Chapitre 3 : Rapport d'étape sur les populations distinctes : VIH/sida et autres infections transmissibles sexuellement et par le sang parmi les jeunes au Canada – L'épidémiologie

Chapitre 3 - L'épidémiologie du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les jeunes au Canada

3.1 Introduction et contexte

Ce chapitre résume les données sur l'épidémiologie du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)Note de bas de page i, du syndrome de l'immunodéficience acquise (sida) et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) parmi les jeunes au Canada.

L'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) recueille des données de plusieurs sources afin de brosser un tableau du VIH, du sida et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang parmi les habitants du Canada et de décrire les tendances associées aux infections parmi des sous-groupes précis de la population. Les données contribuent à orienter les efforts visant à prévenir, à dépister et à traiter ces maladies.

Les données de surveillance de routine du VIH décrivent le nombre de résultats positifs au test du VIH déclarés aux autorités sanitaires provinciales et territoriales. En fait, chaque résultat positif au test du VIH obtenu en laboratoire ou par un prestataire de soins de santé doit être déclaré à l'autorité sanitaire appropriée dans la province ou le territoire en question. Ces autorités fournissent librement les données à l'Agence deux fois par année. Les données de surveillance de routine ne représentent que les personnes qui passent un test de dépistage du VIH et reçoivent un diagnostic de VIH pour la première fois; les tests de suivi chez les personnes qui sont déjà séropositives ne sont pas déclarés dans les données de surveillance subséquentes. Les déclarations de cas fournies à l'Agence n'identifient personne; un ensemble de données de base accompagne plutôt chaque déclaration de résultat positif au test du VIH, comme l'âge, le sexe et la date du diagnostic. D'autres renseignements, tels que la race ou le groupe ethnique, le pays de naissance ou les modes de transmission du VIH, appelés « catégories d'exposition », peuvent également être inclus dans la déclaration de cas, mais l'exhaustivité de ces données varie d'une province et d'un territoire à l'autre.

Le terme « sida » fait référence au stade le plus avancé de l'infection au VIH. Le sida est marqué par la détérioration du système immunitaire de l'organisme et par son incapacité à combattre les infections. Comme il n'existe aucun test de laboratoire propre au sida, les cas déclarés à l'Agence dans le cadre de la surveillance de routine du sida sont ciblés par un résultat positif au test du VIH et une maladie définissant le sida, telle que la pneumonie bactérienne récurrente ou la maladie de Kaposi. Contrairement au VIH, le sida n'est une maladie à déclaration obligatoire que dans certaines provinces et dans certains territoires, bien que les médecins soient tenus de déclarer la manifestation de maladies définissant le sida. L'Agence utilise ces données sur le VIH et le sida pour produire des rapports de surveillance annuels.

Comme les données de surveillance de routine du VIH/sida sont limitées aux personnes qui ont passé un test de dépistage et reçu un diagnostic, l'Agence produit également des estimations nationales du nombre total de nouvelles infections au VIH au Canada par année (appelées estimations de l'incidence) et du nombre total de personnes qui vivent avec le VIH au Canada (appelées estimations de la prévalence). Les estimations sont produites à l'aide de modèles mathématiques basés sur des données provenant de diverses sources. Les estimations de l'Incidence et de la prévalence offrent une idée plus exacte des tendances relatives à l'infection au VIH, puisqu'elles tiennent compte des personnes qui ont reçu un diagnostic ainsi que de celles qui n'en ont pas reçu et qui ignorent  qu'elles sont infectées. Cependant, bien que les estimations incluent des renseignements sur tous les Canadiens âgés de 15 ans et plus, il n'existe aucune analyse spécifique de l'incidence et de la prévalence chez les jeunes. Par conséquent, ce chapitre ne contient aucune estimation.

L'Agence recueille également des données de surveillance de routine sur les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang au Canada. La chlamydia, la gonorrhée, l'hépatite B (VHB), l'hépatite C (VHC) et toutes les formes de la syphilis sont des infections transmissibles sexuellement et par le sang à déclaration obligatoire, ce qui signifie que chaque résultat positif au test de dépistage de ces infections obtenu par un laboratoire ou un prestataire de soins de santé doit être signalé à l'autorité sanitaire provinciale ou territoriale. Les autorités sanitaires provinciales ou territoriales fournissent avec chaque déclaration de résultat positif un ensemble de données de base (p. ex. âge, sexe) à l'Agence, qui les utilise pour élaborer des rapports annuels de surveillance nationale. Ces données ne reflètent que le nombre de personnes qui ont subi un test de dépistage de ces infections et ont reçu un diagnostic; contrairement au VIH, il n'existe aucun modèle mathématique indiquant le fardeau réel de ces infections.

Les données de surveillance améliorée offrent des renseignements plus détaillés sur les facteurs associés au VIH et aux autres infections transmissibles sexuellement et par le sang. Elles tirent profit des enquêtes pour recueillir des données comportementales auprès des populations vulnérables, ainsi que des données sur les tests de dépistage du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang. Les types de données comportementales recueillies comprennent les pratiques sexuelles (telles que le nombre de partenaires et l'utilisation du condom), les comportements liés au test de dépistage du VIH, le diagnostic antérieur du VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang, la consommation de drogues (telle que la consommation de drogues injectables, le partage de seringues), les connaissances relatives au mode de transmission du VIH et d'autres déterminants de la santé. L'Agence mène actuellement des enquêtes de surveillance améliorée auprès des jeunes de la rue grâce au système Surveillance accrue des jeunes de la rue (E-SYS), auprès des hommes gais, bisexuels et ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes grâce au système de surveillance M-Track et auprès des utilisateurs de drogues injectables grâce au système de surveillance I-Track. Deux autres systèmes de surveillance améliorée font l'objet d'un essai pilote et sont en cours de perfectionnement. Le concept du système E-Track, qui est axé sur les personnes provenant de pays où le VIH est endémique, a fait l'objet d'un essai pilote au Québec en 2008, en collaboration avec des chercheurs locaux. Le système de surveillance A-Track met l'accent sur les Autochtones (Premières nations, Inuits et Métis) au Canada et a fait l'objet d'un essai pilote à Regina, en Saskatchewan, en 2011-2012.

3.1.1 Limites des données

Bien que les renseignements provenant de la surveillance de routine et de la surveillance améliorée fournissent des informations essentielles sur le VIH, le sida et les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang et permettent de comprendre les facteurs de risque dans les populations clés, ils sont accompagnés de limites dont il faut tenir compte pour l'interprétation des données. Par exemple, le VIH et les infections transmissibles sexuellement et par le sang sont sous-déclarés dans les données de surveillance de routine, puisque que ces dernières ne représentent que les personnes qui ont subi un test de dépistage et reçu un diagnostic au moment de la déclaration. En outre, certaines infections transmissibles sexuellement et par le sang peuvent être asymptomatiques (p. ex. la chlamydia), alors que d'autres sont accompagnées de symptômes qui n'apparaissent pas immédiatement (p. ex. l'hépatite C), ce qui fait que les gens ne subissent pas de test de dépistage et ne reçoivent pas de diagnostic de ces infections. Autres limitations possibles sont  les retards de déclarations, les déclarations en double et les renseignements manquants.

Les données provenant des systèmes de surveillance améliorée doivent également être interprétées avec prudence. Les renseignements sont recueillis grâce à des enquêtes transversales qui se déroulent à un moment précis. Bien que cette méthode soit utile pour étudier les facteurs de risque associés aux infections, elle ne permet pas l'analyse des causes et des effets ou des modifications des facteurs de risque individuels au fil du temps. En outre, les enquêtes transversales font principalement appel à un échantillonnage en fonction des lieux. Par exemple, dans le système de surveillance M-Track, les participants sont recrutés dans des lieux tels que les bars, les clubs, les festivals ou les organisations sociales. Bien que cette méthode de recrutement facilite l'accès aux populations difficiles à atteindre, elle produit des données qui peuvent ne pas être représentatives de l'ensemble de la population ciblée (p. ex. dans le cas du système M-Track, les données peuvent ne pas être représentatives de tous les hommes gais, bisexuels ou ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes au Canada). Enfin, l'utilisation d'enquêtes auto-administrées dans les systèmes de surveillance améliorée peut entraîner la sous-déclaration de certains comportements à risque en raison de la désirabilité sociale (c'est-à-dire le désir de « dire ce que l'on est censé dire » à la personne qui effectue l'enquête).

Malgré leurs limitations, les données de surveillance de routine et de surveillance améliorée offrent une source d'information précieuse sur le VIH et les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang, ainsi que sur les facteurs de risque associés aux infections. Il est essentiel de comprendre et de déterminer les tendances et les facteurs de risque pour élaborer des stratégies efficaces de prévention et de traitement de ces maladies.

3.2 Données nationales : nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH

Entre 1985, date à laquelle la déclaration des cas de VIH a commencé, et le 31 décembre 2011, on a compté 74 162 déclarations de résultats positifs au test du VIH au Canada. Le nombre annuel de déclarations de résultats positifs est demeuré relativement stable au cours de la décennie. Sur les 2 208 cas d'infection au VIH déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada en 2011, 531 cas (24 %) ont été recensés parmi les jeunes.Note de bas de page ii La catégorie des jeunes arrivait à la troisième place des groupes d'âge les plus fréquemment signalés en 2011, suivi des adultes âgés de 30 à 39 ans (668 cas) et des adultes âgés de 40 à 49 ans (567 cas). Au total, 26,8 % de toutes les déclarations cumulées de résultats positifs au test du VIH ont été attribuées aux jeunes âgés de 15 à 29 ans, allant d'un pourcentage maximal de 38,6 % en 1985 à un pourcentage minimal de 20,9 % en 2003. Au cours de la dernière décennie, les chiffres se sont stabilisés (figure 15).

Figure 15 : Proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH par groupe d'âge et par année de test de dépistage (n = 24 264)Note de bas de page 1

Figure 15

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH où l’âge était déclaré.

Équivalent textuel - Figure 15

Figure 15 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH par groupe d'âge et par année de test de dépistage (n = 24 264)

La figure 15 est un graphique linéaire qui illustre la tendance de la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH par groupe d'âge et par année de test de dépistage, de 2002 à 2011. Le graphique compte cinq lignes qui représentent différentes catégories d'âge : de 0 à 14 ans, de 15 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans et 50 ans et plus. Il montre que 0,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 0 à 14 ans en 2002, comparativement à 0,3 % en 2003, à 0,8 % en 2004, à 1,1 % en 2005, à 0,7 % en 2006, à 0,8 % en 2007, à 1 % en 2008, à 1 % en 2009, à 0,6 % en 2010 et à 0,6 % en 2011. En 2002, 21,1 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 15 à 29 ans, comparativement à 20,9 % en 2003, à 21,2 % en 2004, à 21,5 % en 2005, à 22,6 % en 2006, à 21,9 % en 2007, à 23,3 % en 2008, à 24,3 % en 2009, à 23,6 % en 2010 et à 24 % en 2011. En 2002, 39,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 30 à 39 ans, comparativement à 38,4 % en 2003, à 36,5 % en 2004, à 34,7 % en 2005, à 34,1 % en 2006, à 32,9 % en 2007, à 30 % en 2008, à 30 % en 2009, à 30,3 % en 2010 et à 30,3 % en 2011. En 2002, 27,1 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 40 à 49 ans, comparativement à 28,6 % en 2003, à 28,6 % en 2004, à 29,3 % en 2005, à 28,7 % en 2006, à 28,7 % en 2007, à 30,5 % en 2008, à 29,8 % en 2009, à 26,9 % en 2010 et à 25,7 % en 2011. En 2002, 11,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 50 ans et plus, comparativement à 11,8 % en 2003, à 12,9 % en 2004, à 13,4 % en 2005, à 13,9 % en 2006, à 15,7 % en 2007, à 15,2 % en 2008, à 15 % en 2009, à 18,6 % en 2010 et à 19,4 % en 2011.

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3.2.1 Sexe et genre

Depuis 1985, les hommes représentent la vaste majorité des déclarations annuelles de résultats positifs au test du VIH parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans, bien que les cas déclarés chez les femmes aient connu une hausse constante au cours des années 1990 (figure 16). Compte tenu de cette tendance, il n'est pas surprenant de constater que le nombre cumulé de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les hommes de 15 à 29 ans est resté systématiquement plus élevé que celui des femmes du même groupe d'âge. En 2011, un total cumulé de 13 895 déclarations de résultats positifs au test du VIH, accompagnées de la déclaration du sexe et de l'âge, concernaient les jeunes hommes, ce qui représente 75,7 % du nombre total de cas dans la catégorie des jeunes. Par comparaison, en 2011, un total cumulé de 4 461 (24,3 %) déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les jeunes femmes.

Figure 16 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par sexe, de 1985 à 2011 (n = 18 356)Note de bas de page 2

Figure 16

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH où  l'âge et le sexe étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 16

Figure 16 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par sexe, de 1985 à 2011 (n = 18 356)

La figure 16 est un graphique linéaire qui illustre la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, selon le sexe, de 1985 à 2011. Le graphique comporte deux lignes dont l'une représente les hommes et l'autre les femmes. En 1985, les hommes représentaient 96,4 % du nombre total des déclarations de résultats positifs au test du VIH dans cette catégorie d'âge, comparativement à 95,6 % en 1986, à 93,7 % en 1987, à 88,2 % en 1988, à 88,9 % en 1989, à 87,7 % en 1990, à 82,4 % en 1991, à 82 % en 1992, à 81,6 % en 1993, à 76,5 % en 1994, à 71,5 % en 1995, à 69,3 % en 1996, à 64,5 % en 1997, à 61,6 % en 1998, à 57,7 % en 1999, à 58,6 % en 2000, à 54,6 % en 2001, à 61,2 % en 2002, à 58,5 % en 2003, à 57,1 % en 2004, à 64,6 % en 2005, à 59,1 % en 2006, à 63 % en 2007, à 66,2 % en 2008, à 68 % en 2009, à 73,6 % en 2010 et à 73,6 % en 2011. En 1985, les femmes représentaient 3,6 % du nombre total des déclarations de résultats positifs au test du VIH dans cette catégorie d'âge, comparativement à 4,4 % en 1986, à 6,3 % en 1987, à 11,8 % en 1988, à 11,1 % en 1989, à 12,3 % en 1990, à 17,6 % en 1991, à 18 % en 1992, à 18,4 % en 1993, à 23,5 % en 1994, à 28,5 % en 1995, à 30,7 % en 1996, à 35,5 % en 1997, à 38,4 % en 1998, à 42,3 % en 1999, à 41,4 % en 2000, à 45,4 % en 2001, à 38,8 % en 2002, à 41,5 % en 2003, à 42,9 % en 2004, à 35,4 % en 2005, à 40,9 % en 2006, à 37 % en 2007, à 33,8 % en 2008, à 32 % en 2009, à 26,4 % en 2010 et à 26,4 % en 2011.

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Les résultats positifs au test du VIH parmi les hommes et les femmes ne sont pas uniformément répartis dans la catégorie des jeunes. De 2002 à 2011, le rapport hommes/femmes variait entre les jeunes moins âgés et les jeunes plus âgés. Pendant cette période, les femmes étaient surreprésentées dans le groupe d'âge des jeunes moins âgés (de 15 à 19 ans), représentant 56,5 % des déclarations totales de résultats positifs au test du VIH dans cette catégorie. En comparaison, les hommes étaient surreprésentés (66,3 %) dans le groupe d'âge des jeunes de 20 à 29 ans (figure 17).

Figure 17 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH par sexe et par sous-groupe d'âge, de 2002 à 2011 (n = 5 406)Note de bas de page 3

Figure 17

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH où l'âge et le sexe étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 17

Figure 17 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH par sexe et par sous-groupe d'âge, de 2002 à 2011 (n = 5 406)

La figure 17 présente deux cercles divisés en deux sections de tailles différentes qui correspondent aux proportions relatives des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les hommes par rapport aux femmes. Un cercle représente le groupe des 15 à 19 ans et l'autre cercle représente celui des 20 à 29 ans, entre 2002 et 2011. La figure montre que les femmes représentaient 56 % des résultats positifs au test du VIH chez les 15 à 19 ans, et les 44 % restant correspondaient aux hommes. Les hommes représentaient 66 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les 20 à 29 ans, les 34 % restant correspondaient aux femmes.

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Ces données indiquent qu'en général, les femmes ont tendance à recevoir un diagnostic d'infection au VIH à un plus jeune âge que les hommes. Par exemple, en 2011 seulement, un nombre plus élevé de déclarations de résultats positifs au test du VIH a été attribué au groupe d'âge des jeunes de 15 à 29 ans parmi les femmes (27,0 %) que parmi les hommes (23,1 %). En revanche, une proportion plus importante de résultats positifs au test du VIH a été attribué aux hommes appartenant aux groupes d'âge allant de 40 à 49 ans (27,1 %) et de 50 ans et plus (21,0 %) qu'aux femmes appartenant aux mêmes groupes d'âge (respectivement 21,3 % et 14,1 %) (figure 18).

Figure 18 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH par sexe et par groupe d'âge*, en 2011 (n = 2 170)Note de bas de page 4

Figure 18

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH où l'âge et le sexe étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 18

Figure 18 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH par sexe et par groupe d'âge, en 2011 (n = 2 170)

La figure 18 est un graphique à barres groupées illustrant la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH par sexe et par groupe d'âge au cours de l'année 2011. Le graphique compte deux barres dont l'une représente les hommes et l'autre les femmes pour cinq groupes d'âge, ce qui fait un total de dix barres. Les groupes d'âge représentés sont les suivants : de 0 à 14 ans, de 15 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans et 50 ans et plus. Chez les hommes, en 2011, 0,3 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 0 à 14 ans, comparativement à 23,1 % dans le cas des 15 à 29 ans, à 28,5 % dans le cas des 30 à 39 ans, à 27,1 % dans le cas des 40 à 49 ans et à 21 % dans le cas des 50 ans et plus. Chez les femmes, en 2011, 1,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient le groupe des 0 à 14 ans, comparativement à 27 % dans le cas des 15 à 29 ans, à 36,0 % dans le cas des 30 à 39 ans, à 21,3 % dans le cas des 40 à 49 ans et à 14,1 % dans le cas des 50 ans et plus.

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 L'âge plus précoce du diagnostic chez les femmes est également apparent dans les données historiques de 1985 à nos jours. Jusqu'au début des années 1990, la catégorie des jeunes était le groupe d'âge le plus fréquemment déclaré parmi les femmes pour toutes les déclarations de résultats positifs au test du VIH. Depuis lors, cette catégorie arrive en deuxième position et est restée relativement stable (figure 19).

Figure 19 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes par âge*, de 1985 à 2011 (n = 12 533)Note de bas de page 5

Figure 19

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH où l'âge et le sexe étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 19

Figure 19 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes par âge, de 1985 à 2011 (n = 12 533)

La figure 19 est un graphique linéaire qui illustre la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes selon l'âge au cours des années 1985 à 2011. Le graphique compte en tout cinq lignes qui représentent chacune les catégories d'âge suivantes : de 0 à 14 ans, de 15 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans et 50 ans et plus. En 1985, le graphique montre qu'aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH ne concernait les filles âgées de 0 à 14 ans, comparativement à 4,9 % en 1986, à 2 % en 1987, à 1 % en 1988, à 3,3 % en 1989, à 1,3 % en 1990, à 2 % en 1991, à 2,3 % en 1992, à 3,7 % en 1993, à 2,7 % en 1994, à 2,5 % en 1995, à 4,3 % en 1996, à 2,7 % en 1997, à 2,1 % en 1998, à 1,4 % en 1999, à 1 % en 2000, à 1,6 % en 2001, à 1,1 % en 2002, à 0,8 % en 2003, à 2,3 % en 2004, à 2,5 % en 2005, à 1,7 % en 2006, à 1,3 % en 2007, à 1,3 % en 2008, à 2,3 % en 2009, à 1,3 % en 2010 et à 1,6 % en 2011. En 1985, 41,2 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les femmes âgées de 15 à 29 ans, comparativement à 50 % en 1986, à 45,6 % en 1987, à 55,3 % en 1988, à 45,2 % en 1990, à 47,3 % en 1991, à 44,3 % en 1992, à 37,6 % en 1993, à 34,7 % en 1994, à 39,3 % en 1995, à 35,1 % en 1996, à 38,7 % en 1997, à 36,8 % en 1998, à 36 % en 1999, à 36,9 % en 2000, à 38,3 % en 2001, à 32 % en 2002, à 34 % en 2003, à 34,1 % en 2004, à 29,4 % en 2005, à 33,2 % en 2006, à 32,2 % en 2007, à 30,4 % en 2008, à 30 % en 2009, à 27,3 % en 2010 et à 27 % en 2011. En 1985, 29,4 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les femmes âgées de 30 à 39 ans, comparativement à 26,8 % en 1986, à 29,5 % en 1987, à 28,8 % en 1988, à 36,8 % en 1989, à 35,4 % en 1990, à 32,5 % en 1991, à 35,2 % en 1992, à 38,4 % en 1993, à 41 % en 1994, à 43,6 % en 1995, à 39,4 % en 1996, à 39,1 % en 1997, à 39,1 % en 1998, à 37,2 % en 1999, à 38,1 % en 2000, à 37,4 % en 2001, à 39,2 % en 2002, à 39,9 % en 2003, à 33,3 % en 2004, à 33,6 % en 2005, à 36,4 % en 2006, à 36,9 % en 2007, à 34,7 % en 2008, à 35,9 % en 2009, à 35,5 % en 2010 et à 36 % en 2011. En 1985, 23,5 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les femmes âgées de 40 à 49 ans, comparativement à 7,3 % en 1986, à 6 % en 1987, à 6,7 % en 1988, à 8,8 % en 1989, à 11,6 % en 1990, à 11,8 % en 1991, à 13,2 % en 1992, à 12,9 % en 1993, à 15,5 % en 1994, à 10,2 % en 1995, à 15,4 % en 1996, à 13,4 % en 1997, à 15,1 % en 1998, à 18,6 % en 1999, à 17,3 % en 2000, à 15,9 % en 2001, à 19,6 % en 2002, à 19,5 % en 2003, à 21,2 % en 2004, à 24,8 % en 2005, à 19,9 % en 2006, à 19,8 % en 2007, à 24,7 % en 2008, à 21,9 % en 2009, à 20 % en 2010 et à 21,3 % en 2011. En 1985, 5,9 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les femmes âgées de 50 ans et plus, comparativement à 11 % en 1986, à 16,8 % en 1987, à 8,2 % en 1988, à 6,7 % en 1989, à 6,6 % en 1990, à 6,4 % en 1991, à 5,1 % en 1992, à 6,4 % en 1993, à 6,1 % en 1994, à 4,4 % en 1995, à 5,8 % en 1996, à 6,2 % en 1997, à 6,9 % en 1998, à 6,8 % en 1999, à 6,6 % en 2000, à 6,8 % en 2001, à 8,1 % en 2002, à 5,8 % en 2003, à 9,1 % en 2004, à 9,6 % en 2005, à 8,7 % en 2006, à 9,8 % en 2007, à 8,9 % en 2008, à 9,9 % en 2009, à 15,9 % en 2010 et à 14,1 % en 2011.

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En revanche, chez les hommes, la catégorie des jeunes arrivait en deuxième position des catégories d'âge déclarées entre 1985 et le milieu des années 1990, où elle est passée à la troisième position. Ces dernières années, la proportion des cas parmi les hommes appartenant au groupe d'âge de 15 à 29 ans a légèrement augmenté (figure 20).

