mode de transmission en Ontario, 2003 (= 2 280)



Tableau 4. Pathogènes entériques selon l’hospitalisation (n = 453) et le décès (n = 17) pour certaines maladies à déclaration obligatoire en Ontario, 2003

Hospita-
lisation

Campyl
-obacter

Salm-
onella

Shigella

ECPV

Yers-
inia

Hépa-
tite A

List-
eria

Botu-
linum

Total

Malades hospitalisés

103

108

9

57

10

12

19

0

318

Malades externes

71

42

2

11

4

1

3

1

135

Taux d’hospita-
lisation (soins à l’interne)

3.0%

6.6%

7.5%

13.6%

3.3%

14.6%

47.5%

0.0%

5.2%

Décès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cause initiale du décès

0

1

0

0

0

0

1

0

2

A contribué au décès sans en être la cause initiale

0

1

0

1

0

0

1

0

3

N’a pas contribué au décès et a été observé de manière accidentelle

1

0

0

0

1

1

3

0

6

Donnée manquante /non précisée en rapport avec le décès

1

4

0

0

0

0

1

0

6

Total

2

6

0

1

1

1

6

0

17

Taux de létalité (nombre total de décès /nombre total de cas)

0.06%

0.37%

0

0.24%

0.33%

1.22%

15.00%

0

0.28%


Globalement, le milieu à risque le plus souvent signalé était le domicile 58,5 %, suivi des catégorie : secteur des services alimentaires (20,7 %), milieu de travail (7,0 %), autres milieux (4,6 %), établissements (4,6 %) et déplacements locaux (4,6 %) (figure 6).

Figure 6. Pathogènes entériques par milieu à risque en Ontario, 2003 (n = 2 692)


Figure 6. Pathogènes entériques parmilieu à risque en Ontario, 2003 (n = 2 692)

cliquez sur l'image pour agrandir

Analyse

On sait que la surveillance passive ne rend compte que d’une partie des épisodes de maladies entériques qui se produisent dans une collectivité2. Les 7 373 cas signalés en Ontario en 2003 représentent sans doute une sous-estimation du nombre réel d’épisodes de maladies entériques survenus en Ontario. Il est difficile de calculer l’incidence réelle du phénomène, faute d’estimations valides de l’importance de la sous déclaration3. Il faut tenir compte du risque d’erreur systématique lorsqu’on interprète les résultats présentés dans le présent rapport en raison du fort pourcentage de données manquantes ou non précisées à l’égard d’un certain nombre de variables, dans la base de données.

Le nombre de cas de maladies entériques signalés en 2003, soit 7 373, est le plus faible nombre déclaré depuis 1991, la première année pour laquelle on a pu obtenir des données valides du RDIS. Au cours de la période de 1991 à 2003, le nombre annuel de cas a diminué, passant de 12 697 en 1991 (données du RDIS applicables à la période de 1991 à 1997) à 7 373 en 20034,5. On ignore la raison de la baisse, mais il pourrait s’agir d’une amélioration de l’innocuité des aliments et des pratiques du secteur alimentaire.

Des 7 373 cas de maladies entériques, 1 285 (17,4 %) ont été associés à un voyage et, pour les besoins du présent rapport, n’ont pas été inclus dans l’analyse. La proportion de cas associés à un voyage repérés en 2003 était comparable à celle observée en 20025, soit 16,3 %, mais inférieure à celle (24,6 %) enregistrée au cours de la période de 1997 à 20014.

Les 6 088 cas de maladies entériques contractées en Ontario demeurent un fardeau lourd, surtout lorsqu’on tient compte de la sous-déclaration. Cinq cas sur 100 ont nécessité une hospitalisation (soins à l’interne). De plus, un pathogène entérique a été associé à au moins cinq des 17 décès déclarés, soit comme cause initiale, soit comme cause concourante, du décès.

Les taux d’incidence d’un grand nombre de ces maladies entériques variaient beaucoup entre les 37 divers bureaux de santé de l’Ontario. On ignore la raison qui explique ces écarts régionaux.

Le nombre de cas a grimpé au printemps, atteignant un pic de juillet à septembre. Quarante et un pour cent de tous les cas sont survenus au cours de ces 3 mois, alors que ce chiffre aurait été de 25 % si la distribution saisonnière des cas avait été égale. Ce constat coïncide avec les idées généralement admises au sujet des maladies entériques, à savoir qu’il s’agit essentiellement d’affections d’origine alimentaire qui suivent une courbe ascendante au cours de l’été.

Les aliments étaient le mode de transmission le plus souvent signalé en 2003 (73,1 %). Cette proportion rejoignait les chiffres enregistrés en Ontario (75,9 %) en 2002 (abstraction faite des cas associés à un voyage)5. Les autres cas (27 %) enregistrés en 2003 étaient attribuables à un autre facteur (14,9 %), à des contacts interpersonnels (7,5 %), à l’eau (3,5 %) et à des contacts avec des animaux (1,0 %).

Le milieu à risque le plus souvent signalé était le domicile (58,5 %). Ce chiffre était légèrement plus faible que celui (64,3 %) enregistré en Ontario en 2002 (abstraction faite des cas associés à un voyage)5. Les autres milieux à risque signalés en 2003 étaient le secteur des services alimentaires (20,7 %), le milieu de travail (7,0 %), un autre milieu (4,6 %), un établissement (4,6 %) et un déplacement local (4,6 %).

Conclusion

Les 7 373 cas de maladies entériques signalés en 2003 représentent le plus faible nombre total de cas déclarés depuis 1991. Selon le principal constat épidémiologique mis en évidence par le présent rapport, les maladies entériques sont essentiellement un phénomène d’origine alimentaire, qui se produit à la maison et qui est plus fréquent pendant la saison estivale.

Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier le personnel des bureaux de santé publique et des laboratoires de l’Ontario des enquêtes menées et des rapports présentés sur les maladies entériques. Un gros merci à Steven Johnson de la Direction générale des maladies infectieuses, Ministère de la Santé et des Soins de longue durèe de l'Ontario pour son aide et son effort dans la production de cet article.

Références

  1. Ministry of Health. Mandatory health programs and services guideline. Ontario : Government Printing Office, 1999.

  2. Centers for Disease Control and Prevention. The FoodNet surveillance report for 2001. Atlanta, GA : CDC, 2002. URL : <http://www.cdc.gov/foodnet/annual/2001/2001annualreport_pdf.pdf>.

  3. Mead PS, Slutsker L, Dietz V et coll. Food-related illness and death in the United States. Emerg Infect Dis 2002;5:607-25.

  4. Lee M, Middleton D. Enteric illness in Ontario, Canada, from 1997 to 2001. J Food Prot 2003;66:953-61.

  5. Rajda Z, Middleton D. Descriptive epidemiology of enteric diseases in Ontario, 2002. Public Health Epidemiology Report Ontario 2004;15(4).

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :