Remarques faites par le ministre Goodale lors du dévoilement de Soutenir le personnel de la sécurité publique du Canada : Plan d’action sur les blessures de stress post-traumatique

Discours

Le 8 avril 2019

Bonjour à tous. Je vous remercie d’être parmi nous aujourd’hui sur le territoire traditionnel des peuples algonquins. Je suis très heureux de me tenir ici avec mes collègues parlementaires, Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, et Karen McCrimmon, ma secrétaire parlementaire.

Je suis également fier de me tenir ici aujourd’hui en compagnie des dirigeants de la communauté de la sécurité publique du Canada. Afin que vous sachiez qui se trouve devant vous à l’avant de la salle, permettez-moi de vous présenter, sans ordre précis :

  • le chef Charles Bordeleau, du Service de police d’Ottawa, qui représente l’Association canadienne des chefs de police;
  • le chef Randy Mellow, président des Chefs Paramédics du Canada;
  • Chris Hood, le président de l’Association des paramédics du Canada;
  • le chef Ken Block, président de l’Association canadienne des chefs de pompiers;
  • Arnold Lazare de l’Association des pompiers autochtones du Canada, au nom de Richard Kent;
  • Fred Leblanc, vice-président de l’Association internationale des pompiers qui, comme vous le savez, est en ce moment même en réunion juste à côté;
  • le chef Shayne LaMontagne de l’Association canadienne des services volontaires d’incendie;
  • Sandy Smallwood, vice-président de l’Association canadienne de gouvernance de police;
  • Michael Gendron, de l’Association canadienne des policiers;
  • Tim Stairs, de l’Association des paramédics du Canada;
  • Bill Bailey, vice-président régional du Syndicat des employé-e-s de la Sécurité et de la Justice;
  • Jason Godin, président du Syndicat des agents correctionnels du Canada;
  • le Dr Nicholas Carleton, directeur scientifique de l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique;
  • Nick Fabiano, Commissaire adjoint du Service correctionnel du Canada;
  • Denis Vinette, vice-président de l’Agence des services frontaliers du Canada;
  • Jennifer Strachan, sous-commissaire de la Gendarmerie royale du Canada;
  • Karen Robertson, directrice adjointe du Service canadien du renseignement de sécurité;
  • Christina Cefaloni, vice-présidente des Instituts de recherche en santé du Canada;
  • Anna Romano, de l’Agence de la santé publique du Canada;
  • la Dre Alexandra Heber, psychiatre en chef d’Anciens Combattants Canada.

Le regroupement de la multitude d’experts ici présents, issus des domaines de la santé publique, de la science et des différents services est très important. Ces différents groupes travaillent avec ferveur au nom des Canadiens et des Canadiennes et leur regroupement souligne la grande importance du sujet que nous allons aborder.

Il y a quelques minutes à peine, j’ai eu la chance de m’adresser à la conférence annuelle de l’Association internationale des pompiers. Mon plus grand privilège, en tant que ministre de la Sécurité publique du Canada, est de travailler avec des agents de police, des pompiers et des paramédics, ainsi qu’avec d’autres premiers répondants et travailleurs d’urgence, notamment ceux qui travaillent pour les organismes du portefeuille dont je suis responsable et au-delà de mon portefeuille. Beaucoup de ces organismes sont présents ici aujourd’hui.

Le travail qu’ils font jour après jour dans les quatre coins de notre pays afin de nous garder en sécurité est véritablement impressionnant. Même lorsqu’ils doivent faire face eux-mêmes aux plus grands dangers sur les premières lignes, ils sont voués à aider les autres. Ils sont les policiers, les pompiers et les paramédics qui mettent leur vie en danger pour protéger ma vie et la vôtre. Ils sont les agents des services correctionnels et des services frontaliers, le personnel de recherche et de sauvetage et les gestionnaires de situations d’urgence dans les collectivités autochtones. Ils sont les bénévoles qui sauvent des vies et réconfortent leur collectivité tous les jours. J’en profite d’ailleurs pour souligner que nous sommes en pleine Semaine de l’action bénévole au Canada. Ils sont également ceux qui travaillent dans les coulisses, aux services de renseignements ou de sécurité. Ils sont le personnel déployé en réponse aux situations d’urgence.

Toute la pression, le stress et la fatigue ainsi que toutes les horribles situations auxquelles ils doivent faire face sont véritablement un énorme fardeau. En fin de compte, il faut se rappeler qu’on ne peut pas leur demander de faire ce qu’ils font sans donner priorité à leur santé mentale et à leur bien-être. Le soutien offert à la communauté de la sécurité publique doit être une priorité pour notre programme politique national.

Le terme « blessures de stress post-traumatique (BSPT) » comprend de diverses blessures en santé mentale, y compris celles qui sont causées directement par le travail de la sécurité publique. Malheureusement, certains paient le prix ultime; ils s’enlèvent la vie ou ces événements changent leur vie pour toujours. Le gouvernement du Canada s’engage fermement de soutenir la santé mentale du personnel de la sécurité publique et d’assumer un rôle de leadership dans cette entreprise. Aujourd’hui, mes collègues et moi sommes très heureux de vous annoncer le lancement d’un plan d’action national sur les BSPT.

Ce plan soutiendra la prévention, l’intervention précoce, la réduction de la stigmatisation et l’apport de soins et de traitements de toute sorte pour le personnel de la sécurité publique partout au pays. Il offre une approche solide en matière de financement en recherche de pointe. Il facilitera l’application des pratiques exemplaires largement répandues. Il jette les bases pour de meilleurs traitements qui sont plus accessibles. Le plan d’action, qui s’appuie sur des investissements récents, nous permettra d’améliorer notre capacité de prendre des décisions factuelles en vue de soutenir le personnel de la sécurité publique.

De ces investissements, on compte une somme de 10 millions de dollars pour un projet pilote de thérapie cognitivo-comportementale sur Internet afin d’améliorer l’accès aux soins et aux traitements pour le personnel de la sécurité publique, surtout pour ceux en régions rurales et éloignées. Un autre 10 millions de dollars a été investi dans une étude longitudinale de 10 ans portant sur la santé mentale des nouvelles recrues de la GRC, dès leur arrivée à la Division Dépôt de Regina. Cette étude longitudinale aidera à l’élaboration de stratégies de bien-être mental et de l’état de préparation adéquates, tant pour la GRC que pour les autres organisations d’intervention en cas d’urgence.

Nous investissons également 20 millions de dollars pour appuyer le nouveau Consortium de recherche national entre les Instituts de recherche en santé du Canada et l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique; ce consortium porte sur les BSPT au sein du personnel de la sécurité publique. De ces 20 millions de dollars, 11 millions ont déjà été attribués à des projets de recherche précis. Cette recherche de première qualité est essentielle afin d’aborder le manque flagrant de preuves permettant de déterminer les meilleurs outils et traitements pour le personnel de la sécurité publique qui souffrent de BSPT. J’aimerais d’ailleurs faire remarquer, au sujet des traitements, que le gouvernement du Canada transférera 5 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années à ses collègues provinciaux et territoriaux, afin de les aider à renforcer leurs services en santé mentale.

Dès le début de notre mandat, nous travaillons ensemble pour accomplir cette vision. Nous avons convoqué notre première table ronde nationale sur les BSPT à l’Université de Regina, en janvier 2016,  à peine deux mois après le début de notre mandat. Ironiquement et tragiquement, cette table ronde a eu lieu peu de temps après la fusillade meurtrière de La Loche, en Saskatchewan.

Après cette table ronde, de nombreuses consultations une autre table ronde nationale à Ottawa ont été convoquées. Nous avons fait appel à la participation des trois services d’intervention d’urgence, des employés et des employeurs, des professionnels et des bénévoles, des trois ordres de gouvernement et de leurs organismes, des agents autochtones, des professionnels de la santé et de plusieurs experts universitaires, y compris le Canadian Institute for Public Safety Research and Training, l’ICRTSP entres autres. Bon nombre des personnes que je viens de nommer sont ici aujourd’hui et j’aimerais souligner leur travail pour préparer ce plan d’action et exprimer la gratitude du gouvernement du Canada.

Ensemble, nous pouvons toujours faire plus lorsqu’il s’agit des besoins en santé mentale des personnes qui nous protègent. Nous sommes réunis aujourd’hui pour déclarer sans équivoque que nous n’ignorerons pas les symptômes et les diagnostics sous le prétexte qu’ils font partie du travail. Nous déclarons que le bien-être mental du personnel de la sécurité publique n’est pas qu’une préoccupation superficielle. La santé mentale du personnel est essentielle au maintien de la sécurité du public. Nous déclarons également que nous ne tiendrons jamais pour acquis la sécurité et le bien-être des personnes qui nous protègent tous les jours, alors qu’elles ont besoin de notre aide. Nous devons être là pour elles, tout comme elles sont là pour nous, Canadiens et Canadiennes, lorsque nous faisons appel à leur force, leur compétence, leur courage et leur aide.

Toutes mes félicitations à ceux qui se sont réunis dans le but d’atteindre cet objectif aujourd’hui.

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