Figure 20 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les hommes par âge, de 1985 à 2011 (n = 55 774)Note de bas de page 6

Figure 20

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH pù l'âge et le sexe étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 20

Figure 20 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les hommes par âge, de 1985 à 2011 (n = 55 774)

La figure 20 est un graphique linéaire qui illustre la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les hommes selon l'âge au cours des années 1985 à 2011. Le graphique compte en tout cinq lignes qui représentent chacune les catégories d'âge suivantes : de 0 à 14 ans, de 15 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans et 50 ans et plus. En 1985, 3,1 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les garçons âgés de 0 à 14 ans, comparativement à 1,5 % en 1986, à 2 % en 1987, à 2,2 % en 1988, à 0,4 % en 1989, à 0,2 % en 1990, à 0,6 % en 1991, à 0,5 % en 1992, à 0,8 % en 1993, à 0,6 % en 1994, à 0,8 % en 1995, à 0,8 % en 1996, à 0,8 % en 1997, à 0,7 % en 1998, à 0,6 % en 1999, à 0,5 % en 2000, à 0,4 % en 2001, à 0,4 % en 2002, à 0,2 % en 2003, à 0,3 % en 2004, à 0,7 % en 2005, à 0,3 % en 2006, à 0,6 % en 2007, à 0,9 % en 2008, à 0,5 % en 2009, à 0,4 % en 2010 et à 0,3 % en 2011. En 1985, 38,4 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les hommes âgés de 15 à 29 ans, comparativement à 36,9 % en 1986, à 34,3 % en 1987, à 34,8 % en 1988, à 33,1 % en 1989, à 33,5 % en 1990, à 30,5 % en 1991, à 29,4 % en 1992, à 28,1 % en 1993, à 23,6 % en 1994, à 22,9 % en 1995, à 21,4 % en 1996, à 18,4 % en 1997, à 16,6 % en 1998, à 15,9 % en 1999, à 16,5 % en 2000, à 15,7 % en 2001, à 17,4 % en 2002, à 16,5 % en 2003, à 16,4 % en 2004, à 18,7 % en 2005, à 18,6 % en 2006, à 18,5 % en 2007, à 20,8 % en 2008, à 22,3 % en 2009, à 22,6 % en 2010 et à 23,1 % en 2011. En 1985, 39,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les hommes âgés de 30 à 39 ans, comparativement à 40,4 % en 1986, à 41,6 % en 1987, à 40 % en 1988, à 40,1 % en 1989, à 41,2 % en 1990, à 41,7 % en 1991, à 42,3 % en 1992, à 42,1 % en 1993, à 46,2 % en 1994, à 45 % en 1995, à 45,8 % en 1996, à 45,9 % en 1997, à 44,4 % en 1998, à 42,5 % en 1999, à 42 % en 2000, à 40,4 % en 2001, à 39,6 % en 2002, à 37,9 % en 2003, à 37,6 % en 2004, à 35 % en 2005, à 33,1 % en 2006, à 31,6 % en 2007, à 28,4 % en 2008, à 27,8 % en 2009, à 28,9 % en 2010 et à 28,5 % en 2011. En 1985, 12,9 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les hommes âgés de 40 à 49 ans, comparativement à 16 % en 1986, à 16 % en 1987, à 17,4 % en 1988, à 20,4 % en 1989, à 18,4 % en 1990, à 19,6 % en 1991, à 20,1 % en 1992, à 20,5 % en 1993, à 22,2 % en 1994, à 22,3 % en 1995, à 21,6 % en 1996, à 23,3 % en 1997, à 26,4 % en 1998, à 29,3 % en 1999, à 28,4 % en 2000, à 29,4 % en 2001, à 29,7 % en 2002, à 31,7 % en 2003, à 31,3 % en 2004, à 30,8 % en 2005, à 32 % en 2006, à 31,6 % en 2007, à 32,6 % en 2008, à 32,6 % en 2009, à 29,2 % en 2010 et à 27,1 % en 2011. En 1985, 6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH concernaient les hommes âgés de 50 ans et plus, comparativement à 5,2 % en 1986, à 6,1 % en 1987, à 5,7 % en 1988, à 6 % en 1989, à 6,6 % en 1990, à 17,6 % en 1991, à 7,6 % en 1992, à 8,4 % en 1993, à 7,4 % en 1994, à 9 % en 1995, à 10,4 % en 1996, à 11,6 % en 1997, à 11,9 % en 1998, à 11,7 % en 1999, à 12,7 % en 2000, à 14 % en 2001, à 12,8 % en 2002, à 13,8 % en 2003, à 14,4 % en 2004, à 15,8 % en 2005, à 16 % en 2006, à 17,8 % en 2007, à 17,4 % en 2008, à 16,7 % en 2009, à 18,9 % en 2010 et à 21 % en 2011.

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À l'échelle nationale, il incombe au prestataire de soins de santé qui effectue le test de dépistage d'indiquer le sexe et le genre sur la déclaration de résultats au test du VIH. Malheureusement, les formulaires de déclaration des cas ne comprennent pas de catégorie pour les personnes qui ne s'identifient ni comme un homme, ni comme une femme. Plus particulièrement, il n'existe aucun moyen de saisir des données au sujet des personnes qui s'identifient comme étant « transgenres » (personnes dont l'identité sexuelle ne correspond pas au sexe biologique à la naissance) ou « à genre variable ». Ces questions et d'autres points peuvent mener à un mauvais classement du sexe et du genre et à la sous-représentation des personnes transgenres dans les rapports de surveillance du VIH. Les résultats de recherches internationales laissent entendre que les personnes transgenres pourraient être touchées de façon disproportionnée par le VIH et par les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang, mais il n'existe aucune donnée nationale au Canada pour étayer cette supposition.

3.2.2 Géographie

Entre 1985 et 2011, plus de 91 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la catégorie des jeunes ont été effectuées par les quatre provinces les plus peuplées, à savoir l'Ontario, le Québec, la Colombie-Britannique et l'Alberta. Cela n'est pas surprenant, étant donné que ces quatre provinces composent également la plus grande proportion de la population canadienne. Cependant, lorsque l'on examine la réparation des résultats positifs au test du VIH par âge dans chaque province canadienne, on obtient un portrait différent. On trouve la proportion la plus élevée de cas attribués aux jeunes en Saskatchewan (36 %) et dans les provinces de l'Atlantique (33,5 %), suivi de près par le Manitoba (32,6 %) et l'Alberta (30,1 %) (figure 21). Cela laisse entendre que les jeunes sont surreprésentés dans le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans ces provinces par rapport à leur représentation dans les populations provinciales en général. Par exemple, entre 2002 et 2011, bien que les jeunes âgés de 15 à 29 ans aient représenté 34,2 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH en Saskatchewan, ils ne composaient en moyenne que 21,5 % de la population générale de la provinceNote de bas de page 7.

Figure 21 : Répartition des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par province ou territoire, par rapport aux totaux provinciaux ou territoriaux, de 1985 à 2011 (n = 74 174)Note de bas de page 8

Figure 21

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

Équivalent textuel - Figure 21

Figure 21 : Répartition des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par province ou territoire, par rapport aux totaux provinciaux ou territoriaux, de 1985 à 2011 (n = 74 174)

La figure 21 présente une carte du Canada et la répartition géographique des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par province ou territoire, par rapport aux totaux provinciaux ou territoriaux de 1985 à 2011. La figure illustre la tendance selon laquelle entre 1985 et 2011, plus de 91 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la catégorie des jeunes concernaient les quatre provinces les plus peuplées, à savoir l'Ontario, le Québec, la Colombie-Britannique et l'Alberta. Cependant, la répartition des résultats positifs au test du VIH selon l'âge dans chaque province au Canada brosse un tableau différent. La plus grande proportion de cas chez les jeunes se trouve en Saskatchewan (36 %) et dans les provinces de l'Atlantique (33,5 %), suivie de près par le Manitoba (32,6 %) et l'Alberta (30,1 %). Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes de cette catégorie d'âge et le pourcentage respectif par rapport aux totaux provinciaux ou territoriaux sont les suivants : Colombie-Britannique – total de 13 292, 3 572 jeunes (26,9 %); Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut – total de 103, 24 jeunes (23,3 %); Alberta – total de 4 539, 1 367 jeunes (30,1 %); Saskatchewan – total de 1 182, 426 jeunes (36 %); Manitoba – total de 1 634, 533 jeunes (32,6 %); Ontario – total de 28 419, 7 679 jeunes (27 %); Québec – total de 14 617, 3 426 jeunes (23,4 %); provinces de l'Atlantique (Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) – total de 1 376, 461 jeunes (33,5 %).

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3.2.3   Vue d'ensemble des catégories d'exposition

Les cas de VIH et de sida sont assignés une catégorie d'exposition en fonction de la hiérarchie des facteurs de risque associés à la transmission du VIH par une voie donnée. Ces catégories d'exposition comprennent les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH), les utilisateurs de drogues injectables (UDI), le contact hétérosexuel et la réception de sang ou de produits sanguins. Les catégories qui arrivent aux premiers rangs de cette hiérarchie représentent un risque accru de transmission du VIH par la voie en question. Si plus d'un facteur de risque est attribué à un cas, ce dernier est classé en fonction de la catégorie d'exposition la plus élevée dans la hiérarchie. Par exemple, les utilisateurs de drogues injectables peuvent également risquer de contracter l'infection au VIH par contact hétérosexuel; cependant, la catégorie Utilisateurs de drogues injectables est classée comme un risque plus élevé associé à une probabilité plus importante de transmission du VIH. La seule exception à cette méthode de classification concerne les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes qui utilisent également des drogues injectables, car les données probantes au Canada laissent entendre que le risque de transmission par ces deux voies est relativement équivalent. De tels cas sont classés dans la catégorie d'exposition combinée « Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes/Utilisateurs de drogues injectables ».

Il existe des limites inhérentes au classement des cas dans une seule catégorie selon une hiérarchie donnée. Premièrement, cette méthode réduit les déterminants structurels, sociaux, culturels et économiques complexes de la vulnérabilité d'une personne au VIH à une seule source, à savoir le comportement individuelNote de bas de page iii. Deuxièmement, la catégorie d'exposition est déterminée par les réponses que la personne choisit de donner aux questions d'un prestataire de soins de santé. Enfin, la méthode du classement par catégorie d'exposition est limitée par les renseignements manquants. Par exemple, en 2011, près de la moitié (49,7 %) de toutes les déclarations de résultats positifs au test du VIH envoyées à l'Agence de la santé publique du Canada ne comprenaient aucune donnée sur la catégorie d'exposition. Malgré ces limites, le fait de comprendre les profils d'exposition au VIH à l'échelle de la population canadienne peut servir à mettre en lumière les risques courus par certaines sous-populations et à orienter les programmes et les politiques de prévention et de traitement.

3.2.4   Catégories d'exposition au VIH chez les jeunes

Bien que les déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les jeunes contiennent davantage de données liées à la catégorie d'exposition (42,5 %) que les déclarations tous groupes d'âge confondus (49,7 %), les données décrites dans cette section doivent être interprétées avec prudence.

La catégorie d'exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes représente la plus grande proportion des déclarations cumulatives de résultats positifs au test du VIH parmi les jeunes au Canada. Entre 1985 et 2011, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes représentaient plus d'un tiers (35,9 %) des déclarations de résultats positifs dans le groupe d'âge des jeunes de 15 à 19 ans et plus de la moitié (58,8 %) dans le groupe d'âge des jeunes de 20 à 29 ans. Sur la même période, le contact hétérosexuel et les utilisateurs de drogues injectables arrivaient à la deuxième et troisième place des catégories d'exposition les plus fréquentes déclarées parmi ces groupes d'âge.

