Notes d'allocution de l'honorable Scott Brison président du Conseil du Trésor du Canada à l'APEX

Discours

Le discours prononcé fait foi

Le 31 mai 2016

Introduction

Merci, Monsieur Vermette, de cette aimable présentation.

J’aimerais aussi féliciter les lauréats de ce soir pour leur importante contribution à la fonction publique.

J’ai un immense respect pour le travail important que font nos fonctionnaires.

J’adorais mon équipe de Travaux publics, et oui, Yaprak, j’adore mon équipe du SCT.

Ce que j’ai compris au fil des années, c’est que vous avez choisi la fonction publique pour la même raison que j’ai choisi la politique.

Nous voulons améliorer la vie des Canadiens.

Et nous contribuons réellement à améliorer les choses. Mais nous voulons en faire plus.

Nous sommes confrontés aux défis de ce siècle et aux possibilités qu’il offre : les changements climatiques, les inégalités de revenus, la population vieillissante, la migration mondiale des réfugiés, les technologies révolutionnaires, notamment l’automatisation et la robotique.

Comment pouvons-nous mieux concevoir des solutions? Saisir les occasions qui se présentent? Mettre en application les idées?

Comment pouvons-nous produire de meilleurs résultats pour le Canada?

Une culture de respect à l'égard de la fonction publique et au sein de celle-ci

Je suis enthousiaste à l’idée de travailler sur certaines des priorités principales du premier ministre : instaurer une culture de respect pour la fonction publique et au sein de celle-ci, et moderniser la façon dont le gouvernement fédéral fonctionne pour répondre aux besoins des Canadiens.

On sait comment la fonction publique canadienne est dévouée et professionnelle. En formant le gouvernement, on s’est engagé à vous donner le respect que vous et vos employés méritez.

Le respect commence par la confiance. Nous vous faisons confiance et nous savons que vous avez à cœur les intérêts supérieurs des Canadiens.

Sans vous, nous ne pouvons pas faire ce que nous devons faire et ce que les Canadiens nous ont demandé de faire.

Lorsque nous avons été élus, nous avons reçu un solide mandat qui consiste à mettre en œuvre un programme ambitieux et progressif.

Pour y arriver, nous avons besoin d’une fonction publique motivée, engagée et professionnelle.  

Nous avons la chance d’avoir l’une des meilleures fonctions publiques au monde.

Pour répondre aux besoins et aux attentes des Canadiens dans les années à venir, nous devons être un milieu de travail de choix pour les meilleurs et les plus brillants de cette génération, et de la prochaine génération.

Nous sommes confrontés à d’importants défis pour atteindre cet objectif.

Un milieu de travail sain

Dans le dernier Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux, encore trop d’employés ont dit avoir été victimes de harcèlement et de discrimination.

Je sais que vous prenez ces résultats au sérieux. Et je sais que vous avez déjà commencé à agir.

Encourager un milieu de travail sain figure maintenant à vos ententes de rendement.

Ça comprend la promotion de la santé mentale et l’encouragement d’un environnement de travail où le harcèlement et la discrimination ne sont pas tolérées, et où tous les employés sont respectés.

La santé mentale

Il y a une dynamique favorable et un intérêt généralisé en place pour s’attaquer aux questions de la maladie mentale et du mieux-être. 

Nous continuons de travailler avec les agents négociateurs afin de pouvoir progresser.

Aujourd’hui, je suis heureux d’accueillir le second rapport du Comité technique du Groupe de travail mixte sur la santé mentale.

Le rapport constitue une autre étape importante dans ce domaine. Il nous permettra d’avoir un plan d’action plus clair.

Bientôt, le gouvernement présentera aussi une stratégie en matière de santé mentale pour favoriser et protéger la santé et la sécurité psychologiques des employés.

Nous travaillerons avec des partenaires comme l’APEX à la mise en œuvre de cette stratégie. 

Votre leadership en matière de santé mentale est essentiel.

La diversité / l'inclusion

La diversité et l’inclusion sont importantes pour créer un milieu de travail sain. Un milieu de travail de choix.

La diversité n’est pas une difficulté à surmonter ni un problème à tolérer.

C’est une force immense.

Je le constate autour de la table du Cabinet.

Les défis auxquels les gouvernements doivent faire face au XXIe siècle n’ont jamais été aussi complexes.

Pour trouver les meilleures solutions, on a besoin d’une diversité d’opinions, d’expériences, d’origines, d’orientations, et d’idées.

Le leadership du premier ministre sur l’égalité des sexes et la diversité a un impact dans les bureaux et les salles de conférences partout au Canada, et dans des gouvernements partout dans le monde.

Une des priorités de tous les ministres est que les femmes, les Canadiens autochtones et les minorités soient mieux représentés dans des postes de direction par les nominations que nous faisons. 

Les Autochtones – le groupe démographique le plus jeune et qui connaît la croissance la plus rapide au Canada – offrent un potentiel énorme.

Quatre cent mille jeunes autochtones entreront sur le marché du travail dans les 10 prochaines années.

Si on leur permet d’intégrer la fonction publique avec les compétences dont ils ont besoin pour se qualifier et réussir, il en résultera de meilleures politiques, un leadership plus efficace et une société plus inclusive.

Le renouvellement de la fonction publique

Nous devons aussi trouver une meilleure façon d’attirer les jeunes dans la fonction publique.

Cette génération compte parmi les plus talentueuses, les plus instruites et les plus branchées sur le monde qui soit. 

Et les membres de cette génération ne veulent pas simplement gagner leur vie; ils veulent faire avancer les choses.

Les fonctionnaires expérimentés d’aujourd’hui peuvent être de précieux mentors pour ceux de la prochaine génération.

Mais, pour attirer et intégrer un effectif vraiment diversifié, nous devons changer la façon de fonctionner du gouvernement.

Nous avons fait bien du chemin pour aider les parents qui travaillent à concilier travail et vie familiale.

Nous devons en faire plus pour nous assurer que les personnes handicapées peuvent trouver plus facilement un emploi intéressant dans la fonction publique grâce aux programmes d’adaptation en milieu de travail dans l’ensemble des ministères et organismes et à des pratiques de recrutement plus équitables.

J’aimerais vous parler de ce que la diversité et le progrès ont représenté pour moi. En tant que Canadien et pas seulement en tant que politicien.

C’est assez extraordinaire pour moi de voir de mon vivant les nombreux progrès réalisés sur le plan social pour la communauté LGBTA au Canada, et dans la fonction publique.

Je suis né en 1967.

L’homosexualité était considéré comme un crime jusqu’en 1968.

Je me rappelle le débat sur le mariage des conjoints de même sexe et les prestations de retraite à la Chambre des communes à la fin des années 1990.  

En 2005, j’étais membre d’un gouvernement qui a donné force de loi au droit égal au mariage.

Je me rappelle qu’en 2004, j’étais le premier ministre ouvertement homosexuel du Cabinet au Canada... puis en 2015, j’étais le deuxième ministre ouvertement homosexuel du Cabinet.

J’ai pu profiter des dividendes du progrès social.

Mais le travail est loin d’être terminé.

C’est avec détermination et un esprit de collaboration renouvelés que nous pouvons réaliser de grandes choses.

En fin de compte, notre gouvernement est plus efficace lorsqu’il reflète la diversité canadienne.

Une culture gouvernementale axée sur les résultats et l'exécution

Ce gouvernement a présenté un programme ambitieux, et il s’est engagé à produire de réels changements et des résultats significatifs pour les Canadiens.

Pour donner suite à nos engagements et apporter de réels changements pour les Canadiens, nous mettons en œuvre une nouvelle approche en matière de résultats et d’exécution.

Si une idée de politique, aussi géniale soit-elle, n’est pas mise en œuvre de façon appropriée, nous n’obtiendrons pas les résultats voulus.

Et les résultats, c’est ce que les Canadiens attendent de leur gouvernement.

Ils veulent des programmes et des services de haute qualité qui ont une incidence concrète et positive.

Et ils veulent que l’argent de leurs impôts soit utilisé de façon efficace et efficiente.

Tout cela nécessite une culture axée sur les résultats et l’exécution. 

Mais le système actuel est davantage axé sur les processus et les activités que sur les résultats et l’exécution.

Notre système actuel d’architectures d’alignement des programmes est sursaturé  et manque de souplesse.

Nous avons beaucoup trop d’indicateurs de rendement, et  trop peu d’entre eux nous révèlent en fait comment se portent les ministères.

Le processus d’évaluation consiste à faire le point et à veiller à ce que les ressources soient alignées sur nos priorités et produisent les résultats voulus.