Les profils d'exposition au VIH déclarés varient entre les jeunes hommes et les jeunes femmes. En 2011, parmi les jeunes hommes, la catégorie d'exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes représentait plus des deux tiers (72,1 %) des déclarations de résultats positifs au test du VIH, alors que la catégorie du contact hétérosexuel représentait 17,2 % des déclarations. En revanche, la même année, le contact hétérosexuel était la catégorie d'exposition la plus fréquemment déclarée parmi les jeunes femmes, atteignant 54,6 % de l'ensemble des cas déclarés. Cette catégorie est subdivisée entre les personnes qui sont nées dans un pays où le VIH est endémique (hétérosexuel – endémique), les personnes qui ont eu un contact hétérosexuel avec une personne qui était infectée par le VIH ou qui courait un risque élevé d'infection au VIH (hétérosexuel – à risque) et les personnes pour lesquelles on ne sait rien des facteurs de risque associés au partenaire (aucun risque signalé – hétérosexuel). Parmi les jeunes femmes en 2011, la catégorie hétérosexuel – à risque représentait la plupart des cas dans la catégorie générale du contact hétérosexuel (23,4 %), alors que moins de la moitié (40,6 %) des résultats positifs au test du VIH étaient attribués à la catégorie d'exposition des utilisateurs de drogues injectables (figure 22).

Figure 22 : Proportion (%) des déclarations*de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes et les jeunes femmes âgés de 15 à 29 ans, catégorie d'exposition signalée, en 2011 (n = 279)Note de bas de page 9

Figure 22
HARSAH
Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes
HARSAH/UDI
Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues injectables
UDI
Utilisateurs de drogues injectables
Hétérosexuel – endémique
Originaire d'un pays où le VIH est endémique
Hétérosexuel - à risque
Contact hétérosexuel avec une personne à risque
Aucun risque signalé - hétérosexuel
Contact hétérosexuel sans risque signalé
Autre
Autre voie de transmission connue
ARS
Aucun risque signalé

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe, l'âge et la catégorie d'exposition étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 22

Figure 22 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes et les jeunes femmes âgés de 15 à 29 ans, catégorie d'exposition signalée, en 2011 (n = 279)

La figure 22 illustre le pourcentage des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes et les jeunes femmes âgés de 15 à 29 ans, par catégorie d'exposition signalée, en 2011. Dans le cas des hommes, sept catégories d'exposition ont été signalées : hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH); hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues injectables (HARSAH-UDI); utilisateurs de drogues injectables (UDI); originaire d'un pays où le VIH est endémique (HET-endémique); contact hétérosexuel sans risque signalé (ARS-HET); contact hétérosexuel avec une personne à risque (HET-à risque); autre voie de transmission connue (Autre). Dans le cas des femmes, il y a six catégories d'exposition déclarées : UDI, HET-endémique, ARS-HET, HET-à risque, Autre et Sang/coagulation. Les profils d'exposition au VIH signalés diffèrent entre les jeunes hommes et les jeunes femmes. La figure illustre la tendance selon laquelle en 2011, chez les jeunes hommes, la catégorie d'exposition des HARSAH correspondait à plus des deux tiers (72,1 %) des déclarations de résultats positifs au test du VIH, tandis que la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel représentait 17,2 %. En revanche, cette même année, le contact hétérosexuel était la catégorie d'exposition la plus fréquemment mentionnée chez les jeunes femmes, représentant 54,6 % de tous les cas signalés. Chez les jeunes femmes en 2011, la catégorie d'exposition HET-à risque représentait la plupart des cas pour l'ensemble de la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel (23,4 %), tandis que moins de la moitié (40,6 %) des résultats positifs au test du VIH correspondaient à la catégorie d'exposition des UDI. Les proportions des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans par catégorie d'exposition signalée sont les suivantes : 72,1 % HARSAH; 4,2 % HARSAH-UDI; 6 % UDI; 4,2 % HET-endémique; 10,2 % ARS-HET; 2,8 % HET-à risque; 0,5 % Autre. Chez les jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans, les proportions des déclarations de résultats positifs au test du VIH par catégorie d'exposition signalée sont les suivantes : 40,6 % UDI; 10,9 % HET-endémique; 20,3 % ARS-HET; 23,4 % HET-à risque; 3,1 % Autre; 1,6 % Sang ou coagulation.

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La répartition des catégories d'exposition entre les hommes et les femmes a varié au fil du temps. Par exemple, les données de 2002-2011 laissent entendre une augmentation générale des déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la catégorie des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes chez les jeunes hommes (figure 23). Entre 2003 et 2007, la proportion de cas chez les femmes attribués à la catégorie des utilisateurs de drogues injectables a connu une hausse constante pour culminer à 50 % en 2007 (figure 24). La proportion de cas chez les femmes attribués au contact hétérosexuel a atteint son apogée en 2003; il s'agit de la catégorie d'exposition la plus fréquemment déclarée pendant la majeure partie de la dernière décennie.

Figure 23 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans, catégorie d'exposition signalée, de 2002 à 2011 (n = 2 112)Note de bas de page 10

Figure 23

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe, l'âge et la catégorie d'exposition étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 23

Figure 23 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans, catégorie d'exposition signalée, de 2002 à 2011 (n = 2 112)

La figure 23 est un graphique linéaire qui illustre le pourcentage des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans, par catégorie d'exposition signalée, de 2002 à 2011. Le graphique compte six lignes horizontales représentant chacune une catégorie d'exposition différente : hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH); hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues injectables (HARSAH-UDI); utilisateurs de drogues injectables (UDI); contact hétérosexuel (Hétéro); sang/coagulation; autre voie de transmission connue (Autre). Le graphique illustre la tendance selon laquelle la répartition des catégories d'exposition chez les hommes et les femmes a varié au fil du temps. Entre 2002 et 2011, il y a eu une augmentation globale des déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la catégorie HARSAH chez les jeunes hommes. Les proportions des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans par catégorie d'exposition signalée sont les suivantes : en 2002 – 56,3 % HARSAH; 3,7 % HARSAH-UDI; 13,2 % UDI; 22,6 % Hétéro; 0,5 % Sang/coagulation; 3,7 % Autre; en 2003 – 58,6 % HARSAH; 4 % HARSAH-UDI; 13,8 % UDI; 19,5 % Hétéro; 0,6 % Sang/coagulation; 3,4 % Autre; en 2004 – 68,6 % HARSAH; 3,5 % HARSAH-UDI; 8,1 % UDI; 16,9 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 2,9 % Autre; en 2005 – 55,7 % HARSAH; 2 % HARSAH-UDI; 16,3 % UDI; 24,1 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 2 % Autre; en 2006 – 61,5 % HARSAH; 1 % HARSAH-UDI; 12,7 % UDI; 21,5 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 3,7 % Autre; en 2007 – 67,9 % HARSAH; 1,8 % HARSAH-UDI; 11,5 % UDI; 15,1 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 3,7 % Autre; en 2008 – 75,9 % HARSAH; 2 % HARSAH-UDI; 8,6 % UDI; 12,9 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 0,8 % Autre; en 2009 – 69,5 % HARSAH; 3,2 % HARSAH-UDI; 13,7 % UDI; 12,9 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 0,8 % Autre; en 2010 – 69,7 % HARSAH; 4,1 % HARSAH-UDI; 8,7 % UDI; 15,4 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 2,1 % Autre; en 2011 – 72,1 % HARSAH; 4,2 % HARSAH-UDI; 6 % UDI; 17,2 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 0,5 % Autre.

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Figure 24 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans, catégorie d'exposition signalée, de 2002 à 2011 (n = 1 050)Note de bas de page 11

Figure 24

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe, l'âge et la catégorie d'exposition étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 24

Figure 24 : Proportion (%) des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans, catégorie d'exposition signalée, de 2002 à 2011 (n = 1 050)

La figure 24 est un graphique linéaire qui illustre le pourcentage des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans, par catégorie d'exposition signalée, de 2002 à 2011. Le graphique compte quatre lignes horizontales qui représentent chacune une différente catégorie d'exposition : utilisatrices de drogues injectables (UDI); contact hétérosexuel (Hétéro); sang/coagulation; autre voie de transmission connue (Autre). Le graphique montre la tendance selon laquelle de 2003 à 2007, la proportion de cas chez les femmes correspondant aux UDI augmente de façon constante, atteignant un sommet de 50 % en 2007. La proportion des cas chez les jeunes femmes correspondant au contact hétérosexuel a atteint un sommet en 2003, et il s'agit de la catégorie d'exposition la plus fréquemment mentionnée durant presque toute la dernière décennie. Les proportions des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans par catégorie d'exposition signalée sont les suivantes : en 2002 – 29 % UDI; 67,7 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 3,2 % Autre; en 2003 – 21,9 % UDI; 73,3 % Hétéro; 1,0 % Sang/coagulation; 3,8 % Autre; en 2004 – 32,5 % UDI; 65,9 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 1,6 % Autre; en 2005 – 46,2 % UDI, 51 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation 2,9 % Autre; en 2006 – 37,2 % UDI; 56,2 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 6,6 % Autre; en 2007 – 51,1 % UDI; 45,8 % Hétéro; 0,8 % Sang/coagulation; 2,3 % Autre; en 2008 – 48,2 % UDI, 47,3 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 4,5 % Autre; en 2009 – 46,2 % UDI; 48,7 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 5 % Autre; en 2010 – 41,3 % UDI; 57,5 % Hétéro; 0 % Sang/coagulation; 1,3 % Autre; en 2011 – 40,6 % UDI; 54,7 % Hétéro; 1,6 % Sang/coagulation; 3,1 % Autre.

Agrandir la Figure 24

3.2.4.1 Exposition périnataleNote de bas de page iv

Les données présentées dans cette section sont fondées sur des renseignements recueillis par le Groupe canadien de recherche sur le sida chez les enfants (GCRSE) sur tous les enfants dont l'exposition au VIH pendant la période périnatale est connue, de la conception à la naissance et à l'allaitement. La transmission périnatale est également appelée transmission verticale ou transmission de la mère à l'enfant. Les données sont délimitées en fonction des catégories suivantes : infection confirmée, non-infection confirmée, aucune confirmation, et ceux qu’on a perdu au  suivi. Cependant, il faut interpréter les données avec prudence. Elles ne représentent à aucun moment un tableau complet de la transmission verticale au Canada, puisque toutes les femmes enceintes ne subissent pas un test de dépistage ou ne savent pas si elles sont séropositives. En outre, tous les enfants séropositifs ne reçoivent pas un diagnostic lorsqu'ils sont nourrissons, ce qui entraîne des retards de déclaration (p. ex. les enfants nées de femmes dont le diagnostic est retardé ne subissent pas de test de dépistage lorsqu'ils sont nourrissons; il se peut que les enfants nés à l'étranger ne reçoivent pas de diagnostic jusqu'à ce qu'ils soient plus âgés, etc.).

Le nombre total de nourrissons exposés au VIH pendant la période périnatale a augmenté au Canada depuis le début de l'épidémie de VIH, mais la proportion de nourrissons exposés dont l'infection est confirmée a chuté pour passer de 20 % avant 1996 à 1,6 % en 2011.Note de bas de page 12 Les progrès accomplis dans les traitements antirétroviraux depuis le milieu des années 1990 ont considérablement réduit l'incidence de la transmission verticale, qui est passée de 20,2 % avant 1996 à 2,9 % entre 1997 et 2010Note de bas de page 13. Sans traitement, on estime que 25,0 % des femmes enceintes qui vivent avec le VIH transmettraient le virus à leur nourrisson pendant la grossesse ou à la naissance. Si une mère séropositive allaite son bébé, ce risque passe à un pourcentage estimé de 35,0 %Note de bas de page 14.

Selon le Groupe canadien de recherche sur le sida chez les enfants, sur les 3 567 nourrissons dont l'exposition périnatale au VIH entre 1984 et 2011 au Canada est connue, on compte 584 cas confirmés d'infection au VIH. En 2011 seulement, on ne comptait que trois cas d'infection confirmés. Sur les 110 nourrissons dont l'infection a été confirmée depuis 2001, aucun n'est décédé de causes liées au sida, neuf sont décédés de causes autres que le sida et dix n'ont fait l'objet d'aucun suiviNote de bas de page 15.

3.2.5   Race ou groupe ethnique et le VIH chez les jeunes

Depuis 1998, certaines provinces et certains territoires recueillent des renseignements sur la race ou le groupe ethnique aux fins de surveillance du VIH. Ces données n'existent ni pour l'Ontario, ni pour le Québec, qui ensemble composent environ 66,4 % de toutes les déclarations de résultats positifs au test du VIH au Canada en 2011. Comme l'exhaustivité des renseignements sur la race ou le groupe ethnique fournis à l'Agence de la santé publique du Canada varie d'une province et d'un territoire à l'autre, ces données doivent être interprétées avec prudence.

Parmi les provinces et territoires qui fournissent de telles données, on a constaté une diminution globale de la proportion de déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les jeunes qui s'identifient comme étant de race blanche, qui a passé de 51,0 % en 1998 à 34,9 % en 2011. On a observé ces dernières années une augmentation générale de la proportion de déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les jeunes qui s'identifient comme étant Autochtones, proportion qui a culminé à 46,5 % en 2009. En 2011, la proportion atteignait 34,3 % (figure 25). Ces chiffres sont particulièrement significatifs, étant donné que l'ensemble des Autochtones ne compose que 3,5 % de la population canadienneNote de bas de page 16. Ensemble, les catégories raciales ou ethniques des Blancs et des Autochtones représentent la majorité des déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les jeunes pour lesquels on dispose de données sur la race ou le groupe ethnique.

Figure 25 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes par race ou groupe ethnique, de 1998 à 2011 (n = 2 489)Note de bas de page 17

Figure 25

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe, l'âge et la race ou le groupe ethnique étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 25

Figure 25 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes par race ou groupe ethnique, de 1998 à 2011 (n = 2 489)

La figure 25 est un graphique linéaire qui illustre la proportion approximative des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes par race ou groupe ethnique et selon l'année d'enquête. Le graphique montre que, jusqu'en 2004, les jeunes qui s'identifiaient comme étant de race blanche représentaient la plus grande proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes. De 2004 à 2011, il y a eu une augmentation de la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes Autochtones, et une diminution de la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes de race blanche. En 2011, les jeunes Blancs et Autochtones représentaient des proportions égales des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes. Le graphique montre que chez les jeunes, environ 51 % des cas étaient de race blanche en 1998, comparativement à environ 46 % en 1999, à environ 49 % en 2000, à environ 48 % en 2001, à environ 47 % en 2002, à environ 42 % en 2003, à environ 47 % en 2004, à environ 31 % en 2005, à environ 39 % en 2006, à environ 40 % en 2007, à environ 34 % en 2008, à environ 34 % en 2009, à environ 40 % en 2010 et à environ 35 % en 2011. En 1998, environ 29 % des cas constituaient des jeunes Autochtones, comparativement à environ 38 % en 1999, à environ 33 % en 2000, à environ 31 % en 2001, à environ 27 % en 2002, à environ 32 % en 2003, à environ 31 % en 2004, à environ 44 % en 2005, à environ 38 % en 2006, à environ 39 % en 2007, à environ 41 % en 2008, à environ 48 % en 2009, à environ 38 % en 2010 et à environ 34 % en 2011. En 1998, environ 10 % des cas correspondaient à des jeunes de race noire, comparativement à environ 11 % en 1999, à environ 10 % en 2000, à environ 13 % en 2001, à environ 12 % en 2002, à environ 18 % en 2003, à environ 13 % en 2004, à environ 15 % en 2005, à environ 16 % en 2006, à environ 10 % en 2007, à environ 9 % en 2008, à environ 8 % en 2009, à environ 11 % en 2010 et à environ 12 % en 2011. En 1998, aucun cas ne constituait des jeunes Asiatiques, comparativement à environ 3 % en 1999, à environ 7 % en 2000, à environ 4 % en 2001, à environ 4 % en 2002, à environ 5 % en 2003, à environ 5 % en 2004, à environ 3 % en 2005, à environ 4 % en 2006, à environ 5 % en 2007, à environ 8 % en 2008, à environ 6 % en 2009, à environ 5 % en 2010 et à environ 8 % en 2011. En 1998, environ 4 % des cas correspondaient à des jeunes Latinos-Américains, comparativement à environ 3 % en 1999, à environ 2 % en 2000, à environ 3 % en 2001, à environ 4 % en 2002, à environ 3 % en 2003, à environ 3 % en 2004, à environ 3 % en 2005, à environ 3 % en 2006, à environ 5 % en 2007, à environ 7 % en 2008, à environ 6 % en 2009, à environ 3 % en 2010 et à environ 4 % en 2011. En 1998, environ 4 % constituaient des jeunes Asiatiques du Sud, de l'Ouest ou des jeunes Arabes, comparativement à aucun en 1999 et en 2000, à environ 3 % en 2001, à environ 7 % en 2002, à environ 3 % en 2003, à environ 3 % en 2004, à environ 3 % en 2005, à environ 3 % en 2006, à environ 3 % en 2007, à environ 1 % en 2008, à environ 2 % en 2009, à environ 3 % en 2010 et à environ 4 % en 2011. Aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH n'a été faite par des jeunes d'autres origines ethniques ou raciales entre 1998 et 2001, entre 2003 et 2006 ou au cours de l'année 2009. En 2007, environ 1 % des cas correspondaient à des jeunes d'autres origines raciales ou ethniques, comparativement à environ 2 % en 2008, à environ 2 % en 2010 et à environ 4 % en 2011.

Agrandir la Figure 25

3.2.6 Sexe et race ou groupe ethnique

Les jeunes hommes et les jeunes femmes ne sont pas touchés à parts égales par le VIH au sein des différentes catégories raciales ou ethniques. De 1998 à 2011, la majorité des cas déclarés parmi les jeunes de l'Amérique latine, de l'Asie, de l'Asie du Sud, de l'Asie de l'Ouest, des pays arabes et de race blanche étaient des hommes. En revanche, la majorité des cas déclarés parmi les jeunes de race noire et les jeunes Autochtones étaient des femmes (figure 26).

Figure 26 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par sexe et par race ou groupe ethnique, de 1998 à 2011 (n = 2 487)Note de bas de page 18

Figure 26

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe, l'âge et la race ou le groupe ethnique étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 26

Figure 26 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par sexe et par race ou groupe ethnique, de 1998 à 2011 (n = 2 487)

La figure 26 est un graphique à barres illustrant la proportion approximative des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par race ou groupe ethnique, de 1998 à 2011. Le graphique comporte sept groupes de barres. Chaque groupe de barres représente un différent groupe ethnique et contient deux barres qui correspondent à la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les hommes et les femmes. Le graphique montre que 25 % des cas chez les jeunes de race blanche étaient des femmes et 75 % des cas étaient des hommes. Chez les jeunes de race noire, environ 65 % des cas constituaient des femmes et 35 % des cas constituaient des hommes. Chez les jeunes Asiatiques, environ 15 % des cas correspondaient à des femmes et 85 % des cas correspondaient à des hommes. Chez les jeunes Autochtones, un peu plus de 60 % des cas étaient des femmes et un peu moins de 40 % des cas étaient des hommes. Chez les jeunes Asiatiques du Sud et de l'Ouest et les jeunes Arabes, 30 % des cas constituaient des femmes et 70 % des cas constituaient des hommes. Chez les jeunes Latinos-Américains, environ 5 % des cas correspondaient à des femmes et 95 % des cas correspondaient à des hommes. Chez les jeunes d'autres origines ethniques ou raciales, 35 % des cas étaient des femmes et 65 % des cas étaient des hommes.

Agrandir la Figure 26

3.2.7 Catégorie d'exposition et race ou groupe ethnique

Outre les différences entre les sexes parmi les catégories raciales ou ethniques qui accompagnent les déclarations de résultats positifs au test du VIH, on a également observé différentes tendances dans les catégories d'exposition. De 1998 à 2009, les Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes composaient la catégorie d'exposition la plus fréquemment déclarée par les jeunes des groupes raciaux ou ethniques de l'Amérique latine (78,3 %), de l'Asie (69,8 %) et de race blanche (51,0 %). Parmi les jeunes qui s'identifiaient comme étant Autochtones, les utilisateurs de drogues injectables représentaient la catégorie d'exposition la plus fréquemment déclarée, à un pourcentage de 64,4 % des cas. Parmi les jeunes qui s'identifiaient comme étant de race noire, le risque hétérosexuel représentait la catégorie d'exposition la plus fréquemment déclarée, à un pourcentage de 89,2 % des cas (figure 27).

Figure 27 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par race ou groupe ethnique et par catégorie d'exposition, de 1998 à 2011 (n = 2 429)Note de bas de page 19

Figure 27

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe, l'âge, la catégorie d'exposition et la race ou le groupe ethnique étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 27

Figure 27 : Proportion (%) des déclarations* de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par race ou groupe ethnique et par catégorie d'exposition, de 1998 à 2011 (n = 2 429)

La figure 27 est un graphe à barres empilées illustrant la proportion approximative des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans selon la race ou l'origine ethnique et la catégorie d'exposition, de 1998 à 2011. Le graphe compte 7 barres. Chaque barre représente un groupe ethnique différent et montre la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH par catégorie d'exposition.

Le graphe montre que chez les jeunes de race blanche, environ 51 % des cas concernaient la catégorie d'exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH), environ 4 % des cas faisaient partie de la catégorie des HARSAH-utilisateurs de drogues injectables (UDI), environ 24 % des cas étaient des UDI, environ 20 % des cas concernaient la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel, et environ 1 % des cas faisaient partie de la catégorie Autre. Il n'y avait aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes de race blanche concernant la catégorie d'exposition par sang ou coagulation au cours de cette période.

Chez les jeunes de race noire, environ 4 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition des HARSAH, environ 1 % des cas concernaient la catégorie des HARSAH-UDI, environ 3 % des cas étaient des UDI, environ 1 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition par sang ou coagulation, environ 89 % des cas concernaient la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel, et environ 2 % des cas faisaient partie de la catégorie Autre.

Parmi les jeunes Asiatiques, environ 70 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition des HARSAH, environ 1 % des cas concernaient la catégorie des HARSAH-UDI, environ 7 % des cas étaient des UDI, et environ 22 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel. Il n'y avait aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes Asiatiques concernant les catégories d'exposition par sang ou coagulation et Autre.

Chez les jeunes Autochtones, environ 7 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition des HARSAH, environ 3 % des cas concernaient la catégorie des HARSAH-UDI, environ 64 % des cas étaient des UDI, et environ 26 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel. Il n'y avait aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes Autochtones concernant les catégories d'exposition par sang ou coagulation et Autre.

Chez les jeunes Arabes/Asiatiques de l'Ouest/Asiatiques du Sud, environ 37 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition des HARSAH, environ 2 % des cas concernaient la catégorie des HARSAH-UDI, environ 12 % des cas étaient des UDI, environ 2 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition par sang ou coagulation, environ 48 % des cas concernaient la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel, et environ 1 % des cas faisaient partie de la catégorie Autre.

Chez les jeunes Latino-Américains, environ 78 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition des HARSAH, environ 5 % des cas étaient des UDI, environ 1 % des cas concernaient la catégorie d'exposition par le sang ou coagulation, et environ 16 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel. Il n'y avait aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes Latino-Américains concernant les catégories des HARSAH-UDI et Autre.