En général, il y a un manque de souplesse et une certaine incapacité de répondre aux besoins des utilisateurs ou aux nouvelles priorités.

Voilà notre défi. Maintenant, voici ce que nous devons faire.

Nous devons faire en sorte que les programmes visent à améliorer la vie des gens de façon proactive.  

Et c’est ce en quoi consiste l’approche en matière de résultats et d’exécution de notre gouvernement.

Les trois étapes suivantes sont essentielles pour produire de meilleurs résultats pour les Canadiens :

Nous devons nous débarrasser des rapports inutiles et créer un cadre de résultats simplifié et facile à comprendre qui montre ce que fait en réalité le ministère et les résultats obtenus.

Nous devons rendre le processus d’évaluation souple afin qu’il puisse mieux appuyer l’expérimentation et l’innovation dans les ministères.

Produire de meilleurs résultats peut faciliter le travail des cadres supérieurs et le rendre plus gratifiant.

Grâce à notre approche en matière de résultats et d’exécution, il sera plus probable que nous réussirons à atteindre nos objectifs, notamment ceux qui consistent à assurer la croissance de la classe moyenne, à lutter contre les changements climatiques et à améliorer le bien-être des Canadiens autochtones.

Notre approche en matière de résultats et d’exécution nous aidera à avoir une incidence positive sur les Canadiens et à nous assurer que nous sommes en voie de mettre en œuvre nos engagements.

Une culture d'innovation

Pour optimiser les résultats, nous devons aussi créer une culture axée sur l’innovation et la prise de risques réfléchie.

Nous ne devons pas nous soucier de la façon dont on procédait par le passé.

Notre culture actuelle récompense ceux qui ne prennent pas de risques.

On doit encourager l’innovation et tolérer les échecs.

Si on craint l’échec, on ne réussira jamais.

Lorsque nos employés proposent de nouvelles façons de faire les choses, il ne faut pas leur fermer la porte.

Donnons-leur la possibilité de développer leurs idées.

Récompensons-les parce qu’ils osent prendre des risques.

Des risques calculés. Ne punissons pas ceux qui essaient.

Nous devons donner l’exemple aux échelons supérieurs.

Nous devons nous demander :

J’ai eu le privilège de voir des innovations de la fonction publique fédérale lors du Salon de l’innovation pour Objectif 2020, organisé par le Bureau du Conseil privé le mois dernier.

Je sais qu’on est sur des bases solides.

Un gouvernement ouvert et transparent

Nous ne devrions pas avoir peur de nous ouvrir et d’ouvrir nos organisations, tout comme nous ne devrions pas avoir peur d’innover.

En faisant preuve d’ouverture, nous accueillons divers points de vue qui feront en sorte que nos décisions et notre travail soient plus représentatifs de la société canadienne et répondent mieux aux besoins de nos concitoyens.

En faisant preuve de transparence, nous donnons aux citoyens les outils – l’information – dont ils ont besoin pour s’engager à fond et de manière constructive, et pour nous demander des comptes.

Nous avons pris l’engagement de hausser la barre en matière d’ouverture et de transparence.

Nous n’allons pas prétendre que ce sera facile, mais, c’est la bonne chose à faire.

Je compte sur votre leadership pour changer et moderniser la culture au sein de la fonction publique.

Conclusion

Je pense que c’est un moment très intéressant pour travailler au gouvernement.

Je suis en politique depuis 19 ans. J’ai été élu député sept fois.

En 2004, les médias m’ont surnommé « le plus jeune membre du Cabinet de Paul Martin. »

Mais, depuis la formation du nouveau Cabinet en novembre 2015, ils me désignent comme un vétéran de la politique, tout comme Ralph Goodale et John McCallum.

Et vous savez quoi? Ce vétéran est plus emballé que jamais à l’idée de la possibilité de faire avancer les choses, de ce que nous pouvons réaliser pour les Canadiens.

La fonction publique est une vocation noble. Une occasion unique d’aider nos concitoyens.

Changer la culture de la fonction publique est absolument nécessaire à la réalisation de cette vision.

En tant que leaders, vous avez un grand rôle à jouer.

La fonction publique compte de nombreuses personnes dévouées et professionnelles.

J’ai hâte que nous travaillions ensemble afin d’apporter des changements positifs et de produire des résultats concrets pour les Canadiens.

Je vous remercie.


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L'hon. Scott Brison Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada Gouvernement et vie politique

Détails de la page

2017-02-22