Chez les jeunes d'autres origines raciales ou ethniques, environ 50 % des cas faisaient partie de la catégorie d'exposition des HARSAH, environ 21 % des cas concernaient la catégorie des UDI, environ 4 % faisaient partie de la catégorie d'exposition par sang ou coagulation, et environ 25 % des cas concernaient la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel et 1 % dans la catégorie Autre. Il n'y avait aucune déclaration de résultats positifs au test du VIH chez les jeunes d'autres origines raciales ou ethniques concernant les catégories des HARSAH-UDI et Autre.

Agrandir la Figure 27

3.3 Données nationales : nombre de cas de sida déclarés

Entre 1979 et 2011, 3 500 cas de sida au total ont été déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans, ce qui représente 15,6 % du nombre total de cas de sida déclarés au Canada accompagnés de renseignements sur l'âge. Cependant, depuis le lancement d'un traitement antirétroviral hautement actif en 1996, on a constaté une chute spectaculaire du nombre annuel de cas de sida déclarés (figure 28). Le traitement antirétroviral hautement actif a mené à une réduction du nombre de cas évoluant du VIH au sida et du nombre de cas de sida entraînant le décès. Par conséquent, davantage de personnes vivant avec le VIH gèrent leur infection comme une affection chronique complexe, augmentant ainsi leur espérance de vie.

3.3.1 Sexe et genre

De 1983 à 1993, les jeunes hommes représentaient plus de 85 % des cas annuels de sida parmi les jeunes. Néanmoins, la différence entre le nombre de cas parmi les jeunes hommes et le nombre de cas parmi les jeunes femmes s'est considérablement atténuée au cours des deux dernières décennies, ce qui s'explique en grande partie par le nombre décroissant de cas de sida parmi les jeunes hommes; ce nombre de cas est resté relativement stable depuis 1999 (figure 28).

Figure 28 : Nombre de cas de sida* parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans par année et par sexe, de 1979 à 2011 (n = 3 500)Note de bas de page 20

Figure 28

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque le sexe et l'âge étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 28

Figure 28 : Nombre de cas de sida* parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par année et par sexe, de 1979 à 2011 (n = 3 500)

La figure 28 est un graphe à barres empilées illustrant le nombre de cas de sida chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, selon l'année et le sexe, de 1980 à 2011. Le graphe compte 33 barres. Chaque barre représente une année et présente le nombre de résultats positifs au test du VIH chez les hommes et les femmes. Chez les jeunes adultes en 1979, 1 cas étaient des hommes et 0 cas était une femme. En 1980, 2 cas étaient des hommes et 1 cas était une femme. En 1981, 1 cas était un homme et 2 cas étaient des femmes. En 1982, 5 cas étaient des hommes et 4 cas étaient des femmes. En 1983, 15 cas étaient des hommes et 1 cas était une femme. En 1984, 30 cas étaient des hommes et 3 cas étaient des femmes. En 1985, 79 cas étaient des hommes et 9 cas étaient des femmes. En 1986, 158 cas étaient des hommes et 12 cas étaient des femmes. En 1987, 208 cas étaient des hommes et 17 cas étaient des femmes. En 1988, 243 cas étaient des hommes et 24 cas étaient des femmes. En 1989, 265 cas étaient des hommes et 26 cas étaient des femmes. En 1990, 268 cas étaient des hommes et 25 cas étaient des femmes. En 1991, 244 cas étaient des hommes et 32 cas étaient des femmes. En 1992, 277 cas étaient des hommes et 38 cas étaient des femmes. En 1993, 250 cas étaient des hommes et 32 cas étaient des femmes. En 1994, 199 cas étaient des hommes, et 44 cas étaient des femmes. En 1995, 181 cas étaient des hommes et 32 cas étaient des femmes. En 1996, 115 cas étaient des hommes et 35 cas étaient des femmes. En 1997, 51 cas étaient des hommes et 31 cas étaient des femmes. En 1998, 63 cas étaient des hommes et 19 cas étaient des femmes. En 1999, 28 cas étaient des hommes et 16 cas étaient des femmes. En 2000, 34 cas étaient des hommes et 10 cas étaient des femmes. En 2001, 21 cas étaient des hommes et 18 cas étaient des femmes. En 2002, 18 cas étaient des hommes et 16 cas étaient des femmes. En 2003, 21 cas étaient des hommes et 12 cas étaient des femmes. En 2004, 18 cas étaient des hommes et 15 cas étaient des femmes. En 2005, 40 cas étaient des hommes et 14 cas étaient des femmes. En 2006, 32 cas étaient des hommes et 11 cas étaient des femmes. En 2007, 16 cas étaient des hommes et 14 cas étaient des femmes. En 2008, 27 cas étaient des hommes et 11 cas étaient des femmes. En 2009, 20 cas étaient des hommes et 13 cas étaient des femmes. En 2010, 12 cas étaient des hommes et 7 cas étaient des femmes. En 2011, 9 cas étaient des hommes et 5 cas étaient des femmes.

Agrandir la Figure 28

3.3.2 Les jeunes et la race ou le groupe ethnique

Comme il est indiqué au chapitre de la surveillance du VIH, il n'existe pas de données sur la race ou le groupe ethnique pour les cas de sida dans toutes les provinces et tous les territoires, de sorte que les résultats doivent être interprétés avec prudence. En fonction des données existantes, certaines tendances importantes méritent d'être relevées. La proportion des cas de sida parmi les jeunes qui s'identifient comme étant de race blanche, bien qu'elle soit encore plus élevée que celle des autres groupes, a considérablement diminué, passant de 83,5 % entre 1979 et 1989 à 38,9 % entre 2001 et 2011 (figure 29). La proportion des cas de sida a augmenté considérablement parmi les jeunes qui s'identifient comme étant Autochtones, passant de 2,7 % entre 1979 et 1989 à 27,8 % entre 2001 et 2011. La proportion de cas de sida a également augmenté parmi les jeunes qui s'identifient comme étant de race noire, passant de 11,2 % entre 1979 et 1989 à 24,2 % entre 2001 et 2011.

Figure 29 : Proportion de cas de sida* parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans par race ou groupe ethnique, de 1979 à 2011 (n = 2 583)Note de bas de page 21

Figure 29

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

* Lorsque l'âge et la race ou le groupe ethnique étaient déclarés.

Équivalent textuel - Figure 29

Figure 29 : Proportion de cas de sida* parmi les jeunes âgés de 15 à 29 ans, par race ou groupe ethnique, de 1979 à 2011 (n = 2 583)

La figure 29 est un graphe à barres empilées illustrant la proportion approximative des cas de sida chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, selon la race ou l'origine ethnique, de 1979 à 2011. Le graphe compte trois barres. La barre à l'extrême gauche du graphe représente les cas déclarés entre 1979 et 1989; la barre du milieu représente les cas signalés entre 1990 et 2000; la barre à l'extrême droite représente les cas déclarés entre 2001 et 2011. Chaque barre représente la proportion des cas de sida chez les groupes raciaux ou ethniques. Entre 1979 et 1989, environ 83 % des cas concernaient des jeunes de race blanche, environ 11 % des cas concernaient des jeunes de race noire, environ 1 % des cas correspondaient à des jeunes Asiatiques, environ 3 % représentaient des jeunes Autochtones, environ 0,5 % des cas correspondaient à des jeunes Asiatiques du Sud ou de l'Ouest et à des jeunes Arabes, environ 1 % des cas concernaient des jeunes Latino-Américains, et 0,1 % des cas représentaient des jeunes d'autres origines ethniques ou raciales. Entre 1990 et 2000, environ 79 % des cas concernaient des jeunes de race blanche, environ 10 % des cas concernaient des jeunes de race noire, environ 2 % des cas correspondaient à des jeunes Asiatiques, environ 5 % représentaient des jeunes Autochtones, environ 1 % des cas correspondaient à des jeunes Asiatiques du Sud ou de l'Ouest et à des jeunes Arabes, environ 2 % des cas concernaient des jeunes Latino-Américains, et environ 1 % des cas représentaient des jeunes d'autres origines ethniques ou raciales. Entre 2001 et 2011, environ 39 % des cas concernaient des jeunes de race blanche, environ 24 % des cas concernaient des jeunes de race noire, 4 % des cas correspondaient à des jeunes Asiatiques, environ 28 % des cas représentaient des jeunes Autochtones, 1 % des cas concernaient des jeunes Asiatiques du Sud ou de l'Ouest et à des jeunes Arabes, 3,5 % des cas concernaient des jeunes Latino-Américains, et 0,5 % représentaient des jeunes d'autres origines ethniques ou raciales.

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3.4 Données nationales : nombre de déclarations de résultats positifs au test de dépistage de certaines infections transmissibles sexuellement et par le sang

Outre le VIH, les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang prévalentes parmi les jeunes continuent d'être préoccupantes pour la santé publique au Canada. Le VIH et les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang ont des voies de transmission communes (p. ex. sang, sperme et autres liquides organiques), des facteurs de risque comportementaux communs (p. ex. rapports sexuels non protégés, partage de seringues usagées et autre attirail de consommation de drogue, tatouage à risque) et des facteurs de risque socio-structurels communs (p. ex. pauvreté, sans-abrisme, santé mentale). Certaines infections transmissibles sexuellement et par le sang facilitent également la transmission du VIH. La co-infection au VIH et à une infection transmise sexuellement et par le sang peut compliquer l'évolution, le traitement et la prise en charge de ces deux infections. C'est pour ces raisons qu'il est important d'examiner les taux de VIH parmi les jeunes dans le contexte des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang.

3.4.1 Chlamydia

La chlamydia continue d'être l'infection bactérienne transmissible sexuellement (ITS) la plus couramment déclarée au Canada. Depuis 1997, les taux déclarés de chlamydia ont connu une hausse constante chez les hommes et les femmes de tous les groupes d'âge, bien que les jeunes femmes continuent d'être représentées de façon disproportionnée.

En 2010, 94 690 cas de chlamydia ont été déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada. Bien que la plus grande proportion de ces cas (62,8 %) concernaient les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les taux de chlamydia les plus élevés par rapport à l'ensemble de la population ont été en fait relevés parmi les jeunes âgés de 20 à 24 ans (1 470,7 cas pour 100 000 habitants). Dans ce groupe d'âge, le taux de chlamydia parmi les jeunes femmes (2 005,5 pour 100 000 habitants) était plus de deux fois plus élevé que celui des jeunes hommes (961,8 cas pour 100 000 habitants) (figure 30). Les taux de chlamydia les plus élevés ont été déclarés au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest et au YukonNote de bas de page 22.

Figure 30 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) de chlamydia par sexe et par groupe d'âge, en 2010Note de bas de page 23

Figure 30

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

Équivalent textuel - Figure 30

Figure 30 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) de chlamydia par sexe et par groupe d'âge, en 2010

La figure 30 est un graphique à barres groupées illustrant les taux déclarés de chlamydia pour 100 000 habitants, selon le sexe et le groupe d'âge, en 2010. Le graphique comprend des barres qui représentent les hommes et les femmes pour sept groupes d'âge. En 2010, le taux déclaré de chlamydia pour 100 000 habitants chez les garçons âgés de 10 à 14 ans était de 5,7, comparativement à 426,5 chez les jeunes hommes âgés de 15 à 19 ans, à 961,8 chez les hommes de 20 à 24 ans, à 595,1 chez les hommes de 25 à 29 ans, à 236,4 chez les hommes de 30 à 39 ans, à 50,7 chez les hommes de 40 à 59 ans, et à 6,2 chez les hommes de 60 ans et plus. En 2010, le taux signalé de chlamydia pour 100 000 habitants chez les filles âgées de 10 à 14 ans était de 57,4, comparativement à 1824,3 chez les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans, à 2005,5 chez les femmes de 20 à 24 ans, à 846,4 chez les femmes de 25 à 29 ans, à 287,3 chez les femmes de 30 à 39 ans, à 47,1 chez les femmes de 40 à 59 ans, et à 2,3 chez les femmes de 60 ans et plus.

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3.4.2   Gonorrhée

La gonorrhée reste la deuxième infection bactérienne transmissible sexuellement la plus couramment déclarée au Canada. Depuis 1997, le nombre total de cas déclarés a augmenté, bien qu'il se soit stabilisé au cours des dernières années.

En 2010, 11 397 cas de gonorrhée ont été déclarés au Canada, dont environ la moitié (48,7 %) chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans. Les taux étaient plus élevés parmi les jeunes femmes que parmi les jeunes hommes, et plus élevés chez les jeunes hommes appartenant à des groupes plus âgés. Les taux de gonorrhée les plus élevés chez les jeunes femmes ont été observés dans le groupe d'âge de 15 à 19 ans (147,0 cas pour 100 000 habitants) et de 20 à 24 ans (133,8 cas pour 100 000 habitants) (figure 31). Chez les jeunes hommes, les taux les plus élevés ont été déclarés dans le groupe de 20 à 24 ans (134,5 cas pour 100 000 habitants), suivi du groupe de 25 à 29 ans (109,9 cas pour 100 000 habitants) (figure 31)Note de bas de page 24.

Selon les données de 2010, les taux de gonorrhée ne sont pas uniformément répartis au Canada. Les taux les plus élevés ont été déclarés dans les trois territoires, suivis du Manitoba et de la SaskatchewanNote de bas de page 25.

Figure 31 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) de gonorrhée par sexe et par groupe d'âge, en 2010Note de bas de page 26

Figure 31

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

Équivalent textuel - Figure 31

Figure 31 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) de gonorrhée par sexe et par groupe d'âge, en 2010

La figure 31 est un graphique à barres groupées illustrant les taux déclarés de gonorrhée pour 100 000 habitants, selon le sexe et le groupe d'âge, en 2010. Le graphique comprend des barres qui représentent les hommes et les femmes pour sept groupes d'âge. En 2010, le taux déclaré de gonorrhée pour 100 000 habitants chez les garçons âgés de 10 à 14 ans était de 11, comparativement à 68,2 chez les jeunes hommes âgés de 15 à 19 ans, à 134,5 chez les hommes de 20 à 24 ans, à 109,9 chez les hommes de 25 à 29 ans, à 56,7 chez les hommes de 30 à 39 ans, à 21,8 chez les hommes de 40 à 59 ans, et à 3,7 chez les hommes de 60 ans et plus. En 2010, le taux signalé de gonorrhée pour 100 000 habitants chez les filles âgées de 10 à 14 ans était de 25,2, comparativement à 147 chez les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans, à 133,8 chez les femmes de 20 à 24 ans, à 66,1 chez les femmes de 25 à 29 ans, à 24,6 chez les femmes de 30 à 39 ans, à 4,7 chez les femmes de 40 à 59 ans, et à 0,5 chez les femmes de 60 ans et plus.

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3.4.3   Syphilis infectieuse

En 2010, 1 757 cas de syphilis infectieuse (comprenant les stades primaire et secondaire et le début du stade latent) ont été déclarés, ce qui équivaut à 5,2 personnes pour 100 000 habitants. Le fardeau de cette maladie pesait le plus fortement sur les personnes âgées de 25 à 29 ans et de 30 à 39 ans (respectivement 8,9 cas pour 100 000 habitants et 9,1 cas pour 100 000 habitants). Dans le passé, le nombre de cas déclarés chez les jeunes hommes dépassait le nombre de cas déclarés chez les jeunes femmes; en 2010, les jeunes hommes représentaient 90,5 % de tous les cas déclarés.

Les jeunes âgés de 15 à 24 ans ne représentent que 14,6 % des cas de syphilis infectieuse au Canada, mais les taux varient entre les jeunes moins âgés et plus âgés. Chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans, on comptait 2,6 infections pour 100 000 habitants, par rapport à 8,4 infections pour 100 000 habitants chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans. Parmi les jeunes, les hommes continuent d'être touchés de façon disproportionnée (figure 32).

Figure 32 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) de syphilis infectieuse par sexe et par groupe d'âge, en 2010Note de bas de page 27

Figure 32

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2012a.

Équivalent textuel - Figure 32

Figure 32 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) de syphilis infectieuse par sexe et par groupe d'âge, en 2010

La figure 32 est un graphique à barres groupées illustrant les taux déclarés de syphilis infectieuse pour 100 000 habitants, selon le sexe et le groupe d'âge, en 2010. Le graphique comprend des barres qui représentent les hommes et les femmes pour sept groupes d'âge. En 2010, le taux déclaré de syphilis infectieuse pour 100 000 habitants chez les jeunes hommes âgés de 15 à 19 ans était de 3,9, comparativement à 12,9 chez les hommes de 20 à 24 ans, à 15,2 chez les hommes de 25 à 29 ans, à 16,2 chez les hommes de 30 à 39 ans, à 14,6 chez les hommes de 40 à 59 ans, et à 2,9 chez les hommes de 60 ans et plus. En 2010, le taux signalé de syphilis infectieuse pour 100 000 habitants chez les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans était de 1,3, comparativement à 3,5 chez les femmes de 20 à 24 ans, à 2,5 chez les femmes de 25 à 29 ans, à 1,9 chez les femmes de 30 à 39 ans, à 0,7 chez les femmes de 40 à 59 ans, et à 0,1 chez les femmes de 60 ans et plus. Il n'y avait aucun cas déclaré de syphilis infectieuse en 2010 ni chez les filles ni chez les garçons âgés de 10 à 14 ans.

Agrandir la Figure 32

3.4.4   Hépatite B

Au milieu des années 1990, la distribution du vaccin contre l'hépatite B (VHB) par les programmes d'immunisation de routine provinciaux et territoriaux financés par les deniers publics a été approuvée au Canada. Depuis l'intégration du vaccin dans ces programmes, les taux d'infection aiguë par le virus de l'hépatite B ont chuté parmi les Canadiens appartenant aux groupes d'âge ciblés.

En 2010, 1 884 cas d'infection par le VHB ont été déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada; le taux d'infection global était de 5,5 cas pour 100 000 habitants. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans représentaient 8,1 % du nombre total de cas, mais les taux d'infection variaient entre les jeunes moins âgés et plus âgés. Parmi les jeunes âgés de 15 à 19 ans, le taux d'infection au VHB était de 1,8 cas pour 100 000 habitants, par rapport à un taux de 4,7 cas pour 100 000 habitants parmi les jeunes âgés de 20 à 24 ans (figure 33).

Figure 33 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) d'hépatite B par sexe et par groupe d'âge, en 2010

Figure 33
Équivalent textuel - Figure 33

Figure 33 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) d'hépatite B par sexe et par groupe d'âge, en 2010

La figure 33 est un graphique à barres groupées illustrant les taux déclarés du virus de l'hépatite B (VHB), selon le sexe et le groupe d'âge, en 2010. Le graphique comprend des barres qui représentent les hommes et les femmes pour neuf groupes d'âge. En 2010, le taux déclaré de VHB pour 100 000 habitants chez les garçons de 0 à 4 ans était de 0,7, comparativement à 0,2 chez les garçons âgés de 5 à 9 ans, à 0,5 chez les garçons de 10 à 14 ans, à 1,3 chez les jeunes hommes de 15 à 19 ans, à 4 chez les hommes de 20 à 24 ans, à 8,5 % chez les hommes de 25 à 29 ans, à 14,3 chez les hommes de 30 à 39 ans, à 8,8 chez les hommes de 40 à 59 ans, et à 4,3 chez les hommes de 60 ans et plus. En 2010, le taux signalé de VHB pour 100 000 habitants chez les filles de 0 à 4 ans était de 0,9, comparativement à 0,3 chez les filles âgées de 5 à 9 ans, à 0,5 chez les jeunes femmes de 10 à 14 ans, à 2,2 chez les femmes de 15 à 19 ans, à 5,6 chez les femmes de 20 à 24 ans, à 10,8 chez les femmes de 25 à 29 ans, à 13,2 chez les femmes de 30 à 39 ans, à 3,4 chez les femmes de 40 à 59 ans, et à 2,2 chez les femmes de 60 ans et plus.

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3.4.5   Hépatite C

Les cas déclarés d'hépatite C (VHC) ont chuté au Canada au cours des dernières années. En 2010, 10 741 cas d'infection au virus de l'hépatite C ont été déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada, soit un taux de 31,5 cas pour 100 000 habitants, une réduction par rapport au taux de 40,5 cas pour 100 000 habitants en 2005. Cela représente un déclin de 22 % sur cette période de cinq ans. Le taux d'infection le plus élevé a été déclaré parmi les hommes âgés de 40 à 59 ans (78,2 cas pour 100 000 habitants) et parmi les femmes âgées de 25 à 29 ans (34,4 cas pour 100 000 habitants).

Les jeunes âgés de 15 à 24 ans représentaient seulement 7,7 % du nombre total d'infections au virus de l'hépatite C au Canada en 2010. Les taux d'infection au VHC étaient moins élevés chez les hommes et les femmes âgés de 15 à 19 ans que chez ceux  âgés de 20 à 24 ans. Cependant, dans les deux groupes d'âge, les taux d'infection étaient légèrement plus élevés chez les femmes, soit des taux respectifs de 9,2 cas et de 29,1 cas pour 100 000 habitants dans la catégorie des femmes âgées de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, par rapport à des taux respectifs de 6,1 cas et de 26,1 cas pour 100 000 habitants chez les hommes de ces groupes d'âge (figure 34).

Figure 34 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) d'infection par le virus de l'hépatite C par sexe et par groupe d'âge, en 2010

Figure 34
Équivalent textuel - Figure 34

Figure 34 : Taux déclarés (pour 100 000 habitants) d'infection par le virus de l'hépatite C par sexe et par groupe d'âge, en 2010

La figure 34 est un graphique à barres groupées illustrant les taux déclarés du virus de l'hépatite C (VHC), selon le sexe et le groupe d'âge, en 2010. Le graphique comprend des barres qui représentent les hommes et les femmes pour neuf groupes d'âge. En 2010, le taux déclaré de VHC pour 100 000 habitants chez les garçons de 0 à 4 ans était de 1,4, comparativement à 0,2 chez les garçons âgés de 5 à 9 ans, à 0,6 chez les garçons de 10 à 14 ans, à 6,1 chez les jeunes hommes de 15 à 19 ans, à 26,1 chez les hommes de 20 à 24 ans, à 41,6 % chez les hommes de 25 à 29 ans, à 55,9 chez les hommes de 30 à 39 ans, à 78,2 chez les hommes de 40 à 59 ans, et à 23,1 chez les hommes de 60 ans et plus. En 2010, le taux signalé de VHC pour 100 000 habitants chez les filles de 0 à 4 ans était de 2,3, comparativement à 0,3 chez les filles âgées de 5 à 9 ans, à 0,5 chez les jeunes femmes de 10 à 14 ans, à 9,2 chez les femmes de 15 à 19 ans, à 29,1 chez les femmes de 20 à 24 ans, à 34,4 chez les femmes de 25 à 29 ans, à 32,7 chez les femmes de 30 à 39 ans, à 33,5 chez les femmes de 40 à 59 ans, et à 12 chez les femmes de 60 ans et plus.

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3.5 Résultats de la surveillance nationale accrue parmi les populations clés

L'Agence de la santé publique du Canada mène une surveillance améliorée des infections transmissibles sexuellement et par le sang chez certaines populations distinctes à risque : la Surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada (E-SYS), la Surveillance améliorée des comportements à risque liés au VIH parmi les utilisateurs de drogues injectables au Canada (I-Track) et la Surveillance améliorée de l'infection au VIH et des infections transmissibles sexuellement et par le sang et des comportements à risque associés chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes au Canada (M-Track). Les données propres aux jeunes ont été extraites de ces systèmes de surveillance afin de décrire les tendances liées aux infections transmissibles sexuellement et par le sang et les facteurs qui y sont associés parmi certains sous-groupes de jeunes au Canada.

3.5.1 Surveillance accrue des jeunes de la rue (E-SYS)

Au total, 1 325 jeunes de la rue âgés de 15 à 24 ans ont fait partie de la cohorte du cycle 5 du système E-SYS. Les jeunes femmes composaient un peu plus du tiers des participants (37,8 %) et les jeunes hommes près des deux tiers (62,2 %) des participants interrogés à Vancouver, à Edmonton, à Saskatoon, à Toronto, à Ottawa et à HalifaxNote de bas de page 28. Les participants ont été invités à remplir un questionnaire (administré par une infirmière) et à fournir un échantillon d'urine et un échantillon de sang en vue du dépistage d’infections spécifiques, transmissibles sexuellement et par le sang. Environ 96 % des participants ont fourni un échantillon d'urine et 88 % un échantillon de sang.

Parmi les participants à l'enquête, 25,4 % des jeunes ayant subi un test de dépistage avaient contracté une ou plusieurs infections transmissibles sexuellement et par le sang (tableau 2). Les infections les plus prévalentes étaient l'herpès génital (14,9 %), la chlamydia (10,0 %) et l'hépatite C (5,2 %). Treize participants, soit 1,2 %, ont obtenu des résultats positifs au test du VIHNote de bas de page 29.

Dans l'ensemble, une proportion plus importante de jeunes femmes (34,6 %) que de jeunes hommes (19,9 %) ont obtenu des résultats positifs au test de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang. Plus particulièrement, 2,2 % des jeunes femmes ont obtenu des résultats positifs au test de dépistage de la gonorrhée et 24,5 % au test de dépistage de l'herpès génital par rapport aux jeunes hommes (taux respectifs de 0,8 % et de 9,2 %). Les taux des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang ne variaient pas entre les hommes et les femmesNote de bas de page 30.

Dans le cadre de l'enquête, 34,2 % des participants se sont identifiés comme étant Autochtones (c'est-à-dire Premières nations, Métis ou Inuits), 52,5 % comme étant de race blanche et 13,3 % comme appartenant à d'autres groupes ethniques. Une proportion considérablement plus élevée de jeunes de la rue qui se sont identifiés comme étant Autochtones (33,8 %) ont obtenu des résultats positifs au test de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang, par rapport à un taux de 19,7 % chez les jeunes de la rue de race blanche et à un taux de 27,2 % chez les participants qui se sont identifiés comme appartenant à d'autres groupes ethniquesNote de bas de page 31.

Plus particulièrement, la prévalence de la chlamydia (14,5 %), de l'hépatite C (8,6 %) et de l'herpès génital (19 %) était significativement plus élevée chez les jeunes de la rue autochtones que chez les jeunes qui s'étaient identifiés comme étant de race blanche (taux respectifs de 7,1 %, de 4,0 % et de 12,0 %) ou comme appartenant à un « autre » groupe ethnique (taux respectifs de 9,5 %, de 0,7 % et de 14,7 %).

Tableau 2: Prévalence des infections transmissibles sexuellement et par le sang parmi les jeunes de la rue au Canada, par sexe et race ou groupe ethnique, de 2005 à 2006Note de bas de page 32
Global Hommes (62,2 %) Femmes (37,8 %) Autochtones (34,2 %) Race blanche (52,5 %) Autre (13,3 %)
ITSS 331 (25,4) 19,9 34,6 33,8 19,7 27,2
Chlamydia 124 (10,0) 9,1 11,5 14,5 7,1 9,5
Gonorrhée 16 (1,3) 0,8 2,2 -- -- --
Syphilis 4 (0,17) -- -- -- -- --
Infection au VHB 35 (3,5) 3,0 4,5 3,2 2,3 8,4
Infection au VHC 57 (5,2) 4,4 6,7 8,6 4,0 0,7
VIH 13 (1,2) 1,2 1,2 -- -- --
Virus de l'herpès simple de type 2 163 (14,9) 9,2 24,5 19,0 12,0 14,7

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2011.

3.5.2 M-Track

Comme mentionné précédemment dans le présent rapport d'étape, M-Track est un système de surveillance améliorée qui effectue le suivi du VIH, des infections transmissibles sexuellement et par le sang et des comportements à risque associés chez les Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes grâce à des enquêtes transversales périodiques menées dans certains centres choisi au Canada. Les participants sont principalement recrutés selon des méthodes d'échantillonnage en fonction des lieux; la participation est volontaire, anonyme et nécessite un consentement éclairé. Un questionnaire auto-administré permet de recueillir de l'information sur les caractéristiques démographiques, sur les comportements sexuels, sur la consommation de drogues, sur les comportements liés au dépistage du VIH et aux autres infections transmissibles sexuellement et par le sang, et sur les connaissances concernant la transmission du VIH. Un échantillon de sang est prélevé par ponction capillaire au bout du doigt en vue du dépistage de l’infection au VIH, au VHC et à la syphilisNote de bas de page 33.

Entre 2005 et 2007, cinq sites sentinelles ont participé à la phase 1 de M-Track : Montréal, Toronto, Ottawa, Winnipeg et Victoria. Sur les 4 838 hommes ayant participé à l'étude, 4 793 ont rempli un questionnaire. L'échantillon de la phase 1 comprenait 589 jeunes âgés de 15 à 24 ans, qui représentaient 13,3 % de tous les participants ayant déclaré leur âge. La majorité des jeunes participants étaient âgés de 20 à 24 ans (87 %) et l'âge moyen était de 22 ansNote de bas de page 34.

Une importante proportion de jeunes ont déclaré être homosexuels (71 %) et environ 21 % ont déclaré être bisexuels. D'autres ont déclaré être hétérosexuels ou avoir une orientation sexuelle atypique (9 %). Lorsqu'ils devaient indiquer leur ascendance nationale ou culturelle, environ 7 % des jeunes répondants ont indiqué être d'ascendance autochtoneNote de bas de page 35.

Parmi les jeunes qui ont fourni un échantillon biologique suffisant pour les analyses et qui ont rempli un questionnaire, environ 2 % (n = 9) ont obtenu des résultats positifs au test du VIH. Trois de ces neuf jeunes ne savaient pas qu'ils étaient séropositifsNote de bas de page 36. La prévalence à vie du VHC était d'environ 3 %, par rapport à une prévalence de moins de 1 % pour la syphilis.

3.5.3 I-Track

I-Track est le système de surveillance amélioré (des facteurs comportementaux et biologiques) qui recueille des renseignements sur les comportements à risque liés au VIH et à l'hépatite C parmi les utilisateurs de drogues injectables dans dix sites sentinelles du Canada. Des renseignements sont recueillis au sujet de variables démographiques choisies, de la consommation de drogues, des comportements liés à l'injection de drogues et des comportements sexuels, des antécédents de dépistage du VIH et du VHC, ainsi que des connaissances au sujet du mode de transmission du VIH, à l'aide d'un questionnaire distribué par un intervieweur. Un échantillon biologique (échantillon sanguin par piqûre au doigt ou fluide buccal) est prélevé aux fins de dépistageNote de bas de page 37.

Sur les 3 089 répondants, 343 jeunes âgés de 15 à 24 ans ont participé à la phase 2 de I-Track (de 2005 à 2008) à Victoria, dans le centre et le nord de l'Île de Vancouver, à Prince George, à Edmonton, à Regina, à Thunder Bay, à Sudbury, à Toronto, à Kingston et dans les régions du réseau SurvUDI (Ottawa et huit sites dans la province de Québec). Un peu plus de la moitié de l'échantillon de la phase 2 était composé de femmes (51,3 %) et un tiers s'est identifié comme étant Autochtone (Premières nations, Métis ou Inuits) [31,7 %]. Une proportion plus importante de participantes que de participants se sont identifiées comme étant Autochtones (respectivement 37,5 % et 25,3 %)Note de bas de page 38.

Tableau 3: Prévalence du VIH, connaissance de la séropositivité et prévalence de l’hépatite C chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans participant à l’étude I-Track (phase 2: de 2005 à 2008),  (n=343)Note de bas de page 39
Global Hommes
(48,7 %)
Femmes
(51,3 %)
Séropositifs 103 (3,0 %) 5 (3,1 %) 5 (3,0 %)
Connaissance du statut de la séropositivité pour le VIH
Connaissance 42,9 % 33,3 % 50,0 %
Ignorance 57,1 % 66,7 % 50,0 %
Prévalence à vie du VHC 127 (37,0 %) 54 (32,5 %) 73 (41,3 %)

Source : L’Agence de la santé publique du Canada, 2010.

Parmi les jeunes participants qui ont fourni un échantillon biologique suffisant pour les analyses, la prévalence du VIH était de 3,0 % et la prévalence à vie du VHC était de 37,0 %. La prévalence du VIH était similaire entre les jeunes hommes et les jeunes femmes (taux respectifs de 3,1 % et de 3,0 %). La prévalence à vie du VHC était plus élevée pour les femmes que pour les hommes (taux respectifs de 41,3 % et de 32,5 %) (tableau 3). Parmi les jeunes séropositifs au VIH, 57,1 % ne savaient pas qu'ils étaient séropositifs. Cela s'avérait pour une plus grande proportion d'hommes (66,7 %) que de femmes (50,0 %)Note de bas de page 40.

3.6 Résumé

Bien que la majorité des Canadiens mènent une vie saine sans être infectés par le VIH ou par d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang, le taux de nombreuses infections transmissibles sexuellement et par le sang est en croissance. Les jeunes représentent souvent un nombre de cas disproportionné parmi les personnes qui contractent ces infections. Dans bien des cas, certains sous-groupes de jeunes sont plus vulnérables aux infections que d'autres.

Les taux annuels de diagnostic du VIH au Canada sont restés relativement stables au cours des dernières années, tout comme la proportion des jeunes parmi les personnes ayant reçu un tel diagnostic. En 2011, les jeunes âgés de 15 à 29 ans composaient environ un quart du nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH au Canada. Les hommes représentaient la majorité des cas chez les jeunes. Plus particulièrement, la catégorie d'exposition des Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes représentait la plus grande proportion de déclarations de résultats positifs parmi tous les jeunes (même si cette catégorie ne comprend que de jeunes hommes). D'autres sous-groupes peuvent également être plus vulnérables à l'infection au VIH, notamment les jeunes Autochtones.

Avec l'introduction des interventions biomédicales, telles que la thérapie antirétrovirale en 1994 et la thérapie antirétrovirale hautement active en 1996, les Canadiens infectés par le VIH vivent plus longtemps et gèrent l'infection au VIH comme une affection chronique complexe. Par conséquent, on a constaté une diminution des nouveaux diagnostics de sida déclarés chaque année au Canada. En règle générale, les jeunes représentent une petite proportion de ces diagnostics, à savoir environ 16 % du nombre total cumulatif des cas de sida au cours des trois dernières décennies.

Les taux d'infection aux autres infections transmissibles sexuellement et par le sang parmi les jeunes sont particulièrement préoccupants. Par exemple, en 2010, les jeunes représentaient environ deux tiers des cas de chlamydia et environ la moitié des cas de gonorrhée. Les femmes composaient la majorité des personnes ayant contracté ces infections. Non traitées, la chlamydia et la gonorrhée peuvent avoir des conséquences significatives sur la santé de la reproduction chez les jeunes à l'âge adulte, notamment la stérilité et un risque accru de grossesse extra-utérine.

Les comportements à risque qui mènent en définitive à l'infection au VIH et aux autres infections transmissibles sexuellement et par le sang subissent l'influence de facteurs sociaux, culturels, économiques et structurels qui forment la vulnérabilité d'une personne aux infections. Le chapitre 4 analyse l'incidence de ces divers déterminants de la santé sur la vulnérabilité des jeunes en particulier et examine comment ils pourraient être abordés afin de créer les conditions nécessaires au soutien de la santé et du bien-être des jeunes.

Notes en fin de chapitre

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